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Présidentielle 2020/Les Evêques du Togo : "L’Eglise ne peut pas rester indifférente devant la détresse du peuple"

Togo - Politique
iciLome | | 26 Commentaires
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Dans un message adressé aux "fils et filles du Togo" à la veille de l'élection présidentielle de 2020, la Conférence des Evêques du Togo (CET), une fois encore, appelle le pouvoir à opérer les réformes essentielles, indispensables à l'assainissement du cadre électoral "notamment, de façon plus concertée, la composition de la CENI et de la Cour Constitutionnelle pour les mettre au-dessus de tout soupçon de dépendance, réviser le Code électoral, établir un fichier d’électeurs fiable et crédible, etc.". A l'opposition, la CET demande de mener la lutte pour l'alternance au Togo, sans mesquinerie et "travaille avec professionnalisme et civisme sur ces grands sujets, afin de proposer une alternative ancrée sur l’esprit de consensus et sur le respect mutuel". Lecture !

MESSAGE DE LA CONFÉRENCE DES ÉVÊQUES DU TOGO À LA NATION,
À L’APPROCHE DES ÉLECTIONS PRESIDENTIELLES DE 2020

"Je lève les yeux vers les montagnes : d'où le secours me viendra-t-il ?
Le secours me viendra du Seigneur qui a fait le ciel et la terre" (Ps 120, 1-2).

Chers fils et filles du Togo,

À un moment donné de l’histoire de notre Nation, des voix s’étaient levées pour reprocher à l’Eglise catholique de garder un silence complice face à certaines situations sociopolitiques. Aujourd’hui, c’est peut-être le sentiment contraire que certains peuvent éprouver. En tout cas, comme dit Qohélet : "Il y a un temps pour chaque chose : un temps pour se taire, et un temps pour parler" (Qo 3, 1.7b). La Conférence des Evêques du Togo n’a jamais cessé, chaque fois que les circonstances l’exigent, de prendre la parole pour proclamer la vérité, dénoncer l’erreur et éclairer les consciences de leurs concitoyens sur la voie à suivre pour le développement intégral de notre pays. Dans le cadre de sa mission, elle a souvent aussi tiré la sonnette d’alarme chaque fois que notre pays a pris une direction qui l’éloigne du bonheur auquel aspirent tous ses enfants.

Une fois encore, les cœurs des Togolaises et des Togolais ne sont pas à la joie à l’approche des fêtes de fin d’année. Plutôt que de susciter la fierté et l’engouement de pouvoir choisir librement leur futur Président de la République, la perspective des prochaines élections présidentielles ravive dans la mémoire de nos compatriotes le souvenir amer de scènes de violence et d’horreur qui, malheureusement, ont souvent caractérisé ce type d’échéance électorale. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, les Togolais sont inquiets ; ils redoutent la réédition du scénario auquel nous ont habitués les consultations électorales dans notre pays : élections entachées d’irrégularités suivies de contestations, de manifestations populaires, de répressions sanglantes, de dialogue et d’accords non suivis, d’élections qui se succèdent sans de réelles avancées, ainsi de suite…

C’est pour remédier, tant soit peu à cette situation préoccupante que la Conférence des Evêques du Togo a, en novembre 2018, appelé à "la mise en œuvre des réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales, seules susceptibles de garantir des élections libres, transparentes et crédibles, gages d’une paix durable" et "éviter le désastre".

A ce manque manifeste de volonté politique de construire un Etat de droit et démocratique, s’ajoute le fait d’avoir au Togo une opposition qui semble ne pas savoir ce qu’elle veut, et donne l’impression de manquer de vision. En effet, les objectifs autour desquels se sont souvent conclues des alliances saisonnières, sporadiques et circonstancielles entre des partis de l’opposition se sont toujours révélés être les causes de leur implosion.

On voit pointer à l’horizon le même scénario lorsque, à peine les dates des prochaines élections présidentielles annoncées, on assiste à une avalanche de déclarations de candidatures, apparemment plus préoccupées les unes et les autres par des intérêts personnels que par une réelle volonté de conquérir et d’exercer le pouvoir pour le bien de toute la Nation.

