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LEADER A L'ECOUTE

       
Les émissions précédentes
 
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L'émission en cours : Panel sur l'atelier HCRRUN de Lome sur les réformes.

Maître Angelo AKAKPO, Coordinateur chargé de la Stratégie, la Prospective et des Affaires Juridiques du CRD-TOGO.

Honorable Habia (Parti les Démocrates)

Zepp Kouete, Président "Les PROPOSANTS"

Dr Yves Ekoué AMAÏZO, Coordonnateur du Collectif pour la Vérité des Urnes, Diaspora (CVU-TOGO-DIASPORA)

Sena ALIPUI, Président de l'UFC Canada, Membre du GRAD

Koffi Senam NYAZOZO, Juriste, Chargé à la Communication de GFSA, Groupe Fenêtre sur l'Afrique basé en Suisse.

Ayite CREPPY, Coordonateur général du CMDT

Maître Zeus Ajavon

Débat de la diaspora sur l'atelier HCRRUN concernant les réformes politiques
Invités : Du 20 au 30 Juillet 2016

1
Par Modérateur : Albert Kate
  20 Juillet 2016

Questions du modérateur


1ere partie

Me Dosseh Anryoh Président du Nid.



HCRRUN :Propos de Me Zeus Ajavon sur les travaux de l'atelier de réflexion et d'échanges sur les réformes politiques et institutionnelles à l'hôtel Radisson Blu 2 février de Lomé.

Me Zeus Atta Ajavon : Depuis hier je suis là, si je suis revenu c'est que je crois que les choses sont en train d'avancer et positivement c'est pour ça que je suis revenu. J'ai participé activement au débat hier, j'ai participé encore plus activement au débat aujourd'hui et tout ce que je peux dire c'est que les gens parlent du fond de leur cœur et ils disent ce qu'ils ont sur leur cœur.

Il n'y a pas de sous entendu, il n'y a pas, ce qui est important d'injure, d'acrimonie, d'invective, on dit ce qu'on a à dire même si ça ne plaît, même si ça n'est pas bon on le dit et c'est l'ensemble de tout cela qui fait la beauté du débat qui se fait dans la salle et c'est pour ça que je suis revenu. Je crois que de ce débat-là, j'espère qu'on en tirera des choses positives pour notre pays demain parce que je dis et je le répète je suis optimiste par nature.

Je ne peux pas penser que le pouvoir politique ait organisé cet atelier, s'il n'y a pas la volonté politique d'évoluer. J'espère et je présume que la volonté politique pour faire évoluer les choses existe, c'est pour ça que cet atelier a été organisé et c'est pour ça que les choses sont en train de se faire de cette façon et je suis convaincu peut être que l'histoire me démentira qu'à la fin de cet atelier le miracle se fera pour le Togo.


1- Quelle appréciation donniez vous à l'atelier du HCRRUN sur les réformes avant les travaux et quel jugement portez vous là-dessus après les travaux ?

2- Beaucoup de togolais ont noté l'absence des délégations de la diaspora togolaise à cet atelier, qu'avez vous à dire sur cela ?

3- Y a-t-il des réformes qui concernent spécifiquement la diaspora ? Avez vous noté leurs prises en compte ou mention dans les communications des participants de l'atelier HCRRUN?

4- Selon plusieurs participants de l'atelier HCRRUN, il y a une lueur d'espoir pour aller finalement vers la mise en œuvre de l'APG. Certains ont parlé de préalables, certains ont parlé de consensus, d'autres se sont réjouit de l'elargissement des acteurs à la société civile, l'armée et les chefs religieux.

Qu'est-ce qui doit être fait de différent aujourd'hui pour réussir cette mise en œuvre par rapport à 2006 ?

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2eme partie

-Qu'avez-vous à dire après avoir lu ou écouté les autres intervenants du panel?

Réponses de Maître Angelo AKAKPO, Coordinateur chargé de la Stratégie, la Prospective et des Affaires Juridiques du CRD-TOGO.


1- Quelle appréciation donniez-vous à l'atelier du HCRRUN sur les réformes avant les travaux et quel jugement portez-vous là-dessus après les travaux ?

Tout d'abord le Collectif de Résurgence de la Diaspora (CRD)-TOGO et le Mouvement KEKELI (MK) saluent l'initiative de ce débat visant à enrichir la réflexion sur les réformes politiques et institutionnelles au Togo au sein de la diaspora.Avant l'ouverture effective des travaux de l'atelier du HCRRUN, le CRD-TOGO et le MK ont dû tirer la leçon que l'atelier du HCRRUN matérialise l'échec définitif des partis politiques parlementaires (UNIR, UFC, ANC, CAR, ADDI, SURSAUT NATIONAL) quant à leur capacité à œuvrer utilement pour les réformes politiques et institutionnelles au Togo. De surplus, nous avons été très particulièrement indignés par le fait que lesdits partis politiques n'aient pu saisir l'occasion pour faire adopter une loi organique sur le référendum d'initiative populaire (RIP) conformément à l'article 4, alinéa 3 de la Constitution togolaise afin de permettre au Souverain Peuple togolais de s'exprimer directement sur la question des réformes politiques et institutionnelles.
La stratégie partisane et non républicaine des partis politiques parlementaires a servi de prétexte au Président de la République et au Gouvernement qui se sont rapidement saisis du mécanisme de comitologie sur la base de l'expérience de la Commission vérité Justice et Réconciliation (CVJR). Ils ont ainsi brisé le monopole des partis parlementaires pour sortir de la kyrielle de conflits dans les débats à la Représentation nationale pour rouvrir les discussions sur les réformes à une pluralité toutefois sélective de représentants des acteurs privés et institutionnels de la vie politique, économique, sociale, sécuritaire, religieuse, et culturelle du Togo, et tout ceci, dans un esprit de réconciliation et d'apaisement.

Après la fin des travaux de l'atelier du HCRRUN, le CRD-TOGO et le MK ont pu constater une volonté partagée des participants d'œuvrer utilement à la matérialisation des réformes politiques et institutionnelles. Toutefois, l'absence de chronogramme précis soumis au Chef de l'État qui n'a pas daigné depuis plus de 18 mois de nommer les membres restants de la Commission de réflexion sur les réformes nous amène à être prudents face à un pouvoir qui peine à intégrer dans ses stratégies et tactiques politiques l'évolution actuelle des contextes spirituel, géopolitique et géo-économiques mondiaux dans l'intérêt supérieur de la Nation.
Même si nous avons apprécié la richesse et le niveau scientifique pertinent des exposés et débats lors des travaux de l'atelier du HCRRUN, l'épreuve des rétroactes des différents cadres de concertation politique (CPDC), intransigeance politique partisane, absence délibérée de loi organique pour l'opérationnalisation effective du 4.3 (RIP) - constituent autant de raisons objectives pour le CRD-TOGO et le MK d'appeler le Peuple togolais à une vigilance résolue et le Chef de l'État à agir avec diligence pour l'effectivité des réformes en cette année transitionnelle 2016 qui réserve encore, à l'échelle planétaire, d'énormes surprises déjà relevées sur les plans géopolitiques et géo-économiques mondiaux dans notre Bulletin d'information « LE CLAIRON » No 1 du 27 avril 2016 [disponible sur http://www.crd-togo.org/pdf/CRD-MK_LE_CLAIRON_No_1.pdf].

2- Beaucoup de togolais ont noté l'absence des délégations de la diaspora togolaise à cet atelier, qu'avez-vous à dire sur cela ?

La Diaspora togolaise est organisée en une pluralité d'organisations ayant quasiment les mêmes buts mais dont les préférences et les intérêts peuvent diverger. Ainsi, sauf erreur de notre part, le CRD-TOGO et le MK n'ont pas été conviés à l'atelier du HCRRUN. Toutefois, nous avons d'ores et déjà adopté toutes les dispositions nécessaires en vue de transmettre nos propositions sur les réformes politiques et institutionnelles à la Commission chargée des réformes dont nous attendons la mise en place complète.

3- Y a-t-il des réformes qui concernent spécifiquement la diaspora ? Avez-vous noté leurs prises en compte ou mention dans les communications des participants de l'atelier HCRRUN?

La Diaspora togolaise toujours attachée à la prise de conscience de son identité n'a jamais cessé de se mobiliser pour le développement économique et social de notre pays. Mais, force nous est de constater que si la solidarité de la Diaspora dans de nombreux domaines est généralement appliquée dans un cadre restreint et privé, il n'en demeure pas moins que la reconnaissance et la lisibilité d'une forte mobilisation de la Diaspora au bénéfice du Togo tout entier requiert la prise en compte de ses besoins et intérêts dans les orientations politiques du Chef de l'État et du Gouvernement. Ainsi, l'atelier du HCRRUN devrait être l'occasion idéale pour réfléchir sur la manière de mobiliser la participation de la Diaspora aux efforts de renforcement des capacités politiques et institutionnelles de notre Nation. Ce rôle de la Diaspora semble avoir été malheureusement ignoré lors de l'atelier du HCRRUN alors qu'il urge de reconnaître que les droits de la Diaspora ne peuvent plus être occultés par le pouvoir de Lomé.
La Diaspora togolaise ne doit pas être toujours considérée seulement comme une simple source de financement, mais comme l'attestent les faits le premier partenaire au développement du Togo.Il revient donc à la Commission chargée des réformes politiques et institutionnelles de réfléchir à comment maintenir les liens de la Diaspora avec la Mère Patrie, entre autres, reconnaître le droit à la double nationalité ; prévoir les conditions dans lesquelles les Togolais naturalisés étrangers et leurs descendants peuvent recouvrer la nationalité togolaise ; garantir l'exercice des droits civiques et politiques. Pour augmenter la participation de la Diaspora togolaise à un Togo émergent et pivot stratégique en Afrique, il faut, par ailleurs, mettre en place une structure susceptible de mobiliser toutes les ressources de la Diaspora autour des domaines définis d'expertise dans le cadre d'une stratégie globale qui intègre sérieusement l'intelligence stratégique à l'heure du remodelage sur le plan international des rapports qui orchestrent le concert des nations.

