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IL FAUT SAUVER LE SOLDAT FAURE (2ème Partie) : Résoudre l’énigme de la “grande muette”

Togo - Politique
iciLome | | 12 Commentaires
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Résumé : la réflexion ci-dessous est la deuxième partie d’une analyse qui lie la confiscation du pouvoir à la « peur du lendemain » ressentie par la classe dirigeante (Faure, la famille Gnassingbé, l’armée et les membres du RPT/UNIR). Elle défend la thèse selon laquelle le départ de Faure doit s’accompagner – en amont et dès maintenant – d’un ensemble de mesures qui réduiraient la vulnérabilité de l’armée dans l’après-Faure et empêcheraient une nouvelle instrumentalisation des forces armées. Bonne lecture !

« Le président ghanéen Akuffo-Addoh tenait Faure Gnassingbé par la gorge, lui demandant de renoncer au 4ème mandat pour mettre fin à la crise. En bon metteur en scène, Faure aurait fait venir ses généraux devant le président ghanéen et ceux-ci auraient répété ce qu’ils avaient précédemment dit à Faure lui-même : pas question qu’il renonce au pouvoir. » Ferdinand Ayité, journaliste togolais d’investigations.

L’énigme de la grande muette. Ce n’est pas là le titre d’un album de Tintin ou de tout autre héros de bande dessinée. C’est une expression sortie tout droit de ma lecture de la réalité politique togolaise, par rapport à l’armée togolaise.

Le deuxième volet de ma réflexion sur les voies et moyens par lesquels les Togolais peuvent mettre fin à la confiscation du pouvoir concerne l’attitude à adopter vis-à-vis de l’armée nationale, les forces armées togolaises, dont la perception au sein de la population civile est ambivalente.

D’un côté, certains Togolais s’échinent à présenter cette armée comme une respectable institution républicaine tenue au devoir de réserve, d’où son nom de “grande muette”, politiquement parlant. Les partisans de cette ligne insistent sur la discipline qui y règne, son obéissance à l’autorité établie et l’image professionnelle dont elle jouit surtout pendant ses déploiements à l’extérieur du pays. Bref l’armée serait un grand atout pour notre petite démocratie et notre grande nation.

D’autres Togolais par contre rechignent à n’y voir dans cette armée qu’une milice politique, clanique de surcroît, un agrégat d’hommes en armes qui, au nom de la conservation du pouvoir, sont prêts à tout pour affronter le seul ennemi qu’ils n’aient jamais connu et combattu : le peuple togolais dans la quête de ses droits légitimes. Pour eux, la “grande muette” n’est nullement pas muette politiquement, mais elle est grande, non pas seulement à cause de ses effectifs, mais parce qu’elle occupe un terrain politique trop grand, un terrain qui ne lui revient pas de droit.

Outre cette ambivalence, il y a deux certitudes frappantes en ce qui concerne l’armée togolaise. La première est que de nombreux Togolais considèrent que cette armée fait partie du “problème togolais”, politiquement parlant, depuis 1963.

La deuxième certitude c’est qu’on ne sait absolument rien ni des solutions que cette armée envisage pour s’extraire du bourbier politique (à supposer qu’elle y pense), ni des solutions externes qu’elle est susceptible d’accepter afin de s’extirper du terrain politique, terrain qu’elle occupe envers et contre tous depuis un matin de 13 janvier 1963.

Cette armée est aussi et surtout un allié, d’aucuns diraient la source, du régime RPT/UNIR, ce qui fait d’elle un des piliers de la confiscation du pouvoir. Cela étant, un peu comme l’on plaiderait pour des solutions uniques pour Faure Gnassingbé, pour le clan Gnassingbé, et pour le RPT/UNIR, la sortie de crise passe aussi par une solution spécifique à l’armée.

Et puisqu’il est mieux de proposer après avoir fait le constat, je dirais que le premier pas consiste à démêler les intérêts propres de l’armée des intérêts de Faure Gnassingbé, des intérêts du clan Gnassingbé et ceux du parti au pouvoir. Si on regarde de loin et on se réfère au passé, il serait très difficile de démêler ces intérêts car la confiscation du pouvoir arrange tout ce beau monde ; la confiscation du pouvoir est un éléphant dans la chambre. Mais au-delà d’un avantage commun que représente la confiscation du pouvoir, il y a forcément des différences entre les intérêts de tous ces acteurs, surtout par rapport à l’avenir.

