Vendredi, 3 Juillet 2015 | .    Boutique  |  Immobilier  |  Publicité   
.
Home| Sport| Actualités| Forum| Opinions| Annuaire| Annonces| Rencontres| Vidéos| Photos| Togo|
 Immobilier 
Proposer un site web  | Répertoire du web togolais
Loading
Dialogue inter-togolais :pourquoi a-t-on les yeux braqués sur Gilchrist Olympio ?


  [8/14/2006]  | Kiosque |lefaso.net | Lu :6070 fois | Commenter
 






   Alors que le dialogue inter togolais bat son plein à Ouagadougou, on observe que ceux qui sont en tête d’affiche et qui font l’objet de commentaires nourris dans les médias, ne sont pas forcément ceux sur qui on fonde le plus d’espoir pour que, de ce dialogue, sortent des solutions qui aident à l’implantation d’une démocratie durable au Togo et par contagion dans la sous région.
On parle et on reparle, sous toutes les coutures, de Blaise Compaoré. Normal C’est lui le médiateur désigné par consensus après tant de difficultés, de propositions et de récusations par toutes les parties concernées. Il n’est pas, ce qui donne quelque poids à sa médiation, un personnage quelconque puisque bonne ou mauvaise, sa réputation est ancrée dans l’opinion, et que par conséquent, il ne laisse pas indifférent. L’homme, au surplus, qui ne manque pas de force de frappe, a des raisons multiples de conduire cette médiation de laquelle il escompte des dividendes pour lui-même et pour son pays.

A côte de lui, il y a Faure Eyadema, le « fils de son père », dont on parle aussi. Il manœuvre avec sa personnalité, ses compétences propres, dans un contexte quelque peu différent qui prédispose à plus de compréhension à son endroit, et il met mal à l’aise ceux qui seraient tentés de dire systématiquement « tel père tel fils » et de répercuter sur lui, les préventions qu’ils avaient contre le père, comme le loup l’a fait avec l’agneau dans la Fable. Il fait d’autant plus l’évènement que l’Union européenne ne verrait pas d’un mauvais œil que l’on donne sa chance au jeune chef d’Etat, qui sait y faire aussi, en levant le pied sur les sanctions.

Il y a en troisième position Gilchrist Olympio et Léopold Gnininvi. Ce sont un peu les « Saint Just » de l’opposition togolaise et on peut même dire, africaine. S’il y a des politiques en Afrique qui peuvent être élus avec le moins de contestation possible au rang d’ incorruptibles, c’est bien eux. Ils ont tellement l’âme chevillée sur les principes que parfois, on a tendance à les classer dans le clan des maximalistes, fermé à tout compromis. Le fait qu’ils aient accepté la médiation du chef de l’Etat burkinabé n’en a que plus contribué, en débloquant le dialogue, à crédibiliser la médiation et donné un peu plus d’espoir à ceux qui doutaient qu’il puisse sortir quelque chose de positif dans ce énième round de réconciliation et de relance démocratique togolais.

Mais au-delà de l’impact médiatique, il faut chercher à savoir ceux qui, au bout du compte, pourraient réellement aider à faire en sorte que ce nouveau galop d’essai que beaucoup considèrent à tort ou à raison comme l’ultime dialogue, ne débouche sur un échec ou sur des solutions biaisées qui dans tous les cas, laisserait en l’état les problèmes essentiels du Togo. Ce serait dommage pour ce pays et pour l’Afrique. Il ne faut pas dans ces conditions tout miser sur les plus médiatisés : Blaise Compaoré et Faure Eyadema.

En effet, le premier présente le désagrément d’écorner le profil de l’emploi qu’il réclame en faisant dans son pays, vis-à-vis de l’opposition et de la démocratie, ce qui vaut aux Togolais de recourir aujourd’hui à une médiation extérieure. A supposer qu’il arrive à résoudre les problèmes togolais, on comprendrait encore moins qu’il laisse en plan ceux de son pays. Il est donc attendu au coin de la rue ou plutôt de la médiation, pour des concessions qui ne pourraient que réduire ses pouvoirs qu’il a toujours voulu exclusifs.

Le second, Faure Eyadema, doit ménager ses propres partisans pour ne pas trop céder à l’opposition au point de rompre des grands équilibres qui ne datent pas d’aujourd’hui et sans lesquels il ne serait pas possible de gérer le pays. C’est pourtant le défi qui lui est lancé à travers notamment les questions de la CENI mais surtout de l’armée et de l’impunité.

C’est dire que les deux Présidents marchent, quoi qu’on dise, sur des œufs et seront plutôt poussés vers un mini minimum consensuel qu’un maxi maximum consensuel.

Face à une telle situation, il faut à l’opposition togolaise, beaucoup de vigilance, de courage et de détachement pour ne pas être entraîné dans un processus de bradage des demandes maîtresses sans lesquelles il apparaîtrait impossible de ranimer la confiance nationale et de mettre la démocratie, que les Togolais attendent, sur les rails.

