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13 janvier 2011 : L’assassinat de Sylvanus Olympio sera célébré dans le recueillement et la prière


  [1/12/2011]  | Kiosque |mo5-togo.com | Lu :4564 fois | Commenter
 

Demain 13 janvier est jour férié au Togo et correspond, selon la terminologie consacrée officielle, à la fête de la libération nationale. Mais du temps Eyadema, on insistait plutôt dans les faits sur l’anniversaire de [son] accession au pouvoir le 13 janvier 1967. Ce qui constitue un mensonge officiel car dans la réalité, le général a été porté au pouvoir en avril 1967 après un court intermède du président potiche Kléber Dadjo. En réalité, le 13 janvier célèbre l’assassinat du président Sylvanus Olympio par un certain Etienne Eyadéma en 1963.




 Depuis la mort du général Eyadema, la célébration du 13 janvier en pompe gène le président Faure Gnassingbé aux entournures. Le chef de l’Etat est partagé entre conserver l’encombrant héritage de son père, ce « conservatisme » qui l’empêche de nouer des relations franches avec l’opposition, et sa suppression pure et simple. D’un côté il craint légitimement la réaction de certains faucons du RPT qui l’accusent sous boubou de brader les « acquis d’Eyadéma ».

La fête du 13 janvier divise en effet les Togolais. Il y a d’une part les membres du parti au pouvoir et l’oligarchie militaire qui tirent en effet de cette date et donc de l’assassinat du premier président, la légitimité de leur pouvoir, et d’autre part l’opposition et la grande majorité du peuple qui juge inopportune cette célébration pour diverses raisons. Les membres de la famille nationaliste pensent que c’est une humiliation après le lâche assassinat du président Sylvanus Olympio, tandis qu’une partie de l’opposition et de la population ne se retrouve tout simplement pas dans une fête qui constitue en fait un non-sens caractérisé.

Du reste, au niveau du pouvoir, on a quelque peu évolué sur la question. Beaucoup d’eau a coulé sous le pont et on essaie de taire les vieilles haines et rancunes. Gilchrist Olympio, fils de l’ancien président, est depuis devenu l’allié politique de Faure Gnassingbé, le fils d’Eyadema, l’assassin, d’après les tablettes d’histoire de Sylvanus Olympio. Les parties ont fait beaucoup de concessions.
A défaut du rapatriement des restes du père de l’Indépendance enterré à Agoué au Bénin, Faure Gnassingbé a coupé la poire en deux. Le 13 janvier sera toujours observé comme une journée chômée et payée mais on le célébrera modestement dans le recueillement et la prière. Chaque partie ira donc demain pour prier ses morts.

Ces hésitations du chef de l’Etat montrent en réalité les contours de la difficile histoire politique du Togo. Le 13 janvier marque l’assassinat barbare du père de l’indépendance du Togo. Si nombre de Togolais considèrent que ce fut le jour le plus noir de l’histoire du Togo, bien de personnes considèrent également, malgré la cruauté de l’acte, que ce fut une journée de libération. Pour les prisonniers politiques libérés de prison après l’assassinat de Sylvanus Olympio et leurs familles, le 13 janvier 1963 est une journée de soulagement. Le célèbre avocat nationaliste Anani Santos, ancien ministre de la justice est sorti de prison avec la peau qui tenait presque sur les os. S’il n’était pas libéré à la suite de l’assassinat, il aurait pu mourir tout simplement en prison, s’est confié un membre de la famille nationaliste à MO5-Togo.com.

C’est dire que la mutation du CUT régime de parti unique et quelque peu despotique ne fit pas que des heureux. Ce qui fait dire à un analyste qu’au lieu d’en faire une simple journée de recueillement, le 13 janvier devrait être une journée de réflexion sur l’histoire du Togo, l’occasion d’un grand débat. Même si le système Eyadéma tient incontestablement le pompon de la désolation, ce faisant on risque de trouver des choses gênantes pour bien de personnes, surtout pour les deux familles qui ont partagé le destin du Togo depuis 52 ans. Et pour cela, Gilchrist Olympio et Faure Gnassingbé ont préféré faire de la journée du souvenir, une journée de recueillement et de prière. Ce sont là des résolutions qui n’engagent que ces deux familles. Quand les Togolais se seront libérés par eux-mêmes, ils auront tout intérêt à revenir sur ce pan de l’histoire qui continue à importuner grandement leur présent et handicape leur avenir.

Nous y reviendrons.
Source : mo5-togo.com


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