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LEADER A L'ECOUTE

       
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Panel -Dialogue INTER TOGOLAIS -Pouvoir, opposition, societe civile, diaspora -"ameliorer les conditions de vie des togolais main dans la main".
Mme Adjamagbo Johnson
Arc-en-ciel
S.G. CDPA
Mr Zeus Ajavon
CST
Avocat
Mr Christian Trimua
UNIR
Sec. d'Etat-Justtice
Mr Amegah Atchon Bertin
Société civile
Président de NDH-TOGO

Le dialogue
Invité du : Du 13 au 30 Janvier 2014
Thème de discussion : Ameliorer les conditions de vie des togolais main dans la main

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1
Par Moderateur : Albert Kate
  21 Janvier 2014

  • Pour cultiver la Concorde, la cohésion ;
  • Pour que la peur, la rancœur et la vengeance quittent les esprits et les cœurs pour faire place a la clairvoyance, la concorde et au pardon.
  • Pour que le peuple togolais ne se sente pas manipulé à souhait par la classe politique

  • 1/ S'il faut tout faire pour que le climat de paix se raffermisse et que la stabilité se renforce, les leaders, de votre parti politique ou regroupement, seraient ils volontiers de PERSUADER et donner l'EXEMPLE devant le peuple et devant les medias par des rencontres publiques (pour démontrer et promouvoir la concorde à travers diverses activités) avec des leaders et citoyens d'autres bords politiques ? (Semaine du 15- au 30 Janvier).

    2/ -L'ANC du CST parle 'aujourd'hui' de 'gouverner ensemble et gouverner autrement' après avoir boycotté toutes discussions sur l'entrée au gouvernement issu des dernières législatives mais a accepté de présider les commissions de ce parlement avec satisfaction.Faut il que l'opposition 'en 1 bloc' aille au gouvernement 'ensemble avec UNIR' pour rectifier sa position de boycott pour aider à améliorer les conditions de vies de nos populations et mieux régler les problèmes de l'heure?

    3/ Me Tchassona s'est réjouit que le Gouvernement ait assigné un Ministère au dossier de la CVJR qui a une mission de pardon et de réconciliation. Jean Pierre Fabre de l'ANC du CST dit que 'la peur, la rancœur et la vengeance doivent quitter les esprits et les cœurs pour faire place à la clairvoyance, à la concorde et au pardon.

    a-Quelle participation ou responsabilité assume votre parti ou regroupement auprès de la CVJR pour promouvoir le pardon ?

    b- Que faut il faire autrement pour réussir la mission de la CVJR ?

    4/Si nous réussissions la culture de la Concorde, la cohésion; si nous gouvernions ensemble au parlement, au gouvernement ministériel et local, nous renforcions notre stabilité retrouvée aussi sur le plan économique pour améliorer le social, si nous jouissions et voudrions pérenniser notre paix retrouvée : Faudra t il une amnistie ? , ou dites nous quelle approche faudrait il pour les gros dossiers de Justice susceptibles d'être une Epée de Damoclès qui pèseraient sur ces acquis?

    5/Par rapport à l'amélioration des conditions de vie des togolais et les élections locales, que preconisez-vous?

    REPONSE N°1
    Je me refuserai, moi et mon groupe de participer à une telle mise en scène. Ce faisant, ce ne serait que de la simple comédie, de la simulation pure et simple. Vous savez comme disait le président Houphouët-Boigny, la paix, ce n'est pas un mot ; c'est un comportement. J'irai plus loin pou affirmer que la paix, ce ne sont pas des déclarations, des discours, des déclamations, voire des incantations ; c'est même plus qu'un comportement ; c'est une question de conviction profonde, de foi. Pour parvenir à la concorde nationale, il est indispensable que tous les auteurs des toutes les violences depuis 1990, quel que soit leur bord politique, se soient spontanément présentés devant la CVJR, pour reconnaître leurs forfaits, ou aient été identifiés et aient accepté spontanément de demander pardon à leurs victimes. De l'autre côté, les victimes, devant les actes de contrition de leurs anciens tortionnaires ou bourreaux, aient eu à accepter de leur pardonner, ou leur aient spontanément pardonné. Sans mise en scène spectaculaire.JOu alors, les auteurs des violences doivent être identifiés par des investigations minutieuses, jugés et sanctionnés, pour que le crime politique ne puisser plus se nourrir de l'impunité. JCe n'est que comme cela que les togolais pourraient vivre enfin dans la concorde

    REPONSE N°2
    Personnellement, je suis farouchement opposé aux gouvernements d'union, à l'africaine, qui consiste uniquement à essayer de mettre,autour de la mangeoire, le plus grand nombre d'opposants politiques. Cette solution ne saurait être acceptable qu'en termes de gouvernement de crise ou de transition. Si présider les commissions de l'Assemblée nationale est une exigence de la constitution et de la loi organique portant règlementintérieur de l'Assemblée nationale, par contre, les gouvernements d'union, à l'africaine, à l'issue d'élections non transparentes, constituent une négation pure et simple des principes démocratiques et une insulte aux peuples africains.

