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Les hommes aiment les femmes minces, quand la Bourse va bien
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Les canons de la beauté du XXe siècle n'ont certes plus grand chose en commun avec les représentations de la beauté féminine des siècles passés… mais de là à ce que les critères du beau flirtent avec les cours de la Bourse ! C'est pourtant bien ce que pense un chercheur californien selon lequel le contexte économique influence les préférences de ces messieurs pour les formes plantureuses ou bien plus affinées de ces dames.
Terry Pettijohn (université Mercyhurst, Erie, Pennsylvannie) a passé en revue 41 années de publication de la revue Playboy. Après avoir analysé les caractéristiques physiques (visage et corps) des jeunes femmes élues playmate de l'année entre 1960 et 2000, ce chercheur en psychologie suggère que les hommes préfèrent les femmes opulentes et au physique plus plantureux en périodes difficiles (entendez, économiquement difficiles). A l'inverse donc, quand les cours de la bourse remontent, la gente masculine se laisse plus volontiers séduire par les formes plus fines, plus douces de femmes qui semblent plus vulnérables. En résumé explique Terry Pettijohn, "les hommes recherchent une femme avec qui passer du bon temps quand tout va bien, et une femme qui s'occupera d'eux quand les temps sont durs". Ce qui serait donc explicite dans leur physique.
partir de photographies, l'auteur de l'étude a évalué, à l'aide d'un ordinateur, les mensurations (poids, taille, tour de poitrine, de taille et des hanches) des playmates ainsi que les caractéristiques de leur visage (yeux, menton) et leur âge. Les critères économiques et sociaux sont basés sur les statistiques américaines, notamment du chômage. En périodes de difficultés économiques et sociales, les playmates élues sont légèrement plus âgées, plus grandes et plus lourdes. Leurs hanches sont plus larges et le rapport taille-hanche plus important aussi. Elles ont également plutôt des yeux plus petits, traits significatifs de visages féminins plus "durs", une tendance précédemment étudiée par Terry Pettijohn et théorisée sous le nom d'Hypothèse Environnementale Sécuritaire. De manière similaire, les préférences pour certains traits du visage varient en fonction du contexte dans lequel on vit. Une seule caractéristique demeure inchangée toutefois : le tour de poitrine. En 40 ans, les miss élues ont toutes un tour de poitrine équivalent. Les hommes ont des préférences que les difficultés même économiques n'ébranlent pas…
le 27/06/2003 Pettijohn T : Playboy Playmate Facial and Body Feature Changes Across Social and Economic Conditions. Etude présentée le 30 mai 2003 - 15th annual convention of the American Psychological Society - Atlanta (Ga). (27/06/2003, L.Q.S.)
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Source :
| LJS.COM
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