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LEADER A L'ECOUTE

Panel Dialogue inter-togolais sur iciLome / LEADER A L'ECOUTE Avec Albert Kate. A partir du 20 décembre 2017
9 des invités ont envoyé leurs réponses
Elliott Ohin
VP UFC
Ministre auprès du Premier ministre
Gilbert Bawara
Porte parole du gouvernement
Ministre de la Fonction publique
Kafui Adjamagbo-Johnson
Présidente CDPA
Coalition des 14
Dr Yves Ekoué Amaizo
Coordonnateur CVU-TOGO-DIASPORA
Dr Edem Atsou KWASI
Président du Conseil d'administration CRD-MLK
Nicodeme HABIA
Président LES DEMOCRATES
Coalition des 14
Prof. Zeus Ajavon
Société civile
Yawovi Agboyibor
Président CAR
Ancien Premier Ministre
Coalition des 14
Koffi Senam NYAZOZO
Mouvement NUBUEKE
Tikpi Atchadam
President PNP
Coalition des 14
Dr Martin Amouzou
Coalition de la Diaspora Togolaise pour l'Alternance et la Démocratie
Dr Francois Kampatib
1er conseiller spécial du président de ADDI
.

Panel Dialogue inter-togolais
Invité : A partir du 20 Décembre 2017
Thème de discussion : Dialogue inter-togolais

.

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1
Par Moderateur : Albert Kate
Le dialogue inter-togolais se tiendra dans les prochains jours.
Selon vous, quelle doit être la priorité des priorités sur la liste des sujets qui vous tiennent à coeur?
Si les discussions se passent bien, que pourriez-vous prédire à la suite dialogue?
S'il faut citer une chose que vous souhaitez voir être accomplie d'ici la fin de ce dialogue ce serait quoi?

Réponse de Nicodeme HABIA

Réponse de Dr. Kampatib

Réponse de Dr Edem Atsou Kwasi

<b>Le dialogue inter-togolais se tiendra dans les prochains jours. Selon vous, quelle doit être la priorité des priorités sur la liste des sujets qui vous tiennent à cœur ? </b>
Le Collectif de résurgence de la diaspora (CRD) Togo et le Mouvement KEKELI (MK) tiennent à exprimer leur gratitude à l'équipe d'icilome.com pour l'initiative du présent débat. Avant toute chose, le CRD-TOGO et le MK (CRD-MK) souhaitent une Radieuse année 2018 à toutes les filles et tous les fils du Togo tout entier avec leurs vœux d'Amour, de Lumière, de Paix, de Joie et d'Accomplissement plénier à tous égards.
Depuis le 06 novembre 2017 que le dialogue inter-togolais est annoncé, force est de reconnaître qu'il peine à s'ouvrir alors que la rupture de confiance et la fracture sociale sont très accentuées dans le pays et que les défis à relever sont multiples et urgents.
Dans ce contexte, les mesures visant le retour de la confiance et l'apaisement dans le pays semblent, du point de vue du CRD-MK, la priorité des priorités dont doivent convenir ensemble toutes les parties prenantes au dialogue annoncé.
Le Gouvernement doit pouvoir courageusement procéder à la libération sans conditions de tous ceux qui sont encore détenus dans le cadre des mouvements de revendications déclenchés depuis le 19 août 2017. Nous pensons notamment aux membres du Mouvement citoyen Nubueke et ceux du Parti national panafricain (PNP) encore privés de liberté.
Il importe également que le dialogue s'élabore, s'ouvre et se conclue dans un esprit hautement patriotique au-delà de toutes considérations partisanes.
Le CRD-MK invite toutes les parties prenantes à ce dialogue à ne pas sous-estimer les aspirations profondes du Peuple togolais au vivre ensemble harmonieux et au mieux-être quotidien.
Une révolte populaire et une revendication politique sont à nuancer. Si la seconde peut être le fait d'un regroupement politique, le premier n'est rien d'autre que l'expression de l'exaspération du peuple face aux dysfonctionnements multiples dans la gestion des affaires publiques.
Nous sommes convaincus au CRD-MK que le Togo est secoué par une grande révolte populaire pour le moment encadré par les forces politiques de l'opposition érigées en véritable filet protecteur dont se couvre le pouvoir en place. Mais pour combien de temps encore ?
Le radicalisme sur fond de calculs politiciens, la diversion, la politique de l'autruche, forme puérile de reprise en main, prônée par d'aucuns risque d'entraîner une implosion sociale doublée d'une insurrection populaire aux conséquences désastreuses.
Au regard des considérations qui précèdent, le CRD-MK estime que le dialogue annoncé doit impérativement être le rendez-vous des Bâtisseurs. Il doit se dérouler sous médiation internationale impartiale et doit devoir arrimer les choix à opérer à la saison cosmique actuelle de l'Humanité et de Gaïa, notre planète Terre-Mère.

