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Rien ne sert d’aller aux élections, il faut penser l'après Faure  Michel KINVI
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7/11/2013
RIEN NE SERT D’ALLER AUX ELECTIONS,
IL FAUT PENSER L’APRES FAURE


Le Togo doit impérativement réaliser son alternance à la fin du manda présidentiel en cours. Dans le contexte de complication et de complexité actuelles de l’atmosphère politique au Togo, les principaux acteurs politiques doivent éviter de garder leurs yeux rivés sur le bout de leurs orteils, concentrés sur le court terme du présent, poursuivant ainsi le seul but de la conservation ou de l’acquisition des intérêts immédiats. Ils doivent se donner une chance d’inspiration pour mieux agir. Nos principaux politiciens doivent avoir le courage moral de lever les yeux vers l’avenir proche et concevoir une vision du destin de la Nation dans peu d’années à venir. Pour rappel, si le défunt président Gnassingbe Eyadema avait dû être un homme de vision et de courage moral, il auraient du prendre des décisions judicieuses qui éviteraient à son meilleur fils, Faure Gnassingbe, et à sa propre famille de vivre tout le drame et le malaise familiale qu’elle vit à présent sur la scène publique. Le malaise de dislocation et d’amertume au sein de la famille Gnassingbe n’est que le bourgeon du grand malaise ramifié et diffus qui froisse tout le peuple togolais à présent. Sans une vision couplée d’un courage moral, ni le régime au pouvoir ni l’opposition en quête du pouvoir ne pourront sauver le Togo ; et comme conséquence, le moral du peuple périra dans l’amertume. Je voudrais m’adresser ici particulièrement à Faure Gnassingbe, à Gillchrist Olympio, à Jean Pierre Fabre, à Brigitte Adjamagbo Jonhson et à Maître Dodzi Apevon.


Faure Gnassinbge devra dépasser son père et se surpasser lui-même

Nul ne peut douter de la volonté de Faure de diriger le Togo mieux que son père défunt. Mais son résultat après près de 10 ans de gouvernance n’est pas reluisant. La grande preuve est devant nous, les conditions sur-agitées dans lesquelles s’organisent les élections législatives actuelles. Faure a eu deux grands handicaps qui l’ont empêché de bien gouverner. Le premier est l’atmosphère de dislocation sociopolitique créé par sa manière de venir au pouvoir ; un coup d’état suivi d’une élection très contestée qui fit des centaines de morts. Le deuxième handicap est l’ombre obscure et épais de son père défunt qui plane sur lui.

Faure est conscient de ces deux handicaps et a voulu y remédier en cours de route. Pour remédier au premier obstacle et obtenir une cohésion sociopolitique qui puisse lui permettre de mieux gouverner il s’est rapproché de Gilchrist Olympio. Bien avant 2010 une délégation de très haut niveau du RPT avait rendu visite à Gilchist Olympio d’abord en France pour exprimer une volonté d’apaisement et solliciter une collaboration pour une meilleure gouvernance du pays. Ensuite plusieurs discussions ont suivi à Accra entre la délégation du RPT et des principaux cadres de l’UFC. Mais ce rapprochement n’a pas atteint le but souhaité. L’échec de cette démarche est très probablement lié à l’existence de l’autre handicap, l’ombre pesant d’Eyadema.

En effet les délégués de Faure qui négociaient avec l’UFC en toute discrétion avant 2010 pour obtenir un accord qui puisse amener la cohésion sociopolitique n’avaient pas pu convaincre la majorité des cadres présents de l’UFC. Car au cours de ces négociations discrets, les cadres du RPT laisseraient transparaître les réflexes hérités de l’ère Eyadema. La longue pratique de l’arbitraire et de l’impunité que ces messieurs ont eu en compagnie de Gnassingbe Eyadema a créé chez eux les réflexes de prédation et d’accaparement des portions grasses du butin en toute occasion en plus du parjure après coup. Flairant cette attitude, les cadres de l’UFC se seraient rebiffés. Mais Gilchrist pour quelque raison a voulu tenter l’aventure bien que mis en minorité par ses cadres. Il avait sans doute cru en son charisme avérée pour drainer la masse derrière lui et accompagner Faure dans des reformes rapides.

