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Proposition de sortie de crise au Togo : Le GRAD opte pour l'élaboration d'une nouvelle constitution

  [10/17/2012 7:43:37 AM]  | AfreePress | Lu :1141 fois | 9 Commentaires

Togo  - « La situation politique du Togo » a été au centre d’une rencontre d’échange animée mardi à Lomé par le Groupe de réflexion et d’action pour le dialogue, la démocratie et le développement (GRAD). Au cours de cette rencontre, le GRAD a fait une analyse objective suivie de propositions de sortie de crise à la classe politique togolaise.


Selon le GRAD, il y a une « grave crise de confiance » qui mine le Togo et sa classe politique. Cette crise, soutient cette organisation est d’autant plus « sérieuse » parce qu’elle provient du fait que la « majorité des Togolais conteste la légitimité de l’actuel Chef de l’État ainsi que les institutions qu’il incarne et qu’il met en place pour régler le problème du pays ».

Selon Dr Victor Komla ALIPUI, c’est pour faire des « propositions de sortie de crise » et mettre en place des mécanismes qui « permettraient » d’élaborer une nouvelle constitution pour le pays, le GRAD a initié ladite rencontre avec la presse. La sortie de la crise au Togo, selon les responsables du GRAD, devrait « nécessairement » passer par la restauration d’une confiance mutuelle.

« Il s’agit par là de créer la confiance fondée sur la légitimité des institutions de l’État et des acteurs politiques toutes tendances confondues et pour y arriver le GRAD propose au pouvoir comme à l’opposition démocratique et au-delà, à tout le peuple togolais qui est le vrai détenteur de la souveraineté nationale, une démarche et une procédure qui doivent conduire aujourd’hui et maintenant à l’élection d’une Assemblée constituante pour élaborer une nouvelle loi fondamentale », a avancé M. ALIPUI qui estime qu’une « transition politique » avec un « gouvernement d’union nationale » précédée d’un dialogue « franc et sincère » entre les principaux partis politiques sous les auspices de la CEDEAO, de l’Union Africaine, de l’Union européenne et des Nations Unies est impératif au Togo.

Le GRAD est un groupe de réflexion et de propositions. Ce groupe a participé aux travaux préparatoires de la création du collectif « Sauvons le Togo ».

Bernad A.
Source : | AfreePress


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Commentaires

9 Eli | 10/22/2012 10:16:20 AM
La pertinence des propos du Président du GRAD réside en les aspects suivants. Mais, sommes nous prêts à y aller?????:

Identification du problème: "grave crise de confiance"

Le pourquoi: la « majorité des Togolais conteste la légitimité de l’actuel Chef de l’État ainsi que les institutions qu’il incarne et qu’il met en place pour régler le problème du pays »

Le comment : « propositions de sortie de crise »
basée sur la reconquête de la confiance fondée sur la légitimité des institutions de l’État et des acteurs politiques toutes tendances confondues
Stratégies: et pour y arriver le GRAD propose:
1- l’élection d’une Assemblée constituante pour élaborer 2- une nouvelle loi fondamentale »
3-un dialogue « franc et sincère » entre les principaux partis politiques sous les auspices de la CEDEAO, de l’Union Africaine, de l’Union européenne et des Nations Unies
4- une « transition politique » avec un « gouvernement d’union nationale »
 
8 EGNA EMMA | 10/18/2012 7:53:51 PM
Quand on veut être crédible en tant que journaliste, on affirme pas qu'une organisation dont on annonce nonobstant le parti pris a fait une analyse objective en attribuant la contestation du gouvernement à la majorité des Togolais. J'aurais été plus à l'aise si cette affirmation reposait sur des chiffres, un sondage par exemple.

Des passionnés réagiront en me traitant de tous les noms d'oiseaux, mais je crois pas qu'un peu de rigueur soit superflu dans ce chaos ambiant.

Et puis, faire intervenir la CEDEAO l'UE, l'ONU, l'UA et puis quoi encore? Vous croyez pas qu'ils ont déjà trop à faire du Mali, de la Syrie, de la crise européenne etc pour intervenir dans vos querelles de chiffonniers?
 
7 caramba. | 10/18/2012 6:02:36 PM
  Réponse à 6-ALORS
 
Cher ALORS,
Jay veut la constituition de 2012 issue de la rue entre le CST ET ARC-EN-CIEL ET VOTÉE AU PARLEMENT DE DÉCKON....hihihihihi, hahahahahaha. Pendant ce temps, Faure lui prépare ses coups fourbus pour une autre NOUVELLE CONSTITUITION POUR 2025 loooohhhhhhhhhhh.
Ainsi va ce pays, chuannnnnnnnnn
Cordialement
 
6 ALORS | 10/18/2012 3:54:33 PM
  Réponse à 5-jay
 
Cher Jay ;la quelle constitution maaahhhh ??? la 1ere sous SYLVA ;celle sous Eyadema ou encore issue de la Conf. Nat. souv. ou celle d'apres???
 
