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Les cartes redistribuées sur l’échiquier politique en 2017



  [1/2/2018 6:23:39 AM]  | Kiosque |iciLome | Lu :3494 fois | Commenter
 

Togo  - Elle aura été une année qui a engendré une nouvelle donne dans la politique togolaise, avec la prise de conscience du peuple et la décision de certains leaders politiques de l’opposition à évoluer dans une dynamique unitaire pour porter l’aspiration des Togolaises et des Togolais. Les événements politiques qu’a connus 2017, et qui vont se poursuivre en 2018 (certainement par un dialogue) amènent à faire une rétrospective, histoire de scruter, événement par événement, ce qui a pu provoquer ce déclic, avec la crise politique qui nécessite aujourd’hui des médiateurs.




Nombreux étaient les observateurs qui, depuis le début l’année 2017, prévenaient le régime de Faure Gnassingbé de la nécessité d’opérer les réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales, afin de pouvoir ainsi répondre à ce que veut le peuple togolais. Il est vrai qu’en début d’année, tout semblait calme, donnant ainsi l’impression que le peuple s’est résigné. Et le pouvoir et ses alliés en profitaient pour ne faire qu’à leur tête.

Toutefois, que ce soient les leaders de l’opposition ou des observateurs de la vie politique togolais, tous appelaient le pouvoir à la réalisation des réformes, afin d’éviter un réveil bruyant du peuple. « Vous savez, à force de vouloir nous diviser pour mieux régner, à force de vouloir nous affamer pour mieux nous asservir, à force de nous faire peur pour perpétuer un règne marqué par le cynisme et le dilatoire, ce régime a réussi au moins une chose : développer notre capacité de discernement et favoriser l’émergence d’une conscience politique ; en un mot, il a accéléré la naissance de la nation Togo », confiait Mme Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson dans une interview qu’elle a accordée à nos confrères de independantexpress.net en janvier 2017.

« Vous ne dites pas à des politiques que parce qu’ils n’ont pas le rapport de force, il faut qu’ils s’aplatissent. Parce qu’ils n’ont pas le rapport de force, il faut qu’ils demandent à tout un peuple de s’aplatir. Ce n’est pas possible, parce qu’un rapport de force n’est pas quelque chose qui est figée dans du ciment. Le rapport de force que l’on peut considérer comme vous étant à un moment donné, le plus favorable et très fort encré dans un socle tel qu’il ne peut changer, je vous assure, il suffit d’un lien, il peut basculer. Et si le régime ne veut pas nous écouter, en pensant qu’il a le rapport de force, nous travaillerons à inverser ce rapport de force. Nous savons qu’il a mis beaucoup d’énergie pour détruire l’opposition, mais nous tenons bon, et ce rapport de force-là, nous allons le reconstruire », a-t-elle renchéri dans une autre interview accordée à notre Rédaction le 27 février 2017.

Mais en attendant que ce rapport de force s’établisse 6 mois plus tard (19 août 2017), plusieurs événements se sont produits.

La question des réformes à la Cour constitutionnelle

Le 28 février 2017, le groupe parlementaire ANC, par lettre, a saisi la Cour constitutionnelle. Le document accusait le président de la Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de bloquer les débats (études de la proposition du projet de loi portant sur révision constitutionnelle déposée par ANC et ADDI), en violation des règlements intérieurs de l’Assemblée nationale. Le 22 mars 2017, la Cour constitutionnelle, par décision N° C-001/17, a tranché en faveur de l’ANC. Elle a demandé à la Commission des lois constitutionnelles d’« adopter son rapport et le déposer sur le bureau de l’Assemblée nationale ». « Le Président de l’Assemblée nationale doit veiller à ce que la Commission des lois adopte son rapport et le dépose sur le bureau de l’Assemblée nationale », avait ajouté en outre l’institution d’Aboudou Assouma.

Mais cette injonction de la Cour constitutionnelle n’a pas changé grand-chose de la situation. Les débats houleux ont continué entre l’opposition et la majorité parlementaire à l’Assemblée nationale. Ils n’ont pas permis d’aboutir aux réformes. La situation a demeuré telle jusqu’à ce fameux 19 août 2017 où le Parti national panafricain (PNP), sorti de nulle part, a réussi à mobiliser les Togolais à Lomé, dans plusieurs villes du pays et dans la diaspora.

Et le rapport de force s’établit…

Des réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales, le peuple togolais vient à réclamer aujourd’hui le retour pur et simple à la Constitution de 1992 ou le départ de Faure Gnassingbé. La répression qui s’est abattue sur la manifestation du 19 août a fait plusieurs blessés, des morts, des arrestations et des refugiés. C’est le début d’une chasse à l’homme lancée par le régime contre l’opposition et ces centaines de milliers de Togolais qui descendent dans les rues à travers tout le pays et dans la diaspora presque chaque semaine.

Selon les informations, environs 20 personnes ont péri dans la répression des manifestations de la Coalition de l’opposition (créée entre-temps pour porter la lutte) depuis le mois d’août. La dernière répression date du jeudi 28 décembre dernier.

La deuxième moitié de l’année 2017 a rythmé avec les manifestations dans tout le pays, avec son lot de répressions, de morts, de blessés, d’arrestations et de refugiés. Sans oublier le bœuf qui a été tué à Kparatao (Sokodé).

L’année 2017 a vu la redistribution des cartes sur l’échiquier politique togolais. Le dialogue annoncé en 2017, sera peut-être effectif en 2018. En tout cas, le souhait de tous les Togolais, du moins la majorité, c’est de voir cette crise finir, avec l’alternance au sommet de l’Etat.

I.K

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