La suite, tout le monde le sait, a donné raison aux sceptiques aux sein de l’UFC. D’abord Gilchrist avait mal estimé l’opinion de la masse des togolais qui faisait un transfert sur lui compte tenu de l’esprit de dignité nationaliste et de liberté démocratique qu’il incarnait face au régime et non compte tenu de sa personne ; ensuite il avait sous estimé à quel point les cadres du RPT sont réfractaires au changement et à quel degré ils sont capables de poser des actes de défiances vis-à-viss de la volonté de réforme de Faure. Et son erreur la plus grave dans ce cheminement avait consisté à renier Jean Pierre Fabre au profit de Faure Gnassingbe suite au résultat de l’élection présidentiel de 2010. Ce reniement a alors porté un coup fatal à la confiance que la majorité des sympathisants avait en lui et a déclenché la scission au sein de l’UFC pour produire l’émergence de l’ANC.

C’est à ce niveau que la dislocation sociopolitique dans le pays s’est exacerbée ; l’effet contraire de ce que souhaitait Faure. La pesanteur d’Eyadema sur les cadres du RPT liait beaucoup les mains de Faure Gnassingbe et la fronde criarde au sein de l’opposition majoritaire délégitimait Gillchrist Olympio. En fin de compte la bonne intention qui animait Faure et Gilchrist les a plutôt conduit sur le chemin de l’enfer. Ils avaient perdu le contrôle de la manœuvre. On dit parfois que le chemin de l’enfer est pavé de bonnes intentions. Face à cette déroute qui a produit l’effet contraire de sa bonne intention, Faure a fait un pas courageux. Il pensa ou accepta de se débarrasser de l’ombre trop pesant de son père matérialisé par le RPT et sa nomenclature. Il crée donc l’UNIR et démoli le RPT en Avril 2012.

Mais le constat à ce jour montre que le courage de Faure, n’a été qu’un courage gringalet car il n’a pas eu l’audace de nettoyer radicalement toute l’écurie. La métamorphose ne s’est effectuée qu’au niveau de la coquille extérieure. La substance moelleuse interne au sein du régime n’est pas atteint et n’est pas imprégné de la volonté réelle de changement car il y a encore beaucoup de peur du changement dans la maison UNIR, ceci du fait que beaucoup de vieux matériaux nocifs récupérés du RPT sont rentrés dans la construction de la nouvelle édifice UNIR.

Les vieilles habitudes du RPT transparaissent dans l’UNIR. L’intolérance d’opinions adverses, la violence gratuite, le parjure, la gourmandise etc. Et c’est face à ce chapelet de vices développés dans une dictature de trop longue durée que Faure montre de la faiblesse. Il a avoué lui-même qu’une minorité exploite injustement la majorité dans le pays. Mais il ne peut que le dire, il est incapable d’identifier, de nommer et de stopper cette minorité dans sa dérive. La raison principale de son inaction au-delà de la condamnation est que le hasard des circonstances, le sort de la vie le place lui-même parmi cette minorité.

Alors nous pensons que pour s’en sortir et sortir le pays de cette mauvaise passe, Faure doit avancer au delà du petit courage pour regarder au-delà de lui-même et faire le grand sacrifice avec audace. Il a besoin d’oser s’il veut encore marquer positivement l’histoire. Il lui reste quelques mois avant la fin de son mandat présidentiel. Il doit consacrer ce temps à la méditation et à l’action généreuse radicale. Il doit trouver les moyens et les personnes adéquates pour l’aider à faire un rapprochement entre Gillchrist Olympio et Jean Pierre Fabre. Ensuite il devra s’accorder avec l’opposition cohésive sur un plan de travail à court ou moyen terme pour assainir sans heurt ni dérapage les mœurs peu recommandables au sein de la minorité oligarchique. Et en trois, il doit se préparer moralement et institutionnellement à dire un non impératif à la tentation de rester président après 2015, un refus à toute sollicitation d’où qu’elle vienne, intérieure ou extérieure. S’il fait le contraire de ceci, le peuple ira plus vers le péril et lui-même avec le peuple.


