[10/14/2008] Le Togo accueille en octobre la 3è édition de Filbleu, un festival international de théâtre
La capitale togolaise se prépare à accueillir du 24 octobre au 2 novembre prochain Filbleu, un festival international de théâtre, a appris APA des organisateurs.
Quelque 8 compagnies de théâtre, une compagnie de Danse, 9 conteurs et musiciens et une compagnie de marionnettes du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Congo, de la République Démocratique du Congo, du Congo, de la France, de la Martinique et du Togo sont attendus pour la 3e édition du Festival-ateliers Filbleu.
Pour Gaétan Noussouglo, « en créant Filbleu, l’objectif est de palier une certaine carence sur le plan artistique au Togo, de faire en sorte qu’au Togo, l’art puisse être une réalité ».
Le Festival des Lucioles Bleues (Filbleu) est un festival qui s’assigne également pour objectif de « toucher le public à l’endroit où il se trouve ».
FILBLEU 2008 investira, selon Gaétan Noussouglo, « les lieux insolites » à savoir les prisons, les gares de chemins de fer, les établissements scolaires, les centres culturels, les domiciles, les hôpitaux et même les cimetières.
« Notre ambition est de transformer Lomé en une immense scène de théâtre », précise M. Noussouglo qui ajoute qu’il est prévu « plus de 80 représentations dans près de 40 lieux à Lomé ».
En 2006, les populations de Lomé et de ses environs ont bénéficié de 67 représentations données par 16 compagnies provenant d’Afrique, d’Europe, d’Asie et d’Amérique.
Filbleu est un rendez-vous des passionnés du théâtre et des arts, un événement culturel dans des lieux inhabituels. Il est co-organisé par la Compagnie Gakokoé (France) et l’Atelier Théâtre de Lomé (Togo).
Le Togo compte plusieurs festivals de théâtre dont les plus connus sont le Festhef et Rethes.
Ce passage resume a peu pres ce que je veux dire par liberer culturellement : " Le comble est que les pays de la zone, non contents de se voir amputer d’une part importante de leurs revenus, s’endettent auprès de la Banque Mondiale et du FMI aux conditions drastiques que l’on sait au lieu d’user de leurs propres avoirs confisqués par la France. En se comportant comme des victimes consentantes, lesdits pays n’ont fait que traduire une attitude éminemment freudienne des Noirs qui confine à l’auto-flagellation." http://ivoirediaspo.net/accueil/franc-cfa-le-pige-de-la-convertibilit/ C'est acquerir cet impulse nationale ou sursaut qui facilite le changement d' attitude et d'habitude detrimentales a un progres durable. Au niveau individuel c'est cet amour de la patrie ( culture )que nous developpons par l'education recue ou acquise qui nous lie de facon telepatique a la patrie. C'est qui permet a un Noir ou a un Negre de se sentir homme ( culturellement libere ).
L’Homme Thomas Sankara Né à Yako le 21 décembre 1949, en Haute-Volta (actuel Burkina Faso), Thomas SANKARA fait d’abord une carrière militaire, notamment à Madagascar, où il assiste à la révolution qui renverse le régime néocolonialiste. Ici, naissent ses idées d’une " révolution démocratique et populaire ". De retour en Haute-Volta, il est d’abord secrétaire d’Etat à l’information sous le régime de Saye ZERBO (1981) d’où il démissionnera.
Il devient Premier ministre sous la présidence de Jean-Baptiste OUEDRAOGO (1983). Dans son discours d’investiture, le mot " peuple " revient 59 fois ! Il rencontre aussi en 1983, à New-Dehli Fidel CASTRO et Samora MACHEL (alors Président du Mozambique). Cette même année, OUEDRAOGO emprisonne SANKARA, mais il est libéré par son ami Blaise COMPAORE et devient Président.
Commencent ici ses ouvres pour redonner au Burkina Faso une dignité, une autonomie et une indépendance économique (le fameux " consommons Burkinabé ") de par ses actes et ses discours (Thomas SANKARA fût très tôt contre l’injustice) : contre la domination historique des grandes puissances sur son pays et pour la participation du peuple au pouvoir, le mot d’ordre est que le pays doit vivre de ses propres forces et au niveau de ses propres moyens.