Ce ne serait pas tâche facile, mais pour résoudre “l’énigme de la grande muette”, il faut connaître les éléments qui font d’elle une énigme, y compris les éléments que la majorité de la population civile ne juge pas importants puisqu’elle ne connait pas grand-chose de la vie des hommes en uniformes.

Une fois que ces intérêts seront identifiés, anticiper sur ce que leur disparition, ou leur non-réalisation représenterait pour l’armée est la voie idéale pour soustraire cette armée de sa vulnérabilité et de son instrumentalisation actuelles. Car c’est la protection, mieux la défense de ces intérêts spécifiques à l’armée qui constitue le nœud de la rigidité politique de l’armée depuis un demi-siècle.

Selon les récentes révélations faites par Ferdinand Ayité du journal L’Alternative, pendant la facilitation de sortie de crise, « le président ghanéen Akuffo-Addoh tenait Faure Gnassingbé par la gorge, lui demandant de renoncer au 4ème mandat pour mettre fin à la crise. En bon metteur en scène (ou plutôt maître chanteur), Faure aurait fait venir ses généraux devant le président ghanéen et ceux-ci auraient répété ce qu’ils avaient précédemment dit à Faure lui-même : pas question qu’il renonce au pouvoir. »

Si ces informations sont avérées, c’est que l’armée a confirmé son rôle dans la confiscation du pouvoir devant un témoin et pas des moindres, et par rapport à la thèse défendue dans la présente analyse, cela est lié au fait que Faure et l’armée, du moins les généraux, partagent la même peur : celle du lendemain, la peur de tout perdre en cas d’alternance politique. On ne peut donc pas sauver le soldat Faure tout en laissant ses généraux de côté.

Au-delà des réponses appropriées à la peur des généraux et autres officiers supérieurs, réduire la vulnérabilité et l’instrumentalisation de tous les hommes en uniformes revient à proposer une véritable réforme de l’institution, particulièrement dans sa gouvernance, une chose que le régime a toujours refusée de faire de peur de perdre son contrôle total sur cette institution. C’est la méthode par excellence pour s’assurer que l’alternance sera à l’avantage de tous les Togolais et d’inciter tous les Togolais, y compris les hommes en uniformes, à se joindre aux efforts pour faire entrer le Togo dans cette nouvelle ère.

Pour reprendre Swami Ramdas, “la vraie pauvreté est celle de l’âme, une pauvreté dans laquelle le mental est toujours dans un tourbillon créé par le doute, les soucis et la crainte.”

Sur ce, la grande muette, des généraux aux hommes de troupe, fait face à une vraie pauvreté de l’âme, et cette situation est un obstacle à l’alternance. Tous les Togolais, aussi bien ceux qui admirent que ceux qui détestent les hommes en treillis, doivent saisir la mesure de cette pauvreté de l’âme afin de comprendre que contribuer des solutions qui y mettent fin est un chemin essentiel pour l’alternance politique.

Appeler l’armée “à prendre ses responsabilités vis-à-vis du peuple” est vide de sens si on ne trouve pas la vraie solution à ce qui l’empêche de le faire. Il faut résoudre l’énigme de la grande muette. Ma première contribution a été de poser le débat. La vôtre commencera par vos réactions.

A. Ben Yaya
New York, 30 Novembre 2019

L'AUTEUR
A. Ben Yaya
A. Ben Yaya
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IL FAUT SAUVER LE SOLDAT FAURE (2ème Partie) : Résoudre l’énigme de la “grande muette”
Togo - IL FAUT SAUVER LE SOLDAT FAURE (2ème Partie) : Résoudre l'énigme de la «grande muette»





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 12   JOHN | Lundi, 2 Décembre 2019  - 12:8
  Réponse à 3-Togotogo
  Cher compatriote, désolé d'apprendre cela. Nous sommes tous d'avis que les morts d'hommes ne se justifient pas. J'impute la responsabilité de ces errements au 2 camps tant de l'opposition que du pouvoir.
Moi tout petit au début de 1990, nous avons accueilli des réfugiés dans mon village dont certains ont avaient les leurs dans la région des plateaux et dans des conditions atroces. Ces pauvres paysans ont eu du mal à s'adapter car il fallait obtenir des terres dans notre village et apprendre notre langue qu'ils ne parlaient pas et nous autres, les regardions comme des envahisseurs.
Voila la triste réalité de ce que la démocratie, mal conçue par nos politiciens nous a emmené ou nous mène aujourd'hui.
Je pense que l'idée du Comité Vérité Réconciliation est bonne et qu'ensemble, les togolais doivent apprendre à pardonné. Comme vous le dites, en bon croyant, seul le pardon apaise les cœur et rend l'homme plus sage et même heureux.
Du haut de votre âge et en bon sage africain, vous pourrait semer l'amour et le pardon.