L’histoire de la douloureuse marche de notre pays vers la démocratie montre que chaque fois que l’alternance semble être à portée de main, elle achoppe sur ce comportement à la limite irresponsable de nos leaders politiques. Le peuple se trouve ainsi tiraillé entre ceux qui n’entendent lâcher aucune prise du pouvoir et ceux qui rêvent de le conquérir en s’appuyant sur lui. Les deux camps antagonistes ont en commun le manque d’amour et de respect pour la Mère Patrie et ses enfants, l’appétit vorace pour le gain facile sur le dos du misérable contribuable qui peine à satisfaire les besoins élémentaires. Les leaders politiques de notre pays sont manifestement plus préoccupés de leur confort personnel, ils ne se soucient guère du bien commun et du bonheur du peuple qui continue à croupir dans une misère indescriptible.

Les Evêques du Togo, solidaires du " troupeau de Dieu qui leur est confié" et conscients de leur responsabilité de "veiller sur lui comme Dieu le veut" (1 P 5, 3), prennent une fois encore la parole pour dénoncer ce mal endogène qui gangrène la classe politique, éclairer les consciences sur la voie à suivre pour sortir notre pays du cercle infernal dans lequel l’enferment ses propres fils et filles qui le gouvernent ou qui aspirent à le gouverner.

Fidèle à sa mission d’être source de lumière et d’espérance pour les laissés pour compte, ceux qui ne savent plus à quel saint se vouer, l’Eglise ne peut pas rester indifférente devant la détresse du peuple ainsi exploité, asservi et traumatisé par ceux-là mêmes qu’il élit ou soutient pour assurer son bonheur. Ce combat est motivé par la conviction que la foi est d’abord un engagement aux côtés de ceux qui souffrent et qui crient leur détresse vers le Seigneur toujours attentif aux appels des malheureux.

Le relèvement de notre pays requiert la conversion de tous ses enfants. Car, depuis les décideurs jusqu’au citoyen lambda, nous sommes tous, à des degrés différents certes, responsables de la situation d’enlisement dans laquelle notre pays le Togo s’enfonce chaque jour un peu plus. Il n’y a pas d’un côté seulement des méchants et des bourreaux, et de l’autre des bons et des victimes innocentes. Tout le monde, d’une manière ou d’une autre, a sa part de responsabilité. Les exactions et les forfaits commis ici et là, sont perpétrés par des togolais contre leurs concitoyens, et parfois par ceux-là mêmes dont la mission est de les protéger et de les défendre. Nous invitons tous et chacun à l’honnêteté et à une réelle prise de conscience.

A l’approche des élections présidentielles, nous appelons tous les acteurs de la vie politique de notre pays à la raison et au sens de responsabilité devant le peuple et devant l’histoire. Nous invitons tout le monde à la retenue, à s’abstenir de toute forme de violence et de tout acte de provocation. Que la campagne se déroule dans un esprit de saine compétition et de fair-play, avec de grands débats sur les vrais problèmes de la société togolaise.

Pris en étau entre le pouvoir et l’opposition, certains se laissent aller au désespoir. A ceux-là et à tous les autres le Seigneur dit : "Soyez forts, prenez courage !" (Ps 30, 25). Nous sommes le peuple qu’il conduit de sa main. Nous avons du prix à ses yeux. Il ne nous abandonnera jamais. Il est notre Berger, rien ne saurait nous manquer, mais à condition que nous ne fermions pas nos cœurs à sa voix. C’est de Dieu, à qui rien n’est impossible, que viendra notre délivrance. Mais comme disait saint Augustin, Evêque d’Hippone, "Dieu qui nous a créés sans nous, ne nous sauvera pas sans nous". Cela signifie que nous devons nous battre comme si tout dépendait de nous en attendant tout de Dieu, joindre l’action à la prière, demander la grâce de la conversion les uns pour les autres, mais surtout nous engager personnellement dans la dynamique du changement du cœur et des mentalités. La démocratie et l’Etat de droit ne sont pas des cadeaux qu’on reçoit d’un bienfaiteur magnanime sur un plateau doré. Ils se conquièrent, s’arrachent de haute lutte, au prix de nombreux sacrifices et de renoncement aux privilèges indus.

