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Le Nepad : Quelles chances pour l’Afrique ?

Byalou Alfa-Toga
  [11/11/2006]  | Kiosque | | Lu :12421 fois | 13 Commentaires
 






  La toute nouvelle donne du débat sur le développement économique du continent noir est le NEPAD, le nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique. Mais, ce gigantesque projet, axé sur l’intégration africaine et le financement des secteurs prioritaires de l’économie par des apports privés, est malheureusement très peu connu de la majorité des Africains eux-mêmes.

Le nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nopada) ou Nepad (New partnership for african development, en anglais) est le résultat de la fusion de deux documents. L’un, le Programme de renaissance de l’Afrique pour le nouveau millénaire, a été conçu par le chef de l’Etat Sud africain, Thabo Mbéki, en collaboration avec Olusegun Obasanjo du Nigeria et l’Algérien Bouteflika . L’autre, le Plan Oméga, est l’œuvre du Sénégalais Abdoulaye Wade.

Travailler la croissance économique

L’accent est mis sur des secteurs prioritaires : infrastructures; ressources humaines (éducation, développement des compétences, inversion de la tendance à la fuite des cerveaux); santé; technologies de l’information et de la communication; agriculture; énergie; accès des exportations africaines aux marchés des pays développés. Le volet le plus important du projet en termes de volumes et de besoins en investissements est celui des infrastructures.

Le Nepad se fonde sur les échecs passés des différents projets et programmes en faveur du continent. Basés sur l’aide et la dette, ces projets ont conduit le continent dans un cercle vicieux dont il lui faut sortir. L’Afrique a aujourd’hui plusieurs défis (politiques, techniques, économiques et sociaux) qu’il faut fédérer et relever ensemble.

Le Nepad se veut une vision à long terme du programme de développement du continent noir. Il propose des activités à court et long terme des projets de lutte contre la pauvreté qui devront, par un effet d’entraînement, influer sur les autres priorités non prises en compte directement par le présent plan.
Les objectifs à long terme sont de deux ordres : éradiquer la pauvreté et mettre fin à la marginalisation du continent; promouvoir le rôle des femmes dans toutes les activités.

S’appuyer sur les regroupements sous-régionaux

Le but est de parvenir à maintenir une croissance de plus de 7 % du PIB pendant les 15 prochaines années ; de réduire de moitié le pourcentage des personnes vivant dans une extrême pauvreté ; de scolariser tous les enfants en âge scolaire ; de supprimer les disparités homme-femme ; de réduire les taux de mortalité infanto-junévile de deux tiers ; de réduire les taux de mortalité maternelle de trois quarts ; d’assurer les services de santé de reproduction. Tout cela, d’ici 2015. Les résultats attendus sont la croissance économique, le développement et l’augmentation des emplois, la réduction de la pauvreté et des inégalités, la diversification des activités de production, l’amélioration de la compétitivité sur le plan international, une augmentation des exportations et, enfin, une meilleure intégration de l’Afrique.

Les dirigeants africains initiateurs du projet ont proposé un programme d’actions détaillées qui sont autant de conditions nécessaires pour la réalisation du développement durable. Ce sont la paix, la sécurité, la démocratie et la bonne gouvernance, la gouvernance économique et la gouvernance des entreprises. Sur ce point, il est prévu un travail de réflexion des ministres en charges des finances et des responsables des banques centrales sur les pratiques en matière de gouvernance économique et de gouvernance des entreprises. Ceux-ci devront proposer au comité des chefs d’État (composé des cinq chefs d’État initiateurs du projet et de dix autres à raison de deux par région) chargé de la mise en œuvre des recommandations qui seront ensuite soumises aux États africains pour application.

Résoudre l’épineux problème des conflits

Dans son approche, le projet se base sur les regroupements sous-régionaux actuels (Afrique de l’Ouest, du Centre, du Nord, de l’Est et australe) comme pôles de développement. L’intégration économique de ces sous-régions permettra une plus grande rentabilité des investissements extérieurs grâce aux économies d’échelle rendues ainsi possibles et qui ouvrent sur une plus grande compétitivité à l’échelle mondiale.
Le projet met l’accent sur les services publics régionaux (transports, énergie, eau, informatique et télématique, santé, environnement et recherche), avec une mise en œuvre de projets communs obéissant aux programmes de développement nationaux et régionaux.

Pour atteindre l’objectif d’une croissance annuelle de 7 %, l’Afrique devra, selon les initiateurs du Nepad, combler le déficit annuel de 12 % de son PIB (64 milliards US$). Pour cela, il faudra une augmentation de l’épargne locale, une amélioration de la perception des recettes fiscales. Mais, le Nepad aura besoin à court et moyen termes d’un accroissement de l’Aide Publique au Développement (APD) et d’un allègement plus important de la dette.

Cette initiative est bonne; c’est une chance à saisir. Tel que conçu, le Nepad est un bon cadre de dialogue en ce sens qu’il reprend et agrège tous les principaux problèmes de développement du continent.