5 jay | 10/18/2012 3:09:22 PM
Foutaise.. mr Alipui. !!!

respectez la Constitution. Un point un trait..

elle vaut toutes les "Z'Unions -Gnationales" mr Alipui..
 
4 Razak | 10/18/2012 5:44:28 AM
Gouvernement d'union national pour permettre a certains d'être ministre? vraiment Monsieur Alipui! Je crois qu'il faut juste remettre la constitution de 1992 sans rien y modifier d'abord. C'est la solution à au problème du Togo
 
3 La Patrie D´abord | 10/18/2012 5:11:44 AM

La démocratie induit-elle l'alternance ou c'est l'inverse? David IHOU
[Répondre] 10/13/2012
11:50:39 AM

L’ALTERNANCE EST-ELLE LA CONSEQUENCE DE LA DEMOCRATIE OU C’EST LA DEMOCRATIE QUI EST LA CONSEQUENCE DE L’ALTERNANCE ?

Par Dr David IHOU, Ancien Ministre de la Santé et de la Population. Consultant en géopolitique et stratégie sécuritaire.

Depuis le déclenchement de la lutte pour la Démocratie au Togo, le 5 octobre 1990, notre pays a connu 4 élections présidentielles (1993, 1998, 2005 et 2010) et 3 élections législatives (1994, 1999 et 2007)…

La démocratie s’est installée dans notre pays, avec des hauts et des bas, mais, il y a démocratie tout de même au Togo :

-puisque la presse est libre et use et abuse parfois même de cette liberté d’expression ;
-puisque les libertés de réunions, d’associations, de manifestations sont des réalités vivantes (et le peuple togolais en use et en abuse parfois) ;
-puisque touts les candidats aux différents scrutins sus-cités ont circulé librement dans tout notre pays ;
-puisque toutes les institutions de la République sont en place (sauf le Sénat qui n’est pas nécessaire en Démocratie, les sénégalais veulent même supprimer le leur)…

Qu’est-ce que c’est que l’Alternance ?

C’est la succession d’une majorité parlementaire à une autre majorité parlementaire et /ou la succession d’un Chef d’Etat à un autre chef d’Etat, à la suite d’élections législatives et /ou présidentielles. Dans le cas des monarchies constitutionnelles, c’est simplement la succession d’une majorité parlementaire à une autre majorité parlementaire, comme en Angleterre, au Pays-Bas, en Espagne, au Japon, au Maroc, en Suède, au Danemark etc. Idem pour les régimes parlementaires comme en Allemagne, à l’Ile Maurice…Idem pour les régimes parlementaires, comme en Israël, en Allemagne…

L’Alternance ne se décrète pas par un coup d’Etat militaire ou civil, elle ne se conquiert pas dans la rue et elle ne s’obtient pas en gueulant tous les jours : Alternance ! Alternance ! L’Alternance se conquiert par des élections libres, transparentes et démocratiques, et est le fruit d’une lutte intelligente, opiniâtre, stratégique des partis politiques du pays, pour gagner les élections. Enfin l’alternance est universelle, elle n’est pas spécifique à un pays. Elle est la conséquence de la Démocratie, et non l’inverse !

Il y aura alternance au Togo, si l’opposition togolaise fait plus travailler sa tête que ses pieds et gagne les prochaines législatives et tant mieux pour la Démocratie ! Il n’y aura pas d’Alternance au Togo en 2015, si Faure GNASSINGBE (ou un autre candidat de l’UNIR) gagne loyalement la présidentielle, et tant mieux aussi pour la Démocratie ! Il y aura alternance en 2015, si l’opposition togolaise fait plus travailler sa tête que ses pieds et présente un candidat crédible pour battre le candidat de l’UNIR, et tant mieux pour la démocratie !

Comme on le voit, l’alternance ne conditionne pas nécessairement la démocratie, puisque le même parti (ou groupe de partis) peut remporter les élections, une, deux, trois ou quatre fois de suite, dans un système démocratique parfaitement rodé. Le score absolu fut battu au Japon, où le Parti National remporta les législatives pendant …52 ans ( !) avant d’être enfin battu par l’opposition, il y a quelques années. Et le Japon est une belle monarchie constitutionnelle, où la Démocratie marche parfaitement, comme aux Pays-Bas, en Suède en Angleterre etc.