Nous exhortons à nouveau le gouvernement à opérer, dans l’intérêt supérieur de la Nation, les réformes indispensables à l’assainissement du cadre électoral avant les présidentielles de 2020 : revoir notamment, de façon plus concertée, la composition de la CENI et de la Cour Constitutionnelle pour les mettre au-dessus de tout soupçon de dépendance, réviser le Code électoral, établir un fichier d’électeurs fiable et crédible, etc. Que l’opposition politique, de son côté, se départisse des luttes mesquines et intéressées, travaille avec professionnalisme et civisme sur ces grands sujets, afin de proposer une alternative ancrée sur l’esprit de consensus et sur le respect mutuel.

Les Evêques du Togo exhortent tous les acteurs de la vie politique de notre pays et la communauté internationale qui nous accompagne à faire preuve de sincérité, de loyauté et de désintéressement pour faire entrer enfin notre pays, "l’or de l’humanité", dans le concert des Nations modernes, fortes et démocratiquement civilisées. Ils lancent l’appel aux politiques Togolais, afin qu’ils surprennent positivement le monde qui nous regarde, en prenant leur responsabilité pour offrir enfin aux concitoyens, une élection paisible, libre, transparente et équitable.

Comme l’enseigne le Concile Vatican II, "les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout de tous ceux qui souffrent, sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ, et il n’est rien de vraiment humain qui ne trouve un écho dans leur cœur " (Gaudium et spes, n°1). Les Evêques du Togo s’inclinent respectueusement devant la mémoire des concitoyens morts pour la Patrie et prient pour le repos de leurs âmes. Ils expriment leur compassion, leur proximité et leur solidarité aux familles éplorées, à toutes les victimes des violences sociopolitiques dans notre pays. Ils invitent toutes les composantes de la Nation à ne pas céder au désespoir, à la haine et au désir de vengeance, mais à garder confiance, à procéder à un changement fondamental du cœur indispensable à une paix et un vivre ensemble durables, à l’avènement d’un Etat de droit, juste et prospère.

En plus de la prière pour la paix au Togo, les Evêques invitent tous les fidèles à faire monter, avec ferveur, confiance et assurance, vers Dieu notre bouclier, cette prière du psalmiste, par l’intercession de Notre Dame de la paix, des Saints Jean-Paul II et Jean XXIII :

« Je lève les yeux vers les montagnes : d’où le secours me viendra ? Le secours me viendra du Seigneur qui a fait le ciel et la terre.

Qu’il empêche ton pied de glisser, qu’il ne dorme pas, ton gardien,
Non, il ne dort pas, ne sommeille pas le gardien d’Israël.

Le Seigneur, ton gardien, le Seigneur, ton ombrage se tient près de toi.

Le soleil, pendant le jour, ne pourra te frapper, ni la lune, durant la nuit.

Le Seigneur te gardera de tout mal, il gardera ta vie.

Le Seigneur te gardera, au départ et au retour, maintenant, à jamais ».
(Psaume 120).

Fait à Lomé, ce 21 novembre 2019,

En la Mémoire de la Présentation de la Vierge Marie.

Ont signé :

S.E. Mgr Benoît ALOWONOU
Evêque de Kpalimé
Président de la C.E.T.

S.E. Mgr Denis AMUZU-DZAKPAH
Archevêque de Lomé
Vice-Président de la C.E.T.