S’atteler à sensibiliser les populations afin de réquérir leur adhésion

Mais, il serait intéressant également de tirer les leçons des échecs du passé. Le premier reproche que l’on pourrait apporter à ce nouveau plan, c’est qu’il reste inconnu du public qui doit pourtant se l’approprier. Il est peu connu des principaux concernés que sont les Africains eux-mêmes, à part quelques intellectuels impliqués dans le débat. D’ailleurs, le président Wade le reconnaît lui-même, beaucoup de dirigeants africains n’y voient que du feu. Il est nécessaire de prendre le temps de requérir l’adhésion des populations africaines, de la société civile du continent, des Africains de la diaspora qui doivent apporter leur contribution en termes de compétence technique. Dans le cas contraire, il est fort à craindre que le Nepad ne reste le plan de ses initiateurs.

Byalou Alfa-Toga
Email : alfatoga1@ yahoo.fr
Source :


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Commentaires


 13   buy xanax | 5/20/2012 9:40:19 AM
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 5   zerro 23 | 7/11/2008 1:53:59 PM
BONJOUR,Monsieur
ce sont de bonnes idées mais ce qu'il faut savoir que les africains sont saturés de discours ;ils ont besoin des actions
concètes.Et en plus l'Afrique manque" d'hommes ".
 

 4   ALANDA | 2/28/2008 9:57:28 AM
Bonjour Monsieur BYALOU Alfa-Toga
Le changement commence toujours par un rêve, Ensemble nous pouvons arriver à changer notre mode de vie en Afrique.
Ce qui me préoccupe, c’est la place qu’occupe l’agriculture Vivrière en Afrique ? Il n’y a pas de développement sans l’orientation de la politique de la production vivrière de base.
Une autonomie ALIMENTAIRE constituera, une base solide de lutte contre la pauvreté en AFRIQUE. En Afrique nous avons des ressources naturelles qui nous permettrons de cultiver la terre douze mois sur douze, avec des systèmes d’irrigation moins coûteux. Les techniques de l’agriculture biologique permettront à l’Afrique d’être autonome sur le plan alimentaire. L’agriculture biologique n’est pas une néo agriculture.
Les difficultés pour le développement de l’agro-bio en Afrique précisément en Afrique de l’ouest se traduits par :
Manque de formation spécialisée adapter dans Agriculture biologique.
Manque d’informations sur les avantages et les intérêts de ce technique de travail.
Manque de volonté, les intérêts personnels de certains groupements agricoles, ONG et OI, traîne le développement de l’agriculture biologique dans la région.
Manque de point d’attente pour les agriculteurs et les paysans, pour développer et valoriser nos techniques de cultures.
Ce que je pense qui sont faisable, qu’on peut mettre en place sont :
Lancer un appelle à tous les groupement et ONG agricole de la région, par un sondage pour la création d’un organisme de certification des produits bio en Afrique de l’ouest.
La formation des certificateurs est un point indispensable pour la crédibilité de nos produits.
La mise en place dans la région d’un organisme de certification des produits issu de l’agriculture biologique.
La mise en place d’un mouvement de l’agriculture biologique dans la région en Afrique de l’ouest.
Modernisé et valoriser notre technique traditionnel pour une meilleur production.
Valoriser nos déchés qui servirons à faire du composte, pour des apports en engrais aux cultures.
Pour le développement de l’agriculture biologique en Afrique, précisément en Afrique de l’ouest, nous avons besoins des structures et mouvement d’agriculture biologique solide, adapter à la sous région.
Nous pouvons sauver les 60%, de la production des légumes, fruits et autre qui se perd chaque année en Afrique de l’ouest, Les techniques de conditionnement, de transformation, de conservation et de commercialisation.
Avant tous un travail très important doit être fait auprès des consommateurs, sur les nouvelles modes de présentation de nos produits.
Nous pouvons travailler ensemble sur les projets et les sujets, même les articles pour faire connaître les idées sur le développement de l’agriculture biologique en Afrique.
Pour me contacter alandapierre@hotmail.com, alandapierre@yahoo.fr
ALANDA Pierre Koffi.
 