    REPONSE N°3
    Jusqu'à une date très récente, j'étais le président du Collectif des associations contre l'impunité au Togo (CACIT) qui a initié laPlate Forme Citoyenne Justice et Vérité pour accompagner la CVJR.Permettez-moi de répéter ce que j'ai déjà donné comme réponse à la première question, à savoir, pour parvenir à la concorde nationale, il est indispensable que tous les auteurs des toutes les violences depuis 1990, se soient spontanément présentés devant la CVJR, pour reconnaître leurs forfaits, ou aient été identifiés et aient accepté spontanément de demander pardon à leurs victimes. De l'autre côté, les victimes, devant les actes de contrition de leurs anciens tortionnaires ou bourreaux, aient eu à accepter de leur pardonner, ou leur aient spontanément pardonné. Sans mise en scène spectaculaire. J'ajouterai qu'il faudra nécessairement indemniser toutes les victimes.

    REPONSE N°4
    Je ne cesserai de le répéter, gouverner ensemble, c'est aller ensemble à la mangeoire, sur le dos des Togolais. La concorde signifiedes élections libres et transparentes, un gouvernement et des municipalités issus de ses élections une gestion transparente des ressources de l'Etat. C'est ça la démocratie, gage absolue de concorde. Le reste n'est que de la supercherie dont la peuple est la seule victime.

    REPONSE N°5
    Des locales dans un délais de six mois, une élection présidentielle transparente en 2015, à l'issue de laquelle le perdant félicitera le gagnant et un pouvoir légitime, réellement préoccupé du bien-être de l'écrasante majorité des populations togolaises.
    REPONSE N°1
    Je voudrais avant toute chose lever l'équivoque sur la personne du Président NDH-TOGO que je suis.En tant que défenseur des droits de l'homme et des libertés publiques, je n'appartiens et je n'ai jamais appartenu à aucune formation politique. Je ne parlerai donc pas le langage de militant de parti politique. Je réagirai donc comme un observateur neutre s'agissant des questions qui touchent mon pays.

    Cultiver la concorde, la cohésion sont des conditions sine qua none pour la stabilité et le développement de notre cher pays voire l'épanouissement de ses filles et fils. Mais pour en arriver il faut à mon humble avis que certains leaders comprennent et mettent au cœur de leur réflexion que ce qui nous divise et minime par rapport à ceux qui nous unit. C'est-à-dire l'on doit mettre toujours et partout en premier plan de toute action l'intérêt du Togo et des togolais et non les intérêts personnels et partisans. Une fois que l'intérêt général de ce peuple sera le leitmotiv de nos politiques, la paix, la concorde et la cohésion ne seront que des épiphénomènes accessoires.

    Mais malheureusement nos leaders politiques se refusent cette évidence et continuent de rouler la pierre de Sisyphe.Aucune société ne peut jamais vivre en harmonie si le vouloir vivre ensemble dont parlait Ernest Renaud ne préoccupent pas ceux qui la gèrent ou ceux qui veulent la gérer. S'agissant du cas togolais mon cher pays, il faut reconnaitre que les togolais eux même ne sont pas divisés mais plutôt c'est ceux qui les gouvernent et ceux qui aspirent les gouverner un jour qui provoquent le déchirement souvent par des méthodes surannées. Ayons le courage de le dire.

    Combien de fois ne nous a-t-on pas assené des mots comme gouvernement, d'union, cogestion etc. Et pourtant depuis 1960 jusqu'à nos jours on fait plutôt l'effort soit de demeurer dans une sorte de conservatisme habile du pouvoir soit dans un radicalisme insensé pour plonger d'avantage le laborieux peuple togolais dans la misère ambiante et la paupérisation totale.

    Pour certains il faut dégager les tenants du pouvoir sans autre forme de procès et pour d'autres il faut se maintenir coûte que coûte au pourvoir même contre la volonté populaire. L'hypocrisie et le cynisme de ces hommes et femmes qui pensent qu'ils ont reçu mandat du peuple pour produire ce spectacle digne d'une autre époque ne favorisent pas l'unité nationale et le développement du pays.