 11   Kassanda | Lundi, 2 Décembre 2019  - 11:2
 





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ANALYSE COMPARATIVE DE L'EMPLOI DES JEUNES DE LA CEDEAO ET PRECONISATIONS
4 COMMENTS 25 NOV 2016 POSTED BY VALSAMA

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ANALYSE COMPARATIVE DE L'EMPLOI DES JEUNES DE LA CEDEAO ET PRECONISATIONS
L'emploi est non seulement un facteur de croissance économique mais surtout un moyen de redistribution de revenus. A priori, les indicateurs de chômage dans les pays de la CEDEAO sont pratiquement les mêmes. Le vrai problème c'est comment créer de l'emploi ? Notons que le chômage est le phénomène qui traduit l'état d'inactivité d'une personne souhaitant travailler. De nos jours, l'emploi est devenu un véritable défi mondial à relever. C'est pourquoi les gouvernements mettent en œuvre des politiques de création d'emploi de façon à réduire considérablement le chômage. Cette étude touche pratiquement toutes les catégories à savoir les jeunes déscolarisés, les sans-emploi et met en lumière la cartographie du marché de l'emploi par une analyse des taux de chômage des jeunes femmes, des jeunes hommes, total et du ratio emploi-population de tous les pays de la CEDEAO.

chômage jeunes femmes / 2014 / OIT
Sources: données OIT 2014

Il ressort que dans l'espace CEDEAO, le taux de chômage des jeunes femmes de 15-24 ans est plus important au CAP-VERT et au SENEGAL avec des taux respectifs suivants 25,9% et 18,6%. Par ailleurs, certains pays comme la GUINEE, le BENIN, la SIERRA-LEONE, le GHANA, la COTE D'IVOIRE, le LIBERIA et le NIGER ont maintenu le chômage (jeunes femmes 15-24 ans) à un niveau très bas c'est-à-dire avec des taux compris entre 0 ,9% et 5,8%. Le TOGO et les autres pays ont un taux intermédiaire compris entre 11% et 15%.

Sources: données OIT/2014
Sources: données OIT/2014

Le taux de chômage des jeunes hommes de 15-24 ans est très important au CAP-VERT (14,4%) et au NIGERIA (13,2%) dû à la force du secteur économique illégal, tandis que ce taux est très faible (taux compris entre 1,5% et 3,5%) dans les pays comme le BENIN, la GUINEE, le GHANA et le LIBERIA. Le TOGO et les autres pays ont des taux moyens compris entre 6% et 10,5%.

Sources: données OIT/2014
Sources: données OIT/2014

Dans les pays comme le SENEGAL, le CAP VERT et le MALI, les taux (chômage total de la population) sont considérables allant de 8,1% à 10% alors que dans les pays comme le BENIN, la GUINEE, le GHANA la SIERRA LEONE, le LIBERIA et la COTE D'IVOIRE les taux sont moindres et compris entre 1% et 4%. Les taux dans les pays comme le TOGO et les autres sont modérés et compris entre 5,1% et 8%.

Sources: données OIT/2014
Sources: données OIT/2014

En 2014 selon l'OIT, dans l'espace CEDEAO, le ratio emploi-population, personnes âgées de 15 ans et plus est très considérable dans les pays comme le BÉNIN, le BURKINA-FASO, la GUINÉE, la GAMBIE et le TOGO compris entre 71% et 81% alors que les autres pays ont pratiquement les mêmes taux qui fluctuent entre 52% et 68%.