4- Selon plusieurs participants de l'atelier HCRRUN, il y a une lueur d'espoir pour aller finalement vers la mise en œuvre de l'APG. Certains ont parlé de préalables, certains ont parlé de consensus, d'autres se sont réjouis de l'élargissement des acteurs à la société civile, l'armée et les chefs religieux.

Il nous parait ici utile de rappeler que le droit togolais ni le droit communautaire de la CEDEAO ou mieux encore le droit international ne contiennent aucun mécanisme permettant de reconnaître la juridicité d'un accord politique tel l'APG. Il s'agit d'un accord politique dont la mise en œuvre effective nécessite une forte volonté politique des principaux acteurs.
Les travaux de l'atelier du HCRRUN nous laissent constater que la voie est progressivement ouverte vers l'élaboration d'un document de réformes politiques et institutionnelles conformément à l'esprit de l'APG. En effet, les principaux points devant éventuellement faire l'objet de réforme vont dans ce sens : le respect des délais constitutionnels, le réajustement du régime politique, le reformatage du dispositif parlementaire, l'institution du tribunal électoral, la consolidation de la place républicaine de l'Armée. De même que la gestion des identités ethniques et tribales dans la gouvernance, la modernisation de la gestion du foncier, la régulation adaptée du cadre réglementaire et anthropologique d'exercice des privilèges protocolaires et administratifs de la chefferie traditionnelle.

5. Qu'est-ce qui doit être fait de différent aujourd'hui pour réussir cette mise en œuvre par rapport à 2006 ?

Sans être exhaustif, trois éléments nous paraissent très fondamentaux. Primo, il est souhaitable que les principaux acteurs de la vie politique togolaise transcendent désormais leurs intérêts partisans au bénéfice de la primauté des intérêts nationaux, et à ce titre le Chef de l'État doit nommer sans délai les membres restants de la Commission chargée des réformes. Secundo, la Commission chargée des réformes doit pouvoir intégrer dans son travail les propositions de la Diaspora exclue de l'atelier du HCRRUN et transmettre avant la fin 2016 ses recommandations finales sur les réformes politiques et institutionnelles au Chef de l'État. Tertio, les recommandations définitives de la Commission chargée des réformes doivent être rapidement adoptées et transposées dans la législation togolaise suivant un plan d'action transparent dont les échéances sont connues d'avance par les citoyens togolais.

2eme partie

-Qu'avez-vous à dire après avoir lu ou écouté les autres intervenants du panel?

Nous souhaitons tout d'abord exprimer notre gratitude envers tous les autres intervenants du panel dont la qualité des apports respectifs au débat est à saluer. S'il y échet de constater à travers les différentes interventions la constance d'un meilleur agencement organisationnel de la diaspora togolaise, il nous semble aussi utile de relever que les multiples réponses aux diverses questions posées déclinent clairement l'existence d'une pluralité de courants et plates-formes politico-idéologiques au sein de la diaspora par rapport à l'enjeu qui fut l'objet des discussions. Quant au fond des interventions, nous en avons utilement pris acte alors que toutes les idées cheminent vers une finalité identique.

Je vous remercie.
Réponses de l'Honorable Habia (Parti les Démocrates)


1- Quelle appréciation donniez- vous à l'atelier du HCRRUN sur les réformes avant les travaux et quel jugement portez vous là-dessus après les travaux ?

- Les démocrates ont les mêmes appréciations que le peuple tout entier, de dialogues en dialogues avec les recommandations jamais mises en œuvre tous nous n'y croyions pas trop.
- Mais les togolais ont l'obligation de se retrouver et de discuter entre eux, et cela a été fait avec de bonnes résolutions prises à la fin, il reste la mise en œuvre et comme des saints Thomas nous attendons de voir avant toutes appréciations ; il faut rester positif et nous espérons que c'est le dernier pas qui vient d'être franchi et les réformes seront réalisées très bientôt.

2- Beaucoup de togolais ont noté l'absence des délégations de la diaspora togolaise à cet atelier, qu'avez vous à dire sur cela ?

- Oui c'est ce qui se raconte, mais les organisateurs eux-mêmes disent avoir noté la participation d'un Togolais de la Diaspora en Vacances à Lomé qui à sollicité sa participation. Ce qui a été acceptée.
- Mais c'est un regret pour nous que la Diaspora n'ait été officiellement représentée.

3- Y a-t-il des réformes qui concernent spécifiquement la diaspora ? Avez vous noté leurs prises en compte ou mention dans les communications des participants de l'atelier HCRRUN?

- La réforme primordiale pour la Diaspora c'est le droit de vote à toutes les élections ; pour n'avoir pas personnellement pris part aux assises Le Parti Les Démocratesne peut affirmer si cela a été prise en compte mais c'est fondamentale d'en tenir compte.

4- Selon plusieurs participants de l'atelier HCRRUN, il y a une lueur d'espoir pour aller finalement vers la mise en œuvre de l'APG. Certains ont parlé de préalables, certains ont parlé de consensus, d'autres se sont réjouit de l'élargissement des acteurs à la société civile, l'armée et les chefs religieux.
Qu'est-ce qui doit être fait de différent aujourd'hui pour réussir cette mise en œuvre par rapport à 2006 ?

- Nous pensons judicieusement que ce qui peut faire avancer les choses c'est la bonne foi de Faure Gnassingbé.

2eme partie

-Qu'avez-vous à dire après avoir lu ou écouté les autres intervenants du panel?

Nous avons bien lu et écouté avec attention les autres intervenants sur le panel et nous retenons que tous les intervenants sont d'avis qu'il faut faire quelque chose pour faire bouger les lignes, la classe politique se doit d'œuvrer pour trouver une solution radicale à la crise politique au Togo qui n'a que trop duré ; au même moment ce qui embête c'est la mauvaise foi affichée du pouvoir dictatorial en place qui ne favorise pas ce déclic qui permettra aux togolais de se faire confiance.

Le retard accusé dans le post de cette dernière partie du débat conforte les sceptiques dans leurs positions quand on connait le sort ambigu réservé aux conclusions de l'atelier du HCRRUN et le comportement malsain des députés RPT-UNIR lors de la séance de la commission de loi pour étude de la proposition de loi de l'ANC-ADDI sur les réformes.

Tout compte fait nous restons et demeurons des saints thomas ; on verra bien la couleur de la commission qui sera mise en place pour traduire dans les faits les propositions de réformes.

Réponses de Mr Zepp Kouete, Président 'Les PROPOSANTS'

1ere partie

1- Quelle appréciation donnez-vous à l'atelier du HCRRUN sur les réformes avant les travaux et quel jugement portez-vous là-dessus après les travaux ?

Zepp KOUETE : Toute démarche initiée ou demandée pour apaiser et/ou régler la crise politique de notre pays doit être acceptée et essayée tant qu'on n'a pas la solution magique sous la main.Sans langue de bois, c'est une rencontre de plus par ce que nous n'avons que des Recommandations comme les autres dialogues APG, CNDH, CVJR, CPDC, 1 et 2. Les Réformes s'imposent à tous les togolais qu'ils soient Universitaires ou Vendeuses de piment aux marchés et je peux même dire que les Vendeuses sont plus conséquentes que nos intellectuels qui souvent font de l'esprit au lieu de dire les choses telles qu'elles sont. J'ai l'impression que ces exercices de création des commissions de dialogue sont une stratégie politique pour paraître auprès de la Communauté Internationale. Nous attendons de voir …

2- Beaucoup de togolais ont noté l'absence des délégations de la diaspora togolaise à cet atelier, qu'avez vous à dire sur cela ?

Zepp KOUETE : NON , On vous dira qu'un Togolais de la Diaspora en vacances à Lomé a saisi l' HCRRUN pour s'inviter et on lui a trouvé un badge pour assister à cette rencontre…Soyons sérieux !!! Bref Vous savez, les gouvernants ont des discours attrayants par rapport à la Diaspora qui en fait est le poumon économique et la 6e région de notre pays par rapport au nombre des togolais à l'extérieur (près de 2millions), mais dans les actes concrets, ils font de la diversion. Certes, il y a une amélioration à l'aéroport pour l'accueil des togolais de la Diaspora où le Visa est gratuit ou n'est plus exigé pour ceux qui peuvent prouver qu'ils sont togolais d'origine. Pour avoir été le 1er Administrateur délégué du Mouvement citoyen de la Diaspora Togolaise en Europe (MDTE), je peux vous dire que les attentes de la Diaspora ne sont pas prises en compte.

3- Y a-t-il des réformes qui concernent spécifiquement la diaspora ? Avez vous noté leurs prises en compte ou mention dans les communications des participants de l'atelier HCRRUN?

Zepp KOUETE : L'Accord Politique Global (APG) signé par les acteurs politiques en 2006, a inséré en son annexe 2 le problème de la Diaspora, par ce que nous avons lutté à l'époque en Europe. Dix ans après, il y a eu des Actions timides. Les gouvernants ont créé une cellule à la Primature, un Coordonnateur de la Diaspora a été même nommé ; Antoine GBEKOBU des Etats-Unis, quelques années après, il est obligé de repartir par ce que des freins politiques du Ministère des Affaires Etrangères ne le permettent pas de déployer ce programme. C'est triste.Les Réformes pour la Diaspora sont nombreuses, mais en priorité c'est le Droit de VOTE lors élections en tous genres (municipales, législatives, présidentielles) et l'allègement des taxes pour douanières et d'accompagnement pour le retour au pays. Dédouaner les outils, les équipements, les véhicules, payer les charges de location des bureaux ou entrepôts d'usines ; vous serez essoufflé en une année et repartir. L'exonération des impôts pendant au moins 2 ans pour permettre à ces togolais de la diaspora de créer la richesse au pays mais nos cris ne sont pas entendus.Certains participants ont relevé la question de la Diaspora mais comme je le disais, ce n'est pas un sujet important.