    Cette phase commune de l'histoire du peuple togolais devrait être un lieu de dialogue franc et sincère où tous les fantasmes doivent être exercés une fois pour toute afin de jeter les bases du renouveau démocratique par la construction résolue d'un état de droit. Mais malheureusement la soif du pouvoir des uns et le désir de vengeance des autres et surtout les calculs politiques et politiciens vont pousser certains à transformer ce grand rendez-vous si cher au togolais en joute fratricide, en tribune de procès politiques en campagne de dénigrement et d'intoxication. Tous ceux qui modéraient leur propos étaient taxés d'égarés, de vendus et de renégats. Plus de 20 ans après nous assistons encore à cette lugubre méthode de combat politique où des gens qui avaient combattus le parti unique veulent instaurer une démocratie totalitaire (permettez-moi la redondance).

    Si vous ne pensez pas comme eux, si vous ne raisonner pas comme eux, si vous n'obtenez pas d'eux une onction avant toute initiative tendant à aider le pays sur la voie de démocratie vous êtes foutus. On se lance dans une sorte de matraquage idéologique et de lynchage médiatique basée souvent sur la manipulation des consciences, les intoxications et pour finir on vous soumet à la vindicte populaire par le biais de certaines presses privées.

    REPONSE N°2
    Quelle bonne idée si cela pourrait se traduire dans les faits. Malheureusement je ne crois pas à la sincérité de cette proposition. Pour preuve en sein de l'opposition elle-même nous assistons à des querelles stériles et artificielles dès que de petits problèmes se posent comme celui de la désignation du chef de l'opposition.

    Il y a d'autres mesquineries de la part des leaders de partis politiques qui ne m'autorisent pas à croire à une quelconque union sacrée où à un bloc de l'opposition en mesure de travailler avec le régime en place. On dirait sans exagération qu'au Togo nous avons une opposition sans figure emblématique capable de créer une synergie à même de canaliser toutes les forces pour affronter le pouvoir en place par des stratégies de bon aloie. La plus part de ces hommes et femmes qui veulent occuper un jour le palais présidentiel ne joue pas franc jeu mais pense plutôt à leurs intérêts personnels et ne se soucient nullement des souffrances de ceux là qui sont appelées à les soutenir. Certains à priori croient qu'ils sont des messies et que tout doit passer par eux pour que les choses marchent.

    Si vous ne raisonnez pas comme eux, si vous n'opter pas pour leur stratégie quelle qu'elle soit, vous êtes taxés de renégat, de vendu et de malpropre. Alors on se lance contre vous dans une sorte de matraquage idéologique doublé de lynchage médiatique basé souvent sur le mensonge, le dénigrement, l'intoxication et le comble on vous soumet à la vindicte populaire.Il faut que nos leaders de partis se ressaisissent et adoptent des attitudes dignes de quelqu'un qui veut diriger un jour le pays.

    REPONSE N°3
    Une commission vérité justice et réconciliation pour un pays comme le notre qui a connu depuis son accession à la magistrature beaucoup de troubles socio-politiques ne peut qu'être applaudie par le défenseur des droits de l'homme que je suis.D'ailleurs NDH-TOGO fait partie des organisations qui ont soutenu le prélat et son équipe au moment où certains leaders politiques les vilipendaient. Mais une chose c'est de créer ce genre d'institution appelée a remettre bout à bout les fils cassés de notre société et les ressorts brisés de son identité mais l'autre et la plus importante c'est de mettre à exécution les recommandations de cette institution. ")%> Et sur ce point notre déception dépasse notre attente au vue de la lenteur que connait l'aboutissement de la mise en œuvre de ces recommandations. La réconciliation nationale est le vœu de tous les togolais. Mais quelle valeur donnée à une telle initiative si une minorité s'accapare des richesses et des biens du pays alors que la grande majorité croupit dans la misère au mépris des dispositions de l'article 38 de la constitution togolaise qui fait obligation au gouvernant de repartir équitablement les revenus nationaux aux citoyens

    Pour une sincère réconciliation, il faut une justice sociale et une véritable indépendance de la magistrature et la bonne gouvernance. Les togolais sont un peuple laborieux qui ne mérite pas d'être pris en otage pendant plus de 50 ans et d'être toujours humilié et avili. C'est à ce seul prix que nous pouvons chanter un jour haut et fort que le Togo des divisions inutiles a vécu vivre un Togo uni et réconcilie.