ANALYSE

L'analyse comparative de l'emploi des jeunes des pays de la CEDEAO montre que la question de l'insertion économique et professionnelle des jeunes est inscrite dans les priorités nationales de ses pays membres. Pour réduire le chômage, des mécanismes sont mis en place. En exemple, le plan stratégique de réduction du chômage qui comprend les interventions dans les politiques macroéconomiques, privilégiant la création d'emploi tout en assurant la stabilité. Certains pays mettent l'accent sur les politiques et les stratégies nationales visant à accroitre la productivité, augmenter le revenu et améliorer les conditions de travail du secteur informel. L'instauration du programme AIDE et le programme de Volontariat dans certains pays permettent aux jeunes d'être actifs dans la vie socioprofessionnelle et leur donnent ainsi l'expérience mais contribuent aux sous-emplois au détriment d'emplois stables et décents. Au Togo, les statistiques indiquent que le taux de chômage a diminué alors que le sous-emploi est en croissance (Enq. QUIB 2015). De plus, les différentes crises économiques que connaissent les pays du Nord et les matières premières des pays du Sud qui sont en perpétuelle dégression ne promettent pas un décollage immédiat de l'économie. En effet la Chine a considérablement réduit sa demande en matières premières et est plus portée ces dernières années vers les biens de consommation et de services ; la croissance mondiale est toujours modeste. A cela s'ajoutent les facteurs de décroissance comme la corruption, l'impunité et l'insuffisance de diversification de l'économie due à la rente pétrolière et des autres matières, l'instabilité politique, le cadre bancaire très peu motivant, la monopolisation de l'activité par une minorité au pouvoir qui détourne les richesses à son profit empêchant ainsi l'existence d'un marché concurrentiel, qui devrait en principe booster fortement l'emploi et la consommation. Ajouté l'insuffisance de recherche au niveau des politiques et des universitaires sur un modèle économique qui cadre avec les réalités endogènes de chaque État.

Comment alors favoriser la croissance économique au profit du capital emploi ? Une question qui se pose à l'État est de savoir comment est-il possible de la favoriser sachant que, pour l'essentiel, ce sont les entreprises qui produisent des richesses, le secteur privé étant le plus grand pourvoyeur d'emplois. 40 000 demandeurs d'emplois arrivent chaque année sur le marché de l'emploi togolais dont la plupart sont des jeunes (Enq. QUIB 2015). Faut-il revaloriser le salaire de base (SMIG) ? Faut-il faciliter l'accès au crédit à un taux d'intérêt bas pour que les entreprises puissent accroître leurs capacités de production ? Faut-il que l'État favorise le progrès technique (alternance École/Métier, les lycées techniques ...), les biens économiques ? Faut-il que l'État relance l'activité pour faire repartir la demande en cas de difficultés des entreprises ? Comment promouvoir au mieux la formation technique pour le marché à l'emploi libéral ?

A ces réalités il revient à chaque État compte tenu de sa spécificité et de ses atouts internes d'impulser l'innovation en développant des marchés durables. Ce qui peut être facilité par la décentralisation aussi. Pour ce qui concerne le Togo, en dehors de l'ANPGF dont le budget annuel est insignifiant pour répondre à la demande,

l'État doit fortement promouvoir les PME/PMI par la création impérative d'un Fonds d'investissement public très solide (à partir des recettes domestiques pour ne pas augmenter la dette publique qui est estimée à 75% du PIB national actuellement) en faveur des entreprises privées sérieuses et pourvoyeuses d'emplois afin de relancer l'économie nationale dont le PIB 2016 est en baisse et selon les prévisions du FMI (nov. 2016), le Togo va progresser mais ne devrait pas dépasser 5,6% en 2021. Nous savons tous que les banques dans la CEDEAO et précisément au Togo ne misent pas sur les PME/PMI. Elles manquent de jugement pour détecter les entreprises à potentialités et s'abstiennent au moindre risque pour les accompagner ; nous avons alors en face des banques de dépôt et de retrait dont tous les services sont facturés aux clients pour plus augmenter leur rentabilité. Les relations d'intérêt sont alors à sens unique et ne profitent pas aux petites et moyennes entreprises. Alors que nous vivons dans un monde où l'entrepreneur nage contre le courant, prend des risques pour développer une activité qu'elle soit innovante ou non et qui prend fruit dans le temps.
L'État Togolais devrait mettre en place un dispositif gagnant/gagnant d'accès à ses réserves pour des investissements agricoles et d'avenir, et promouvoir des mesures incitatives afin de prôner l'autosuffisance alimentaire en 2030 par exemple en dehors du PNIASA et des efforts actuels consentis dans ce domaine.
Pour prétendre atteindre ce niveau, l'État doit avoir une politique budgétaire très rigoureuse et son suivi régulier, le respect des livrables, une volonté très ferme de réduire sensiblement la corruption, le contrôle des marchés et dépassements fantaisistes, une politique réglementaire qui vise à modifier le mode de gouvernance des banques et des institutions sociales, utiliser plus ses ressources internes pour impulser le développement au Togo, et c'est tout à fait réalisable. Sinon la croissance en devenant même réelle pourrait ne pas entraîner automatiquement le progrès économique (les ménages ne le ressentiraient pas dans leur panier).