Mais, tous ces développements dépendent de trois facteurs fondamentaux :

1. La transparence des élections : le problème ne se pose pas dans les pays développés. Au Togo, les élections législatives de 1994 et 2007 ont été transparentes. Celles de 1999 ont été boycottées par l’opposition, ce qui a laissé un boulevard au RPT qui a élu une Assemblée monocolore, qui a « légalement » modifié la Constitution du 14 octobre 1992, en 2002. L’élection présidentielle de 2010 a été, elle aussi transparente, personne ne comprend alors pourquoi, certains politiques, en mal de notoriété, demandent la démission du Président.

2. La valeur intrinsèque de la classe politique. J’ai qualifié de « piètre » la classe politique togolaise et cela va de mal en pire. Au lieu de réfléchir à la meilleure stratégie pour battre Faure GNASSINGBE (ou tout candidat de l’UNIR ) à l’élection présidentielle de 2015, comme l’a faite intelligemment Macky SALL au Sénégal, Dodzi APEVON, Jean Pierre FABRE, Brigitte ADJAMAGBO, AGBEYOME Kodjo et les autres, ne jurent que par la théorie « avec effet immédiat », allusion à une loi qui doit être votée par l’Assemblée, et qui stipulera que le mandat présidentiel est de cinq ans renouvelables une seule fois « avec effet immédiat » ! Je ne sais pas si c’est à Tokpli, Tabligbo Lomé ou Atakpamé, (villes natales des leaders sus cités) que cette loi sera votée, quel parlement va la voter et avec quelle majorité parlementaire ?..

Si vous dites à un japonais et à un chinois que des politiciens mettent cent mille jeunes sur le trottoir, à marcher trois jours ouvrables par semaine et faire des sit-in, ils vous poseront la question suivante :

« C’est dans quelle galaxie ?

Parce que la Chine et le Japon sont 2e et 3e puissance économique mondiale, et ils trouveront que nos leaders politiques sont sûrement tombés sur la tête ! Parce qu’ils savent qu’ils ne peuvent pas battre loyalement Faure GNASSINGBE ou tout autre candidat potentiel de l’Unir), ils optent pour les marches à répétition, sûrement en espérant que Faure GNASSINGBE va réprimer dans le sang ces marches pour que la Communauté Internationale le voue aux gémonies ! Mais le Président n’a pas mordu à l’hameçon et ces leaders vont marcher et marcher à Lomé, négligeant de faire la campagne électorale, en faisant plus fonctionner leurs durillons aux pieds, que leur méninge. Autre trouvaille des nains politiques togolais ; les sit-in . Sit-in par ci, sit-in par là, on dirait que les togolais viennent seulement de découvrir ce mot . N’importe qui veut faire des sit-in : CST, ATC, FTBC, FESY-TRAT, MMLK, ETIAME, n’importe qui , n’importe quel machin, veut faire des sit-in pour n’importe quel motif et n’importe quoi !..

Le drame dans tout ce cirque, c’est que ni les leaders politiques, ni les dirigeants des collectifs et des associations, ne proposent aucune solution aux problèmes (autres que politiques) togolais. Comment faire pour que le gaz domestique soit moins cher ? Comment faire pour que la vie soit moins chère ? Comment faire pour que l’Ecole aille mieux ? Aucun mot ! Il faut qu’ils arrivent au pouvoir d’abord, quand Faure GNASSINGBE aura « dégagé » du pouvoir. Après, on verra, même s’ils seront moins bons ou franchement nuls par rapport au Président actuel !

Si l’Alternance n’est pas chose courante au Togo, c’est en grande partie, par la faute de l’opposition togolaise. En 1994, il y a eu alternance, puis que le CAR et l’UTD avaient gagné les législatives, mais ont refusé bêtement de gouverner ensemble, pour une histoire loufoque de primature. En 1993, sous la pression de l’UFC originale (Gilchrist OLYMPIO+ Jean Pierre FABRE + Patrick LAWSON + Isabelle AMEGANVI et compagnie) et du CAR (Me Yaovi AGBOYIBO + Me APEVON Dodzi + Me HEGBOR et compagnie), Edem Kodjo se retire de la course à la présidentielle, à trois jours du scrutin, alors que tous les sondages le donnaient largement gagnant, face au Général Eyadema. Mieux, c’était le seul candidat dont la victoire serait acceptée pas le dictateur !

