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Gilchrist OLYMPIO ou l’histoire d’un parcours politique de rêve égocentrique brisé au cauchemard d’un peuple floué  KPELAFIA Koumoyi
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7/9/2013
Un parcours politique de rêve

Fils du Premier Président de la Jeune République Togolaise, le très charismatique Sylvanus OLYMPIO, héro de l’indépendance assassiné par le père du Président actuel, Gilchrist OLYMPIO, comme un appelé sous les drapeaux de la politique, le porteur du rêve chimérique d’un hypothétique changement a singé l’homme politique qu’à été son papa. Il y a comme de la dissemblance, de l’antinomie aussi bien dans le style, le rêve, les valeurs et le sens du pouvoir. D’un côté, un père que tout réussit, visionnaire, solennel, décisif, créatif, stratège, et distingué avec un style épousant tout ce dont un peuple fraîchement indépendant pouvait rêver ; de l’autre, un homme qui hérite tout de go l’aura qu’a bien voulu trouver en lui un peuple désabusé, affaibli et manipulé.

Longtemps ignoré jusqu’à son existence, c’est en Septembre 1986 que les Togolais dans leur grande majorité entendent parler pour la première fois d’un fils de l’ancien Chef de l’état par le biais de cette action d’éclat signé d’une mystérieuse résistance que la propagande et le culte de la personnalité du dictateur EYADEMA empêchait d’entrevoir. Pour les togolais pris dans l’engrenage d’un régime monarchisant, l’espoir serait de se tourner vers la lutte armée pour se libérer d’un Dictateur sanguinaire de gros calibre. La chute du mur de Berlin et le discours de la Baule qui marquent le tournant dans les relations Est- Ouest ont constitué un signal pour la démocratisation des pays africains eux aussi fatigués par la politique des prés carrés.

Pour bien comprendre le niveau de compromission et de reniement de Gilchrist Olympio, il faut remonter à la création de l’UFC en 1993. Dès sa création, l’UFC se positionne comme un parti radical, opposé à l’ordre établi. Un ordre établi, liberticide et répressif. Très vite les togolais plébiscitent Gilchrist comme leur cheval de bataille pour affronter la dictature d’Eyadema. Même les autres leaders de l’opposition sont bluffés. Il se présente comme un opposant intraitable soucieux de la démocratisation de la vie politique du Togo. Gilchrist OLYMPIO au travers de l’UFC porte tous les espoirs de libération d’un peuple meurtri profitant des erreurs graves commis par ses paires de l’opposition, eux aussi emballés par les thuriféraires de l’homme de Soudou qui ne s’est pas fait prié pour s’arroger le monopole de l’opposition au pouvoir en place. Il était presque le messie que les togolais attendent. La suite des événements montrera que Gilchrist était un messie malgré lui. Il met l’UFC, l’appareil de conquête du pouvoir au service de son aura personnelle, aidé en cela par une pléthore d’opportunistes qui jouent les lèche-culs.

Le Maréchal, comme l’ont surnommé ses paires, se plaisait de l’attribut de l’opposant historique et se contentait à faire des déclarations tapageuses et incendiaires pour galvaniser le peuple. Il s’arroge des droits princiers en prenant des décisions historiquement désastreuses et dramatiques pour le peuple.

A la Conférence Nationale Souveraine, il fait battre une campagne féroce à l’encontre du Secrétaire Général de la CDPA, le Professeur Léopold Mensan GNININVI, pressenti pour diriger le Gouvernement de transition, le trouvant trop intelligent et inflexible, tout à l’inverse de Maître Kokou KOFFIGOH, un homme dont la félonie a traversé aujourd’hui les frontières.

Pour le parti au pouvoir, Gilchrist OLYMPIO était un opposant idéal, car bousculant, méprisant, et diffamant les autres leaders, il a largement contribué à décrédibiliser l’ensemble de l’opposition. Pendant ce temps, le pouvoir RPT non sans en avoir souffert, se savait vainqueur du duel politique qui l’opposerait au finish à ce prince dont la popularité ne reposait plus que sur sa légendaire capacité de mobilisation, son refus du compromis avec le pouvoir et ses déclarations à l’emporte pièces.