En effet, il y a progrès économique lorsque les revenus réels de la population augmentent pour tous. Or, il est très possible que les revenus générés par la croissance économique soient accaparés par une minorité de la population. Sans oublier non plus que seule la croissance économique permet la croissance durable du niveau de vie, l'amélioration du bien-être de la population due aux conditions de production, aux types de biens produits, d'où l'intérêt pour l'État togolais de faire des choix d'investissement intelligents et porteurs.

Si l'économie en Afrique subsaharienne continue de dégringoler, comme le prévoit le dernier rapport du FMI, un éventuel ajustement structurel sous un autre vocable, (appelé l'austérité pour la Grèce, Italie...), pourrait conditionner l'octroi d'une assistance financière aux États africains. Ce qui est dénoncé comme une mise sous tutelle abusive ailleurs et serait préjudiciable pour le Togo par exemple.

Rappelons-nous que la « crise » économique a montré combien la croissance était nécessaire pour améliorer la situation du marché du travail et plus largement pour augmenter le niveau de vie. Les enjeux aujourd'hui portent sur la répartition des richesses créées et sur le développement durable. L'anticiper, c'est construire l'épanouissement d'une vie professionnelle future aux jeunes actuels 15-24 ans qui sont nos enfants, frères et sœurs, nièces, neveux, petits-enfants, ce qui ne peut se faire sans une réelle volonté politique de nos États.

PUBLIÉ LE 10 NOVEMBRE 2016 ET ÉCRIT PAR VALENTINE SAMA, CONSULTANTE EN ÉCONOMIE DE DÉVELOPPEMENT
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WRITTEN BY VALSAMA



4 COMMENTS

AGBIDI KOSSI PIERRO3 YEARS AGO(Reply)

Nous remarquons que des efforts ont été fait par le gouvernement en matière de l'emploi des jeunes au Togo. Cependant il se pose un réel problème en ce qui concerne l'inadéquation entre la formation et l'emploi...De réelles avancées doivent être constaté dans ce sens pour sortir la jeunesse togolaise du sous emploi. merci à vous...

ACOUETEY Floriane3 YEARS AGO(Reply)

Les efforts du gouvernement sont louables mais comme on s'en doute il reste à faire. Ce qui serait bien c'est qu'il fasse un bilan pour tous les programmes qui aident réellement les entreprises les jeunes et l'État lui-même. Pourquoi? Parce que parfois l'on a l'impression qu'il y'a des similitudes entre certains programmes ou ou qu'un programme bien qu'étant plus satisfaisant reçoit moins de subvention qu'un autre qui répond moins aux attentes des bénéficiaires. Il est donc important, comme Mme Valentine SAMA l'a, qu'il faille que l'État revoie sa politique budgétaire.
Merci pour cet article.

AMOUZOU FERDINAND3 YEARS AGO(Reply)

Félicitations, c'est vraiment intéressant une étude allant dans ce sens. Je vois que par cette étude des propositions (solutions pour réduire le chômage) sont données. Ces études sont de très belles initiatives afin de proposer des solutions aux problèmes de l'heure tant aux gouvernements qu'aux populations... J'espère que d'ici là ces solutions seront mises en œuvre et que le TAUX DE CHÔMAGE sera considérablement et véritablement réduit dans la sous région voire dans le monde. Merci

K. Mivoin DANSOU3 YEARS AGO(Reply)

Félicitation au gouvernement togolais pour les efforts fournis en matière d'emploi des jeune et à Venlatine S. Pour cet article. Mais il est important de préciser que beaucoup reste à faire en la matiere. Je me demande si réellement le sondage est vrai? Puisque à voir le Togo actuellement le nombre des diplômés surtous l'étendu du territoire, on dirait si le sondage couvre seulement que la capitale Lomé.
Aussi il faut relever l'ampleur de l'inadéquation entre les formations universitaire et le monde du travail! Sachant bien que certains filière ne sont plus porteurs de nos jours pourquoi ne pas les supprimer ? On laisse les jeunes qui se font formé mais après qui souffrent sans emplois!.
Et en fin préciser que si l'Afrique en général et le Togo en particulier veux changer les données, que la gestion des biens publics soient licite et une minorité cesse de s'encaparer des ces bien......