    REPONSE N°5
    Beaucoup d'encre ont coulée sur ce problème des élections locales et chaque obédience politique tire le drap de son côté par des arguments souvent partisans et tendancieux. Pour ce qui nous concerne au NDH-TOGO, la démocratie à la base est très capitale pour asseoir une démocratie ''civilisée''. Les arguments qui sous tendent le manque de moyens et autres ne doivent pas être de nature à freiner les élections locales. Il faut tout faire pour libérer le peuple et lui donner la parole pour qu'il choisisse lui-même ses représentants locaux.

    REPONSE 1
    Si s'afficher sur des médias ou lors de rencontres publiques avec ses adversaires politiques suffisait pour promouvoir la concorde, le Togo aurait fait un pas de géant en la matière. Ne perdons pas de vue que nombre d'hommes ou femmes politiques de ce pays se sont côtoyés lors de leurs études, ou se sont appréciés au cours d'âpres et laborieuses négociations d'accords politiques ; ou encore ont travaillé dans un même gouvernement de la République, etc. Est-ce pour autant que la concorde s'est durablement installée dans ce pays ? Non, il faut plus en faut plus pour faire avancer la concorde au Togo. Il faut de part et d'autre une réelle volonté politique et surtout partager au moins une vision : le Togo d'abord. Malheureusement, que d'occasions manquées pour faire germer cette vision : les assises de la conférence nationale souveraine, la mise en œuvre de l'APG,… Les rancœurs et les passions étaient trop vives à l'époque, et tout acte posé dans ce sens de la concorde par un individu ou par une structure fut assimilé à une trahison et à ce titre l'auteur était voué aux gémonies. Promouvoir la concorde, c'est pratiquer la bonne gouvernance politique et économique ; c'est militer sincèrement pour la démocratie qui passe inévitablement par l'alternance ; c'est s'insurger sans état d'âme contre des pratiques ignobles comme le régionalisme, la corruption ; en un mot c'est avoir le courage de dire et d'accepter la vérité quelque soit le prix à payer. C'est dans cette logique qu'est né et évolue Arc-en-ciel.

    REPONSE 2
    " Gouverner ensemble, gouverner autrement " pour améliorer la gouvernance politique et économique au Togo ? C'est une évidence qui était résumé à l'époque dans ce raccourcis " démocratie d'abord, multipartisme après ". Ce slogan traduit une vision : nous avions raté la transition politique voulue et décidée par la Conférence nationale pour remettre ce pays debout et le maintenir droit ; il nous faut reprendre ce processus là où le pouvoir RPT le fige pour restaurer son hégémonie ; toutes les forces démocratiques sont donc condamnées à travailler ensemble pour un moment, avant de prétendre profiter des bienfaits du multipartisme. Cette idée se retrouve dans " Gouverner autrement ", le programme du candidat Gnininvi aux élections présidentielles, où il a démontré que nous sommes sur un même bateau. S'il coule, nous sombrons tous avec, donc le futur président de la République doit gouverner autrement et avec toutes les forces vives. Lors des 20 ans du soulèvement du 5 octobre, on peut noter que l'idée de gouverner ensemble dans le cadre d'une transition à décréter de manière consensuelle transparait encore dans "5 octobre 1990-5 octobre 2000, 20 ans de lutte pour la démocratie : bilan et perspectives " publié par la CDPA ; après avoir fait un bilan de la lutte et tenter de situer les responsabilités, ce parti prônait la mise en place d'un gouvernement de transition. A l'époque elle a même fait le tour d'un certain nombre de partis politiques, y compris le RPT pour vendre l'idée qu'il faut reprendre la transition inachevée pour mettre définitivement notre pays sur les rails de la réconciliation. Cette idée fait aujourd'hui son chemin et est un des crédo d' Arc-en-ciel. Tous les partis de notre coalition adhèrent à cette vision et sont décidés à la mettre en œuvre en vue de provoquer l'alternance au Togo.