Ses grandes actions furent : . campagne massive de vaccination des Burkinabé qui fera chuter le taux de mortalité infantile alors le plus haut d’Afrique, . construction considérable d’écoles et d’hôpitaux, . campagne de reboisement : plantation de millions d’arbres pour faire reculer le Sahel, . grande réforme agraire de redistribution des terres aux paysans, élévation des prix et suppression des impôts agricoles,, . institution de Tribunaux Populaires de la Révolution (TPR), . grandes mesures de libération de la femme (interdiction de l’excision, réglementation de la polygamie, participation à la vie politique, etc.), . aides au logement (baisse des loyers, grandes constructions de logement pour tous), et tant d’autres.
Il est assassiné suite à un coup d’état orchestré le 15 octobre 1987. Toute la population Burkinabé défile dans les rues pour pleurer l’enfant chéri et les jours suivants, des milliers de personnes se rendent sur sa tombe et condamnent ainsi le crime. Ses grands discours " Tant qu’il y aura l’oppression et l’exploitation, il y aura toujours deux justices et deux démocraties : celle des oppresseurs et celle des opprimés, celle des exploiteurs et celle des exploités. La justice sous la révolution démocratique et populaire sera toujours celle des opprimés et des exploités contre la justice néo-coloniale d’hier, qui était celle des oppresseurs et des exploiteurs. " 3 janvier 1984, ouverture des 1ères assises des TPR - " Il n’y a pas de révolution sociale véritable que lorsque la femme est libérée. Que jamais mes yeux ne voient une société où la moitié du peuple est maintenue dans le silence. J’entends le vacarme de ce silence des femmes, je pressens le grondement de leur bourrasque, je sens la furie de leur révolte. J’attends et espère l’irruption féconde de la révolution dont elles traduiront la force et la rigoureuse justesse sorties de leurs entrailles d’opprimées."
8 mars 1987, Ouagadougou " Le pillage colonial a décimé nos forêts sans la moindre pensée réparatrice pour nos lendemains "
1983, Paris, Conférence Internationale sur l’arbre et la forêt " Il faut proclamer qu’il ne peut y avoir de salut pour nos peuples que si nous tournons radicalement le dos à tous les modèles que tous les charlatans de même acabit ont essayé de nous vendre 20 années durant. Il ne saurait y avoir pour nous de salut en dehors de ce refus là. Pas de développement en dehors de cette rupture là. Il faut ranimer la confiance du peuple en lui-même en lui rappelant qu’il a été grand hier et donc, peut-être aujourd’hui et demain. Fonder l’espoir. " " La plus grande difficulté rencontrée est constituée par l’esprit de néo-colonisé qu’il y a dans ce pays. Nous avons été colonisés par un pays, la France, qui nous a donné certaines habitudes. Et pour nous, réussir dans la vie, avoir le bonheur, c’est essayer de vivre comme en France, comme le plus riche des Français. Si bien que les transformations que nous voulons opérer rencontrent des obstacles, des freins." A un journaliste américain - " L’esprit de liberté, de dignité, de compter sur ses propres forces, d’indépendance et de lutte anti-impérialiste [.] doit souffler du Nord au Sud, du Sud au Nord et franchir allègrement les frontières. D’autant plus que les peuples africains pâtissent des mêmes misères, nourrissent les mêmes sentiments, rêvent des mêmes lendemains meilleurs. " Août 1984, Conférence de presse - " Nous n’avons pas compris comment ils [Jonas SAVIMBI de l’Angola et Pieter BOTHA d’Afrique du Sud, pro Apartheid] ont eu le droit de parcourir la France si belle et si propre. Ils l’ont tachée de leurs mains et de leurs pieds couverts de sang. Et tous ceux qui leur ont permis de poser ces actes en portent l’entière responsabilité ici et ailleurs, aujourd’hui et toujours. " Novembre 1986, discours fait à François Mitterrand, en visite à Ouagadougou : .- " Parce que de toutes les races humaines, nous appartenons à celles qui ont le plus souffert, nous nous sommes jurés de ne plus jamais accepter sur la moindre parcelle de cette terre le moindre déni de justice .