<b>Si les discussions se passent bien, que pourriez-vous prédire à la suite ?</b>
La déclinaison actuelle des événements sauf sursaut patriotique ne présage pas de négociations républicaines en perspective tant les extrémistes de tous bords semblent arc-boutés sur des agendas intenables et non conciliables avec l'intérêt supérieur de la Nation togolaise.
De tout cœur, le CRD-MK souhaite un véritable sursaut patriotique à tous les niveaux en vue de l'ouverture rapide d'un véritable dialogue républicain à même d'apporter des réponses conséquentes aux légitimes revendications du Souverain Peuple togolais. À ce titre, il n'est pas de trop de privilégier l'option d'une procédure d'urgence pour l'opérationnalisation des décisions du dialogue vu l'ampleur de la crise et les risques d'implosion sociale dont il ne faut se méprendre. Il faut absolument éviter le passage en force par voie référendaire pour opérer les réformes constitutionnelles ainsi que l'envisage le Pouvoir de Lomé à la lumière de l'adresse à la Nation du 03 janvier 2018 du Président de la République.
Dans le contexte sociopolitique actuel du Togo, la mise en place d'un gouvernement de mission intégrant toutes les forces du pays avec une feuille de route bien définie s'avère indiquée.Pour mémoire, les propositions contenues dans l'interview du 17 octobre 2017 de M. Sylvestre Apedo, vice-président du Conseil d'administration du CRD-TOGO, à la radio togolaise PYRAMID FM gardent toutes leurs pertinences. La plupart de ces éléments sont d'ailleurs contenus dans le point III de l'Accord politique global du 20 août 2006 à savoir, la poursuite des réformes constitutionnelles et institutionnelles nécessaires à la consolidation de la démocratie, de l'État de droit et de la bonne gouvernance :
1- La démission rapide du gouvernement annoncée par Faure Gnassingbé lui-même dans une adresse à la Nation pour répondre aux préoccupations légitimes du Souverain Peuple togolais
1- La formation d'un gouvernement de mission pour un retour de la confiance et la mise en œuvre des réformes constitutionnelles et institutionnelles
2- Le retour du projet de loi portant réformes constitutionnelles à l'Assemblée Nationale avec intégration des amendements de l'opposition parlementaire
3- La rencontre inclusive sur la réforme des institutions. Celle-ci devra déboucher sur une nouvelle Cour Constitutionnelle, une nouvelle HAAC, la mise en place d'une CENI purement technique, un accord sur l'audit du fichier électoral, le découpage électoral et le cadre électoral.
4- La libération de tous les détenus politiques et une véritable politique de réparation et de justice aux victimes de violence dans un souci d'authentique réconciliation nationale
5- La certification des élections à venir par une instance internationale acceptée par toutes les parties.