    REPONSE 3
    Permettez moi de rappeler en tant que premier responsable de la CDPA, que déjà en 1989, dans la clandestinité, la réconciliation des togolaises et des togolais était notre leitmotiv, et nous savons qu'elle passe inévitablement par un processus de vérité et de justice ; c'estdans ce sens que nous avions exigé des assises nationales. Malheureusement, la Conférence nationale n'a pu combler cet espoir. Lors des négociations qui ont abouti à la signature de l'APG en 2006, nous nous sommes encore investis avec des partis avec qui nous sommes aujourd'hui dans la coalition, pour exiger la mise en place d'une CVJR. Au sein du gouvernement après les élections législatives de 2007, les ministres CDPA ont œuvré sans relâche pour la signature d'un décret d'application de cette décision de l'APG et après leur démission du gouvernement, nous nous sommes jetés sans ménagement dans une campagne de mobilisation pour les consultations qui ont défini la composition, les attributions et les missions de CVJR. Après la mise en place de la CVJR, nous avons dénoncé le manque moyen de la CVJR et les obstacles auxquels elle devait faire face dans son travail. Dès la publication des résultats de ses travaux, nous avons félicité la CVJR pour la pertinence et la justesse de ses analyses et recommandations et n'avons pas hésité à faire campagne pour la mise en œuvre desdites recommandations. Ce détour dans le passé a été fait pour montrer que nous avons toujours été aux côtés de la CVJR, je dirais même avant sa naissance, nous ne l'avons jamais critiqué et nous sommes en total harmonie dans la Coalition Arc en ciel avec ses recommandations.

    Maintenant que faire pour la mise en œuvre des recommandations de la CVJR en vue d'une réconciliation ? Pour ce qui concerne Arc en ciel, nous avons pris nos responsabilités à travers les forums citoyens ; ils nous donnent l'occasion d'écouter les populations au sujet de leurs préoccupations et de leur parler de leurs droits et devoir pour forger un nouveau type de citoyen. Nous continuerons à saisir toutes les occasions pour faire l'éducation civique des militants. Mais il faut reconnaitre que la plus grande responsabilité revient au Président de la République, qui au-delà des symboles comme la suppression de la fête du 13 janvier, doit dans la foulée, poser d'autres actes concrets pour apaiser les cœurs. Il doit faire en sorte que justice soit rendue à ceux qui l'on souhaité lors des auditions. Il doit aussi insuffler une autre gouvernance politique qui abandonne les pratiques régionalistes, organise des élections équitables justes et transparentes, notamment les locales très attendues et avant les présidentielles. Il doit montrer sa volonté politique de promouvoir la réconciliation en renonçant à recourir à un constitutionnalisme qui divise les togolais sur la question de la limitation du mandat présidentiel et en s'appliquant au contraire la recommandation de la CVJR qui veut que le Président de la République au Togo ne soit élu que pour deux mandats. Il doit changer aussi de gouvernance économique en misant sur la transparence dans la gestion des finances et biens publics, en favorisant une meilleure répartition des richesses, en luttant contre des prédateurs économiques. Pour nous, la balle est donc essentiellement dans le camp du Président de la République et du gouvernement et nous sommes en mesure de les encourager s'ils vont dans le sens que je viens de décrire.

    REPONSE 4
    Il faut qu'on s'entende sur une chose : la culture de la concorde ne se décline pas forcément en gouverner ensemble un pays et ses collectivités territoriales. La preuve, les adversaires politiques dans nombre de démocratie sont d'accord sur l'essentiel, mais sans pour autant gouverner ensemble leurs pays ou localité. Vous demandez si vouloir rendre la justice quand il le faut ne risque pas de mettre en péril la concorde du pays, si cette dernière finit par s'imposer ? En clair vous voudriez savoir jusqu'où il faut avaler des couleuvres pour donner des gages à ceuxqui dans l'arène du pouvoir trainent derrière eux de grosses casseroles ? Ma réponse est clair : il faut d'abord que justice soit faite ; après on peut effectivement amnistier. Vous savez la réconciliation passe inévitablement pas le chemin de la vérité et celui de la justice, c'est le prix à payer pour un pardon et une réconciliation sincères.

