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Le pasteur Antonio Monteiro, un cas togolais


  [8/10/2013 2:09:25 PM]  | Kiosque |- | Lu :1264 fois | Commenter
 

Togo  -




Il y a quelques semaines, j’ai été contacté sur mon compte Twitter par un internaute, Anderson Dos Anjos, qui me demandait de l’aider dans une campagne sur Internet, pour la libération d’un pasteur, Antonio Montero, incarcéré sans preuves et sans jugement au Togo depuis mars 2012. Il se présentait, l’internaute, comme le fils du pasteur incarcéré. Je ne connaissais rien de l’affaire, je n’en avais d’ailleurs jamais entendu parler, et je lui ai demandé de me donner du temps pour faire des vérifications. En quelques clics sur Google, j’ai saisi quelques bribes de l’histoire, le pasteur capverdien Antonio Montero directeur des Ministères de la Famille pour l’Eglise Adventiste du Septième jour dans l’Union Mission du Sahel, basée à Lomé, étant accusé par les autorités togolaises de trafic de sang humain, suite à l’assassinat de plusieurs jeunes filles dans les parages. Les partisans du pasteur, dont sa famille, les membres de son église, des associations religieuses… qualifient, évidemment, cette arrestation d’arbitraire, le pasteur étant innocent à leurs yeux. Devant l’impasse, j’ai lancé une requête sur ma page Facebook, demandant à tous les internautes qui savaient quelque chose de l’affaire de m’informer, mais je n’ai pas eu beaucoup d’informations. J’ai aussi sollicité l’aide d’amis journalistes travaillant au Togo, mais ils m’ont tous donné la version officielle, le pasteur était incarcéré pour trafic de sang humain. J’ai laissé tomber l’affaire, me disant que j’irai y voir plus clair lors de mon prochain passage à Lomé.
Mais depuis quelques jours, Dos Anjos n’a cessé de me recontacter, se faisant plus suppliant, plus plaintif, me faisant lire tous les articles qui parlent de l’innocence de son père et de l’incongruité de la situation qui l’a envoyé en prison, aucune preuve solide ne l’ayant affecté, aucun jugement ne l’ayant condamné. Son compte Twitter est entièrement dédié à l’affaire, il y fait même appel à des organisations de défense des droits de l’homme pour l’aider. Il invite aussi les internautes à signer une pétition pour la libération de son père.
Ce pasteur peut être coupable, malgré l’innocence qu’il clame et fait clamer autour de lui, aucun fautif ne reconnaissant facilement de son plein gré ses fautes. Et l’acte dont il est accusé est très grave, et ne peut mériter que de très longues années en prison. Il peut aussi être innocent, et n’est peut-être incarcéré que pour une sombre raison que des yeux ordinaires comme les nôtres ne verront pas, ne verront jamais. Mais ce qui est aujourd’hui réel, visible, c’est que cette affaire, qui commence à prendre une grande ampleur sur Internet, salit une fois de plus l’image de notre pays. Ce monsieur est jeté en prison depuis maintenant un an et demi sans avoir été jugé, du moins selon ce que crient ses partisans. Et ces derniers n’ont qu’un refrain à la bouche : « Le Togo est un pays où on ne respecte pas les droits humains, et le pasteur n’est qu’une victime de plus d’un système corrompu et incompétent. »

Peut-on leur dire qu’ils n’ont pas raison, qu’ils sont en train de salir notre pays ? Peut-on les accuser de diffamer notre pays, quand on sait tous qu’au Togo on peut aller en prison et y mourir sans avoir rien fait, ou sans que les autorités n’arrivent à apporter la preuve de la culpabilité de leurs accusés, quand le souvenir de la mort d’Etienne Yakanou, incarcéré et tué en prison pour une affaire d’incendies montée de toutes pièces, juste parce qu’il est opposant, hante encore, tel un cauchemar, notre mémoire ?

Le seul moyen aujourd’hui aux autorités togolaises de défendre leur crédibilité est de juger ce monsieur, et d’apporter des preuves solides le liant aux crimes dont on l’accuse. Ses enfants, ses fidèles et ses partisans comprendront alors que leur père, leur pasteur est un criminel, et cesseront de clamer son innocence sur tous les toits. Parce que si quelque chose lui arrive en prison – et nous savons bien tous ce quelque chose qui arrive très souvent aux prisonniers togolais, dans les inhumaines conditions dans lesquelles ils sont détenus - sans qu’il ait été reconnu coupable suite à un jugement sérieux, le système togolais aura fait une énième victime gratuite.

Et chaque fois que les autorités de notre pays commettent une erreur vis-à-vis des étrangers, c’est nous, Togolais, qui en portons les traces, la honte, partout où nous passons. Je ne peux compter le nombre de fois que des Ivoiriens m’ont lancé : « Vous êtes très inhumains, inhospitaliers au Togo » depuis l’affaire des réfugiés ivoiriens dans notre pays… Que ceux qui sont touchés par la cause de ce pasteur s’y joignent sur Internet ou par n’importe quel moyen, pour réclamer un jugement sérieux. Et qu’il soit puni, selon la loi, s’il est reconnu coupable, ou libéré dans le cas contraire.

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