4- Selon plusieurs participants de l'atelier HCRRUN, il y a une lueur d'espoir pour aller finalement vers la mise en œuvre de l'APG. Certains ont parlé de préalables, certains ont parlé de consensus, d'autres se sont réjouit de l'élargissement des acteurs à la société civile, l'armée et les chefs religieux.
Qu'est-ce qui doit être fait de différent aujourd'hui pour réussir cette mise en œuvre par rapport à 2006 ?

Zepp KOUETE : C'est vrai que les échanges au début étaient timides, après quelques 3 jours et surtout les ateliers en commission Vendredi ont permis aux panelistes de s'ouvrir et aborder des questions fâcheuses mais le consensus a été dégagé. Une brochette de Recommandations, de bonnes intentions sont alignées mais à quand cette REFORME ?La volonté politique des Gouvernants est au défi. L'Ambassadeur de l'UE au Togo, Nicolas Berlanga-Martinez,a salué l'initiative, mais toutefois, dénonce la multiplication des dialogues infructueux.Pour moi, il faut aller au Référendum d'Initiave Populaire (RIP). Depuis 2005, la démotivation et la résignation sont les conséquences de la mauvaise volonté des acteurs. Le boycott, le taux d'abstention des élections de 2010, de 2013 (législatives), de 2015 sont en forte croissance et sans un référendum avant de 2018 ou 2020, les populations n'ont plus confiance à la CENI ni aux gouvernants.Redonner confiance à la population, c'est Organiser un REFERENDUM au lieu de faire de la diversion.

2eme partie

Qu'avez-vous à dire après avoir lu ou écouté les autres intervenants du panel ?

Je dirai que les préoccupations des panélistes sont identiques sur les questions posées et les réponses se rejoignent sur l'amélioration de notre cadre de vie commun qu'est le TOGO.

Zepp KOUETELes PROPOSANTS
Réponses du DR Yves Ekoué AMAÏZO, Coordonnateur du CVU-TOGO-DIASPORA

0 : Quels commentaires sur les propos de Me Zeus Ajavon surles travaux de l'atelier de réflexion et d'échanges sur les réformes politiques et institutionnelles ?

Dr Amaïzo : Tout d'abord, je remercie Ici-Lomé pour l'invitation. Je rappelle que le sujetporte sur le Togo, l'atelier national de réflexion et d'échanges sur les réformespolitiques et institutionnelles et notamment la synthèse des travaux de la journée du 11juillet 2016. Les principales conclusions ont été reprises sur le site de Togo Tribune, voir http://togotribune.com/togo-atelier-national-de-reflexion-et-dechanges-sur-lesreformes-politiques-et-institutionnelles-synthese-des-travaux-de-la-journee-du-11-juillet-2016/.

Le CVU-TOGO-DIASPORA que je coordonne n'a pas pour habitude de commenter des points de vue qui n'engagent que ceux qui les expriment. Mais il y a malgré tout un problème dans les propos de Me Zeus Ajavon que je cite « je suis convaincu, peut être que l'histoire me démentira, qu'à la fin de cet atelier le miracle se fera pour le Togo ».Mr Zeus Ajavon espère donc un miracle pour le Togo à la suite des réformes.
Avec le système du réseau et du clan de Faure Gnassingbé qui n'a apporté que des mirages à l'ensemble de la classe politique togolaise dès lors que celle-ci offrait une alternative différente du RPT/UNIR, à défaut d'être pessimiste, il convient d'être extrêmement vigilant pour ne pas servir de caution à une énième manœuvre pour s'éterniser au pouvoir sans la vérité des urnes.
Par ailleurs, la séparation de l'Église et de l'État doit être claire. Avec la convocation unilatérale de Faure Gnassingbé sur des réformes constitutionnelles et institutionnelles au Togo, on est bien dans le champ politique et non religieux. A ce titre, il aurait été plus convaincant de préciser les points effectifs de progrès qui permettent d'être optimiste sur la finalité de ces réformes à sens unique. Aussi, les propos de Zeus Ajavon n'engagent pas le collectif pour la vérité des urnes de la Diaspora.

1 : Quelle appréciation donnez-vous à l'atelier du HCRRUNsur les réformes avant les travaux et quel jugement portez-vous là-dessus après les travaux ?

Dr Amaïzo : Le HCRRUN est une émanation de Faure Gnassingbé qui n'a pas respecté ni l'esprit, ni les textes de l'Accord Politique Global de 2006. Il s'agit en fait d'un passage en force pour refuser la parité et le parallélisme des formes juridiques. En effet, lors de l'Accord Politique Global, il y avait clairement deux grands groupes d'acteurs : ceux qui émanaient de la mouvance présidentielle de Faure Gnassingbé et ceux qui proposaient une autre alternative de gouvernement. Lorsqu'on signe un contrat à deux, c'est à deux qu'on le défait et que l'on s'entend sur une nouvelle approche. Hors, Faure Gnassingbé, dans son habitude du « fait du Prince », a choisi le passage en force en toute non démocratie en décidant unilatéralement, souvent pour plaire aux bailleurs de fonds occidentaux, de monter une opération séduction qu'il contrôlera du début à la fin, en s'assurant d'exclure tous ceux qui pourraient faire des propositions relatives à sa démission du pouvoir pour mauvaise gestion stratégique et contrevérité des urnes. Pour réussir un tel forfait, il fallait le faire seul sans les groupes alternatifs présents lors de l'Accord Politique global de 2006. Faure Gnassingbé a donc soigneusement choisi ceux qui ne vont pas le contester en refusant de respecter le parallélisme des formes que constitue la parité : un groupe représentant la mouvance présidentielle (RPT/UNIR et ses partis satellites) et un groupe représentant les partis ou mouvements offrant des alternatives différentes du futur du Togo. Il s'agit donc d'une décision unilatérale de Faure Gnassingbé.
Aussi, les travaux du HCRRUN ne seront que le reflet d'une structure de conseil non lié à Faure Gnassingbé. Ses décisions ou recommandations n'engagement pas le CVU-TOGODIASPORA, et vraisemblablement pas une grande majorité des citoyens togolais comme ceux de la Diaspora.
Je n'ai aucun jugement à porter sur des structures nommées par Faure Gnassingbé,payées par Faure Gnassingbé et travaillant pour lui permettre de rester au pouvoir encore pendant au moins trois mandats additionnels de 5 ans.
En tant que journaliste, je me permets de vous rappeler que votre travail consiste à faire émerger la vérité des faits et non à récolter les appréciations ou jugements d'un tel ou d'un tel, sinon, vous seriez complice d'une grande manœuvre de légitimation du pouvoir de Faure Gnassingbé, un pouvoir fondé sur la République de la contrevérité des urnes que les partis dits d'opposition refusent de contester officiellement et légalement.

2 : De nombreux Togolais et Togolaises ont noté l'absence des délégations de la Diaspora togolaise à cet atelier, qu'avez-vous à dire sur cela ?

Dr Amaïzo : Faure Gnassingbé a refusé de recenser la Diaspora togolaise, afin de les priver du droit de vote. Faure Gnassingbé a repris les conclusions et recommandations du Conseil Mondial de la Diaspora Togolaise (CMDT) sur le rôle de la Diaspora togolaise comme 6e région autonome et indépendante du Togo, avec à ce titre un budget propre et un organe de gestion propre.
Il faut néanmoins savoir qu'il existe au moins trois grandes catégories de Togolais et Togolaises dans la Diaspora, ce qui nous amène à parler des Diasporas togolaises. Il convient de citer :

1. La Diaspora togolaise alignée et adoubée par Faure Gnassingbé, souvent plus pour des raisons de ventrologie que de conviction profonde sur l'efficacité de la gouvernance menée ;
2. La Diaspora togolaise indifférente qui se dit « apolitique » alors que souvent elle va choisir d'oublier le Togo mais ne peut oublier de financer les parents restés au pays. Cette Diaspora togolaise privilégie sa nouvelle nationalité compte tenu de tracasseries administratives pour obtenir le passeport togolais et le véritable racket que cela constitue en termes de paiements de droits fiscaux ou de droits liés à la corruption de proximité ;
3. La Diaspora togolaise indépendante et offrant d'autres alternatives que celles proposées par les affidés du système de Faure Gnassingbé et qui, pour des raisons diverses, n'arrive pas à cotiser et s'organiser collectivement pour peser sur les décisions des pays occidentaux lesquels continuent à faire passer leurs priorités avant celles des citoyens togolais au Togo, ce que Faure Gnassingbé accepte pour mieux perdurer au pouvoir.