<b>S'il faut citer une chose que vous souhaitez voir être accomplie d'ici la fin de ce dialogue ce serait quoi ?</b>
Le CRD-MK souhaite après plus de deux mois de consultations que s'ouvre enfin courageusement le dialogue tant annoncé dans une perspective de refondation de la République.
Le temps presse et joue contre les principaux protagonistes de la crise qui risquent à terme de faire les frais d'un excès de calcul politicien.
Par ailleurs, au regard du contexte géopolitique et géoéconomique mondial actuel, le CRD-MK souhaite vivement la mise en place d'un Conseil Stratégique de la République (CSR) devant accompagner l'action gouvernementale. Ce Conseil doit rassembler quelques meilleures expertises du Togo et de sa diaspora, et devra se pencher sérieusement sur le plan stratégique de refondation du Togo à même d'en faire un pôle de rayonnement régional et continental sur les plans politique, économique, scientifique, culturel, philosophique et spirituel.
Pour terminer, le CRD-MK tient à réitérer sa compassion à toutes les victimes des douloureux événements survenus dans notre pays depuis le 19 août 2017. Il souhaite un prompt rétablissement aux blessés et traumatisés de tous ordres. Il adresse ses Lumineuses Pensées à tous les réfugiés où qu'ils se trouvent et exhorte les autorités à prendre toutes les dispositions rassurantes pour faciliter le retour au bercail de ceux qui le souhaitent.
Plaise à Dieu que l'Amour triomphe du non Amour pour plus de Justice sociale, de Paix, de Prospérité partagée pour tous, de vérité des comptes publics et des urnes au Togo !

Dr Edem Atsou Kwasi
Président du Conseil d'administration du CRD-TOGO

Réponse de Mr. Ayité CREPPY, Porte parole du mouvement COALITION DE LA DIASPORA TOGOLAISE.

En préalable , nous tenons à préciser que mes propos sont portés par la coalition de la diaspora pour l'alternance et démocratie au Togo. Cette coalition comme son nom l'indique, œuvre sans relâches  pour qu'advienne l'alternance et la démocratie au Togo.
En ce début d'année 2018 cruciale pour l'avenir du TOGO, nous tenons à présenter nos sincères vœux au peuple Togolais en nous exhortant qu'il est grand temps d'OSER LA DEMOCRATIE ! L'ALTERNANCE DEVIENDRA UNE EVIDENCE ET LA PAIX, UNE REALITE.

Aussi, avant de parler d'un éventuel dialogue, il conviendrait de s'entendre sur la forme et le fond. En tant qu'émanation ou partie de la société civile et proche du peuple, nous nous référons aux revendications de la population Togolaise. La population ne marche pas pour demander un dialogue. Certains parlent de dialogue, d'autres de médiation ou de négociation.
Nous pensons qu'il faut s'asseoir pour en définir les contours et les éventuels participants. Il est en effet inutile de vouloir battre le record des dialogues stériles.
Nous proposerons une rencontre avec une médiation forte et des conclusions exécutoires.
Mais comme préalable important à ces rencontres, il faut que la médiation puisse s'assurer de disposer d'une force d'interposition entre l'armée et la population togolaise.
L'histoire récente du Togo (Conférence Nationale) nous fait craindre en effet une immixtion de l'armée dans le débat, si les conclusions ne vont pas dans le sens de leurs intérêts.  

1. Le dialogue inter-togolais se tiendra dans les prochains jours. Selon vous, quelle doit être la priorité des priorités sur la liste des sujets qui vous tiennent à cœur?

PARLER DE PRIORITÉ DES PRIORITÉS DANS LA SITUATION TOGOLAISE NE DOIT PAS OCCULTER LES 3 FONDAMENTAUX SUIVANTS :
-          Le peuple togolais est un peuple formidable qui a pris son destin en mains pour sa dignité car les revendications portées ne sont pas politiciennes,  elles révèlent une responsabilité intrinsèque de ce peuple et une maturité exemplaire  en vue de forger son destin.
-          La diaspora Togolaise qui est une diaspora de devoirs, porte aux nues cette volonté  populaire de liberté car c'est la condition nécessaire de l'avenir du Togo avec elle.
-          Une prise de hauteur nous amène à nous interroger sur la nature et la pratique du pouvoir essentiellement clanique, tribale, binaire violente, clivante ,  sourde, monolithique et exclusive qui est une insulte permanente à la sagesse et à l'intelligence des Togolais. On a cette impression qu'en dehors de cette forme de pouvoir, certains dirigeants n'existent pas, ne vivent pas, ne respirent plus. Une révolution culturelle est également indispensable à ce niveau car on peut servir son pays sans s'asservir. La noblesse de la fonction politique doit atteindre tous ceux qui y aspirent.
DANS CES CONDITIONS , la priorité des priorités est de recréer LA CONFIANCE en accédant aux 3 volontés démocratiques, à savoir : la démission de M. Faure Gnassingbé, le retour à la constitution originelle de 1992 en tenant compte des amendements des forces démocratiques, le vote de la diaspora togolaise toutes générations confondues.  

