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Rapport Togo sur la torture devant les Nations-Unies : Trimua a tant bégayé

Togo - Politique
Fraternité | | 16 Commentaires
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De vendredi à lundi dernier, le Togo a présenté, devant le Comité des Nations-unies contre la torture, lors de sa 67ème Session ordinaire, la situation de la torture au Togo. Cet exercice aux allures d’un bilan sommaire avant l’Examen périodique universel (Epu), a suscité beaucoup d’attentions du côté de Lomé, tant le tableau est moins reluisant. De cette audience tenue à Genève, l’on retiendra que le Commissaire du gouvernement, Christian Trumua a peiné pour convaincre son monde.

Le grand oral du Togo

Le passage du Togo devant le comité des Nations Unies contre la torture a pris fin lundi. Aux commandes de la délégation togolaise, le ministre des Droits de l’Homme, Christian Trimua. Ce dernier a, dans son rapport, levé le voile sur les conditions de détention au Togo, la lutte contre l’impunité ainsi que la problématique des garanties sur le plan légal. Une audience faite de questions – réponses et de débats sur les détails prêts du rapport tel que présenté par Lomé en confrontation avec les réalités du terrain.

Droits de l’homme… parlons-en !

À l’occasion, l’innocence du rapport tel qu’élaboré par le gouvernement togolais s’est réellement confrontée au contre rapport déposé sur la table du Comité des Nations -unies contre la torture par plusieurs organisations de défense des droits de l’homme dont le Collectif des associations contre l’impunité au Togo (Cacit).

En effet, ce rapport qui prend à contrepied celui de Lomé a notamment pointé du doigt, le Service central de recherches et d’investigation criminelle (SCRIC), hier Service de recherches et d’investigation (SRI). Cette unité de la gendarmerie en charge des enquêtes est accusée de se retrouver très souvent dans les manifestations pour la répression.

Par ailleurs, sur la question des conditions de détention au Togo, il a été dénoté une surpopulation carcérale avec des détenus dont l’accès aux soins de santé est souvent fruit d’un chemin de croix, les charges très souvent à la charge du détenu.

De même que la question de violations systématiques des droits de l’homme et la lutte contre l’impunité a été passée au peigne fin, faisant ressortir des traitements inhumains et degradants et des assassinats sans que les fautifs ne soient punis. Les cas de Idrissou Moufildou (11 ans), apprenti mécanicien tué le 8 décembre 2018 à Agoe, devant son garage, Tchakondo Lawa Irou (27 ans), décédé par balle le samedi 8 décembre 2018, Fataou Tchagouni (36 ans), décédé le 10 décembre 2018 à Sokode, des suites des bastonnades des militaires, Maman Rachad (14 ans), élève, victime d’actes de tortures de militaires et décédé le 22 septembre 2018 des suites d’une complication suite à un traumatisme abdominal, ou encore de Zoumeke Kokou Joseph, âgé de 13 ans, élève tué par balle à Lomé, dans le quartier Bè Kpata, alors qu’il revenait de l’école, ont été relevés.

Bégaiements et aveu…

Les arguments clairement justifiés dans le contre-rapport ont réellement mis en difficulté, Christian Trimua, cloîtré entre bégaiements, aveu et mea culpa à peine voilés. D’où justement la panoplie de recommandations faites au gouvernement, lesquelles vont de la mise en place d’un panel de sages constitué d’acteurs divers, notamment le gouvernement, le comité contre la torture et les OSC pour aboutir à un nouveau modèle contre la torture, loin de la surpopulation carcérale, des conditions ‘intenables’ et un maigre budget qui ne permettant pas le respect des règles de la dignité humaine, à la clarification du mandat du SRIC.

«Il est important que certaines institutions ne deviennent pas, aux yeux de la population, des antichambres de la torture. Un cas de torture est suffisant. L’Etat ne peut se contenter d’indemniser les gens parce que l’argent ne répare pas les vies humaines détruites. Le plus important, c’est la garantie de non répétition de ces cas », a souligné un expert de l’OMCT.