Les opposants africains les regardent et regardent, parmi eux, surtout Gilchrist Olympio dont on espère qu’il saura toujours mettre à côté ses états d’âme, ses ambitions personnelles pour œuvrer avec courage à faire de ce tête à tête et du cas du Togo, un exemple fondateur. Une jurisprudence pour tout le continent dans sa lutte pour la déconnexion de l’armée, de l’administration, de la chefferie traditionnelle, des autorités religieuses, de la politique et surtout du processus électoral. Un exemple qui fera dire que maintenant en Afrique, les instruments électoraux ne sont plus la « chose » des partis au pouvoir, que les médias d’Etat sont libérés de leur mainmise et que l’impunité est vaincue, la justice ayant partout gagné ou regagné son indépendance.

C’est de Gilchrist à la vérité qu’on attend que ces victoires soient remportées. Les autres opposants semblent avoir déjà fait le plein de leurs gains depuis les accords partiels du 07 juillet 2006. Si le patron de l’UFC y parvient, il n’aura pas seulement vengé avec panache son père par un combat exemplaire auquel il a consacré sa vie, ne craignant pas dans la mêlée, de l’exposer à l’occasion. Il aura aussi rendu une fière chandelle à son pays et à l’Afrique. Ne serait-ce pas là plus important que d’être Président du Togo, une gloire éternelle ?

San Finna

Source : lefaso.net

- Lire articles similaires


...
.
Publicité>



Imprimer | Commenter  

Envoyer cet article par E-Mail
Votre E-Mail * E-Mail du destinataire *
 
(Cliquez une seule fois!)


Dans la même rubrique

Le gouvernement de Papa Klassou ne satisfait finalement personne. Le Togo on le sait déjà est passé champion dans l’incongruité politique. Quand il s’agit du Togo personne ne comprend plus rien. Ni la communauté internationale, ni nous -mêmes. Faure Gnassingbé a nommé son premier ministre qui a formé son gouvernement. Le hic c’est que le gouvernement de papa Klassou ne satisfait personne y compris eux même [ 7/3/2015 ]
Mouhamed Tchassona Traoré prêt à travailler avec le gouvernement Klassou Parmi tous les leaders de l’opposition, c’est lui seul, Me Tchassona Traoré, président du parti MCD qui a ouvertement déclaré soutenir le premier ministre Sélom Kassou. [ 7/2/2015 ]
Révision de liste électorale : l’opération prolongée de 12 jours Une annonce des autorités ivoiriennes ce mercredi indique que l’opération de révision de la liste électorale devant servir pour le prochain scrutin présidentiel a été prorogée de 12 jours.  [ 7/2/2015 ]
La fin de Boko Haram ne serait pas pour demain... La secte islamiste nigériane Boko Haram aurait tué plus de civils durant le premier mois du mandat du nouveau président Buhari que durant le dernier mois du règne de Goodluck, son prédécesseur. Malgré l'engagement du nouveau président à mettre la secte hors d'état de nuire, tout porte à croire que la lutte contre ce groupe armé devra s'inscrire dans la durée et la fin des massacres n'est pas pour demain. [ 7/2/2015 ]
Me Kpandé-Adzaré trouve Chistophe Tchao sur son chemin En réponse au président de la Ligue togolaise des droits de l’homme (LTDH), Me Raphaël Kpandé-Adzaré, selon qui l’absence d’un ministère des droits de l’homme dans le nouveau gouvernement est une situation « grave », le président du groupe parlementaire de l’Union pour la République (UNIR) à l’Assemblée nationale, Christophe Tchao (photo) pense qu’il n’en est rien. Qu’il y a un ministère de la Justice. [ 7/2/2015 ]
Jean KISSI : « Le gouvernement est à l’image d’un gouvernement de Bouteflika » Depuis la formation du gouvernement Klassou, des appréciations viennent de gauche à droite. Dans sa sortie médiatique, le député du CAR Jean KISSI n’a pas mâché ses mots. [ 7/1/2015 ]
Ministère de la Justice : Un homme de Dieu succède à un autre La justice togolaise, toujours critiquée pour sa partialité, ne devrait pas manquer d’inspiration pour se crédibiliser. Puisque depuis quelques années, Faure Gnassingbé a décidé de nommer au ministère de la Justice des hommes de Dieu. [ 7/1/2015 ]
VIDEO/ UNIR et UFC votent la confiance au gouvernement KLASSOU, CAR et ADDI s'abstiennent  [ 7/1/2015 ]
VIDEO/ Déclaration de politique générale de Sélom Komi KLASSOU  [ 7/1/2015 ]
Saleh Kebzabo accuse, le gouvernement récuse Le gouvernement a introduit la semaine dernière à l’Assemblée Nationale une demande pour la levée de l’immunité parlementaire du député (opposant) Saleh Kebzabo. Ce dernier crie à un acharnement monté contre lui afin de l’écarter de la course à la présidentielle de 2016. Comme une réponse du berger à la bergère, le gouvernement réagit par l’entremise du ministre de la Communication, Hassan Sylla. [ 6/30/2015 ]
Autres titres de cette Rubrique

Accueil | Contactez-nous | Horoscope | Demandez une voyance gratuite amour Maintenant! |
EX-IN Consult
iciLome.com