[10/16/2009] Traité sur le commerce des armes : les activistes africains saluent le revirement américain
Les activistes africains contre la violence des armes ont salué la décision américaine de rejoindre les négociations sur un traité global régissant les ventes des armes.
Dans un communiqué conjoint rendu public à Nairobi, les activistes ont également demandé aux gouvernements de contrôler le commerce des armes.
"La décision des Etats-Unis de soutenir les forts contrôles globaux du commerce des armes est une grande nouvelle pour l'Afrique", a estimé Joseph Dube, le coordinateur africain du Réseau d'action international sur les armes légères (RAIAL, IANSA en anglais).
"Nous souhaitons que les Etats-Unis témoignent d'une direction positive et encouragent un traité puissant afin d'aider à détruire le cycle de violences qui rend l'Afrique pauvre", ont souhaité ces activistes.
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a annoncé jeudi que Washington s'est engagé à "poursuivre activement un traité puissant et fort" contenant "les standards juridiques les plus hauts possibles sur le transfert international d'armes conventionnelles".
Selon les activistes africains, c'est un revirement de politique important -- l'administration américaine précédente était toujours opposée à l'effort de créer un tel traité.
"L'Afrique a payé le prix du commerce sur les armes légères pendant une période longue. C'est une victoire pour des milliers d'activistes à travers le continent", a souligné M. Dube.
"Les Etats-Unis - le plus grand exportateur d'armes du monde - acceptent le besoin d'un contrôle interntaional ferme. Maintenant c'est aux gouvernements africains de maintenir la pression pour un traité puissant", a-t-il ajouté.
Les Etats membres de l'ONU se réuniront dans le courant du mois à New York pour discuter de la sécurité et du désarmement.
Il est temps d’identifier les mains invisibles de ces tiers pays qui poussent les africains à se battre entre eux. Dans la plupart des cas en Afrique francophone, c’est la France qui est la source de nos conflits et de nos maux et nous n’avons besoin d’un microscope pour l’identifier. Cette France cherche toujours à exploiter nos ressources minières et à abuser notre économie régionale afin de se faire valoir parmi les pays développés.
Sans cette exploitation de l’Afrique, la France serait un département d’Allemagne étant donné qu’elle fut une colonie allemande. Revoir l’histoire des deux guerres mondiales. Il faut plutôt décréter un embargo sur cette France « pyromane » afin qu’elle cesse de se mêler arbitrairement dans les affaires internes de ses ex-colonies. Il est temps de mettre en place un moratoire dans ce sens.
Il faut apprendre à la France de se développer à partir de ses propres ressources et à partir des coopérations plus saines. C’est la nouvelle donne du 21ème siècle.
La CEDEAO avais adopté en octobre 1998, pour le compte de la sous-région ouest africaine, un moratoire sur la fabrication, l’importation et l’exportation d’armes légères. Depuis juin 2006, ce moratoire est transformé en convention. Dans cette convention, les Etats Membres de la CEDEAO interdisent le transfert des armes légères et de petit calibre ainsi que les équipements servant à leur fabrication (toutes composantes, pièces ou pièces détachées ou pièces de rechange d’une arme légère ou de petit calibre qui sont nécessaires au fonctionnement d’une arme ou d’une munition ; toutes substances chimiques servant de matière active utilisées comme agent propulsif ou agent explosif) sur/vers et à partir de leur territoire. Les Etats Membres interdisent également et sans exception, tout transfert d’armes légères et de petit calibre à des acteurs non étatiques, si ce transfert n’est pas autorisé par l’Etat Membre importateur.
Cette vision de la CEDEAO sur les questions de la prolifération d’armes est louable. Toutefois, il est important de vérifier la mise en application concrète des directifs et de revoir le résultat tangible de ce moratoire décrété en 1998 puis transformé, huit ans après, en convention. Il faut noter que ce moratoire devrait être effectif durant trois ans. Malheureusement, il n’était pas renouvelé en 2003 parce qu’il était trop contraignant et était devenu casse-tête pour certains pays pour deux raisons : 1) Tous les pays ne devraient pas, en principe, importer des armes même pour assurer la défense nationale et pour la protection civile, mais la réalité s’est installée: ils en ont besoins et que faire ? 2) Certains leaders faisaient le business du trafic d’armes dans la sous région.
Est-ce que ce moratoire a été effectivement renforcé et suivi par les pays membres de la CEDEAO? Que faire pour importer le minimum d’armes afin d’assurer la défense nationale, et la protection civile ?
Finalement, certains pays avaient commencé par demander des autorisations exceptionnelles auprès de la CEDEAO pour en importer. Cette institution n’avait pas le droit de refuser, car ce sont ces pays autonomes qui ont mis en place la CEDEAO, ce n’est pas la CEDEAO qui a créé les pays, donc la CEDEAO doit se soumettre aux ordres des pays fondateurs. En principe, si les pays membres devraient se conformer aux principes de cette convention, ils devraient aussi s’assurer que les acteurs non étatiques ne volent et ne s’approvisionnent pas d’armes. Cependant, le constat est palpable dans la sous région, les armes circulent de manière illicite et pour exemple, le 28 septembre passé, l’opposition guinéenne, un groupe d’acteurs non étatique avait défié l’autorité de l’Etat, et avait cambriolé des armes pour en faire usage, défiant ainsi l’autorité de l’Etat comme ce fut également le cas dans certains pays de la sous région. L’Afrique de l’ouest est un grand foyer de tension; et dans la plus part des cas, des acteurs non étatiques s’approvisionnent des armes et il faut lutter contre ce fléau plutôt que d’interdire à un pays autonome de se procurer d’un minimum d’armes pour se défendre et pour assurer la protection civile.
Pour le reste, dans tout Etat autonome qui doit défendre son intégrité territoriale à travers une politique de défense, la Guinée doit se procurer du minimum d’armes pour se défendre et pour assurer la protection civile. Défendre l’intégrité territoriale et la sécurité nationale sont des biens publics qui répondent aux besoins stratégiques d’un pays afin de promouvoir la paix et la stabilité nationales. Nous pensons que le reste des pays de la sous région partage cet avis politique, car c’est une réalité incontournable.
Nous réitérons cette idée encore une fois ; il faut décréter un embargo sur la France afin qu’elle cesse de se mêler arbitrairement dans les affaires internes de ses ex-colonies. Il est temps de mettre en place un moratoire dans ce sens.