« Nous allons travailler sur les recommandations qui nous sont faites, tenir un rythme constant de réformes et d’amélioration et nous espérons que dans un délai relativement raisonnable, les fruits pourront se faire voir. Mais le plus important, c’est de maintenir un rythme constant dans l’application des dispositions internationales auxquelles nous avons souscrites », a promis Christian Trimua qui a néanmoins rappelé que la signature, par le Togo, de la convention contre la torture, témoigne de son engagement à améliorer le tableau. «Nous avons choisi d’améliorer ces choses et nous demandons simplement la collaboration et l’accompagnement de nos amis des Nations Unies », a-t-il ajouté.

Voilà qui est clair. La situation de la question de la torture est loin d’être normalisée au Togo. Ce qui transparait au travers de l’exercice auquel a été soumis le Togo qui, aux yeux du monde, confirme son rang de mauvais élève en matière de respect des droits humains, encore loin d’être une réalité.


Rapport Togo sur la torture devant les Nations-Unies : Trimua a tant bégayé
Togo - Rapport Togo sur la torture devant les Nations-Unies - Trimua a tant begaye




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 16   GNAROU | Mardi, 6 Août 2019  - 15:37
  Réponse à 15-Abladjo
  Il parait que les EWE du GHANA sont discriminés dans cette democratie !!
Cette ethnie veut même créer son propre pays ! TOGOLAND dont l'ancetre fut EWELAND .

Quelle est cette democratie qui discrimine ?




 15   Abladjo | Lundi, 5 Août 2019  - 12:2
  Réponse à 14-KOSSI
 
Mon Abladjo a cru voir la fin de l'éclipse totale en Baviere mais que neni. La lumiere n a pas visité Gnarou. Ce fut le pasage d'une luciole qui a été fouidroyé par la misere de Sotouboua.

En matiere de droit de l'homme, prenons d'abord example sur notre voisin de l'ouest qui est le Ghana. Ils sont pas parfaits mais sont bien loin devant nous et devant beacoup de pays développés (France, USA, Italy, Chine) en matiere des droits de l'homme.

Gnarou a raison sur 2 demi points pour une fois que la luciole respirait encore.
La démocratie commence au Tribunal. Il n y aura jamais de démocratie quand la justice est un moyen de se faire de l'argent en servant les uns contre les autres.
Le Togo est une grosse poubelle sur laquelle on peut appercevoir de loin Woabé Vaurien en train de déféquer.




 14   KOSSI | Lundi, 5 Août 2019  - 8:49
  Réponse à 5-GNAROU
  @GNAROU "En effet je ne connais pas un seul pays pauvre au monde où les droits de l'homme sont respectés."

Le Botswana est un pays pauvre où les droits de l'homme sont respectés comme au Ghana voisin

 13   Justin | Lundi, 5 Août 2019  - 3:12
  La Déclaration Universelle des Droits de l'Homme considère dans son préambule qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression. Tout régime doit apprendre de là . Le respect des Droits de l'Homme n'est pas seulement source de développement , il est aussi bénéfique au régime quel qu'il soit car sa survie en dépend.

A l'opposé de l'impunité dont sont jouisseurs certains individus, la punité qui définit les conditions et les modalités de la punition doit éviter la vengeance qui entraîne des cycles sans fin de ressentiments. Elle permet plutôt les réparations , le rétablissement des équilibres d'intérêts et l'impossibilité de recommencer.

A vous qui êtes aux commandes aujourd'hui , les brimades, la torture, l'injustice bref la violation des droits humains ne garantissent pas votre pouvoir et la sérénité de vos descendances. Aux citoyens qui s'opposent au régime en place , l'esprit de vengeance, la chasse aux sorcières projetée par vos propos , des logiques régionalistes ne sont pas gages de succès, et l'histoire nous l'enseigne bien.

Les hommes politiques de tout bord doivent réfléchir aujourd'hui à cette nouvelle philosophie.