Aussi, sans un recensement sérieux et indépendant de plus de 2,3 million de Togolais et Togolaises de l'extérieur, sans la présence d'une représentation d'une Diaspora togolaise indépendante au cours du processus de retour vers la vérité des urnes faussement appelé « réformes constitutionnelles et institutionnelles », il y a de grandes chances que Faure Gnassingbé, par le truchement de la coercition, l'argent et les achats de conscience utilise ses réseaux ésotériques, politiques et autres pour faire représenter la Diaspora togolaise alignée sur le RPT/UNIR. Par extension, Faure Gnassingbé pourra aussi utiliser la Diaspora inconsciente des enjeux et qui se dit « apolitique » et prête à recevoir des médailles de ceux-là même qui sont à la source de leur émigration vers des cieux plus démocratiques et offrant des opportunités d'emplois. Ces derniers oublient d'ailleurs que leur réussite individuelle est justement et souvent systématiquement liée au fait qu'il n'y a pas eu d'intervention de Faure Gnassingbé et ses affidés dans leur parcours professionnel.
Bref, si la règle de la parité de représentation avait été respectée lors de la convocation du HCRRUN par Faure Gnassingbé, c'est-à-dire que si les deux groupes de l'APG à savoir la mouvance présidentielle d'une part, et d'autre part, les groupes de l'alternance au pouvoir avaient été reconstitués, les Diasporas togolaises indépendantes auraient certainement eu la possibilité de se faire représenter d'une manière ou d'une autre. Mais Faure Gnassingbé dans sa logique de mépris de l'autodétermination des Togolais et Togolaises de la Diaspora et mué par la seule volonté de récupérer l'envoi de 340 million de dollars des États-Unis ($EU) par an du fait de la faillite de la gouvernance de Faure Gnassingbé qui a contribué à porter la pauvreté au niveau de 70 % de la population togolaise en moins de 10 ans, ne pouvait qu'exclure la Diaspora togolaise indépendante de ses réformes. En effet, il ne s'agit pas de réformes pour les Togolais ou Togolaises, qu'ils ou elles soient ou pas de la Diaspora. Il s'agit de réformes pour que le système de Faure Gnassingbé perdure avec l'assentiment de tous ceux qui auront graduellement été convaincus de le soutenir, par la carotte ou par la chicotte.

3 : Y-a-t-il des réformes qui concernent spécifiquement la Diaspora ? Avez-vous noté leurs prises en compte ou mention dans les communications des participants de l'atelier HCRRUN?

Dr Amaïzo : Ce n'est pas à Faure Gnassingbé de déterminer les réformes qui concernent spécifiquement la Diaspora togolaise. C'est à la Diaspora responsable, autonome et indépendante de lui faire des propositions pour lesquelles il doit mettre un budget à disposition pour les mettre en œuvre. Il suffit d'ailleurs de relire les recommandations du Conseil Mondial de la Diaspora Togolaise adoptées à Bonn en Allemagne pour mieux comprendre que Faure Gnassingbé ne peut s'autoproclamer le « coordonnateur » de la Diaspora togolaise et organiser des réunions au Togo. Il choisit ainsi de priver la Diaspora de son indépendance. Mais de nombreux Togolais et Togolaises de la Diaspora n'y ont rien compris et préfèrent prendre les billets d'avion et aller faire de la représentation qui, avec le temps, devient de la compromission et de l'alignement. Ils sont aussi nombreux à passer de la catégorie de la Diaspora indépendante et autonome à la catégorie de la Diaspora alignée et adoubée par Faure Gnassingbé. Ils et elles sont connus dans la Diaspora.

4 : Selon plusieurs participants de l'atelier HCRRUN, il y a une lueur d'espoir pour aller finalement vers la mise en œuvre de l'APG. Certains ont parlé de préalables, certains ont parlé de consensus, d'autres se sont réjouis de l'élargissement des acteurs à la société civile, l'armée et les chefs religieux.

Dr Amaïzo :Mais quelle est votre question ? Si la convocation du HCRRUN est faite par Faure Gnassingbé et qu'il paye les principaux participants qui doivent prendre des décisions, comment voulez-vous que ces gens ne disent pas ce que Faure Gnassingbé souhaite entendre. L'élargissement à d'autres acteurs relève de la mystification. Faure Gnassingbé a systématiquement exclu l'ensemble de la Diaspora en refusant de les recenser et donc de leur donner le droit de vote et d'autodétermination. Quant à certains acteurs de la société civile, à certains ecclésiastiques et chefs religieux de tous bords, voire même à des responsables de l'armée et des corps habillés, ils doivent répondre « AMEN » à tout ce que dit la voix de leur maître. CVU-TOGO-DIASPORA n'est pas engagé par la fausse lueur d'espoir qui ne repose sur rien de tangible, encore moins sur des discussions approfondies sur la condition d'organisation de la prochaine contre-vérité des urnes au Togo, tant au niveau des élections locales, législatives et présidentielles alors que chacun sait qu'il n'existe pas de séparation entre la justice et l'Etat.
Alors de grâce, laissez ceux qui possédés par cette forme perverse du rêve qu'est l'illusion de continuer à croire à la lueur d'espoir. Cela fait près de 50 ans que le Togo vit sous la contrevérité des urnes, le refus de l'autodétermination du peuple togolais et l'autocratie. Alors, ceux qui voient une lueur d'espoir alors que Faure Gnassingbé met en prison et fait kidnapper des membres de la Diaspora et des journalistes dans le Togo de 2016…sans compter ceux qui perdent leur emploi ou leur terrain ou propriété parce qu'ils ou elles ne sont pas membres du RPT/UNIR, etc. Si une partie des Togolais et Togolaises adepte de la ventrologie veut continuer à rêver, que personne ne l'en n'empêche !
L'autre Togo, celle des alternatives et du bien-être pour la majorité et non pour la minorité s'organisera sans les premiers.

5 : Qu'est-ce qui doit être fait de différent aujourd'hui pour réussir cette mise en œuvre par rapport à 2006 ?

Dr Amaïzo : Il faut d'abord rétablir la parité en acceptant qu'au Togo, chacun soit clairement classé :

1. Soit dans le camp de la mouvance présidentielle ;
2. Soit dans le camp des alternatives pour la vérité des urnes ;
3. Soit dans le camp des indifférents et autres opportunistes.

Chaque groupe pourra alors s'organiser pour envoyer ses représentants pour qu'un débat effectif s'instaure, sans être sous les ordres et les menaces de Faure Gnassingbé. Mais le HCRRUN n'est qu'une mystification supplémentaire pour gagner du temps et tenter de faire disparaître l'Accord Politique Global de 2006. Maintenant, face à l'échec du HCRRUN en termes de propositions intégrant l'ensemble des Togolais et Togolais y compris ceux de la Diaspora, il faut bien constater que l'approche adoptée par Faure Gnassingbé d'aller chercher quelques « intellectuels » qui confondent les enceintes universitaires avec les conditions d'autodétermination du peuple togolais, la méthodologie doit être revue avec des experts indépendants de Faure Gnassingbé. Par ailleurs, si le HCRRUN décide de relancer l'APG en en faisant un bilan et un audit objectif et indépendant par des experts indépendants, peut-être alors que les bases de discussions paritaires pourraient être trouvées. Mais mener des discussions sous les menaces multiples de Faure Gnassingbé et ses affidés ne peut augurer aucune conclusion positive pour le peuple togolais. Mais là encore, si le peuple togolais a choisi de ne pas combattre l'arbitraire, le faux-semblant et se laisser bercer et berner par de vraies « fausses réformes » organisées par Faure Gnassingbé et ses sbires, alors tant pis pour ce peuple.
Je vous remercie pour l'invitation et souhaite que mon texte ne soit ni coupé, ni changé, ni soumis sans le nom de l'auteur, ni sans faire référence à CVU-TOGO-DIASPORA. Malheureusement, cette pratique a eu lieu sur certains médias togolais par le passé. CVU-TOGO-DIASPORA reste disponible pour de plus amples éclaircissements si les demandes sont sérieuses et allant dans l'intérêt de l'autodétermination du peuple togolais y compris ceux de la Diaspora.
Personne ne croira à une République togolaise fondée sur la contre-vérité des urnes.

2eme partie

Qu'avez-vous à dire après avoir lu ou écouté les autres intervenants du panel ?

Il est clair que la Diaspora togolaise indépendante est exclue par le régime de Faure Gnassingbé.


20 juillet 2016
Dr Yves Ekoué AMAÍZO.
Coordonnateur CVU-TOGO-DIASPORA
Réponses de Sena ALIPUI, Président de l'UFC Canada, Membre du GRAD

1- Quelle appréciation donniez-vous à l'atelier du HCRRUN sur les réformes avant les travaux et quel jugement portez-vous là-dessus après les travaux ?

J'ai placé beaucoup d'espoir dans l'atelier du HCRRUN avant les travaux parce le sujet des réformes est important, particulièrement pour les politiciens Togolais et aussi parce que les acteurs du HCRRUN du moins Mme NANA et Mme KPONDZO-AHIANYO sont des actrices crédibles. Acteur à la fois politique et acteur de la société civile, ma perspective est plus large et de cette double perspective, nous pensons qu'il faut une refondation de l'État Togolais et la mise en place d'une assemblée constituante. Il est trop tôt pour juger ou du moins évaluer la portée des travaux de cet atelier, c'est au fil du temps et à la mise en pratique des conclusions qu'on pourra juger.

2- Beaucoup de togolais ont noté l'absence des délégations de la diaspora togolaise à cet atelier, qu'avez-vous à dire sur cela ?

J'ose croire que le HCRRUN a agi au mieux de sa capacité compte tenu de ses contraintes, ils ont mon appui dans leur mission et je préfère ne pas les critiquer publiquement. Il faut cependant noter que sur 7 millions de Togolais omettre 2.3 millions, représentant 200 milliards par an ou près 2000 milliards injectés dans le pays depuis 2005, il faut le faire. L'absence de la diaspora à cet atelier pose l'éternelle question de la légitimité de ceux qui parlent et prennent des décisions au nom du plus grand nombre. Au Togo, on préfère se coopter pour faire une activité et on dit que la nation se retrouve. Pour que la nation se retrouve il faut que les populations (incluant la diaspora) désignent leurs représentants. Il faut aussi dire que si la diaspora était mieux organisée, constatant qu'on l'a omise dans les invitations, elle aurait pu saisir le HCRRUN pour corriger ce manquement et être présente. Cet épisode doit pousser la diaspora à se structurer pour jouer son rôle et influer sur le cours de l'histoire du Togo.

3- Y a-t-il des réformes qui concernent spécifiquement la diaspora ? Avez-vous noté leurs prises en compte ou mention dans les communications des participants de l'atelier HCRRUN ?