S.E. Mgr Isaac Jogues GAGLO
Evêque d'Aného

S.E. Mgr Nicodème BARRIGAH-BENISSAN
Evêque d’Atakpamé


S.E. Mgr Jacques LONGA
Evêque de Kara


S.E Mgr Célestin-Marie GAOUA
Evêque de Sokodé


S.E. Mgr Dominique GUIGBILE
Evêque de Dapaong


S.E. Mgr Philippe KPODZRO
Archevêque Emérite de Lomé


S.E. Mgr Jacques N.T. ANYILUNDA
Evêque Emérite de Dapaong


S.E. Mgr Ambroise DJOLIBA
Evêque Emérite de Sokodé


Présidentielle 2020/Les Evêques du Togo : "L’Eglise ne peut pas rester indifférente devant la détresse du peuple"
Togo - Présidentielle 2020/Les Evêques du Togo :





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 26   Guy ANYINEFA | Lundi, 25 Novembre 2019  - 11:50
  AFROCRATIE axiale : de l'analphabétisme politique.

Elle est quand même curieuse, la cacophonie des hommes en soutane du Togo. L'archevêque émérite fait des siennes et de son côté, la Conférence épiscopale aussi. Leur absence totale de suite dans les idées est vraiment inquiétante.

Et pourtant, ces mêmes évêques avaient eu une sortie prémonitoire lucide et pertinente dans leur lettre pastorale du 27/04/2016, où ils posaient clairement le problème togolais sous une rubrique tout aussi bien inspirée :

"1. POLITIQUE ET RESPONSABILITÉ DU PEUPLE

La question politique première n'est donc pas celle du gouvernement. Elle est celle du peuple. Elle est de savoir pourquoi nous sommes ensemble."

Ce fut donc un véritable appel à la responsabilité des peuples du Togo, d'ailleurs échos des articles 10 et 11 de la constitution de notre état enclos colonial à refonder :

"Art. 10-Tout être humain porte en lui des droits inaliénables et imprescriptibles. La sauvegarde de ces droits est la finalité de toute communauté humaine. l'État a l'obligation de les respecter , de les garantir et de les protéger.

Art.11- Tous les êtres humains sont égaux en dignité et en droit."

Les antécédents récurrents de la culture du régime togolais et les derniers amendements votés par le nouveau parlement, caisse d'enregistrement, rendent plus que jamais actuel et urgent l'interpellation à la responsabilité politique de la population du Togo pour enclencher un véritable aggiornamento politique, une révolution populaire authentique.

Il est donc incohérent de l'infantiliser dans une confortable inconscience en faisant de la classe politique un bouc émissaire. Elle n'est pas concernée en premier lieu par le drame politique que nous vivons; c'est au peuple à prendre ses responsabilités.

Les échos de l'actualité internationale des peuples debout, tant en Europe( notamment en France réelle), en Afrique( en Algérie et au Soudan) qu'en Amérique latine, rendent cette incohérence des hommes en soutane inacceptable.

Dignité, Solidarité, Intégrité.

 25   Essosolam | Dimanche, 24 Novembre 2019  - 10:29
  Réponse à 21-Franck
  Erratum lire à vous reprocher. Et non à vous reprochez

 24   Essosolam | Dimanche, 24 Novembre 2019  - 10:27
  Réponse à 21-Franck
  Mr Franck je ne vois pas la relation on parle de politique et vous parlez de moeurs vous êtes hors sujet. Et tout le monde sent que vous avez gardé une haine contre l'église. Je ne sais pas si vous mêmes vous êtes parfaits. Ne jugez personne regardez votre propre vie si vous n'avez rien à vous reprochez. Vous avez un vice d'utiliser un langage vulgaire et déplacé avec des propos grossiers. Rien qu'en vous lisant on sait quel type de personne vous êtes.