2. Si les discussions se passent bien, que pourriez-vous prédire à la fin?
TOUTE DISCUSSION POLITIQUE SERIEUSE nécessite :
-Une trêve (arrêter la répression, des principes (viser le bien commun des Togolais,  l'intérêt général, la paix civile).
-Des résultats escomptés sans oublier une conférence de méthode.
NOUS VOUDRIONS PRÉDIRE QUE LE TOGO ENTRE ENFIN DANS LE CERCLE VERTUEUX D'UNE RÉPUBLIQUE démocratique moderne avec des institutions revitalisées, des élections transparentes,  la vérité des urnes, des électeurs intégrant la diaspora,  un esprit de Tolérance porté et incarné,  des valeurs communes de nouveau en marche. Un Togo , où chacun devra avoir sa place.  

3. S'il faut citer une chose que vous souhaitez voir être accomplie d'ici la fin de ce dialogue ce serait quoi?
La paix (civile, politique,  sociale et économique) et son résultat le plus palpable : l'ALTERNANCE.          
Nous tenons à remercier enfin iciLome.com pour son écoute et nous demandons à toutes les  forces vives que la RÉVOLUTION DEMOCRATIQUE du TOGO  reste la seule condition pour aller vers notre  vocation nationale commune : FAIRE DU TOGO l' OR De L'HUMANITE

Réponse de Kafui Adjamagbo-Johnson Présidente CDPA. Coalition des 14

Réponse de Mr. Koffi Senam NYAZOZO, Mouvement NUBUEKE

<b>Le dialogue inter-togolais se tiendra dans les prochains jours.

1- Selon vous, quelle doit être la priorité des priorités sur la liste des sujets qui vous tiennent àcœur?</b>
A titre liminaire, il faut relever que la tenue des « négociations » trivialement appelées « dialogue »ne pourrait être effective sans la satisfaction au préalable des mesures d'apaisement. Notamment, lalibération des personnes arbitrairement détenues dans des conditions déplorables dont :
- M. Dodji EZA notre Vice-Président arbitrairement détenu depuis le 26 octobre 2017
- M. Messenth KOKODOKO arbitrairement détenu depuis le 19 octobre 2017
Aussi, la cessation des intimidations devrait-elle permettre le retour de nos membres contraints à
l'exil.
Rappelons à toutes fins utiles, que le harcèlement dont est l'objet le Mouvement NUBUEKE,
organisation de la société civile, est de travailler conformément à ses objectifs statutaires, à l'éveildes consciences par la sensibilisation sur les droits et devoirs du citoyen, et à titre subsidiaire, ladistribution de sachets d'eau au cours des manifestations pacifiques tant aux forces de l'ordre qu'auxmanifestants.
Ensuite, doit primer sur la liste des sujets, la mise en œuvre des revendications légitimes du Peuple,incarnées par l'Accord Politique Global, relayées par la CVJR et source de manifestations pacifiquesdepuis le 19 août dernier.
C'est-à-dire :
- la restauration de l'article 59 de notre Constitution
- l'effectivité du droit de vote de la diaspora
- les réformes institutionnelles assorties d'une révision du cadre électoral
Dans ce cadre, les acteurs doivent éviter d'aborder les négociations en mettant en perspective unelutte de clans ou d'hégémonie. Ces acteurs doivent tenir compte de ce qui permettrait à chaquetogolais de se nourrir, se vêtir, se soigner et travailler ; donc de satisfaire ses besoins fondamentauxdans un pays où l'arbitraire n'est pas érigé en mode de gouvernance.

<b>2- Si les discussions se passent bien, que pourriez-vous prédire à la suite ?</b>
Nous parlons de discussions ou de négociations, donc difficile d'en prédire l'issue. Toutefois, il estdans l'intérêt supérieur de celles et ceux qui seront autour de la table, de faire en sorte que ce soit lePeuple Togolais qui gagne et non des intérêts particuliers.