Il for possible et probable qu'il y en ait eu mais je n'ai rien vu ni rien entendu. Concernant la diaspora, elle n'a pas toute l'attention qu'elle mérite pas seulement du gouvernement mais aussi de l'opposition. Vous notez au passage que lors du dernier dépôt de projet de loi pour réformer la constitution par l'opposition, rien ne touche la diaspora. Il semble que les réformes c'est juste pour permettre l'alternance.Les réformes qui doivent figurer en tête de liste concernant la diaspora sont :
- Le droit de vote
- L'assouplissement des conditions d'éligibilité des bi nationaux.
- Des mesures fiscales particulières pour favoriser les investissements de la diaspora.

4- Selon plusieurs participants de l'atelier HCRRUN, il y a une lueur d'espoir pour aller finalement vers la mise en œuvre de l'APG. Certains ont parlé de préalables, certains ont parlé de consensus, d'autres se sont réjoui de l'élargissement des acteurs à la société civile, l'armée et les chefs religieux.

Le Togo n'a pas un problème d'APG ou de réformes partielles de sa constitution. Le Togo a un problème de légimité de ses dirigeants et de ses institutions.Voilà un pays de 7 millions d'habitants plus 2.3 millions à l'extérieur soit 9.3 millions. La plupart des habitants du pays n'ont pas de pièces d'identité, quant aux 2.3 millions ils n'ont pas le droit de vote.Le corps électoral est d'environ 3 millions au Togo et sans doute plus ou moins 1 million pour la diaspora. Les résultats frauduleux créditent le chef de l'État de 1.2 millions de voix et on attribue 600 000 à l'opposition. Ces résultats frauduleux additionnés (1.8 millions) pris tel quel ne font même pas 50% du véritable corps électoral.Le ministre Manganawé disait récemment que l'APG est caduc, on a failli le manger tout cru mais en réalité l'APG est caduc…ce n'est pas la faute à Manganawé c'est la faute à ceux qui ont refusé d'appliquer l'APG à savoir le pouvoir UNIR et l'ANC.
Qu'on ait élargi le groupe qu'on consulte est une bonne chose, mais pour résoudre un problème de légitimité, il faut redonner la parole au peuple, à la base pour qu'ils désignent leurs représentants.

Qu'est-ce qui doit être fait de différent aujourd'hui pour réussir cette mise en œuvre par rapport à 2006 ?

Je prêche et je prêcherai sans relâche que pour résoudre la crise politique Togolaise, il faut redonner la parole au peuple à travers la mise en place d'une assemblée constituante.
J'attends de la médiatrice de la République et Présidente du HCRRUN qu'elle organise un dialogue entre le pouvoir et l'opposition parlementaire qui va aboutir à la mise en place d'un gouvernement de transition dont l'objectif sera d'organiser l'élection d'une assemblée constituante.Cette assemblée constituante va rédiger une nouvelle constitution qu'elle soumet au peuple pour approbation par référendum.
À l'issue de ce processus nous entrons dans une nouvelle République avec une constitution légitime et adaptée au Togo d'aujourd'hui et de demain.
On ne peut pas suspendre tout un pays aux désidérata d'une minorité qui au gré de son humeur signe des accords avec ses amis ou ennemis, accords sans lendemain.
Pour faire mieux qu'en 2006, nous sommes au pied du mur il faut redonner la parole au peuple.

2eme partie

Qu'avez-vous à dire après avoir lu ou écouté les autres intervenants du panel ?

Tout je tiens à vous remercier et vous féliciter pour l'initiative de la rubrique leader à l'écoute, c'est important qu'en dehors des forums et de la rues il y ait des cadres dans lequels on puisse parler de politique plus sérieusement pour avancer le débat sur des questions importantes et à termes aider à apporter des changements concrets.

Après avoir écouter les intervenants, je retiens que la situation politique actuelle ne satisfait personne, autrement dit, le statu quo n'est pas la solution...Maintenant comment aller vers le changement c'est tout un autre problème, certains comme proposent le dialogue, d'autres ont complètement perdu confiance dans les autorités de fait du pays...

Sena ALIPUI
Réponses de Mr Koffi Senam NYAZOZO, Juriste, Chargé à la Communication de GFSA, Groupe Fenêtre sur l'Afrique basé en Suisse.


1- Quelle appréciation donniez vous à l'atelier du HCRRUN sur les réformes avant les travaux et quel jugement portez vous là-dessus après les travaux ?

Quel est l'intérêt de démultiplier les commissions depuis 2005 ?
A notre humble avis, le regard que porte GFSA sur cet atelier n'a pas varié d'un iota, en ce qu'il rassemble les fondamentaux de l'illégitimité.
La mise en place de cet atelier révèle simplement que l'Assemblée Nationale n'est en réalité, qu'une caisse enregistreuse.

L'utilité de cet atelier serait pertinente si tant est, que les travaux étaient remis aux deputes, afin que ces derniers puissent naturellement faire leur travail et voter le projet de loi sur les réformes, actuellement pendant en leur lieu de reunion.

Curieusement, tout le monde s'en félicite à l'effet de donner une onction implicite au fait de voler de commission en commission, sans jamais s'attaquer au concret: l'adoption et la mise en oeuvre des réformes.

Le HCRUNN sauf erreur de notre part, aurait été d'intérêt et d'utilité pour tous les Togolais, en l'hypothèse où en serait sorti un consensus politique permettant l'adoption idoine desdites réformes.

Or tel n'est point le cas. Pendant que le Togo est dans une situation délétère, on se félicite d'avoir pu discuter et on remet l'essentiel une fois de plus à plus tard.

Comme si celles et ceux qui meurent faute de soins ou du minimum vital, attendront.

Devons nous alors nous inscrire dans un championnat de felicitations tout simplement parce qu'on a pu discuter, en attendant la mise en place d'une nouvelle commission ?

Chacun y répondra.

Soyons donc responsables et sachons dire: ça suffit!

2- Beaucoup de togolais ont noté l'absence des délégations de la diaspora togolaise à cet atelier, qu'avez vous à dire sur cela ?

Cela n'a rien de surprenant, à fortiori au regard du succès de la fameuse soirée de la réussite de la Diaspora organisée par Mr DUSSEY.

Lorsque les uns considèrent leurs concitoyens vivant en dehors du Togo, comme étant des apatrides: que peut-on espérer de plus ?

Lorsqu'au cours d'un séjour à l'étranger, on est affable à distribuer des prébendes (250 €) à ses concitoyens: quel regard objectif peut-on porter sur l'apport de ces derniers quant à la mise en oeuvre des réformes?

Par ailleurs, c'est le lieu de noter la confusion entre vitesse et precipitation dans le but d'enfouir le rôle des deputes, perdant ainsi naturellement de vue certaines evidences.

Enfin, se pose à nouveau la question relative à la légitimité d'un tel atelier qui au fond, n'est en rien representatif du Peuple souverain.

3- Y a-t-il des réformes qui concernent spécifiquement la diaspora ? Avez vous noté leurs prises en compte ou mention dans les communications des participants de l'atelier HCRRUN?

Le principal sujet qui d'ailleurs est sur toutes les lèvres est celui relatif au droit de vote de la diaspora.

Ceci étant precisé, il faut rappeler que le HCRRUN n'a pas vocation à mettre en oeuvre les réformes y compris ce droit de vote.

Partant, que cela soit pris en compte dans les communications ou pas, cela ne change rien à la réalité.

Cette question et d'autres encore comme celle de la representation de la diapora dans l'hémicycle, sera essentielle une fois les yeux rivés sur le projet de loi déposé à l'Assemblée Nationale.

4- Selon plusieurs participants de l'atelier HCRRUN, il y a une lueur d'espoir pour aller finalement vers la mise en œuvre de l'APG. Certains ont parlé de préalables, certains ont parlé de consensus, d'autres se sont réjouit de l'elargissement des acteurs à la société civile, l'armée et les chefs religieux.
Qu'est-ce qui doit être fait de différent aujourd'hui pour réussir cette mise en œuvre par rapport à 2006?


Discuter du projet de lois pendant à l'Assemblée Nationale puis le faire voter.

Nous considérons que la lettre pastorale est une contribution pertinente qui n'ouvre point nécessairement le besoin à leur participation à un quelconque atelier, voire à une nouvelle commission.

Nous notons que cet atelier tout au plus permis aux scientifiques d'apporter leur contribution sans doute au débat, à present place au vote du projet de lois.

Il faut donc savoir siffler la fin de la récréation et passer aux choses concrètes.

