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Halte à la vindicte populaire
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Avec l’insécurité sans cesse grandissante au Togo, la vindicte populaire devient de plus en plus recrudescente. On enregistre chaque année de nombreux cas de lynchages des présumés malfaiteurs.
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Selon la loi, nul n’a le droit de se faire justice. Toute personne soupçonnée d’une infraction a droit à un procès équitable et doit jouir de la présomption d’innocence. Elle est innocente tant que la culpabilité n’a pas été légalement établie.
Au mépris de cette loi, certains continuent de se faire justice eux mêmes. Les présumés malfaiteurs appréhendés par les populations sont souvent atrocement agressés avant d’être relâchés ou traduits en justice. La principale raison évoquée est le manque de confiance en la justice. « Vaut mieux en finir avec ce voleur car il sera encore relâché », affirme-t-on souvent. Quand une personne est présumée coupable, la foule en furie se jette sur elle sans se poser aucune question. Victimes des coups de poings, de pieds ou de pierres et parfois des coups de coupe-coupe et de couteaux, certaines personnes se retrouvent baignées dans le sang. Pis, d’autres sont battues à mort ou brûlées. C’est le cas, l’an dernier à Avenou où un menuisier présumé coupable d’une tentative de vol d’engin a été brûlé par les conducteurs de taxi moto. Une autre récente victime soupçonnée d’avoir volé un mouton, à Todman, a été battue à l’agonie. Ces actes sont également perpétrés par les forces de l’ordre qui sont sensées protéger les personnes même soupçonnées d’une infraction. Dans d’autres cas, elles assistent sans réagir aux attaques de la foule contre les présumés malfaiteurs. Mais le comble, c’est que parfois les victimes ne sont pas les auteurs des exactions supposées commises. Le cas du menuisier en dit long. Selon les informations, le menuisier résidait à Kodjoviakopé et allait rendre service à une dame à Avénou, avec des matériaux de travail dans le sac. Ne connaissant pas bien les lieux, il a voulu se renseigner auprès d’un conducteur de taxi-moto. A la vue des matériaux de travail, le conducteur du taxi-moto a cru qu’il était un malfaiteur.
S’il est vrai que l’on doit lutter contre l’insécurité, il est tout aussi vrai de la combattre conformément à la loi. La vindicte populaire utilisée comme mesure punitive n’est pas un moyen de lutter contre l’insécurité. Si la main est mise sur un présumé coupable, il faut qu’il soit traduit en justice. L’Etat de son côté doit prendre des mesures urgentes pour rétablir la confiance de la population en la justice. Il doit également sensibiliser la population sur les dangers de la vindicte populaire. Bella D. (Stagiaire)
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Source :
| Le Correcteur
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Commentaires
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3
gouvernement drogue |
5/21/2012 7:44:35 PM
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Lundi, Mai 21, 2012
Trafic de drogue au Togo: L’affaire du «Pitea» va être vidée Samedi, 19 Mai 2012 10:51
[L'affaire dite du Pitéa impliquant des Colombiens va-t-elle ête passée à la trappe?]
Un drôle de procès impliquant des trafiquants de drogue s’est ouvert hier dans la plus totale discrétion au Palais de Justice de Lomé. Ramenés sous haute protection à Lomé en cours de semaine après des années de détention à la prison civile de Kara, des Colombiens et certains Togolais impliqués dans le trafic de drogue, notamment l’affaire Pitéa, du nom de ce navire battant pavillon togolais arraisonné aux larges des côtes togolaises par la marine française avec plus de 400kg de cocaïne et l’affaire Taffa Mourane, du nom de ce magnat de la drogue au Togo, ils ont été discrètement présentés au parquet.
Certains Colombiens arrêtés dans le cadre de cette affaire ont été extradés vers les USA. Mais les autres ont commencé par comparaître depuis mercredi dernier. Et c’est la discrétion qui entoure ce procès qui surprend plus d’un.
En effet, le procès s’est ouvert dans une petite salle au Palais de Justice de Lomé, loin des regards des curieux et surtout sans dispositif sécuritaire ostentatoire pouvant attirer la curiosité des passants. Et pourtant, ces deux affaires sont très sensibles. Selon des sources proches du dossier, les narcotrafiquants colombiens mettent en cause certains hauts gradés des FAT (Forces Armées Togolaises) dont un général à qui ils disent avoir versé une somme de plus de 100 millions Fcfa. Est-ce que c’est pour éviter que des révélations impliquant les pontes du pouvoir ne soient portées à la connaissance du public que le procès se déroule en catimini?
Tout porte à le croire, surtout qu’à l’époque, selon des informations de sources diplomatiques, le PITEA avait été commandé au plus haut sommet de l’Etat.
Bon à suivre!
Mensah K
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Correction |
5/21/2012 9:01:44 AM
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Bella D. (Stagiaire): si tu es bandit et tu crains cette vindicte populaire c'est ton problème
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Correction |
5/21/2012 9:00:37 AM
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Bella D. (Stagiaire): si tu es bandit et tu crains cette vindicte populaire c'est ton problème
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