Cette stratégie du « moi ou personne » d’autre qu’il a cultivée depuis la CNS s’est une nouvelle fois manifestée lors des pourparlers de l’Accord Cadre de Lomé (ACL), quand Gilchrist Olympio, bombant le torse déclarait être le seul habileté à discuter en tête-à-tête avec Eyadema, excluant du coup et couvrant d’opprobres ses propres amis. Le tonton flingueur, le roquet du RPT de l’époque, le tristement célèbre Ouattara Fambaré NATCHABA ne s’était pas fait prier pour se fendre de salves de déclarations en grand renfort de médias et de publicité notamment sur RFI en ironisant que « Gilchrist OLYMPIO est un mégalomane, un terroriste international. S’il veut rencontrer le Chef de l’Etat, il n’a qu’à demander l’audience comme tout le monde. »

En vérité, Gilchrist n’a été qu’un combattant avançant en zone ennemie à découvert, sans aucune vision, ni stratégie partagées, naviguant à vue et bravant tous les avertissements. Conséquences, plusieurs centaines de citoyens des plus réputés aux lambdas sont tombés à ses côtés, le Maréchal ne se souciant que de la conquête du pouvoir à tout prix rien que son prestige personnel.

En ce qui concerne les martyrs de la démocratie, il est entendu que la messe est dite pour et rien de plus; que leurs sacrifices personnels n’auront été que de simples faits divers que celui pour qui ils se sont battus les a fait passer sur le compte pertes et profits et en a récolté les bénéfices.
Aussi, faudra- t- il rappeler à la conscience des nouveaux vendus qui se la coulent douce dans les lambris des ministères les faits suivants : les fusillades au Fréau Jardin, les répressions massives au lendemain des élections, les enlèvements et disparitions forcées suivis d’exécutions massives, de charniers dans les casernes à Lomé et à l’intérieur du pays, les enlèvements de personnalités importantes, les assassinats politiques, les plastiquages des domiciles et biens privés, les attaques des forces de l’ordre et des sbires du parti au pouvoir, les emprisonnements injustifiés, les tortures et les exécutions extra- judiciaires dans des lieux de détention secrets, voire privés, la censure, les licenciements et mutations sanctions, les discriminations et les humiliations de toutes sortes, les blessures et handicaps à vie, les pertes d’emplois, l’exil forcé, l’éclatement des familles, les procès d’intention, les simulacres de procès et les condamnations arbitraires, les maladies, la faim, la soif, la mort ; la liste n’est pas exhaustive en ce qui concerne le lot de souffrances endurées par les togolais dans leur quête de liberté et de démocratie.

Gilchrist Olympio a joué perso en se jouant de tous les togolais à telle enseigne qu’en 1993, après l’accord de OUAGA, et malgré le rejet de sa candidature à l’élection présidentielle, il n’a pas daigné appeler à voter pour le candidat du COD II, préférant se désolidariser du collectif, jetant ainsi le doute et la confusion parmi les populations qui ne se reconnaissent que dans la démocratisation et non dans la guerre des chapelles.

L’escroquerie politique de GO

En 1998, lorsque qu’Eyadema a fait le hold up électoral lors de la présidentielle alors que le peuple réclamait la victoire pour Gilchrist O., à son risque et péril, celui-ci est resté dans un immobilisme politique en se contentant des déclarations intempestives et incendiaires refusant de venir prendre les devants pour revendiquer sa victoire comme c’est souvent le cas dans d’autres pays. Les togolais devraient une fois encore s’offrir en cibles de la mitraille de l’armée clanique du RPT afin de lui apporter le pouvoir sur un plateau d’argent sans aucun sacrifice de sa part.

