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FRATERNITE MATIN
Le gouvernement fait des efforts pour juguler les grèves à travers des appels incessants à l'apaisement, les assurances de règlement des problèmes évoqués, etc. Cependant, les fonctionnaires et agents de l'Etat, regroupés dans différents syndicats, menacent et persistent en brandissant le droit à la grève comme seul moyen pour faire plier l'autorité. L'une des raisons rarement évoquées pour justifier cette persistance est, à n'en pas douter, l'injustice constatée dans le traitement salarial. Le gouvernement en est bien conscient. "A l'analyse, ces revendications se nourrissent, pour l'essentiel, d'un sentiment d' injustice ressenti par nombre de fonctionnaires, en matière de rémunération ", a confessé le ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative, Gnamien Konan. "En effet, dans notre fonction publique, à diplômes équivalents, à profils identiques et à charge de travail similaire, les grades et rémunérations varient considérablement d'un emploi à un autre et d'une administration à une autre", a-t-il reconnu.
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NORD-SUD
Les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI, armée nationale) et leurs supplétifs, les chasseurs traditionnels "Dozos ", sont formellement mis en cause dans le dernier rapport d' Amnesty International présenté mardi à Abidjan. Il faut mettre fin à l'impunité. C'est l'avis de l'Ong Amnesty international qui souhaite que la lumière soit faite sur les événements de Duékoué et de Nahibly dans l'Ouest de la Côte d'Ivoire. Cette organisation fait état de massacres qui constituent des crimes contre l' humanité dans ces deux localités dans son dernier rapport sur la situation des droits humains en Côte d'Ivoire, deux ans après la crise post-électorale. "Côte d'Ivoire : la loi des vainqueurs", c' est l'intitulé de ce document. "On parle de réconciliation, mais elle passe par la réparation judiciaire", précise Gaétan Mootoo, enquêteur principal d'Amnesty international en Côte d'Ivoire. Amnesty a documenté des massacres qui constituent des crimes contre l'humanité à Duékoué, fin mars-début avril 2011 et Nahibly le 20 juillet 2012. Des centaines de personnes, selon M. Neve, ont été tuées en moins de 24 heures. Amnesty International appelle urgemment à la création d'une commission internationale d'enquête chargée d'examiner l'attaque du camp de déplacés internes de Nahibly.
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L'EXPRESSION
L'audience de confirmation des charges contre l'ancien président ivoirien était à son sixième jour mardi. Sans surprise, les avocats de Gbagbo ont nié en bloc tous les crimes perpétrés dans la commune martyre d'Abobo et qui sont imputés à leur client. Pour cette sixième journée, Me Emmanuel Altit et ses confrères ont mis l'accent sur deux arguments solides du procureur que sont le massacre de sept femmes à Abobo et le bombardement du marché de la même commune, tous deux imputés aux forces restées fidèles à Laurent Gbagbo pendant la crise post-électorale. Me Jenifer Naouri a rejeté en bloc les arguments du procureur Fatou Bensouda. Pour l' avocate de Gbagbo, ces crimes, s'ils existent, sont le fait des forces pro-Ouattara. Après avoir dégagé la responsabilité des forces pro-Gbagbo, l'avocate est parvenue à la conclusion selon laquelle le meurtre des sept femmes d'Abobo est "un grotesque montage" dans lequel chacune des sept femmes a reçu la somme de 100 000 francs CFA pour camper le rôle qu'elles ont joué ce jour- là et que c'est du sang de mouton qui a été aspergé sur les femmes. Fin
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