 23   Kozah Nostra | Samedi, 23 Novembre 2019  - 20:40
  Réponse à 20-GNAROU
  Ah GNAROU, tu sais bien le tour que nous jouent les smartphones... Ah lalala . Je parle mieux anglais que ton mon.gole de soi-disant président Faure Aveleleleble Gnassingbe qui a fait son MBA dans les maisons closes d'Harlem!!! Hihihi

 22   Clement GAVI | Samedi, 23 Novembre 2019  - 12:18
  Présidentielle 2020/Les Evêques du Togo : "L'Eglise ne peut pas rester indifférente devant la détresse du peuple"

Sauf que c'est depuis 1967 que le peuple Togolais pousse ses cris de détresse. Mgr Djakpah Denis Amouzou qui convie les Togolais dans son homélie, à rendre un vibrant hommage à Faure Gnassingbé, quelqu'un qui a pris le pouvoir en 2005 par l'assassinat de plus de 500 Togolais, après 38 ans d'une dictature sanglante du père Eyadéma Gnassingbé, un régime qui tue nos parents au Togo et ruine nos vies en Europe, était, de toute évidence insensible à la détresse du peuple Togolais, c'est pour cela qu'il a eu le courage d'appeler à rendre un vibrant hommage à Faure Gnassingbé.

Des millions et des millions ne peuvent pas venir au monde, un monde qui, selon l'enseignement de l'Eglise, a été sauvé, mais où la vie est transformée en condamnation par ces gens qui ont épousé le diable et qui perturbent la vie au Togo. Venir au monde, croire en Dieu pour mieux souffrir de ces dictatures est simplement inacceptable. C'est pourquoi, cette fois-ci Faure Gnassingbé doit partir. La seule chose possible pour nous peuple Togolais meurtri, c'est de pardonner les crimes de ce régime comme l'enseigne l'Eglise. Mais, il est hors de question qu'on vienne nous dire que nous devons encore supporter ce régime. Il est absolument hors de question. 1967-2020, c'est assez. Faure Gnassingbé doit partir.

 21   Franck | Samedi, 23 Novembre 2019  - 11:56
  Ces putains de l'église catholique un conglomérat de tous les vices de la vie sociale, quel Dieu le vrai Dieu que j'adore ne peut jamais les écouter, allez voir ce qu'ils sont capables dans leurs paroisses des pédophiles ,des adultérins de la vie mondaine

 20   GNAROU | Samedi, 23 Novembre 2019  - 9:43
  Réponse à 18-Kozah Nostra
  Tu devrais écrire correctement " wait and see" avant de te moquer de Faure quand il parle anglais !!

GNAROU le fils de SOTOUBOUA.

 19   MoïseChristo | Samedi, 23 Novembre 2019  - 8:2
  Nous sommes tous Togolais. Nous sommes tous des frérots. Les Sudistes et les Nordistes.

 18   Kozah Nostra | Samedi, 23 Novembre 2019  - 2:20
  2020, c'est l'apocalypse pour la Kozah Nostra, la mafia pilleuse diabolique, satanique, maléfique et sadique des man.geurs de chi.en dirigée par l'énergumène tare' Faure Aveleleleble Gnassingbe !!! Wait and ses.

 17   GABÉGNA | Samedi, 23 Novembre 2019  - 0:8
  De mon humble avis, j'estime que ces gens en boubous n'ont plus de légitimité de nous parler en hommes neutres. Leur semblant d'être impartial ne trompe personne si ce n'est eux aveuglés par le Q des femmes d'autrui et des sœurs religieuses.

Barigah, héritier de kpodzro à Atakpamé, ne peut qu'être aux ordres de son maitre avec un fond très tribaliste comme l'est son prédécesseur. Je décrypte le contenu de leur salade:

1) "À un moment donné de l'histoire ..........parler" (Qo 3, 1.7b): la conférence des évêques est devenue une secte politique qui réagit à tout bout de champ d'une manière partisane, puisque leur patron "est ce que ça arrange l'opposition, kpodzro" lui même est plus politique qu'autre chose.

2) "Une fois encore, les cœurs des Togolaises et des Togolais ne sont pas à la joie à l'approche des fêtes de fin d'année": comment le coeur des togolais peut être en joie sans revenu de leur travail? Y compris vous les hommes en boubou, vous mettez tout en oeuvre par les bâtons et les peaux de banane sur les efforts du gouvernement, par vos actes de sabotage dans toutes les institutions pouvant aider au développement du pays. Par vos slogans "nous allons rendre ce pays ingouvernable", comment voulez vous que les gens soient contents, n'est ce pas le résultat que vous escomptez? Vous êtes des hypocrites, des mécréants et mon oncle charlatan est mieux vu que vous par Dieu tout puissant.