 3   ALANDA | 2/28/2008 9:45:20 AM
Bonjour Monsieur BYALOU Alfa-Toga
Le changement commence toujours par un rêve, Ensemble nous pouvons arriver à changer notre mode de vie en Afrique.
Ce qui me préoccupe, c’est la place qu’occupe l’agriculture Vivrière en Afrique ? Il pas de développement sans une politique de la production vivrière de base.
Une autonomie ALIMENTAIRE constituera, une base solide de lutte contre la pauvreté en AFRIQUE. En Afrique nous avons des ressources naturelles qui nous permettrons de cultiver la terre douze mois sur douze, avec des systèmes d’irrigation moins coûteux. Les techniques de l’agriculture biologique permettront à l’Afrique d’être autonome sur le plan alimentaire. L’agriculture biologique n’est pas une néo agriculture.
Les difficultés pour le développement de l’agro-bio en Afrique précisément en Afrique de l’ouest se traduits par :
Manque de formation spécialisée adapter dans Agriculture biologique.
Manque d’informations sur les avantages et les intérêts de ce technique de travail.
Manque de volonté, les intérêts personnels de certains groupements agricoles, ONG et OI, traîne le développement de l’agriculture biologique dans la région.
Manque de point d’attente pour les agriculteurs et les paysans, pour développer et valoriser nos techniques de cultures.
Ce que je pense qui sont faisable, qu’on peut mettre en place sont :
Lancer un appelle à tous les groupement et ONG agricole de la région, par un sondage pour la création d’un organisme de certification des produits bio en Afrique de l’ouest.
La formation des certificateurs est un point indispensable pour la crédibilité de nos produits.
La mise en place dans la région d’un organisme de certification des produits issu de l’agriculture biologique.
La mise en place d’un mouvement de l’agriculture biologique dans la région en Afrique de l’ouest.
Modernisé et valoriser notre technique traditionnel pour une meilleur production.
Valoriser nos déchés qui servirons à faire du composte, pour des apports en engrais aux cultures.
Pour le développement de l’agriculture biologique en Afrique, précisément en Afrique de l’ouest, nous avons besoins des structures et mouvement d’agriculture biologique solide, adapter à la sous région.
Nous pouvons sauver les 60%, de la production des légumes, fruits et autre qui se perd chaque année en Afrique de l’ouest, Les techniques de conditionnement, de transformation, de conservation et de commercialisation.
Avant tous un travail très important doit être fait auprès des consommateurs, sur les nouvelles modes de présentation de nos produits de base.
Nous pouvons travailler ensemble sur les projets de développement de l’agriculture biologique en Afrique.
Pour me contacter alandapierre@hotmail.com, alandapierre@yahoo.fr
ALANDA Pierre Koffi.
 

 2   Gnirgbadou | 11/14/2006 1:12:15 PM
Je suis d'avis Nando!
Il serait temps que nous cessions de rever. Ce ne sont pas le contenu et l'esprit des plans comme Nepad qui sont vide de sens; le probleme majeur est la mise en vigueur des principes. Et c'est la que vient la qualite des gens que nous avons aux commandes de nos pays et institutions.
Il y a beaucoup d'exemples qui me font hair et meme detester les uns et les autres dans ce qui prend de plus en plus l'air d'un psectacle de bouffons.
Institutions de Bretonwood pas ci, Ajustements structurels par la, liberalisation de l'aure cote ..et que sais-je encore? Que devient le CITOYEN dans tout cela? Le coton africain et les subventions americaines de ce produit et les arbitrages de l'OMC.
Depuis que les pays africains ont ete forcer d'ouvrir leurs frontieres au non de la mondialisation de je ne sais quoi, combien sont les Africains qui on perdu leur pain. Les secteu avcole au Senegal par exemple representait plus de 10 milliards de FCFA et des milliers d'emplois sans parler de la taille de la contributions de ce secteur au PIB du pays. ce ne sont pas le Ghana, la Cote d'ivoire ou le Togo qui font exceptions. Nos pays sont innondes par des abats de poulets congeles venus d'Europe dont les importations ont atteint plus de 300% (quell aberration!!!) et au meme moment nos pauvres paysans croupissent sous le poids de leur coton invendu..... Parlez-vous toujours de lutter contre la pauvrete? Quel chef d'etat ou quel ministre a prete oreille aux doleances ou plaintes de ces paysans? Quel gouvernement a ose interdire purement et SIMPLEMENT l'importation des viandes pourries, impropres a la consommation en Europe qui viennent detruire nos economies. Si un pays (ce broussard de Bush) fait fi de la misere et la sueur dans lesquelles les paysans africains triment pourquoi nos dirigents a nous ne prendraient-ils pas de dispositions pour sauvegarder le bien etre de leurs populations?

M. Alfa-Toga, il y a des articles tres interessants comme plusieurs de ceux que vous aviez ecrit par le passe qui peuvent sensibiliser ou bien donner a penser a nos dirigeants (s'ils sont de ce genre) et resoudre nos problemes plutot que de passer leur temps a danser au rythme exterieur.
Nos politiques sont en train d'hypotheque l'avenir de toute une generation par leurs choix tres peu eclaires. Il faudrait un forum ou des articles les interpelleraient les uns apres les autres.
Merci
 

 1   Nando | 11/11/2006 11:50:47 AM
Arrêtons de rêver. Les stratégies top-down sont révolues depuis longtemps. Depuis quand un partenaire extérieur, concurrent potentiel sur le marché international, contribue-t-il au développement et à la sauvegarde des intérêts d'un pays? La gratuité n'est plus de ce monde.
 

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