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 10   Tanga | Lundi, 2 Décembre 2019  - 10:35
  Le peuple togolais attend seulement votre CANDIDATURE pour vous montrer sa desobeissance totale.
Votre tentative de cours de force n' arrivera nul part!!!

 9   Kozah Nostra | Dimanche, 1 Décembre 2019  - 23:3
  Réponse à 8-Kozah Nostra
  Lire " Si Bedie et Gbagbo ne se présentent pas..."

 8   Kozah Nostra | Dimanche, 1 Décembre 2019  - 22:41
  Le broussard Alassane Dramatique Ouattarra vient de dire que si Bedos et Gbagbo ne se présentent pas pour les élections de 2020, il ne se présentera pas non plus. Le nullard Faure Aveleleleble Gnassingbe aussi n'a qu'à posé sa condition pour renoncer nau pouvoir, on va voir. DEGAGE!!!!

 7   Lucrece | Dimanche, 1 Décembre 2019  - 22:5
  On dirait que les togolais qui sont aux USA maîtrisent mieux la langue de Molière que les togolais qui sont en France et au Togo!
Superbe rédaction.

Salut.

 6   Byzantin & ottoman empire | Dimanche, 1 Décembre 2019  - 20:44
  Les grandes histoires depuis des temps même avant Jesus Chris ont toujours enseigné que les peuples opprimés ont toujours fini par se débarrasser de l' oppresseurs.
Tot ou tard, le clan Gnassingbe et ces généraux seront détruits, et ils feront parti de l' histoire comme fut le cas des autres dictateurs de ce continent noir et d' autres pays sur cette planète.
Ce n' est qu' une question de temps.
Qu' eux comprennent qu' ils font leur temps, un autre ère arrivera et qu' il n' y a rien ils peuvent faire pour empêcher cet ere future, car c'est déjà écrit dans l' histoire de la nature.
Aucune dictature n' est éternel, nulle part cela existe ou avait existé.
Je les invites à grever dans leur tête, ils finiront par être détruits.

 5   militaires bandits | Dimanche, 1 Décembre 2019  - 20:19
  De quel droit ces militaires peuvent demander a faure de ne pas partir!! manipulation de faure lui meme car tout le monde sait comment fonctionnent ces betes qui gouvernent le togo. D'ailleurs akofo va rire car dans un pays democratique comme le ghana de telle demande est saugronue et n'a pas sa place- les militaires sont dans les casernes sauf au togo ou ces militaires tuent leurs propres freres avec les armes payees par l'argent du contribuable togolais!!! 54 ans suffisent pour que d'autres personnes viennent essayer..

 4   Gbevou | Dimanche, 1 Décembre 2019  - 20:16
  Réponse à 3-Togotogo
  Du courage. Apres avoir lu le posting j'ai devine que vous ne pouvez etre que le grand frere Senouvo Agbota Zinsou. Une fois encore du courage.

 3   Togotogo | Dimanche, 1 Décembre 2019  - 19:56
  Réponse à 1-AnCon
  J'ai 73 ans ; je suis né d'une famille chrétienne et ma grand mère maternelle est la marraine du père Gbikpi que tout chrétien connait au Togo. C 'est d'ailleurs le père Gbikpi qui lui a administré l'extrême onction avant qu'elle ne ferme les yeux pour toujours... J'ai quitté mon pays le Togo depuis Décembre 1990, le jour où un commando de militaires est allé tirer sur mon frère aîné en pleine nuit. Vous direz peut être, mon cher frère AN Con, que c'est faux. J'aimerais bien que cela ne fut pas vrai ! Mais tous les soirs, lorsque je fais ma prière, pour dire merci à Notre Seigneur, je me demande toujours ce que je dois dire à mes six petits neveux et nièces, à propos de leur père, avant de quitter ce monde. Notre papa était instituteur à Pagouda dans les années 50; mon frère aîné était grand cadre de la fonction publique togolaise et j'étais professeur à l'université du Bénin ! Voilà, mon cher frère An Con, la "protection" de notre Armée Nationale.


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