3)Quand vous parlez de cadre électoral assaini, je doute que vous cernez les contour de ces mots:
- vous parlez des reformes: elles ont été actées par l'assemblée nationale et je ne sais pas de quoi vous parlez mais comme vous estimez qu'elles devraient être effectuées par vos partisans, de l'opposition qui était incapable de les faire à leur temps quand l'occasion leur avait été donnée à l'assemblée,
- le code électorale actuel est établi consensuellement avec l'opposition depuis l'accord et Ouaga et réaménagé au fur et à mesure. Ce n'est pas parce que vos partisans ont refusé volontairement de siéger aujourd'hui au parlement pour envoyer les membres à la CENI que vous niez les autres togolais qu'ils ne sont pas opposants, et le faire venant de vous laisse à désirer.
- le recensement: nous sommes en démocratie et on ne peut pas refuser à certains d'exercer leur droit de citoyen en refusant d'aller se faire recenser. Quand cette opération était enclenchée en 2018, on l'a bien indiqué qu'il vaut pour 3 élections. Messieurs les marabouts au col blanc, arrêtez d'intoxiquer l'atmosphère pour la matière que vous comprenez peu.
- la cour constitutionnelle est un organe consensuel depuis Ouaga. Si c'est les membres que vous remettez en cause, je pense que les tribunaux sont là pour les assigner pour les délits pour lesquels vous les reprochez. Sinon, vous attendez la fin de leur mandat pour en parler

À mon analyse, Presque les hommes en soutane et en bérets rouges qui passent par Atakpamé sont un vrai problème pour le pays. Comme ils ont des relations, ils arrivent facilement à avoir du dessus sur leurs pairs pour les associer à leur mascarade. Nous devons arrêter un peu messieurs aux ceintures de boxeurs.

Vous parlez des troubles aux élections et pourtant vous savez bien que c'est les opposants qui instrumentalisent les jeunes leur demandant de les aider à prendre le pouvoir pour chasser les nordistes, qu'ils estiment venir voler les terrains au sud, afin de recupérer ces terrains que les gens ont transpiré avant d'acheter. Et quand ils créent des troubles sur ces instructions et les les agents tentent de remettre de l'ordre, parfois ripostent aux provocations, vous estimez que c'est ces agents qui en sont responsables. Où est partie votre conscience messieurs

Concernant la mise en scène de l'urne que vous estimez qu'un soldat a volé, si vous êtes sérieux envers vous mêmes, un militaire qui est en mission commandée peut il rester en tenue pour commettre un genre de bévue? C'est trop facile d'accuser les autres comme vous le faites parce que les gens que vous avez au pouvoir aiment leur pays et ne veulent pas trop de problème. Croyez vous que si c'est un certain opposant de votre acabit qui était au pouvoir, ce qui devrait se passer au Togo allait être pire qu'au Rwanda. On l"a vu juste à la formation du gouvernement après la conférence où il n'y avait que 3 ministres de tout le nord sur 32 ministres, une première d'une telle déséquilibre géopolitique au Togo.

À cause de vous, j'ai dit à mon Dieu qu'il ne me verra plus le louer que dans ma chambre, plus jamais dans une église. Vous en faites trop au Togo, vous les hommes en boubou, après les actes de pédophilie, de détournement de femmes d'autrui, de mesquinerie entre vous, la politique est devenue un métier pour vous.

Seul Dieu est détenteur et propriétaire du pouvoir et le donne à qui il le mérite sinon, les Gnassingbé n'ont aucun pouvoir pour le conserver durant tout ce temps. Dieu n'est pas encore prêt à vous le remettre car il sonde les coeurs, d'abord messieurs


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