Victime d’un coup d’état, son « lieutenant », Blaise Compaoré, s’est installé au pouvoir.
Jeudi 15 octobre 1987. Il est 16 heures. Des armes crépitent au Conseil de l’entente, l’état-major du Conseil national de la révolution à Ouagadougou, tout près des ministères et de la présidence. Un groupe de soldats para-commando vient de débarquer avec, à l’évidence, pour mission de liquider tout le monde. Dans la cour, tous les gardes sont abattus. Dans un bureau, le capitaine Thomas Sankara en réunion avec des conseillers lance à son entourage : « restez-là, c’est moi qu’ils veulent ! » Le président, en tenue de sport, se précipite dehors les mains en l’air. Mais il est immédiatement fauché à l’arme automatique. Aucun de ses gardes ni conseillers ne sera épargné. En tout, une quinzaine de personnes sont abattues. Ils seront tous enterrés à la hâte, la même nuit, au cimetière de Dagnoen, un quartier de l’est de Ouagadougou. Dans toute la zone de la présidence et du Conseil de l’entente, militaires et civils courent dans tous les sens. Les Burkinabés qui sont au bureau ou à la maison se précipitent vers les postes transistors. Sur Radio Burkina, les programmes sont suspendus. On ne diffuse plus que de la musique militaire. Pour des Burkinabés déjà habitués aux coups d’État, c’est un signe qui ne trompe pas : le pouvoir a changé de main. La confirmation ne tarde pas. Un communiqué lu à la radio par un officier annonce notamment la démission du président du Faso, la dissolution du Conseil national de la révolution et proclame la création d’un Front populaire dirigé par le capitaine Blaise Compaoré, jusque-là numéro deux du régime révolutionnaire.
La confusion est totale. Le citoyen de base ne comprend pas pourquoi un règlement de comptes aussi sanglant entre deux leaders considérés comme « amis et frères ». Mais les observateurs, eux, ne sont pas surpris. Depuis quelques mois, la guerre des chefs avait commencé au sommet de l’État entre les deux capitaines, numéros un et deux du régime. L’entente entre ces deux hommes, qui partageaient même des repas familiaux ensemble, s’effritait alors que la révolution déclenchée le 4 août 1983 entamait tout juste sa cinquième année. A Ouagadougou, les rumeurs de coup d’État se faisaient de plus en plus persistantes. « Le jour que vous entendrez que Blaise Compaoré prépare un coup d’État contre moi, ce n’est pas la peine de me prévenir. Car, ce serait trop tard », avait lancé avec prémonition Thomas Sankara à des journalistes. Il faisait ainsi allusion à la forte amitié qui le liait à Compaoré. Par naïveté ou par impuissance, le charismatique chef de la révolution burkinabé n’échappera donc pas aux balles de son entourage.
PETROLE/Le brut ne parvient pas à tenir son rebond et repart en baisse Les prix du pétrole sont repartis à la baisse mardi à New York, les investisseurs étant rappelés à la réalité de la crise économique après la brève euphorie provoquée par les multiples mesures gouvernementales destinées à contrecarrer la crise info www.amretos.ch
Cameroun: l'homme d'affaires français Bolloré convoqué par la justice L'homme d'affaires français Vincent Bolloré est convoqué par la justice camerounaise pour être entendu comme témoin à la suite d'une plainte contre X pour "favoritisme et corruption" déposée par le groupe espagnol Progosa, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.
"La convocation individuelle de Vincent Bolloré a été émise le 14 octobre", a indiqué cette source. Conformément à la législation camerounaise, l'homme d'affaires français devra se mettre à la disposition de la justice dès qu'il aura reçu sa convocation.
Une autre convocation a été adressée en septembre à cinq cadres du groupe Bolloré, parmi lesquels le vice-président et ancien ministre français de la Coopération, Michel Roussin, selon cette même source.