<b>3- S'il faut citer une chose que vous souhaitez voir être accomplie d'ici la fin de ce dialogue ceserait quoi?</b>
Comme préalablement indiqué, seule la préservation de l'intérêt du Peuple Togolais est en jeu. C'estdonc l'unique souhait qui tienne, à l'effet de permettre à notre Pays de s'inscrire au tableau des paysengagés dans un cycle de renouvellement politique. C'est-à-dire faire en sorte que le Togo, au termede ces négociations, cesse d'être cet îlot antidémocratique, source de curiosité en AfriqueSubsaharienne

Réponse Elliott Ohin VP UFC. Ministre auprès du Premier ministre

Réponse du Prof. Zeus Ajavon

Réponse du Ministre Gilbert Bawara

Réponse de Dr Yves Ekoué AMAÏZO

DIALOGUE INTERTOGOLAIS
REPONSES ET POSITION DE CVU-TOGO-DIASPORA
21 décembre 2017

Moderateur : Albert KATE, Journaliste iciLome.com
Lien internet : <a href=http://www.icilome.com/leader/>http://www.icilome.com/leader/</a>
Contribution de CVU-TOGO-DIASPORA :
Dr Yves Ekoué AMAÏZO, Coordonnateur général, Collectif pour la Vérité des Urnes – Togo – Diaspora
Contact : yeamaizo@cvu-togo-diaspora.org
Site Internet : <a href=www.cvu-togo-diaspora.org>www.cvu-togo-diaspora.org</a>

Résumé icilome.com : Le dialogue inter-togolais se tiendra dans les prochains jours.
Selon vous :

1. quelle doit être la priorité des priorités sur la liste des sujets qui vous tiennent à cœur ?
2. si les discussions se passent bien, que pourriez-vous prédire à la suite dialogue ?
3. s'il faut citer une chose que vous souhaitez voir être accomplie d'ici la fin de ce dialogue, qu'est-ce que cela serait ?

---------------------------------------
<b> Question 1</b> : iciLome.com :
<b>Quelle doit être la priorité des priorités sur la liste des sujets qui vous tiennent à cœur ?</b>

Réponse à la question 1 par le Dr Y. E. Amaïzo :
Je tiens au nom des membres du Collectif pour la Vérité des Urnes-Togo-Diaspora à remercier IciLomé et l'ensemble de ses collaborateurs pour l'initiative d'associer la population et certains leaders d'opinions et d'influence à cet échange original.
Cela étant dit, la question me semble mal posée car lorsqu'il s'agit de traiter du cas Togo, la priorité des priorités pour le CVU-TOGO-DIASPORA est de trouver les conditions de sécurité, de transparence et d'équité dans le processus qui doit conduire à la vérité des urnes et à la vérité des comptes au Togo. Autrement dit, la priorité des priorités est que ceux qui sont au pouvoir et qui ont :

  2.1 refusé d'honorer leur engagement inscrit dans l'accord politique global (APG) de 2006 (accepté par les représentants du pouvoir de Faure Gnassingbé et ceux de l'opposition de l'époque) ;
  2.2 refusé de mettre en œuvre de manière proactive les recommandations du rapport de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR) de 2012 ;