Gilchrist Olympio devra se sauver, sauver la dignité du peuple pour honorer la mémoire de son père.

Au cours du mois de Mars de cette année, il y a donc quatre mois, j’ai eu l’occasion de rencontrer Gilchrist Olympio et de discuter avec lui sur la situation sociopolitique du pays. Il était disert comme d’habitude et nul ne peut lui nier son intelligence et sa culture bien fournie. Mais il a tendance à rester trop sûr de ses décisions s’il arrive à en prendre une d’importante. Je lui ai remis un document d’observations critiques sur le positionnement politique actuel de l’UFC et des suggestions de voies d’amélioration dans l’intérêt de tout le pays. Nous avons discuté brièvement autour du sujet.

Le document que j’ai remis a Gilchrist Olympio est d’un modeste volume de 5 pages mais je crois que le contenu peut être utile à aider l’UFC, Gilchrist Olympio et , au large, tout le pays à se porter mieux dans les prochaines années à venir. Les erreurs d’appréciation dans nos choix, les fautes de parcours dans nos démarches et méthodes, les difficultés imprévues sont inhérentes à toutes entreprises humaines. Mais aucune décision humaine, aucune loi humaine n’est gravée et figée dans la pierre. On peut se raviser et améliorer dans l’intérêt de tous. La peur de la critique, le refus de l’autocritique, l’entretien des rancunes et la culture de la vengeance aboutissent à la désolation permanente.

Le sous-titre en haut sous lequel je parle ici de Gilchrist Olympio résume le contenu du document de travail que je lui avais remis en mars. Et la voie sur laquelle j’exhorte Faure Gnassingbe à s’engager résolument est un prolongement de l’une des suggestions que j’ai faites à Gillchrist Olympio en mars. Je ne présente donc pas ici le contenue du document que j’ai remis à Gilchrist. Toutefois les déclarations de Ajavon Zeus du CST à la plage le samedi dernier révélant que le régime désigne actuellement Gilchrit Olympio comme le principal blocage pour les revendications d’amélioration du cadre électoral me confortent dans ma démarche du mois de mars dernier auprès de Gilchrist. J’espère que Gilchrist et ses proches collaborateurs actuels tiendront compte de certaines de mes suggestions dans le document. Il faut du courage moral, le dépassement de soi, et de l’audace positive pour nous sortir de l’impasse actuelle, au cas contraire la période après les élections nous réservera encore des turbulences amères.


Jean-Pierre Fabre est une bonne tête dure mais il a besoin de ramollir son cœur dans le contexte actuel.

Le président de l’ANC se félicite d’avoir un mental dur. Oui, personne d’honnête ne peut le lui disputer, il faut l’avouer. Jean Pierre Fabre est très courageux et bien endurant. Il a démontré depuis trois ans ce caractère très indispensable pour faire une lutte de longue haleine pleine d’embûches. Et en plus il semble un grand travailleur de terrain.

Mais le courage et l’ardeur sur le terrain ne font pas seuls le héros. Or le Togo a besoin de héros en ce moment précis et exceptionnel de sa courte mais complexe histoire. S’il est dit dans les mythes que les héros sont des demi dieux, il faut être humble pour reconnaître cependant qu’un demi dieu n’est pas omnipotent et omniscient comme un dieu. Ainsi donc, même un demi dieu doit faire preuve d’humilité car il a toujours besoin d’assistance de la part de ses congénères devant qui il mène le grand combat contre l’ennemi commun. Et c’est parce qu’il ne peut seul tout faire qu’il est relativement faible devant le danger qu’il combat au front. Celui qui aspire à l’héroïsme doit s’assurer la plaine confiance de ses équipiers ou de ses partenaires avec qui il avance en rang coalisé.