 12   boom | Dimanche, 4 Août 2019  - 17:40
  bon bah
apparemment l'abruti insensé stupide Jean Paul Omoulou s'est pris un selfie avec le ministre qu'il passe son temps à insulter en longueur de journée..
Je comprends maintenant pourquoi certains abrutis de la disapora s'égosillent tous les jours , juste pour se faire connaitre et s'attirer de la sympathie en gros un racourcis pour s'approcher du régime tortionnaire pour avoir un poste....
Jean Paul Omoulou on t'attend au tournant ... J'ai toujours su que t'as jamais été du côté du peuple togolais , t'es qu'un pauvre Co**

La lutte continue

 11   Diable | Dimanche, 4 Août 2019  - 14:49
  Lui-même assassin (Trimua) de nos jeunes filles pour ses fins quotidiens, on se demande comment il a essayé de convaincre son public.

 10   sen | Dimanche, 4 Août 2019  - 12:12
  Dans bon nombre de pays, les droits de l'homme sont violés. le Togo ne fait pas l'apanage. Toutefois faut-il dire qu'il faut une purge réelle afin que les brebis galeuses soient extraites du troupeau. Ceux qui est frustrant c'est la mort de ces gamins sans que les auteurs soient connus à ce jour. Nous espérons que les engagements pris par le gouvernement togolais au travers du ministre Trimua seront respectés. mais il faut que vous sachiez une chose, le mal que vous soutenez aujourd'hui vous fera mal tôt ou tard et vous en serez victime si vous ne vous ravisez pas de sitôt.

 9   Franck | Dimanche, 4 Août 2019  - 11:32
  Mr Gnarou sincèrement je vous appuie dans ce posting le Togo ou l'État togolais est un mauvais élève c'est un régime tortionnaire la sauvagerie est très perceptible et visible à tous les niveaux socio politiques, de plus comment comprendre l'altitude de ceux qui incarnent la justice comptent les biens immobiliers et financiers au cours de leur carrière comme s'ils étaient hommes d'affaires ou entrepreneurs, vous les voyez ministère de la justice,les parajuristes et assimilés se plairent dans un lux au profit des justifiables qui peinent et crèvent dans la misère et justement le degré de corruption c'est là la justice et ses associés, l'impunité, les scandales financiers font légion d'honneur et les autorités sensées arrêter l'hémorragie sont les poumons ,les cerveaux de cette pratique éhontée du siècle, bravo Gnarou nous tous nous allons dénoncer ces pratiques puisque l'alternance n'est pas l'alternative tout le monde étant concerné et impliqué dans cette histoire de corruption

 8   Clement GAVI | Dimanche, 4 Août 2019  - 8:53
  De cette audience tenue à Genève, l'on retiendra que le Commissaire du gouvernement, Christian Trumua a peiné pour convaincre son monde.

Les Droits de l'Homme sont nés d'une conviction. De même, la dictature émerge d'une conviction. De ce qu'ils sont tous les produits de convictions, il ne s'en suit pas qu'ils sont les mêmes, ou qu'il peut y avoir une analogie possible entre les deux. Car, ils sont irréductibles.
Les Droits de l'Homme partent de la conviction que, l'homme, dès le moment où il est, a des droits et ces droits sont imprescriptibles. C'est cela les Droits de l'Homme.

La dictature s'enracine dans la conviction que par la peur, un régime peut se soumettre un peuple. Et pour que le peuple ait peur, il faut la violence, il faut les assassinats, il faut les privations, bref, il faut susciter une atmosphère qui favorise une culture psychologique fondée sur la peur. La dictature est donc le contraire même des Droits de l'Homme. C'est pourquoi, la dictature du Togo, la sanglante dictature au Togo, un régime sauvage, rétrograde qui représente la mort et la souffrance au peuple Togolais au Togo mais aussi dans des pays comme la France, par le biais de citoyens Français aux ordres de cette dictature, et des terroristes de cette dictature tels que Yacoubou Boukari et son beau fils Razak, se fourvoie en parlant d'un Ministère des Droits de l'Homme. Car, ce régime ignore ce qui fait l'originalité du concept des Droits de l'Homme.

Le régime au Togo est un terrorisme institutionnel, une entreprise terroriste qui a ses co-propriétaires en France et ailleurs.

 7   Antares de Passadena | Dimanche, 4 Août 2019  - 6:41
  Réponse à 5-GNAROU
  Je ne vous savais pas capable d'abstraction et d'honnêteté intellectuelle !!! Bon, je prends note.


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