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La Chronique de Yves de Fréau : A vous, messieurs les entraineurs d’après 2012 !

Togo - Sport
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Le jeune coach débutant Kourabodi Hamdane, appelé en début de saison à succéder à son grand frère Oloufadé Adékanmi, pour diriger le célèbre Sémassi FC de Sokodé, s’est cassé très vite les côtes. Remplacé par Diouf Fofana, resté, lui, auparavant longtemps à l’ombre d’un certain Mawuéna Kodjovi à Dyto. Mais qui n’a pu faire pousser des ailes au club militaire, lequel l’a finalement remercié. A Sokodé aussi, l’ancien capitaine de Semeuse FC qui semble marquer douloureusement le pas, a fini par se faire enjoindre un conseiller technique du nom d’Abraw Samer. Conclusion, il est toujours entrain d’apprendre.

De son côté, Agbobli Amavi à qui les dirigeants d’Agaza FC avaient offert à l’entame de la saison, une chance de s’exprimer en tant que coach titulaire, a tout simplement échoué. Quant à Kégbalo Kodjovi, major du tout premier stage initial des entraineurs de football pour l’obtention de la Licence B (CAF), organisé du 8 au 21 février 2016, il n’a jamais pu convaincre le président Amouzou Têtê de l’Asfosa sur ses capacités à jouer le système 4-4-2 tel que ce dernier le…souhaitait.

Comme tous ces jeunes coachs cités plus haut, d’autres, à l’instar de Doté Franck, Tsitrikou Albert, Kpakpo Koumi, Doté Jérôme, pour ne citer qu’eux, sont effacés des radars. Certains comme Noussoudjé Kossi, Amégan Didier ou encore Agbessi Joly, entraineurs respectifs de Okiti FC de Badou, Gbohloé-su FC d’Aného et Arabia FC de Tabligbo, sont actuellement sans boulot. Et pour la même raison : insuffisance de résultats.

On peut donc sans risque de se tromper, estimer que, de tous les joueurs des années 2000-2012 devenus entraineurs, un seul n’est arrivé à tirer son maillon du feu. Aucun ne domine pratiquement l’autre. Et quand on en chasse un pour « insuffisance de résultats », on en prend un autre à sa taille. Le chassé peut très vite lui aussi, se retrouver à la tête d’un club sans doute plus aguerri, mieux positionné et dont les ambitions sont plus grandes. « Ôte-toi de là que je m’y mette », est le socle sur lequel ils bâtissent leur quotidien, reniflant jours et nuits l’odeur d’un potentiel crash entre un collègue en difficulté et son président. Et les voilà qui se disent prêts ! Oui, prêts à revoir en baisse le salaire que prenait l’autre, tout en jurant de faire mieux.

Ainsi va le monde des entraineurs de nos clubs. Et avec malheureusement, les mêmes comportements, la même méthode, les mêmes discours, bref, la même façon de vivre, de penser et de faire le football. L’addition de tout ça, révèle qu’au Togo, les clubs, qu’ils soient de D1 ou de D2, produisent le même jeu. Le système qui exige d’abord, de sortir la balle de son camp, tout en la renvoyant loin…Tant-pis si elle parvient à l’adversaire. L’essentiel, étant, comme le crient les coachs, de dégager ! Là, on ne parle plus de jeu ni de plan de jeu puisque de nos jours, aucun d’eux ne semble avoir le sens du spectacle, encore moins, l’utilité d’un meneur de jeu.

Plus on y pense, plus on se dit que les stages d’obtention des Licences C ou B imposées par la FTF du Colonel Akpovy aux entraineurs devant diriger toute rencontre de championnat, ont plus défavorisé qu’arranger notre football. La réussite dans ce métier, pouvant paraitre comme un don, qui sait s’il ne se trouverait pas quelque part sur la surface togolaise des génies d’entraineurs sans la fameuse Licence CAF, mais capables d’être proches de leurs joueurs pour mieux les faire progresser, d’avoir une parfaite façon de les écouter, de leur parler, de les motiver et toujours prêts à s’adapter aux circonstances (fatigue, blessures, mauvais temps, but pris très tôt dans un match, changement tactique de l’adversaire)…

La vérité est qu’aucun stage de deux semaines, ne peut offrir ces qualités précitées à un débutant. La preuve est qu’aucun de ces entraineurs débutants qui ont envahi depuis 2012 nos terrains de foot, n’ont jamais pu orienter leurs séances afin de faire progresser individuellement tout comme en équipe un seul joueur. Ici, on ne semble pas apprécier ces attaquants qui prennent à un moment d’un match, leurs responsabilités pour changer le cours des choses. Ils en oublient que c’est dans ce pays qu’on a vu évoluer les Bachirou, Rafiou, Agbala, Agougno, Kader et autre Noussoudjé… Ce qu’ils faisaient n’étaient pas simple, mais il faut dès fois, oublier que le football est un sport d’équipe. Et ce sont les coachs qui l’enseignent. Qui d’entre ces jeunes entraineurs, a su faire le choix d’une individualité qu’il a imposée à son groupe ? Au lieu de ça, vous les entendrez crier « Imbécile, c’est toi qui nous as offert le ballon ? Tu es le seul sur le terrain ? ». Dire que la qualité d’un bon entraineur, c’est d’être réactif !

On a beau se préparer à toutes éventualités, l’instant du match réserve souvent des surprises. Il est donc important d’être réactif et de trouver une réponse adaptée rapidement en cas de déception ou de débordement par exemple. La compétition ne laisse pas de temps à la réflexion et il faut réagir vite lorsque ça s’avère nécessaire. Seule une bonne préparation permet d’y parvenir et d’éviter d’improviser de manière inadaptée. C’est en cela que nos coachs doivent se préparer à voir des choses qui leur déplaisent d’un ou de leurs protégés. Messieurs les coachs, ce n’est pas la peine de vous prendre la tête ou de crier, car l’une ou l’autre réaction perturbe l’équipe autant que l’auteur de la mauvaise action. J’en ai même vu tout récemment qui se moquent et rient à gorge déployée de leurs joueurs en cas de ratées… Ce qui m’a finalement poussé à laisser ce message aux entraineurs togolais évoluant ces dernières années au pays : depuis l’avènement des jeunes qui sortent à peine de leur carrière de footballeur pour devenir entraineur, le niveau du football togolais a baissé. C’est donc le respect que vous donnerez à vos joueurs ou le sens que vous donnerez à votre métier, qui vous rendra forts et rendra fort notre football.


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