La seule condition pour obtenir la confiance de ses équipiers sur qui l’on a une ascendance de force ou d’habileté dans une grande aventure, c’est la bienveillance interne, la tendresse de cœur. Sans la bienveillance voire même la magnanimité, au besoin, envers ses collaborateurs, le candidat à l’héroïsme trébuchera souvent et tombera probablement. Il trébuchera car ses compagnons de lutte sentant un brin d’orgueil ou d’égoïsme dans les actes du candidat héros s’occuperont latéralement à sécuriser pour eux-mêmes une partie de la gloire et négligeront d’enlever à temps les pierres d’achoppement qui jonchent sa marche vers la victoire.

Ceux qui sont suffisamment informés de la gestion qui a été faite de la problématique de la liste unique au sein du CST pour les législatives prochaines savent que déjà certains partenaires au sein du collectif ne sont pas contents de la portion qui leur est revenue sur cette liste. Dans les normes, face à la problématique de la liste unique il n’y a que l’équité qui doit guider le travail de répartition tout en tenant compte du contexte exceptionnel actuel. Si des membres du groupe CST estiment qu’il n’y a pas d’objectivité selon la valeur de chacun, la confiance et la motivation quitteront les rangs. Devant cette réalité au sein du CST, envisager donc de mutualiser une liste CST et AEC serait donc une illusion. Et effectivement le peuple a été déçu sur ce plan.

A ce sujet particulier de liste unique, Jean Pierre Fabre a déclaré, il y a quelques jours, que certains des collaborateurs de la AEC venaient lui demander des faveurs en ce qui concerne la liste unique. Soit, mais combien de fois lui, Jean pierre Fabre s’est donné la peine de rendre une visite ou des visites de courtoisie à un responsable de l’AEC pour demander des faveurs en retour sur d’autres questions importantes qui n’ont pas de liens directes avec la liste unique mais qui importent pour la réussite de la lutte collective ? Nous prions Jean Pierre Fabre d’ajouter un cœur tendre à son mental d’acier et il se donnera ainsi plus de chance de devenir l’un des héros du peuple Togolais dans cette lutte collective contre l’arbitraire au Togo. Nous ne pouvons que lui souhaiter bonne chance dans cette noble responsabilité qu’il s’est assigné.


Brigitte Adjamagbo Johnson est honorable, mais elle devra encore ‘’faire l’âne pour avoir le foin’’ dans l’opposition.

S’obliger à faire l’âne tandis qu’on est une gentlewoman semble trop demander. Mais le sacrifice que le peuple demande à ses leaders en ces temps exceptionnels de son histoire vaut ce prix. Faire l’âne pour avoir le foin est une voie royale que la sagesse enseigne aux humains valeureux qui cherchent à se fortifier dans une situation où la survie puis le progrès ne s’obtient qu’à travers une étape de souffre douleur.

Mme Adjamagbo Johnson est une brave dame qui en plus dispose d’une assez longue expérience administrative sur le plan national et international. Ce qui lui assure une compétence confirmée, beaucoup d’ouverture et de bons contacts au sein des organisations internationales impliquées dans les politiques de développement humain. Cependant si Mme Adjamagbo dispose d’un assez bon cachet international, elle n’a qu’un terne aura national. Comme il est dit souvent, nul ne peut être bon prophète dans son propre pays.

Le parti politique auquel elle appartient n’a pas actuellement le vent en poupe sur le territoire national. La CDPA est pleine de têtes bien faites mais manque de gros bras et de ‘’grandes gueules’’ pour étendre une emprise populaire suffisante sur le territoire du Togo.

Alors pour la circonstance, Mme Adjamagbo doit travailler à positionner tactiquement la CDPA au sein de l’opposition comme le parti de la vigile intelligence du mouvement d’opposition au lieu de chercher à être le parti qui tient la manœuvre du mouvement d’opposition. Conduire des réflexions approfondies, sortir des idées et plans novateurs, ouvrir des portes de plaidoyer international au profit de toute l’opposition et s’assurer en contrepartie un rôle d’acteur indispensable quoique peu apparent au front.