A toutes fins utiles, nous rappelons qu'en marge dudit atelier, les propos de la representation diplomatique de l'Union Européenne, principal bailleur de fonds des pouvoirs publics Togolais, par la voix de Mr BERLANGA-MARTINEZ ne disent pas autre chose: “…la multiplication des initiatives de dialogue sans résultats tangibles contribue au sentiment de frustration…”
Réponses de Mr Ayite CREPPY, Coordonateur général du CMDT

Avant de répondre à vos questions au nom du Conseil mondial de la diaspora Togolaise, je voudrais vous préciser ce que nous sommes et les raisons pour lesquelles nous avons accepté de participer à cette consultation

0- Présentation du CMDT
Nous avons accepté de participer à cette consultation car pour nous le TOGO est un bien commun et c'est au nom de ce bien commun que nous avons créé cette organisation pour agir en faveur du Togo et des Togolais de la diaspora

Le CMDT signifie (Conseil Mondial de la diaspora Togolaise)

Créé en 2009 à Bonn par 250 Togolais ou personnes d'origine Togolaise de 17 nationalités,

Le CMDT est une organisation indépendante de la diaspora Togolaise qui oeuvre depuis sa création en vue d'agir dans les axes suivants :

Notre Sens :-Fédérer les énergies de la diaspora Togolaise, leurs partenaires et amis au service de l'état de droit, l'intérêt général et le développement Notre vision :

INTEGRER LA DIASPORA COMME LEVIER DE LIBERTE,SOLIDARITE ET DE PROSPERITE , EN ETANT

ACTEUR de la réussite, de l'efficacité et du rayonnement du Togo et des Togolais

Nos valeurs portent sur
• Engagement réciproque, fraternité, solidarité, partage , tolérance,
• responsabilité individuelle et collective, efficacité

Nos domaines d'action visent à

1-MOBILISER LA DIASPORA TOGOLAISE, SES PARTENAIRES ET AMIS

2- IMPULSER, PROPOSER DES CHANGEMENTS ET EVOLUTIONS POSITIVES AU SEIN DE LA DIASPORA ET AU TOGO

3-Agir sur des projets concrets dans les domaines visés: Etat de droit, intérêt général, développement

4-SOUTENIR LES PORTEURS DE PROJETS générateurs d'améliorations des conditions de vie, créateur de prospérité et de solidarité à L'EXTERIEUR OU L'INTRERIEUR DU Pays

5-Co-construire des partenariats, et plateformes passerelles pour la diaspora

6-Mener des actions de lobbying en faveur du TOGO et des Togolais

7-Eveiller, sensibiliser et informer sur le Togo, sa réalité et son devenir

Le CMDT n'est pas un parti politique, encore moins un syndicat et toutes nos actions sont réalisées avec nos propres moyens

Nous avons à ce jour beaucoup agit et pour information nous avons
- Publié les 49 solutions pour le TOGO en 2009
- Publié un document sur notre vision du TOGO en 2030 : Communication 6 : Diaspora et développement économique du TOGO à la demande du gouvernement TOGOLAIS (Dec2014/Janvier 2015)
- Organisé 13 manifestations et réflexions à Lomé et dans la plupart des grandes villes d'Europe où résident les communautés Togolaises
- Permis dans nos domaines d'état de droit de mettre en place des observations des dernières élections au TOGO
- d'intérêt général : d'organiser l'intervention des associations Togolaises dans les domaines d'accès à l'eau potable, le micro crédit, l'éducation
- Le développement dans les filières d' énergie propre
- Le Togo est notre bien commun et cela signifie pour nous qu'il y a des sujets sur lesquelles nous devons avoir consensus pour construire et bâtir un TOGO sur cela.

Notre doctrine : Le TOGO, NOTRE BIEN COMMUN

il s'agit bien de la doctrine de notre mouvement définie et portée par la conviction que les divisions multiples du Togo (géographiques, économiques, sociales, et politiques) ne servent pas ce pays.

Il faut en sortir et montrer la voie en tant que diaspora organisée et soucieuse d'apporter des solutions aux problèmes du TOGO.

Penser le bien commun, c'est se regarder soi-même et définir les règles de sa propre cohérence dans un TOGO éclaté , C'est se préoccuper de l'ensemble des conditions de vie sociale qui permettent aux TOGOLAIS ET TOGOLAISES, aux familles et aux communautés internes et externes de s'accomplir plus complètement et plus facilement. […] C'est proclamer que l''exercice de l'autorité politique doit toujours se déployer dans les limites de l'ordre moral en vue du bien commun, conformément à un ordre juridique légitimement établi ou à établir. C'est prendre conscience enfin que la collectivité des citoyens est mieux servie lorsqu'elle recherche le bien commun de ses membres.

L'un des moyens pour y arriver consiste à répondre aux conflits par le dialogue et développer l'art de la conversation.

Le chercheur en sciences politiques canadien Charles Blattberg qui a travaillé sur ce sujet nous propose 3 axes de réflexion à savoir que le bien commun peut être incarné par 3 sortes d'organisations politiques :

-Le bien commun émanant d'une organisation unitaire (royaume, pouvoir centralisé) n'accepte aucune proposition ni contestation

-Le bien commun incarné par le un pouvoir polyarchique permet d'avancer sur des sujets essentiels comme la modification de la constitution, le développement par la négociation et la médiation

-Le bien commun incarné par un pouvoir patriotique permet par contre en utilisant une approche à plusieurs niveaux à savoir identifier les sujets d'intérêts commun , amorcer un dialogue qu'il appelle la conversation, trouver des solutions durables et consensuelles sur ses sujets et les faire vivre.

Nous sommes adeptes de cette démarche patriotique au CMDT.

Aussi, avons –nous identifié au congrès de bruxelles quelques sujets d'intérêt commun et qui sont synonymes de bien commun.
-la refondation démocratique et républicaine du TOGO
- Comment bâtir l'état de droit au TOGO
-Comment développer le TOGO
-Comment prendre en compte le rôle, les droits et les devoirs de la diaspora

Il y en bien d'autres.

Ces sujets et leurs solutions ne sont l'apanage de gouvernements , ni de groupes constitués civils ou militaires mais sont l'affaire de tous les TOGOLAIS.

Ceux qui ont choisi de vivre durablement à l'étranger et qui sont souvent des citoyens actifs et conséquents de pays démocratiques doivent contribuer tout aussi activement à proposer leurs solutions.

Le TOGO notre bien commun à tous peut devenir une réalité à plusieurs conditions :

-1-IDENTIFIER AVEC LES ACTEURS DEMOCRATIQUES ET PATRIOTIQUES DES SUJETS D'INTERET COMMUNS SE SITUANT AU DESSUS DES CONTINGENGES PARTISANES

-2-CREER UN ESPACE DE DIALOGUE ET DE TRAVAIL REPUBLICAIN INTEGRANT LA REPRESENTATION DE LA DIASPORA

-3- PROPOSER DES SOLUTIONS SUR CES SUJETS ET THEMES ET METTRE EN PLACE UNE ORGANISATION CHARGEE DE LA METTRE EN OEUVRE

-4-INTEGRER LES 49 SOLUTIONS DU PREMIER CONGRES DE LA DIASPORA COMME PREMIERE CONTRIBUTION à CETTE DYNAMIQUE et NOS PROPOSITIONS DANS LE CADRE DE LA DEMARCHE DE PROSPECTIVE POUR LE TOGO

-5- CREER UN ESPACE DE MEDIATION POUR TOUS LES PROBLEMES que peuvent rencontrer notre pays afin de permettre aux forces politiques et autres organisations de pouvoir trouver des solutions sur différents sujets sans passer par des médiations stériles extérieures.

Le bien commun est l'affaire de tous et nous avons la capacité de trouver ensemble des solutions durables

Réponse 1

Dans un état qui se veut démocratique et conformément à notre doctrine, Le TOGO , Bien commun, l'atelier du HCRRUN est un espace de dialogue nécessaire pour poser les problèmes en permanence et co-construire les solutions pour l'avenir d'une part.
D'autre part, ces ateliers ne peuvent fonctionner valablement que si l'on tire les leçons du passé récent, du présent et donc fonder le dialogue.
En effet , le dialogue pour le dialogue peut devenir vite du « bavardage ».
Aussi est-il important de poser en préalable le sens, les enjeux et les résultats visés de ce type d'exercice.
Le sens de ce dialogue républicain se réfère-t-il aux idéaux de notre pays à savoir
Comment Faire du TOGO, l'or de l'humanité ?
Comment accomplir ensemble les valeurs qui nous transcendent à savoir :Travail, Liberté et patrie
Comment s'appuyer sur les piliers du Conseil mondial de la diaspora par exemple :
Consolider un Etat de droit, développer l'Intérêt général, favoriser le développement harmonieux et équilibré du TOGO.
La question se pose également aujourd‘hui de savoir pourquoi ce dialogue maintenant ?
Est-ce que c'est pour des raisons conjoncturelles ou structurelles ?
Est-ce que c'est pour sortir de la léthargie Togolaise ?
Est-ce que c'est pour sortir de la « fatigue » politique, économique et sociale de ce pays
Est-ce un dialogue de plus pour passer du temps sans lendemain ?
Pourquoi circonscrire ce dialogue aux questions institutionnelles et politiques qui nous semblent restrictives ?
La question des réformes et le lien avec la prospérité du TOGO économique, de l'attractivité, de son développement n'a pas été évoqué dans ce que nous avons lu.


Avons-nous conscience des attentes fortes du peuple valeureux Togolais ?
Avons-nous conscience du potentiel très important des hommes et des femmes du TOGO de l'intérieur comme ceux de la diaspora ?
Devons –nous parler du TOGO sans inclure en permanence sa diaspora ?
Quel est le coût économique, social et humain des réformes non effectués ces dernières années ?
Quels sont les impacts visés par la nouvelle volonté de du haut-commissariat ?
Quels moyens nous donnons nous pour mesurer les effets de toutes ces mesures et rencontres?
Quels liens tissons nous entre cette démarche , l'image du TOGO dans le monde ?

Avons-nous conscience que nous devons collectivement insuffler une énergie positive visant à mobiliser le TOGO et les Togolais de l'intérieur comme ceux de la diaspora pour aller de l'avant ?

Réponse 2

L'absence des délégués de la diaspora Togolaise et des organisations représentatives expérimentées comme le Conseil Mondial de La Diaspora Togolaise est incompréhensible en effet. Cette non invitation est un des enjeux du TOGO.

Nous sommes discriminés et une discrimination institutionnelle existe vis-à-vis de nous de la part de certaines institutions qui sont prompts à louer notre contribution économique mais oublient aussitôt que nous sommes soit des citoyens actifs, soit des enfants légitimes de ce pays.

Les institutions Togolaises parlent de nos devoirs vis-à-vis du Togo mais écartent systématiquement nos droits. C'est ainsi que nous sommes l'un des rares pays à n'avoir pas de dialogue direct, ouvert et constructif avec notre diaspora qui ne peut voter, être entendu sur ces propositions. Et , depuis 2009, les autorités du TOGO ont frappé différentes organisations de la diaspora d'une « FATWA » d'organisations politiques et donc de non désirables. Une diaspora officielle existe aux yeux de certaines autorités Togolaises et elle est décorée et appréciée pour ses réussites individuelles alors que nous privilégions l'action collective, durable , concrète et la volonté de contribuer à transformer le TOGO.