    REPONSE 5
    Comme votre question le sous entend, effectivement l'amélioration des conditions de vie des togolaises et des togolais passeforcément par les élections locales. Pour Arc-en ciel, il est établi qu'on ne peut pas insuffler le développement à la base à partir d'un ministèredepuis Lomé ; en effet, seuls des élus locaux réunis dans des assemblées délibérantes sont indiqués pour cette mission. On nous dit qu'il y a trop de conditions à remplir avant d'envisager les élections locales et mettre en application une loi portant décentralisation votée depuis 2007. Alors Arc-en-ciel pose les questions suivantes: qui a souhaité une communalisation totale et a fait un projet de loi dans ce sens ? Qui a voté cette loi ? A quoi ont servi tous ces fonds mis dans le processus de décentralisation depuis 1998, date où fut votée déjà un énième texte relatif à la décentralisation mais jamais mis en application ? Les arguments qu'on avance pour repousser les locales ne sont pas recevables. On prétend que les communes n'ont pas d'assises géographiques ; que certaines localités ne disposent pas de bâtiment pour abriter la mairie, que la question des ressources locales n'est pas tranchée… ! Ceux qui avancent ces arguments savent aussi que depuis les années 2000, nombre d'études ont été réalisées et des solutions ont été proposées et validées par des assises régionales puis nationales. Des lois ont été votées dans la foulée, notamment celles relatives à la chefferie traditionnelle, aux agents des services des collectivités décentralisées, etc. Par ailleurs ils savent également que la loi de 2007 permet aux communes de se mettre ensemble dans le cadre de l'intercommunalité, afin de surmonter tout obstacle qui perturberait leur évolution. Ils ont créé dans ce pays les préfectures d'Akébou, d'Anié et du Bas Mono, alors que ces localités ne disposaient pas encore d'infrastructures adéquates au moment ou le décret fut pris et les préfets nommés. En fait beaucoup a été dit, écrit et fait, mais le gouvernement ne se l'est pas approprié. Il évoque souvent les moyens, mais c'est un faux problème, puisque justement les partenaires du Togo n'attendent que les élections locales pour apporter leur soutien aux assemblées délibérantes locales. La vérité, c'est que ce système a peur des élections locales. Mais nous à Arc-en-ciel, nous en faisons notre combat prioritaire nous sommes prêts à appeler les populations du Togo à descendre dans la rue pour obtenir ce qui est leur droit constitutionnel.

    1) La paix et la stabilité sont le leitmotiv du Chef de l'Etat, qui n'a managé aucun effort pour traduire dans les faits, cette finalité essentielle de sa vision par la création du parti UNIR.
    Que les acteurs politiques togolais soient tous unanimes aujourd'hui à voir la nécessité de raffermir et de renforcer la paix et la stabilité retrouvées, ne peut que nous réjouir.
    Aucune initiative en ce sens, ne souffrira de notre entière adhésion étant donné que le pouvoir et le parti UNIR en sont les précurseurs et les ardents défenseurs.

    2) La disponibilité avérée du Chef de l'Etat à construire le pays avec les Togolais de tout bord politique et géographique est permanente. Nous en voulons pour preuve, la main tendue du Chef de l'Etat à chaque formation de gouvernements. Et chaque fois, nous avons respecté les positions et les choix politiques de l'opposition qui, quels qu'ils soient n'ont jamais entamé la détermination du Président de la République et de ses gouvernements successifs à batailler dans le sens de l'amélioration des conditions de vie de nos populations.

    3) A- Aucun sacrifice ne serait de trop pour promouvoir le pardon et la réconciliation, socle de toute nation véritable. Nous avons été à l'initiative de la CVJR et nous l'avons encouragée dans toutes les étapes de ses activités notamment quand elle faisait face au scepticisme et à l'incrédulité des uns et des autres. Aujourd'hui que les résultats dont nous nous réjouissons sont là, nous ne pouvons qu'encourager très vivement la mise en œuvre des recommandations.

    B- Ce qui est le plus important à notre avis, c'est d'avoir foi en cette commission et de l'accompagner à tous égards afin qu'elle aille au-delà des réparations pour atteindre la finalité recherchée que sont le pardon et la réconciliation véritables de tous les cœurs.

    4) Le pardon et la réconciliation ne sont pas synonymes du non droit. Nous sommes au contraire persuadés qu'une justice forte et équitable contribue au pardon et à la réconciliation. Le Togo n'a plus ni de prisonniers, ni d'exilés politiques. Sur toute question relevant de la compétence de justice, il serait mieux indiqué, dans la perspective du renforcement de l'Etat de droit que nous appelons de tous nos vœux, de laisser la justice faire son travail jusqu'au bout en toute sérénité et en toute impartialité.

    5) Nous sommes d'avis que l'amélioration des conditions de vie des Togolais soit aussi fonction de l'organisation des élections locales. Mais pour que ces élections soient facteurs de l'amélioration des conditions de vie des populations, il faille qu'elles offrent des cadres juridiques et structurelles aux collectivités locales. C'est pourquoi nous croyons en toute sincérité qu'il est nécessaire de mettre le temps qu'il faudra dans les préparatifs afin de réaliser préalablement et en priorité, ce qu'il convient d'appeler les pre requis des élections locales.

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