Fin 2006, le Français Jacques Dupuydauby, président du groupe de services logistiques portuaires espagnol Progosa, avait porté plainte contre X pour "favoritisme et corruption", estimant que le processus d'attribution, en 2003, pour 15 ans, du terminal à conteneurs du port autonome de la capitale économique Douala (PAD) à la société Bolloré, en association au groupe danois Maerks, avait été truqué.
Progosa accuse le groupe Bolloré "d'avoir utilisé différentes manoeuvres dignes de la mafia", selon la plainte.
"Au mépris de la confidentialité qui devrait entourer toutes les offres, les requérants ont appris par l'un de leurs concurrents qu'il était en possession de leur dossier de candidature avant même que le dépouillement n'ait été envisagé", indique Progosa dans la plainte, jugée recevable.
Le juge d'instruction a notamment entendu à plusieurs reprises Alphonse Siyam Siwé, directeur général du PAD en 2003 et qui fut ministre de l'Energie et de l'Eau entre 2004 et 2006.
Il a été condamné en décembre 2007 à 30 ans de prison pour avoir détourné avec trois complices des fonds publics atteignant 38 milliards de FCFA (57,9 millions d'euros) lorsqu'il était patron du port.
De son côté, le groupe Bolloré a attaqué Jacques Dupuydauby en justice "pour commentaire tendancieux" et déposé également une plainte en diffamation au Cameroun.
La voie saluée par Fernando n'exclue pas celles que vous pronez, basée sur une stratégie d'autosuffisance agricole, énergétique et la réactivation ou l'activation d'une véritable collaboration régionale.
Gardons toutefois à l'esprit l'aspect ambigu de ce que vous définissez sous le nom de libération culturelle à l'époque de l'inter-dépendance et inter-pénétration des technologies de la communication qui font désormais partie d'une sorte de culture du village global à dimension planétaire. Faut-il comprendre un repli sur soi quand ce soi-même a souvent autant de mal à définir clairement ce qu'est son "soi" ??? Ou par libération culturelle doit-on comprendre "Révolution culturelle" à la chinoise (je pense à Monsieur Mao). Révolution culturelle signifie t-elle selon vous "Révolution politique" ? Si oui politique et culturel même combat, selon vous ?
Ce sont là des questions passionantes qui ne peuvent laisser aucun Africain indifférent. "L'économie de l'immatériel" est une dimension importante de la réflexion-action, mais devons-nous la refermer sur nous comme une porte de prison à double-tour de clé sous prétexte de libération culturelle d'abord, comme j'ai cru comprendre dans votre contribution ?
Ne devrions-nous pas au contraire nous ouvrir le plus largement possible au monde entier en nous appuyant également sur toutes les avancées que permettent désormais les outils culturels nouveaux comprenant la technologie ? L'Internet et la Télévision n'en feraient-elles pas partie selon vous ? Je n'ai pas épuisé les questions bien entendu.
Que signifie "l'Afrique doit se libérer culturellement d'abord" quand Mobutu et son élève togolais, avant vous, ont pourri la vie de millions de Togolais sous prétexte de leur fameuse "Authenticité" culturelle en désorganisant totalement l'état-civil pendant que eux-mêmes donnaient des prénom dits "importés" à leurs propres enfants et en continuant de boire du "Champagne importé" à la santé de tous les dindons réunis ?
Je dirais plutot une economie d'autosuffisanse alimentaire, energetique, entre autres. Nous devons tourner vers une politque d'importation et d'exportation inter-regionales et inter-etetiques. Pour cela l'Afrique doit se liberer culturellement d'abord. Je suis d'accord avec vous.
c'est bien grace à des rendez vous comme celui ci que le togo et plus généralement l'afrique arrivera à tirer son épingle du jeu; abordons notre développement par des révolutions culturelles, c'est d'ailleurs la source de toutes les espérances, si espérance il y a; l'économie mondiale s'effondre, les bourses sont frivoles, l'argent ne veut plus rien dire, seule la culture subsistera...on est bien rentré dans "l'économie de l'immatériel", ne ratons pas cette occasion!