En dehors des autorités, si les familles et la population nous reconnaissent, il y a de la part de différentes organisations une défiance sur une guerre des places au TOGO alors même que le TOGO a besoin de tous les citoyens avec leurs talents et il y en aussi bien à l'intérieur comme à l'extérieur .

Réponse 3

Nous avons lu avec intérêt la revue de presse de cet évènement et nous aurions aimé avoir le détail des contributions et des échanges.A l'heure actuelle et sur la base de ce qu'à retransmis la presse locale , seule la conférence inaugurale du Doyen KOKOROKO a retenu notre attention car il pose un certain nombre de questions intéressantes sur la lettre et l'esprit des institutions, la prise en compte de notre culture , les mentalités, et surtout la question de l'unité du TOGO dans sa diversité . Ce dernier point nous semble fondamental car il pose la question de ce qu'être TOGOLAIS peut signifier aujourd'hui avec une diaspora et une immigration forte depuis 1940 et plusieurs générations diasporiennes que nous devons mobiliser pour le TOGO alors même qu'il n'y ont jamais mis les pieds et ceux qui ne vivent qu'au TOGO et qui ont une identité parfois fermée à leurs clans ou tribus ou terroirs.Ce thème est d'ailleurs celui déjà choisi pour notre prochain congrès.On note enfin une approche très administrative et juridique des interventions et ce juridisme exagéré est une des composantes de la culture politique de ce pays qui laissent libre cours à beaucoup d'interprêtations.Des réformes concernent la diaspora. Elles sont d'une part des propositions qui ont été faites par la diaspora cf Les 49 solutions pour le TOGO et d'autre part ,des propositions qui concernent la diaspora elle-même.A) Les solutions proposées dans le domaine d'un Etat de Droit

1. Adopter la recommandation d'un retour à la constitution de 1992 amendée pour inclure une disposition sur le vote de la diaspora ;2. Exprimer la solidarité du Congrès avec le peuple Nigérien en condamnant le référendum prévu pour modifier la constitution de ce pays ;3. Faire un appel solennel au chef de l'Etat, qui est également le chef des armées, de la police afin qu'il garantisse effectivement qu'aucun membre de l'armée et des forces de l'ordre ne portera atteinte à l'intégrité physique de chaque Togolais ;4. Innover pour inclure dans les organes de contrôle tels que la Cour Constitutionnelle, une disposition prévoyant la nomination de membres de droit par l'opposition de manière à garantir l'indépendance de ces organes, même si l'ensemble des pouvoirs venaient à être ente les mains d'un seul parti ;5. Interpeller les partis d'opposition afin qu'ils s'organisent et s'unissent pour équilibrer les rapports de force ;6. proposer aux forces politiques compte tenu de la gravité de la situation une période transitoire de 18 à 24 mois au cours de laquelle un gouvernement provisoire organisera, avec l'aide d'organisations internationales, des élections transparentes ; 7. Les prochaines échéances électorales étant au cœur des préoccupations du Congrès, le Conseil propose les voies et moyens permettant de contribuer à la transparence des prochaines consultations électorales. A cet effet, l'atelier propose que le Congrès endosse les préconisations de la plate-forme Togo-Objectif 2010 proposée en plénière par Synergie-Togo (Cf. ci-dessus).La deuxième catégorie porte sur les axes et enjeux suivants :- Les 15 enjeux de la diasporaParler des enjeux économiques (transferts de migrants, appui en matière de capital humain et technologique...) revient à s'interroger sur les acteurs de ces enjeux, la nature des transferts actuels, les opportunités et difficultés décelés.

Les acteurs : faut-il le proclamer les acteurs de ces enjeux sont des migrants comme vous dites, la diaspora Togolaise qui est d'origine ou de nationalité Togolaise. Ces derniers assument une responsabilité importante sur tous les points sans être reconnu comme tel.Ils ne sont pas les enfants prodigues de ce pays , et encore moins des enfants adultérins, ils sont les enfants authentiques de ce pays auquel ils tiennent à travers leurs actions pour leurs familles, leurs villages le pays entier. Ces actions permettent d'agir contre la pauvreté endémique, de faire face aux problèmes de santé, de financer des scolarités, d'assurer des missions d'intérêt public.Ces acteurs ne sont pas des citoyens, et ne peuvent participer à la vie citoyenne de ce pays, exercer leurs droits de citoyens alors qu'ils en assument largement les devoirs.Force est de constater que lorsque l'on parle de la diaspora Togolaise, leur dénomination est devenue transfert , apport de compétences, aide et soutien. Les membres sont déshumanisés, et ils ne représentent que ce qu'ils envoient. Pour aller plus loin dans notre travail, Nous retiendrons 5 catégories d'enjeux à ce premier niveau : Reconnaitre la citoyenneté , droits et représentation de la diaspora Animer et promouvoir la diaspora Assurer l'unité nationale dans la diversité de la diaspora Faire de nos ambassades des maisons de la diaspora Associer la diaspora dans le développement et partenariats de développement du TOGO

Une première catégorie d'enjeux s'impose donc : Reconnaitre la citoyenneté , les droits et représentation de la diaspora dans les institutions et dans ce cadre identifier les enjeux suivants :

Comment recenser et reconnaitre ces Togolais et Togolaises et leur accorder une véritable citoyenneté ( droit de vote, participation, représentation) ? Comment les mobiliser pour le TOGO et si possible comment permettre aux enfants qui ne sont pas nés au TOGO, qui n'en ni le goût , ni l'odeur à s'y intéresser et d'agir pour ce pays ?Comment mettre en place un cadre de concertation permanent entre le Gouvernement et CMDT représentant la Diaspora en commençant avec le ministère de la prospective ?

Comment établir la liste des projets et études disposant d'un budget dans lesquels la diaspora peut s' impliquer ?

Animer et promouvoir la diasporaUne deuxième catégorie d'enjeux se profile et dans ce cadre on peut identifier suivantes Comment fédérer animer et promouvoir les actions de la diaspora au TOGO ? Au CMDT, nous avions identifié à Bonn 17 nationalités d'origine Togolaise, ce qui signifie, 17 langues, 17 cultures différentes, 17 visions du monde à intégrer pour édifier ce TOGO. C'est une grande richesse. Assurer l'unité nationale dans la diversité de la diasporaUne troisième catégorie d'enjeux se dégage : Comment assurer l'unité dans la diversité des Togolais alors même que la diaspora se sent discriminée et est discriminée sans oublier nos enfants nées dans les pays démocratiques qui ne peuvent comprendre ni accepter le fonctionnement de nos ambassades qui sont des caricatures d'administration et de bureaucratie avec des mentalités et fonctionnements inadmissibles tant pour l'octroi des visas , l'image du Togo, l'efficacité de leurs actions. Faire de nos ambassades des maisons de la diasporaUne autre catégorie d' enjeux conforte cela et dans ce cadre , on se pose les questions suivantes :Comment faire des personnels de nos ambassades, le reflet des Togolais du pays d'installation ? Comment recruter des personnels du corps diplomatique Togolais dans la diaspora ? Associer la diaspora dans le développement et partenariats de développement du TOGOCette dernière catégorie d' enjeux se confirme autour des questions suivantes : comment associer la diaspora dans les négociations avec des pays où ils sont installés (conventions bilatérales, partenariat économiques, veille économique, promotion du TOGO, projets de développement, investissements, projets de co-développement)

Les intermédiaires
Si on poursuit la réflexion on devra s'intéresser également aux intermédiaires des transferts,8 Niveaux d'enjeux apparaissent. Impliquer les banques de développement du TOGO ou en créer une nouvelle spécialisée Garantir l'état de droit et la justice en cas de conflit Développer la lisibilité et l'observation des flux financiers et matériels de la diaspora Faire de l'accueil la marque TOGO Créer des outils d'investissement et de financement de la diaspora au Togo Se donner des règles pour se repérer et proumouvoir des compétences Favoriser l'immigration circulaire , les partenariats de compétence et de recherche et développement Créer des plateformes de coopération scientifiques et entrepreuneurialesA ce niveau, il est important de faire le constat que tous les pays d'installation des diasporas ont leurs intermédiaires des transactions financières et cela coûte de plus en plus cher tant au niveau des coûts de transaction que des bénéfices engrangées par ces sociétés.A quoi servent les banques de développement Togolaises si elles continuent d'agir comme des usuriers sans prendre en compte cette manne. Le système de gestion des comptes au TOGO lorsque l'on se hasarde à en créer un dans une banque reste très surprenant avec des frais de gestion très élevés , des prêts lorsque l'on y parvient ont des taux d'intérêt rédhibitoires sans aucune comparaison avec nos pays d'adoption. Quelle banque a essayé de connaitre nos besoins ?, les compagnies d'assurance ne sont pas en reste. Garantir l'état de droit et la justice en cas de conflit

Un autre enjeu : Comment garantir la confiance , la justice en cas de contentieux dans un état de droitQuels sont leurs représentants dans les grands pays d'émigration. Comment peuvent t- elles accompagner les projets de la diaspora Togolaise soit pour l'épargne, soit pour l'investissement ou même des placements. Et nos notaires et intermédiaires judiciaires dont la réputation auprès de la diaspora laisse à désirer car chacun a une histoire familiale avec des notaires véreux. Bien évidemment, on ne peut les mettre dans le même sac, mais qui peut garantir la transaction, le traitement efficace de nos dossiers et des dossiers immobiliers véritables cancers des relations familiales avec la diaspora au TOGO .Un autre enjeu : Comment créer une banque de la diaspora qui peut assurer et garantir un travail de confiance, de qualité et d' efficacité au service de ses clients Développer la lisibilité et l'observation des flux financiers et matériels de la diaspora