Dans cette posture délicate envisagée, il faudra imaginer la CDPA comme la composante logiciel dans un système d’ordinateur. C’est la partie qui n’est pas palpable du doigt mais que l’on sent agir décisivement au cœur de la structure et reste ainsi vitale pour le fonctionnement de tout le système. C’est un choix exceptionnel et temporaire à faire compte tenu du contexte d’exception actuel du pays. Bien sûr que ceci suppose qu’en retour ceux qui jouent le rôle de hard-core contre le pouvoir pour l’obliger à la raison et au souci de l’intérêt général reconnaîtront à juste valeur ceux qui élaborent l’intelligence du jeu. Nous sommes à un moment difficile qui demande des résultats satisfaisants pour tous. Alors chacun doit s’occuper de l’instrument qu’il sait le mieux manier en ce moment afin que tous progressent en harmonie.


Maitre Apevon devra se radicaliser et amplifier son discours d’opposition au pouvoir.

De l’héritage laissé par Maitre Yawovi Agboyibor au CAR, il est difficile d’évaluer quel part Maitre Dodji Apevon en a obtenu. Me Apevon a pris la présidence après Agboyibor et tout fait croire qu’il a aussi hérité du déni de confiance qu’une bonne partie de la masse avait manifesté à Agboyibor suite à son acceptation du poste de premier ministre au détriment de l’UFC après la signature de l’Accord Politique Global de Ouaga en Aout 2006.

Depuis quelques années le CAR ne peut plus mobiliser tout seul quelques milliers de citadins dans les rues de Lome pour exprimer une opinion sur une question politique particulière comme ce fut au temps forts de Me Agboyibor avant les années 2000. La base du militantisme du CAR a tari, du moins à Lomé. Alors, que peut marchander Me Dodzi Apevon au sein du mouvement d’opposition dans cette lutte collective décisive pour sauver le Togo de la dictature qui a trop duré ?

Le CAR n’a rien à perdre en se radicalisant en cette période exceptionnelle du Togo. Actuellement son discours n’est pas lisible voire visible. En temps décisif quand on ne peut pas encore séduire par un beau discours il faut en attendant ameuter par un discours alerte. On peut donner pour exemple Agbeyome Kpdjo de OBUT pour illustrer cette idée. Dans le contexte où nous sommes, jouer au modéré est une position vue comme une tiédeur qui chatouille le régime tyrannique et le fait tournoyer surplace. On ne doit pas titiller le pouvoir tyrannique à tourner en rond il faut le pousser avec hardiesse à marcher plus rapidement vers la démocratie. Une dictature de longue durée ne peut pas se guérir d’elle-même de sa léthargie et de la peur du changement. Il faut l’aider avec un peu de choc au moins. Autrement elle s’éternisera.

On peut être radical sans être grossier, intransigeant sans être destructif. Maître Apevon devra ajouter de l’audace à l’intelligence qu’il dispose déjà pour ramener le CAR dans le blason à éclat solaire qu’il avait au cours des premières heures du processus démocratiques des années 1990.


Si je me suis donné la peine d’essayer cette réflexion c’est surtout parce que j’ai constaté que notre opposition ne se donne pas la peine nécessaire et le temps suffisant pour se concerter et élaborer une stratégie d’union. Or l’opposition est bien capable de faire un tel travail théorique et le mettre en suite en œuvre. Le document de plate forme du CST est une preuve de cette capacité. Il est vrai dans une certaine mesure que l’union de l’opposition n’est pas une panacée pour remporter les élections, mais ce n’est vrai qu’en temps normal sous un régime normal. Cependant, dans les circonstances exceptionnelles comme celle du Togo, l’union globale d’une opposition est une exigence indispensable pour obtenir les conditions électorales crédibles, transparentes et justes avant et pendant les élections. Si les élections législatives prochaines ratent au Togo et n’expriment pas la volonté du peuple mise dans les urnes, la dislocation sociopolitique perdurera pendant les mois suivants et contaminera dangereusement l’élection présidentielle à venir dans moins de deux ans. Nos principaux politiciens doivent faire preuve de courage moral, de sacrifice et de générosité envers le peuple afin qu’après ce mandat de Faure Gnassingbe la nation togolaise connaisse l’alternance et une accalmie sociopolitique durable.


Michel KINVI
New York, le 10 juillet 2013, kinvimichel@yahoo.fr



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