portent l'essentiel de la responsabilité de la crise multiforme togolaise (électorale, constitutionnelle, institutionnelle, politique, militaire, sociale, culturelle, et psychologique).
La priorité des priorités pour le Peuple togolais n'est pas différente des préoccupations de CVU-TOGO-DIASPORA même si :
<ul><li>une cristallisation s'est faite sur le retour à la Constitution de 1992 avec des négociations sur les conditions de sa mise en œuvre immédiate ou négociable ;
</li><li>le vote de la Diaspora togolaise (plus de 2 millions de personnes concernées) ; et
</li><li>les réformes électorales et institutionnelles nécessaires pour une alternance pacifique, contrôlée par le Peuple togolais et reflétant la vérité des urnes.
</li></ul>La crise togolaise ne peut s'expliquer sans les interférences liées à des acteurs puissants du secteur privé comme du secteur public, adeptes de la post-colonie et contrôlant une partie importante des ressources du Togo grâce à des relations d'affaires avec des affidés du pouvoir. En effet, les intérêts de ces derniers se sont confondus avec ceux qui contrôlent le pouvoir au Togo et sont trop souvent contraires aux intérêts des populations togolaises.
Réduire tout ceci à l'identification d'une priorité des priorités revient en fait à considérer hiérarchiser les problèmes au point de ne traiter que certains et laisser d'autres. Alors que tous ces sujets sont interdépendants et n'ont pas été analysés, ni même accordé un début de solution par le pouvoir RPT/UNIR.
Cette démarche consistant à sélectionner les sujets parmi des sujets interdépendants, -si elle devait se confirmer dans le cadre du dialogue inter-togolais-, serait un piège pour exclure par exemple le vote immédiat de la Diaspora des négociations. La priorité des priorités est la démission du Gouvernement de Komi Sélom <u>Klassou afin de permettre une représentation équitable au Gouvernement des représentations des composantes de la population togolaise exclues, à savoir la coalition des 14 partis politiques, la Diaspora togolaise, la société civile togolaise et les militaires républicains. Le pourcentage de représentation devra faire l'objet d'une négociation. Ce n'est qu'à cette condition que le retour à la Constitution originelle de 1992 sera possible.</u> A moins qu'un coup d'Etat pacifique ou non pacifique intervienne par surprise !

<b> Question 2</b> : iciLome.com :
<b>Si les discussions se passent bien, que pourriez-vous prédire à la suite dialogue ? </b>

Réponse à la question 2 par le Dr Y. E. Amaïzo :
Attention, il ne s'agit pas de discussions mais bien de négociations entre le Peuple togolais et le pouvoir togolais par l'intermédiation de quelques représentants de ce Peuple, notamment la Coalition des 14 partis politiques. Nous considérons au sein de CVU-TOGO-DIASPORA mais plus largement au sein du réseau de la coordination de la Diaspora togolaise indépendante qu'il faudra tôt ou tard élargir le nombre de représentants du Peuple togolais dans ces négociations dénommées à tort « dialogue » ou « discussions ». Les dialogues au Togo (plus de 26) ont débouché sur des échecs. Les discussions risquent de n'être que des séances d'informations des positions principales et invariables du Gouvernement de Faure Gnassingbé de se représenter en 2020 et d'avoir la possibilité de rester au pouvoir jusqu'en 2030 sur la base d'une nouvelle Constitution taillée pour lui.

Le Peuple togolais exige le retour à la Constitution originelle de 1992. A moins que les représentants du Peuple togolais ne respectent pas le mandat que le Peuple togolais leur a confié dans la rue, il est difficile sans l'annonce de la non-représentation de Faure Gnassingbé en 2020 de conclure aussi rapidement que les <i>« discussions se passeront bien »</i>. En réalité, si les revendications principales du Peuple togolais sont prises en compte lors des négociations, alors la suite logique serait la démission du Gouvernement de Komi Sélom Klassou remplacé par un Gouvernement de transition devant conduire à l'avènement de la Vérité des urnes au Togo, ce sur la base de la Constitution originelle de 1992. Le vote de la Diaspora et les réformes électorales, institutionnelles et économiques du Togo devrait permettre de restaurer la confiance entre le nouveau pouvoir et les populations.

Rien de sérieux et d'avantageux pour le Peuple togolais ne pourra sortir de ce que le pouvoir RPT/UNIR appelle <i>« dialogue »</i> et d'autres <i>« discussion »</i>si les rapports de force en présence ne sont pas fondamentalement changés. Les manifestations pacifiques de rue et le refus obstiné du Pouvoir RPT/UNIR de rencontrer officiellement et face à la caméra un groupe élargi de l'opposition indépendante (partis politiques, société civile togolaise et diaspora togolaise non alignée sur le pouvoir) ne militent pas en faveur de la prédiction. <u>On n'est pas dans l'ésotérisme ou la divination, mais bien dans des négociations politiques. Il n'y a rien à prédire mais tout à négocier.</u>


<b> Question 3</b> : : iciLome.com :
<b>S'il faut citer une chose que vous souhaitez voir être accomplie d'ici la fin de ce dialogue, qu'est-ce que cela serait ? </b>