Si les flux financiers se passent par des réseaux numériques , les envois de matériels par le port de Lomé relèvent du parcours du combattant et les entrées au TOGO restent surprenant pour le plus grand nombre car notre pays réputé pour son accueil familial, et des populations les plus remarquables en afrique et dans le monde a raté l'accueil et l'entrée au port et dans les aéroports. Faire de l'accueil la marque TOGO

Un enjeu de taille : Comment garantir un accueil respectueux et professionnel dans nos ports et aéroports pour la diaspora et surtout comment nous permettre de faire venir nos amis et relations en toute sécurité et contribuer à développer le tourisme et peut être bien des investissements de la part de ceux qui ont appris à aimer le Togo parce que accueillis et respectés . Créer des outils d'investissement et de financement de la diaspora au Togo


En ce qui concerne les axes spécifiques de transfert financiers, il est important de poser les dernières questions suivantes
Comment développer la lisibilité des transferts financiers et de leurs impacts afin d'éviter les études folkloriques qui sortent et le lien de cette manne financière qui sert à équilibrer la balance de paiement du TOGO : Nous proposons de créer un observatoire des transferts de la diaspora qui permettrait d'identifier les différents circuits de transferts, l'utilisation des fonds, l'impact des fonds et les moyens de les développer.
Comment créer une dynamique/une organisation des projets immobiliers de la Diaspora co -gérés avec les entrepreneurs de la diaspora
Comment Lancer un emprunt obligataire avec garanties de remboursement avec un taux d'intérêt attractif pour mobiliser l'épargne de la diaspora.
Les affectations des fonds doivent respecter les principes fondamentaux et fondateurs de CMDT
Les compétences
3 catégories d'enjeux axés sur le repérage, la promotion et le partenariat technologique
Se donner des règles pour se repérer et promouvoir des compétences

En ce qui concerne le transfert du capital Humain : Une vigilance s'impose, il ne faut pas opposer les compétences des Togolais de l'intérieur avec ceux de la diaspora, cela étant, il faut au-delà de l' ANPE national, étudier Comment revoir la loi au Togo pour les postes de différentes sociétés et fonctions publiques : il faut mentionner être de nationalité ou d'origine Togolaise .
L'engagement du gouvernement de contacter en priorité la diaspora pour accéder à des compétences humaines, technologiques, financières et culturelles est indispensable
Il est nécessaire d'ouvrir les appels d'offres nationaux aux entrepreneurs de la diaspora.
Il faut également travailler avec les mouvements de la diaspora pour diffuser les offres d' emploi , repérer les compétences et expertises pour le Togo et si possible partager les différentes expériences de mission de la diaspora de ces dernières année s afin de définir des règles du jeu partagées et ce en dehors des réseaux familiaux, amicaux et tribaux ( conditions, durée, rétributions, domaines stratégiques)


De nouveaux enjeux peuvent porter sur :
- la mise en place d'une politique d'immigration circulaire avec les pays d'accueil en vue de permettre aux immigrés de revenir au Pays pour y mener des projets concrets dans leurs domaines d'expertise
-Création des partenariats avec des écoles, universités et des membres de la diaspora pour développer des formations d'initiative locale et des parcours de formation continue


En ce qui concerne le transfert du capital technologique, il est important de voir cet enjeu en termes de mise en place de cluster /plateforme de transfert, et de coopération avec les universités, écoles et centres de recherche où travaillent certains universitaires de la diaspora.
Il faut mettre en place des programmes de coopération et d'innovation pour les technologies liées aux secteurs importants tels que l'agriculture, la santé, l'accès à l'eau , les énergies renouvelables.


Reponse 4

Dans le cadre de nos réfléxions pour TOGO 2030, nous avos esquissé plusieurs scénario qui ont un dénominateur commun et une seule exigence : LA CONFIANCE ;

Nous devons pour ce dislogue comme pour d'autres magnifier cette confiance et la cultiver. Le scénario 4 est notre priorité et ce dialogue doit y contribuer.

La confiance est le ferment de l'avenir du Togo Vision 2030
Préparer l'avenir du Togo, c'est de préoccuper du présent pour en dégager les possibles et les occasions d'agir.
Le CMDT a mis tout en œuvre pour être force de solutions et de propositions parce que le TOGO est pour nous un bien commun.
Nous nous devons par conséquent de contribuer à le faire évoluer dans un cadre libre et démocratique .
Le CMDT est et reste cette organisation fédératrice qui peut porter la plupart des projets, nous en avons l'expérience et l'ambition.IL reste un impératif : LA CONFIANCE donnée , reçue et vécue.
Nous devons l'instaurer, le magnifier et le faire vivre pour mettre en place ce plan pour l'avenir du TOGO Vision 2030 autour de scénarii importants ;
L'hirondelle : « siffler la fin de la récréation « et d'élaborer une stratégie de développement globale qui servira de levier pour tous les acteurs de la diaspora
Le phénix : « faire renaitre le TOGO « or de l'humanité « Instituer une véritable coopération qui transcende les intérêts individuels ; tribaux, des togolais de l'intérieur pour le rayonnement et favoriser l'intérêt général
L'énergie positive « mobiliser l'énergie des togolais de l'intérieur et de l'extérieur » pour aller de l'avant et en faire le fer de lance du renouveau économique et social
Les chiens de Faience : « Favoriser le repli sur Le TOGO interne, consolider la fragmentation du TOGO, continuer la gouvernance actuelle et fonctionnement actuel du TOGO »

2eme partie

Qu'avez-vous à dire après avoir lu ou écouté les autres intervenants du panel ?

Je tiens à féliciter d'abord l'ensemble des intervenants du panel pour leur sens de responsabilité ,la qualité et la pertinence des constats et propositions.
Je rajouterai que la diversité des hommes et des femmes de la diaspora et le pluralisme de leurs organisations est une vraie richesse pour l'échange.

Une unité s'est dégagée autour du bien commun au TOGO,

Il y a surtout une unité qui se dégage des différents propos qui me permet de rappeler une fois de plus la doctrine du CMDT ( Conseil Mondial de la diaspora Togolaise) qui « s'impose de fait » à savoir Le TOGO EST NOTRE BIEN COMMUN.
Faut- il le rappeler , cette doctrine est définie et portée par la conviction que les divisions multiples du Togo ( humaines , géographiques, économiques, sociales, et politiques) ne servent pas ce pays.

Il faut en sortir et montrer la voie en tant que diaspora organisée et soucieuse d'apporter des solutions aux problèmes du TOGO. C'est ce que nous avons fait à travers nos réponses à vos questions.

Penser le bien commun, c'est se regarder soi-même et définir les règles de sa propre cohérence dans un TOGO éclaté et usé par son histoire politique , ses pratiques et ses réformes avortées.
C'est aussi se préoccuper de l'ensemble des conditions de vie sociale qui permettent aux TOGOLAIS ET TOGOLAISES, aux familles et aux communautés internes et externes de s'accomplir plus complètement et plus facilement. […]
C'est proclamer que l''exercice de l'autorité politique doit toujours se déployer dans les limites de l'ordre moral en vue du bien commun, conformément à un ordre juridique légitimement établi ou à établir. C'est prendre conscience enfin que la collectivité des citoyens est mieux servie lorsqu'elle recherche le bien commun de ses membres.
-Le bien commun incarné par un pouvoir patriotique que nous appelons de nos vœux , permet par contre en utilisant une approche à plusieurs niveaux à savoir identifier les sujets d'intérêts commun , amorcer un dialogue qu'il appelle la conversation, trouver des solutions durables et consensuelles sur différents sujets sujets et les faire vivre.

Des convergences fortes se sont dégagées pour construire un état de droit, favoriser l'intérêt général et le développement

Au-delà, je note des premières convergences fortes des intervenants sur les trois piliers du conseil mondial de la diaspora Togolaise ( l'Etat de droit, l'intérêt général et le développement)
Je retiens ainsi dans ce cadre :
- la nécessité impérative de faire concrètement les réformes politiques, institutionnelles, sociales et économiques au TOGO, et de fixer un calendrier pour y parvenir
La nécessité de prendre en compte les différents accords ( APG) et autres propositions (CVJR) du passé récent et actuels ( parlementaires)
-l'exclusion et la discrimination permanentes de la diaspora dans les affaires togolaises,
-le poids humain , économique et social déterminant de la diaspora togolaise et son impact positif sur la vie économique et sociale du TOGO, les comptes de la nation,
- la non prise en compte des propositions « séculaires de la diaspora », telles que le droit de vote et les mesures de développement de sa contribution,

-le coût des réformes non effectuées ces dernières années tant sur l'ambiance du pays, son dynamisme que sur sa vie politique, économique et sociale

Des propositions complémentaires sont faites pour préparer l'avenir du TOGO

On retiendra également des complémentarités sur les propositions des uns et des autres pour faire évoluer la pratique politique, la vie institutionnelle, la nécessité d'impliquer la diaspora dans ce débat du Togo , la prise en compte des propositions et la mobilisation plus efficace encore de la diaspora au service des Togolais et du Togo et surtout pour contribuer à préparer l'avenir du CMDT.
Bref, le Togo et les différents acteurs doivent se saisir de cette occasion pour restaurer la confiance, préparer l'avenir et allumer l'étincelle qui manque.
Il manque cependant à ce panel des visages et propositions de femmes engagées qui sont aussi force de proposition pour aller de l'avant.
Tout ceci renforce la vocation et l'expérience du Conseil Mondial de la Diaspora Togolaise pour fédérer encore et toujours les énergies de la diaspora Togolaise, leurs partenaires et amis au service de l'état de droit, l'intérêt général et le développement.

Mr Ayite CREPPY, Coordonateur général du CMDT
Réponses de Maître Zeus Ajavon
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