En 2007, toute l’opposition alla aux législatives en rangs dispersés, tout comme à la présidentielle de 2010. Après, on feint de courir après l’alternance. Pour rappel, je vous renvoie à mon article publié il y a quelques mois et intitulé : « les 22 ans de gaffes de l’opposition togolais »…

3. Le peuple togolais même. C’est le peuple qui juge et sanctionne ses dirigeants. Au Bénin, un candidat peut donner des millions de FCFA à des électeurs, ceux-ci votent en leur âne et conscience.

L’achat de conscience n’existe pas dans ce pays. Et c’est le travail des partis politiques qui a payé. Nos politiciens togolais n’ont pas été à la hauteur et n’ont pas « formé » les populations. Ce n’est pas étonnant, car nos hommes politiques passent plus de temps à marcher qu’à élaborer des stratégies crédibles de conquête du pouvoir. Le peuple attend l’amélioration de ses conditions de vie et ni le pouvoir, ni l’opposition ne le rassurent. C’est pourquoi, des projets de société proposés par l’un ou l’autre camp, dépendra le choix du prochain locataire du palais de la Marina. Il y aura toujours démocratie, même s’il n’y a pas d’Alternance, parce que ceux qui doivent induire l’alternance ne sont pas à la hauteur de leur ambition…

Pour mémoire, aux législatives d’octobre 2007, l’UFC (UFC et ANC actuelles) avaient obtenu 27 sièges sur 81 que compte le Parlement. Par suite de querelles intestines au sein du parti, une scission intervint et des dissidents créèrent l’ANC, sous la direction de Jean Pierre FABRE. Neufs députés favorables à l’ANC, furent exclus de l’Assemblée Nationale, à cause d’une étourderie créée par eux-mêmes, à tel point qu’on ne sait pas exactement combien de députés de tendance ANC restent-ils au parlement. C’est cette ANC, qui demande à Faure GNASSINGBE, dont le parti avait obtenu cinquante députés, lors de ces législatives crédibles de 2007, de démissionner ! Croyez-vous que Jean Pierre FABRE comprend vraiment quelque chose à la Démocratie ?...

Et ne croyez-vous pas que l’Indice de Cancre (IDC) s’est encore accru au Togo ? Pour mémoire, l’IDC était inférieur à 05 pour mille par habitant pour le Togo, en 2010…


Dr IHOU

Dr IHOU, une démocratie sans démocrates est elle une démocratie?
 
2 avémé | 10/18/2012 2:58:46 AM
SALUT LES PATRIOTES,
LE PAYS A DEJA UNE CONSTITUTION PLEBISSITE PAR LE PEUPLE SE SONT CES MEDIOCRES QUI SONT A LA TETE DU PAYS QUI FREINENT L'AVENEMENT DE LA VRAIE DEMOCRATIE AU TOGO.POURQUOI ALLONS NOUS REECRIRE UNE LOI FONDAMATALE QUI N'A QUE 2 DECENNIES ALORS QUE LA CONSTITUTION D'UN PAYS EST APPELE A EVOLUER DANS LE TEMPS?C'EST DU PERTE DE TEMPS SI LES INSTITUTIONS DE NOTRE PAYS FONCTIONNENT NORMALEMENT IL EST LONG TEMPS QUE CES VOYOUS SOIENT ARRETES SUR LA TERRE DE NOS AIEUX POUR LE PAYS PUISSE SORTIR DE CES SOUBRESSAUTS.LE PAYS EST PLONGE DANS UNE CRISE POLITIQUE PROFONDE IL FAUT L'UNION SACREE DE TOUS LES DEMOCRTES POUR FAIRE BARRAGE A CES VOYOUS.FAIRE APPEL A LA CEDEAO L'UA ET CES CONSORES A MON AVIS EST UNE PERTE DE TEMPS CES INSTITUTIONS AFRICAINES NE SONT PAS CREDIBLE POUR PREUVE LA TELEVISION NATIONAL ITALIENNE A MENE UNE ENQUETE SUR LA CRISE IVOIRIENNE FRANCHEMENT CES INSTITUTIONS FONT LA HONTE DES AFRICAINS.LA LIBERTE A UN PRIX QUE TOUS LES FILS DIGNE DU TOGO SE MOBILISE POUR DEGAGER CES VOYOUS. LA LUTTE CONTINUE.
 
1 KOULTOU | 10/17/2012 1:13:18 PM
Gouvernement d'union nationale, gouvernement d'union nationale, vraiment on dirait que tous ceux qui peuvent se mettre en cravate et veste au Togo sont des tombés sur la tête et des vendus pour revenir toutes les formules qui n'ont rien donné au Togo depuis maintenant 22 ans que nous sommes dans ce combat démocratique.

Je vous demande Messieurs les intellectuels et chics du Togo de réfléchir mieux pour sortir le Togo de cette impasse

 

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