Réponse à la question 3 par le Dr Y. E. Amaïzo :
La réponse est qu'il ne s'agit pas d'un dialogue mais bien d'une négociation et que ce dialogue ne peut aboutir quand le Gouvernement est juge et partie d'un processus où il a besoin de gagner du temps, d'acheter les consciences pour affaiblir la partie adverse et surtout de limiter le nombre des participants en tentant de marginaliser certains protagonistes. On peut citer entre autres le Parti National Panafricain, la Diaspora togolaise indépendante et ses composantes plurielles et décentralisées dans le monde, notamment Allemagne, Autriche, Belgique, Canada, Etats-Unis, France, Hollande, Italie, Royaume Uni, Suisse, etc. mais aussi dans la plupart des pays africains notamment le Benin, le Ghana, la Côte d'Ivoire, le Burkina-Faso, le Nigeria, le Gabon, Sénégal, etc.
Ce n'est pas à la fin de ce que vous appelez « dialogue » mais avant que cela ne commence qu'il faut libérer tous les prisonniers politiques notamment les membres du Mouvement citoyen NUBUEKE, restituer les équipements et outils de travail saisis, compenser pour les dégradations matérielles occasionnés. Entre abus de droit et impunité, aucun dialogue sérieux ne peut déboucher sur une alternance de gouvernance politique et économique. Il va falloir « NÉGOCIER » !
A la fin des négociations sans pressions ni chantages, le Peuple togolais - au travers d'une représentation élargie et composée de partis politiques de l'alternance, d'une représentation plurielle de la Diaspora togolaise indépendante recomposée et regroupée, et de la société civile togolaise indépendante -, devrait écouter <u>Faure Gnassingbé en personne et au Togo, annoncer son retrait de la vie politique et à défaut sa non-représentation en 2020 sur la base du retour de la Constitution originelle de 1992. Il pourra toujours se représenter en 2030.</u>
La première raison fondamentale est que Faure Gnassingbé n'avait pas le droit de changer la Constitution originelle de 1992 sans passer par un référendum. Le fait de l'avoir fait est un vice de procédure qui rend nul et caduc l'ensemble des modifications constitutionnelles qu'il et son système ont introduit. Aussi, sa proposition actuelle d'imposer un référendum au Peuple togolaise relève du dol, une forme moderne de l'usurpation du pouvoir du Peuple togolais de choisir ses représentants, mais aussi de mettre un terme à leurs mandats. La Constitution originelle de 1992 prévoyait tout ceci. Mais subrepticement, Faure Gnassingbé en ne respectant pas le parallélisme de forme juridique (Constitution originelle de 1992 par référendum suppose toute modification de cette Constitution par référendum) a en fait réalisé un coup d'Etat constitutionnel. Le Peuple togolais l'a compris avec un léger décalage et lui demande, pacifiquement par des marches régulières, de corriger tout ceci et laisser l'autodétermination du Peuple togolais reprendre ses droits afin de défendre en priorité les intérêts des citoyens togolais.
La deuxième raison fondamentale est que la vérité des comptes publics n'est pas au rendez-vous au Togo. Ce serait bien qu'avant la fin des « négociations », toutes les recettes du Togo notamment le port, la zone franche, les mines dont le pétrole, etc. soient déclarées officiellement sur les comptes de l'Etat togolais. Le Peuple togolais serait surpris d'apprendre les noms des véritables bénéficiaires et de constater le manque à gagner depuis plusieurs années. Face à l'omerta institutionnalisé par un système cinquantenaire, il est difficile de ne pas exiger ces demandes légitimes en passant par les « marches et « sitting » pacifiques » de manière concomitante avec les négociations. Rappelons tout de même que Faure Gnassingbé est le premier a constaté l'augmentation chronique de la pauvreté au Togo, avant et sous son règne. YEA.

Dr Yves Ekoué AMAÏZO
Coordonnateur général du Collectif pour la Vérité des Urnes
CVU-TOGO-DIASPORA. Une association de fait financièrement indépendante et politiquement libre.
20 décembre 2017

Questions du public


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