Le portail togolais par excellence !   Boutique  |  Immobilier  |  Séduction  |  Annonces  |  Publicité   

Proposer un site
 Rechercher   dans
Web togolais   Nouvelles   Annuaire téléphonique  
Home Contributions
Forums
Rencontre
Annonces
Annuaire
Videos
Togo
IMMOBILIER



La diaspora   | Poster un nouveau message | Répondre au message
Titre Auteur Date
Plombé par un scandale au Cameroun, le groupe BPCE veut quitter l’Afrique  100 RANCUNE
[Répondre]
12/3/2017
10:31:45 PM
Plombé par un scandale au Cameroun, le groupe BPCE veut quitter l’Afrique

3 DECEMBRE 2017 PAR FANNY PIGEAUD
Le groupe Banque populaire-Caisse d’épargne a décidé de se désengager du continent africain après la découverte d’une affaire de détournements de fonds.


Dans son plan stratégique 2014-2017, le groupe Banque populaire-Caisse d’épargne (BPCE) prévoyait « d’accélérer » son « internationalisation », expliquant vouloir « se mettre en mesure de saisir des opportunités de développement en banque de détail à l’international, notamment en Afrique subsaharienne ». Joignant le geste à la parole, son patron, François Pérol, avait fait en septembre 2014 une mini-tournée africaine : il s’était rendu dans deux pays où le groupe possède une filiale, le Cameroun et la République du Congo, puis il était allé en Côte d’Ivoire, où se profilaient d’intéressantes perspectives. « Nos échanges ont porté sur nos projets de développement dans la région, à commencer par la Côte d'Ivoire », avait-il déclaré après une rencontre avec le président ivoirien Alassane Ouattara.
Trois ans plus tard, le rêve africain de BPCE semble s’être transformé en cauchemar. Le groupe n’a finalement réalisé aucune nouvelle acquisition sur le continent ces dernières années. Pire, il cherche désormais à se désengager de ses filiales, soit la Banque internationale du Cameroun pour l’épargne et le crédit (Bicec) au Cameroun, dont il détient 68,5 % du capital, la Banque tuniso-koweïtienne (BTK, 60 %) en Tunisie, la Banque commerciale internationale (BCI, 100 %) au Congo, la Banque des Mascareignes à Maurice (100 %) et la Banque malgache de l’océan Indien (BMOI, 71 %).
Le plan stratégique 2018-2020 de BPCE, dévoilé ce 29 novembre, prévoit ainsi de réduire sa présence sur le continent. À propos de ces quatre filiales, François Pérol a déclaré au journal Le Monde : « Nous avons fait le constat que nous avions besoin d’un partenaire qui ait une très bonne connaissance de l’économie locale et régionale. » Il a précisé que BPCE pourrait même « céder le contrôle » des quatre banques, ajoutant : « Le jeu n’est pas fermé. »
D’après plusieurs sources internes, l’intention du groupe serait de tout vendre, et le groupe marocain Banque centrale populaire (BCP), dont BPCE est actionnaire à 4,9 %, ferait partie des potentiels acheteurs. Contrairement à ce qui se fait d’habitude, BPCE International, qui joue le rôle de tête de réseau pour les activités internationales du groupe, n’a cette année validé aucun plan de développement pour les filiales concernées.
L’événement déclencheur qui a motivé ce changement de stratégie est à chercher au Cameroun, du côté de la Bicec, où une importante affaire de détournements de fonds a été mise au jour début 2016. Ces malversations, qui ont eu cours pendant au moins dix ans, ont des répercussions catastrophiques pour cette banque, qui était jusque-là la première du Cameroun en termes de parts de marché. Pour la seule année 2016, la perte nette enregistrée dans les comptes de la banque au titre de la fraude s’est élevée à 34,7 milliards de francs CFA (52 millions d’euros), selon le groupe BPCE.
Depuis la révélation de ce scandale, la banque est en perte de vitesse et a dégringolé dans les classements. Or c’est elle, et elle seule, qui rapportait de l’argent à BPCE International. Les trois autres filiales ont une rentabilité faible ou sont déficitaires. La BTK a ainsi eu de très mauvais résultats en 2016, voyant ses fonds propres baisser de moitié. La BCI ne se porte pas bien non plus en raison, notamment, de la conjoncture au Congo, désastreuse depuis plusieurs mois.