Lors des législatives de 2007, au lieu de s’occuper de notre adversaire commun Faure et son RPT, Gilchrist Olympio et ses inconditionnels ont trouvé mieux de déstabiliser les autres leaders de l’opposition avec des slogans du genre : « Voter le CAR c’est voter le RPT ! Voter la CDPA c’est voter le RPT » sous prétexte que ces formations politiques participent à un gouvernement RPT. Alors que des hommes politiques avisés notamment le Secrétaire Général de la CDPA professaient une stratégie unitaire face au RPT, son homologue de l’UFC, aujourd’hui Président de l’ANC, s’était offert les pages d’une presse locale pour fustiger ses compaires en déclarant en substance « qu’on ne pouvait pas corriger une mauvaise implantation politique par des alliances handicapantes » abordant ainsi dans le même sillage que son égoïste Patron qui n’a pas raté non plus l’occasion de s’abstenir en confiant à RFI que si l’UFC gagne les législatives, il n’allait pas gouverner avec les autres. Ces tirs inamicaux sur sa propre base sociale ont durablement affaibli l’opposition. Le peuple n’étant pas dupe, il saurait retourner la pareille aux auteurs des slogans assassins en leur lançant aux prochaines élections: « Voter pour l’UFC c’est voter le RPT/UNIR : ».

Aux élections présidentielles de Mars 2010, à la surprise générale, le leader de l’UFC fait battre une campagne contradictoire à l’endroit de Kolani du PDR, élu à la présidence de la CENI arguant que ce dernier n’était qu’un produit fini du RPT. Pour le remplacer, le Maréchal de l’opposition, lui a préféré le très zélateur, ex autoritaire Proviseur et bourreau des élèves du Lycée de Sokodé TABIOU Taffa. Aujourd’hui, avec un peu de recul, l’on est tenté de se demander : entre celui qu’il soupçonne d’accointances avec le RPT, cloué au pilori par les hordes de lieutenants aux ordres du maréchal ; et le pur sang sorti des moules du RPT TABIOU, lequel comparé à l’attitude ahurissante de Gilchrist Olympio, est le plus démocrate?
En 2010, le Maréchal avait ameuté toutes les chancelleries afin qu’elles fassent pression sur le régime RPT pour le réaménagement des conditions d’éligibilité en ce qui concerne sa candidature à l’élection présidentielle. Mais les togolais ont appris avec stupéfaction le retrait forcé du Président Directeur Fondateur de l’UFC, l’opposant historique de la course à l’élection présidentielle. Officiellement il est malade. Sans cause ni raison, d’hésitation en volte-face, le parfait renégat qu’il est devenu a affiché au grand jour ses oripeaux de collaborateur avec le régime des Gnassingbé. C’est ainsi que la candidature de Jean-Pierre Fabre en remplacement de la sienne a été retenue contre la volonté du Marechal qui tenait à ce que le calendrier électoral soit aménagé pour lui seul et au cas contraire que son « entreprise » UFC ne présente aucun candidat.

Les togolais ne comprennent plus leur champion dans ses atermoiements ponctués de déclarations incendiaires, tapageuses et contradictoires. Il prône le boycotte parfois pour les mêmes raisons que la participation, fait de la surenchère et du chantage politique. C’est ainsi qu’en février 2010, il déclarait ceci : « L’UFC met en garde solennellement le pouvoir RPT contre le maintien du mode de scrutin à un tour. Elle ne prendra pas part à l’élection présidentielle de 2010 si le mode de scrutin n’est pas à deux tours. Sans les deux tours, l’UFC n’ira pas à l’élection présidentielle et sans l’UFC, il n’y aura pas d’élection présidentielle », La suite on la connait. Et à chaque déclaration, les irréductibles et les adorateurs jubilent.

Depuis son retour négocié au pays, on susurre que le maréchal est rentré pour prendre personnellement en mains les opérations en vue d’imploser son adversaire. Les uns pour vanter sa ténacité, les autres pour l’affubler de gladiateur descendant dans l’arène pour en finir avec ses adversaires politiques supposés épuisés par un demi-siècle de règne sans partage. C’est le mieux qu’on puisse lui souhaiter. Cependant, c’est le pire qui risque de lui arriver dès lors qu’il accepte manger dans le même plat avec le diable sans se munir d’une longue cuillère. Celui- ci s’emparera de lui sans plus ! Autant dire que cette pseudo stratégie d’infiltration, j’allais dire de jumelage RPT/UFC n’est ni plus, ni moins qu’un lamentable suicide politique aux conséquences désastreuses dont les plus immédiates sont l’abdication, le fatalisme, le défaitisme et l’apathie du togolais à mener encore le combat politique libérateur.
D’aucuns analystes penchent pour la thèse selon laquelle, Gilchrist Olympio se sentant financièrement ruiné, physiquement épuisé et mentalement au bout du rouleau a choisi « tomber » comme un fruit mûr entre les mains du « petit » à qui il est allé faire allégeance à la présidence en psalmodiant « Mes respects monsieur le Président ». Il s’agit d’une reddition programmée avec armes et bagages en échange d’une « rente viagère » pour le maréchal et le dernier carré de ses fidèles, acceptant sans conditions gîtes et couverts et une vie douillette dans les bonnes grâces du Régime.

