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Torture et assassinat : Mitsoayé Kossivi Vidjin I, un chef-tyran noir de Nyita (Akoumapé) jouit de l’impunité

Togo - Societe
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Préfecture de Vo. Dans le canton d’Akoumapé, au village de Nyita, le quotidien des populations rime avec terreur du sanguinaire tyran noir. Mitsoayé Kossivi Vidjin I, chef traditionnel de Nyita, après son intronisation qui « n’est pas autochtone » dudit village, est imposé de force « au grand mécontentement de la population par l’ancien Commandant de Brigade de Vogan, M. Babaka », selon une correspondance que la population a adressée en 2012 au ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales.

Quelque temps après son intronisation, le néo nazi togolais est passé à l’ « extermination » de ses administrés. Meurtres, assassinats, traitements cruels et dégradants, Mitsoayé Kossivi Vidjin I est une terreur à Nyita. Mais sous le silence coupable du pouvoir local qui, visiblement, préfère fermer les yeux sur les atrocités du tyran noir de Vo. Membre de l’Union pour la République (Unir), il peut compter sur ses réseaux obscurs qui lui assurent l’impunité. « Malgré nos lamentations, les autorités de la préfecture se sont tues parce qu’il leur graissait les pattes », pestent les collectivités de Nyita.

Son palais royal est transformé en un véritable Guantanamo, un camp de torture. En 2004, il y a fait bastonner Biotou Miglanso, un homme âgé d’environ 60 ans, originaire d’Akoumapé-Apégan qui a succombé après aux coups reçu. Il sera retrouvé un mois plus tard mort dans un état de décomposition « dans un champ non loin de la localité ». Le 9 août 2006, toujours dans son palais, Ablam Django Anani, originaire de Nyita, a été soumis au même supplice et en est décédé sur place. Une victime de trop. « Ce dernier était âgé de 54 ans, père de 05 enfants. Sa mort a endeuillé tout le village car il avait subi des traitements inhumains et rendait l’âme dans la maison du chef devant ses notables », raconte-t-on. « Le drame était survenu à la suite d’un malentendu entre le feu Django, son frère Agbessi et son père Djabagnon… Arrivé chez le chef, ce dernier a pointé du doigt le feu Django qu’il s’est opposé à sa chefferie du samedi 27 mai 2000. Il ordonna à son vigile qui le molesta, le tortura, le tapa par le pénis, bref, il avait subi des traitements inhumains entraînant ainsi sa mort subite dans le palais royal devant l’assistance. La torture a commencé à 09 heures du matin. Vers midi, le feu avait soif. Il a demandé à boire de l’eau. Quand sa femme la lui apporta, le chef a pris lui-même l’eau qu’il jeta sur son visage et jusqu’à 13 heures, il rendit l’âme. La gendarmerie d’Akoumapé étant informée a dépêché le corps à la morgue d’Aneho à l’insu de la famille qui le réclama et l’enterra le samedi 26 août 2006. La gendarmerie n’a rien dit au chef. Il continuait à faire des jugements dans son palais tout enfermant les autres membres de la famille ». Tel est le témoigna de la famille d’Ablam Django Anani.

La cruauté du « Roi fort de la jungle» sans cœur, sans pitié, a atteint son paroxysme lorsqu’il a fait brûler vif Anani Koba Gue, (ressortissant d’Akoumapé-Dafo résident à Agotidéka, localité située à deux kilomètres de son palais). C’était le mardi 7 août 2007. « Ce dernier âgé de 32 ans était totalement calciné à l’intérieur de sa propre case », rapporte-t-on dans la correspondance. Et d’ajouter : « Il a aussi battu Anagonou Kossi de Nyita, quartier Djokopé qui est parti mourir au Ghana en avril 2008 à Kotokou, quartier Boom à l’âge de 40 ans ».

A l’époque, l’intouchable Togbui n’a pas été inquiété et aucune enquête sérieuse n’a été diligentée. Mais la famille d’Ablam Django Anani a intenté des actions d’envergure et déposé des plaintes auprès des autorités compétentes notamment les ministères des Droits de l’Homme, de la Sécurité, de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales, de la Justice, du Procureur de la République et auprès de le Ligue togolaise des Droits de l’Homme (Ltdh). Le vigile du chef, Azanleko Kodjo Dominique fut arrêté et incarcéré en 2009. Un arrêté ministériel suspend en janvier 2010 le chef de ses fonctions « pour une durée de six (06) mois afin de permettre au parquet d’instance de Lomé de mener ses investigations ». Le chef et son complice ont été donc inculpés de « coups mortels et de complicité de coups mortels ».

Alors que les familles des victimes et les populations attendaient justice, le sieur Azanleko, qui a introduit le 14 juillet 2015, une demande liberté provisoire, a été relaxé, le 29 juillet, soit deux semaines plus tard. Le chef, lui, est resté tranquille jusqu’à présent, bien que sa responsabilité dans le meurtre ait été reconnue. Et pourtant « les violences ayant entraîné la mort de la victime (Ablam Django Anani) ont été ordonnées par le Chef Mitsoaye Kossivi Vidjin, son co-inculpé, complice d’infraction qui n’a pas fait l’objet de placement en détention », a précisé la Chambre d’Accusation de la Cour d’Appel dans son arrêt qui a ordonné l’élargissement du vigile criminel Azanleko.

Comme quoi, les tortionnaires de l’Unir sont toujours protégés. « Nous venons par la présente rappeler à votre attention ce qui nous semble être un déni de justice dans le dossier MITSOAYE Kossivi Vidjin, du nom du chef du village de Nyita qui avait fait bastonner à mort le sieur ANANI Ablam en jugement devant sa cour. Bien qu’inculpé pour homicide par le Tribunal de première instance de Vogan, le chef Vidjin jouant de son influence à divers niveaux, est resté à ce jour en totale liberté. Le 29 Juillet 2015, son coinculpé, le nommé Azanleko Dominique qui a administré la bastonnade en question sur l’ordre du chef, a été remis en liberté provisoire. Cependant, rien ne nous garantit que le droit sera dit alors que nous sommes dans l’attente de la tenue de l’audience de la chambre judiciaire de la Cour suprême.

Monsieur le Ministre, ayant perdu tout espoir d’avoir une justice équitable dans cette affaire, nous faisons ici recours à votre autorité pour que justice soit rendue à la famille victime. Ce recours, nous le tenons pour capital d’autant qu’il nous parait le seul fondé pour ramener de leur égarement, les différents commis de la justice impliqués dans le dossier et lever par ailleurs l’hypothèque de la justice sauvage qui tente les villageois face aux quotidiennes rodomontades de ce chef assassin », peut-on lire dans un courrier adressé au ministre de la Justice le 03 mai dernier, avec ampliation à la présidence de la République.

PCK (L'ALTERNATIVE)


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