Le problème de la Bicec, dont le groupe est actionnaire depuis 2000, est tellement grave qu’il a coûté leur poste à plusieurs de ses anciens directeurs généraux – tous de nationalité française et issus de BPCE – et à de hauts dirigeants de BPCE International, dont son directeur général, comme l’a déjà rapporté Mediapart (lire ici et là). Tout indique que les différentes équipes françaises qui se sont succédé à la tête de la filiale ont eu une importante part de responsabilité dans les fraudes. Elles ont, entre autres, laissé perdurer de nombreux dysfonctionnements et une partie de ses membres ont vraisemblablement profité personnellement du système.
Le scandale n’est d’ailleurs pas terminé : la Bicec doit de l’argent à l’État du Cameroun, qui est lui aussi actionnaire de la Bicec. Mais le groupe BPCE semble ne pas vouloir passer à la caisse. Il a plutôt demandé mi-2017 une réduction du redressement fiscal que lui avait adressé l’administration camerounaise, invoquant l’importance des pertes dues aux détournements. Déjà à cette époque, il avait menacé de quitter le pays si ses demandes n’étaient pas satisfaites. Des directives données, en mai 2017, au ministre des finances et au président du conseil d’administration de la Bicec par le président du Cameroun, Paul Biya, afin que soit réalisée une évaluation précise du préjudice subi par l’État, n’ont toujours pas été mises en œuvre.
De plus, des anomalies subsistent : si une partie du conseil d’administration de la Bicec a été renouvelé il y a quelques semaines, le poste de président du conseil est toujours occupé par le Camerounais Jean-Baptiste Bokam. Pourtant, ce dernier a été, au cours des années passées, l’un des destinataires de rapports d'audit montrant qu’il y avait de sérieux problèmes, et n’avait pas réagi. Jean-Baptiste Bokam exerce par ailleurs des fonctions gouvernementales – il est secrétaire d’État chargé de la gendarmerie – qui sont normalement incompatibles avec celle de président du conseil d’administration d’une banque, selon le règlement de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac) à laquelle appartient le Cameroun.
Enfin, une procédure judiciaire ouverte à Douala, après une plainte déposée par la direction de la Bicec, en juin 2016, fait du surplace. Un procès a été ouvert en juillet 2017, mais les débats sur le fond n’ont toujours pas commencé : les audiences prévues sont systématiquement reportées. Une dizaine de Camerounais, dont un ancien directeur général adjoint de la Bicec, ont été – sans avoir été entendus – placés en détention provisoire à partir de août 2016 et y sont toujours. Deux anciens directeurs généraux français sont aussi poursuivis, accusés de complicité d’abus de confiance et escroquerie aggravés, de complicité de faux et usage de faux en écriture privée ou de commerce. Ils font aussi l'objet d'un mandat d'arrêt international. Toutefois, ils ne risquent rien : ils résident en France et n’ont jamais répondu aux convocations qui leur ont été adressées par la justice camerounaise. Tout comme BPCE, cette dernière semble avoir du mal à s'extirper de l’imbroglio dans laquelle elle se trouve empêtrée.
En attendant de prochaines décisions sur l’avenir de la Bicec, les démissions d’expatriés français s’y enchaînent, avec un air de « sauve-qui peut ». La dernière en date : celle de sa secrétaire générale, qui n’a pas été remplacée.
Alors que l’Afrique est vue comme la dernière « terre promise » par beaucoup d’entreprises étrangères qui cherchent à s’y implanter (il y a en particulier beaucoup à faire dans le domaine bancaire, le taux de bancarisation du continent étant très faible), le groupe BPCE prend donc le chemin inverse. Si la question de son départ, qui donnait lieu depuis plusieurs semaines à de nombreuses spéculations, est désormais clarifiée, le mystère sur la destination d’une partie de l’argent volé par ses employés au Cameroun demeure.







La diaspora   | Poster un nouveau message | Répondre au message

Veuillez saisir votre message et cliquez sur Envoyer

Enregistrez votre pseudo en cliquant ici
Nom / Pseudo :   Vous devez avoir un pseudo enregistré
Mot de passe :  
>Mot de passe oublié?
Adresse E-Mail :  (facultative)
Titre du message:  
Message:  
Source / Ref.:  (facultative)
   Si vous empruntez des textes d'autrui pour étailler vos arguments, vous êtes tenus de mentionner la source
Expression :         
      
   Veuillez saisir le numéro de controle ci-dessous dans l'espace texte à droite  
Controle:
     
 

(Cliquez une seule fois!)

Les règles du forum
  • Vous n'écrirez pas des propos grossiers ou vulgaires ! des propos relevant de la diffamation et de l'injure, ceux incitant les mineurs à commettre des actes illicites
    ou dangereux;
  • Vous serez courtois envers les autres présents sur les forums;
  • Vous ne tiendrez point de propos racistes, fascistes, homophobes, diffamatoires
    ou incitation à la discrimination, à la prostitution et à la violence.
  • Vous ne tiendrez point de procès à propos d'autres intervenants du forum.
En publiant votre message dans les forums de discussion, vous acceptez que iciLome.com le diffuse, le modifie, le supprime ou le déplace sans explication de sa part
TOUTE L'ACTUALITE
► POLITIQUE
► SPORTS
► SOCIETE
► ECONOMIE ET FINANCES

► Envoyez-nous vos contributions
Afrique : Toute l'Afrique
Afrique du Nord : Algérie   Maroc   Tunisie
Afrique de l'Ouest : Bénin   Burkina-Faso   Côte d'Ivoire   Ghana   Guinée   Mali  
Nigeria   Sénégal   Togo
Afrique Centrale : Burundi   Cameroun   Centrafrique (Rép)   Congo   Congo RDC   Gabon  
Rwanda   Tchad
ARTICLES LES PLUS RECENTS

© EXIN MEDIA. Contactez-nous. | Politique de vie privée | Partenaires
. | . | www.voirbonfilm.com |Toutes les infos sur comparateur-de-mutuelle.info pour votre mutuelle ! | credit consommation avec moncredit.org .