Au fait, Gilchrist OLYMPIO n’a jamais su canaliser sa popularité pour la transformer en victoire. Plutôt cette popularité, doublée d’arrogance et du mépris érigés en règles à l’endroit de ses camarades de l’opposition n’a fait que le lit du parti au pouvoir.

Le RPT, un parti engorgé de têtes brûlées aux idées retors ont établi avec Gilchrist une relation « d’ennemis complices » dans laquelle, l’UFC, très encline à faire le vide autour d’elle et exigeant des concessions politiques inacceptables pour le camp d’en face, permettait à contrario au RPT de poursuivre son œuvre de sape de la démocratie en vouant son adversaire aux gémonies et en reprenant pour son propre compte les auto flagellations perpétrées par l’un des leurs sur l’ensemble de l’opposition. Cette cacophonie qu’offre à son corps défendant l’opposition a regonflé le RPT dans son front du refus dans la déconsidération totale de toute revendication permettant toute avancée démocratique, justifiant ainsi la stratégie de l’exclusion de ceux qui ne regardent pas dans la même direction. Sur ces entrefaites, le face à face entre les deux partis protagonistes était inévitable, une situation planifiée par les roublards du RPT, mais totalement inattendue du côté de l’UFC qui continuait dans ses fanfaronnades puériles au mépris de la « real politic » qui n’a pas tardé à la rattraper. Au finish, l’UFC se retrouvant seul face au RPT plus aguerri, Gilchrist ne peut que perdre le duel par pur amateurisme sans aucun moyen de s’en sortir. C’est pourquoi je pouvais aussi intituler ce texte : « Gilchrist Olympio : De l’ambition à l’échec »
Les leçons à tirer de ce bilan entourloupe assumé par quelqu’un qui a mené une grande partie du peuple par le bout du nez de façon autocratique durant de nombreuses années sont innombrables. A jouer à la pirouette russe, à se comporter en autocrate et seul détenteur de la vérité, en agissant en solo avec des idées conservatrices, en s’opposant frontalement et à découvert face à un régime sans foi ni loi, en pratiquant le culte de la personne, enfin en acceptant la protection du Régime devant les furies de la tempête qu’on a déclenchée soi- même, le « Miraculé de Soudou » ne peut terminer que dans un hors course préjudiciable à la démocratie.

La plus grave incidence serait le dégoût et le détournement du peuple de la chose politique, la désertion du combat pour la démocratie et l’hibernation du peuple dans une longue apathie politique difficile à retourner. Fermer ainsi tout espoir de sortie de l’ornière et de la dynastie politiques d’un peuple martyr est comme du pain béni pour l’oppresseur et un gâchis innommable pour les combattants de la liberté. Vivement que l’on en arrive pas au désenchantement et eu repli sur soi qui n’aidera au mieux qu’à abêtir le peuple, au pire, à introniser la monarchie clanique en marche sur la terre de nos aïeux.

Gilchrist Olympio a fait son temps et ne pense même plus pouvoir jamais gouverner le Togo. Il est donc temps que les togolais arrêtent de se bercer d’illusions et lui retirent ce chèque en blanc que le peuple lui avait remis depuis 1992 et qu’il utilise à sa guise sans jamais rendre de compte à qui que ce soit, ou au moins faire preuve d’humilité en expliquant la raison de ses multiples et éternels échecs. Et ses bourdes politiques font payer un lourd tribut à la nation togolaise et inocule le virus d’usage systématique des méthodes sulfureuses et subtiles de conquête du pouvoir.
Cet épisode Gilchrist peu glorieux de la chute d’un tribun, désormais adversaire du peuple nous amène à réfléchir avec ce penseur français qu’en politique, « le premier jour est pour l’enthousiasme, le second pour la critique et le troisième pour l’indifférence ».

KPELAFIA Koumoyi
Lyon


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