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Corps de la Paix-Togo : Des agents de sécurité licenciés sans indemnités

Togo - Societe
iciLome | | 13 Commentaires
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Lorsque dans un pays les tenants du pouvoir se montrent laxistes devant des violations des droits des citoyens, on ne peut que se retrouver face à des scandales. C’est un secret de Polichinelle. Au Togo, des expatriés règnent en maître sur un territoire conquis. Ces étrangers piétinent impunément les droits des employés dans les sociétés qu’ils dirigent. C’est ce à quoi on assiste au Corps de la Paix au Togo où des ex-agents de sécurité sont abusivement licenciés sans leur verser leurs « droits légaux et dommages-intérêts pour licenciement abusif ».

Il est connu de tous que le Corps de la Paix est une structure qui œuvre dans l’humanitaire. Et comme toute structure opérant dans le pays, il a embauché, depuis avril 2009, certains fils du terroir pour servir dans la société comme agent de sécurité. Malheureusement, en septembre 2016, plusieurs de ces agents ont été « abusivement » licenciés par Victor Luboyeski, Directeur National du Corps de la Paix-Togo.

Il ressort de sa lettre de licenciement que la gestion de la sécurité, de ses bureaux ainsi que celle des résidences de certains employés au service de sécurité est transférée au service de sécurité du Département d’Etat Américain et que cette action implique que les contrats des agents de sécurité, des superviseurs des agents de sécurité ainsi que celui du commandant de la force de sécurité, ne seront pas renouvelés quand ils prendront fin le 24 décembre 2016.

Conscient que l’acte posé allait causer des dommages, car étant des pères de famille, ce dernier, lors d’un exposé, propose aux gardes, un règlement à l’amiable. Dans un document qu’il leur a remis, il est noté : « Nous comptons vous présenter un règlement équitable incluant toutes rémunérations, indemnités et avantages en vertu de vos contrats conformément à la loi togolaise ».

Ainsi, par une note en date du 19 octobre 2016, le management informe tous les agents de sécurité qu’ils ne sont plus requis de se présenter au service le 1er décembre 2016 et que tous leurs salaires seront payés jusqu’au 24 décembre 2016. Malheureusement, le 19 octobre 2016, sans tenir compte de toutes ses promesses au cours de l’exposé et sans aucune négociation au préalable pour aboutir à un compromis, il a invité les employés à signer un Protocole d’Accord qui s’avère unilatéralement conçu, annexé d’un tableau récapitulatif des droits que le Directeur se propose de payer et une lettre de licenciement sans motif. Les employés jugent la procédure illégale et contraire aux lois togolaises comme le Directeur l’avait signifié dans son exposé. Plusieurs agents ont refusé de signer ce Protocole d’Accord qu’ils trouvent inique.

Constatant plusieurs irrégularités dans le calcul de leurs indemnités, les sieurs Avokpo Komi Gbébléwu, Fiagbényo Addah Cyrille, Napo Djoua, entre autres, ont saisi le Tribunal de Travail par le biais du Cabinet d’Avocat de Me Gagnon Yawo TOBLE, Avocat à la Cour, lequel Tribunal a convoqué le Directeur du Corps de la Paix. Mais ce dernier, selon nos informations, a refusé de répondre à cette convocation.

Selon la requête du Cabinet d’Avocat de Me Gagnon TOBLE via le Tribunal du Travail, les droits et dommages-intérêts à verser aux requérants s’élèvent à 18 257 672 F CFA chacun. Mais à ce jour, ils n’ont rien perçu. Ces ex-employés estimant que les responsables de cette structure humanitaire ont volontairement décidé de violer leurs droits, ils ont adressé une note en date du 19 octobre 2018 au ministre des Affaires étrangères pour lui exposer leur injuste traitement par le Directeur National du Corps de la Paix-Togo. Selon eux, cette attitude du premier responsable de cette institution américaine est illégale et contraire aux lois togolaises. C’est suite au Conseil du ministre des Affaires étrangères que les victimes ont adressé au Directeur National du Corps de la Paix une lettre en date du 05 novembre 2019 qui a d’abord rappelé comment ils ont été « abusivement » licenciés et les démarches administratives qu’ils mènent pour rentrer dans leurs droits.

La lettre précise : « Nous sommes surpris de constater que malgré l’avis technique porté à votre connaissance, vous êtes restés indifférent et votre silence commence à nous révolter puisque notre famille continue de vivre une situation de précarité. L’injustice étant source de haine et de violence et pour ne pas arriver là, nous souhaitons une rencontre avec l’ambassadeur des USA au Togo en votre présence pour savoir ce qu’il pense de l’avis technique donné par l’Etat togolais sur le dossier ». Tout porte à croire que cette lettre est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

Dès réception de cette lettre, le Directeur National du Corps de la Paix et l’Ambassadeur des USA au Togo ont fait afficher les photos de ces agents (victimes de ce licenciement abusif), aussi bien à l’ambassade qu’au Corps de la Paix, tout en donnant des instructions fermes aux nouveaux agents de sécurité de veiller à ce que les licenciés qui sont en quête de leurs droits n’approchent plus les lieux.

On ose croire que l’Ambassadeur des USA au Togo n’est pas véritablement au courant de la manière injuste dont ces ex-agents de sécurité ont été licenciés et restés jusqu’alors sans leurs droits. Sinon il ne cautionnerait pas cette forfaiture du Directeur National du Corps de la Paix. Des sources concordantes font état de ce qu’il n’est pas du genre à cautionner les injustices sociales. S’il le faisait, il ternirait au Togo l’image des Etats Unis que tout le monde sait défenseurs des droits humains et promoteurs de la démocratie dans le monde.

Il urge donc qu’il se saisisse du dossier pour y voir claire et faire en sorte que les victimes entrent dans leurs droits. En le faisant, c’est l’image des Etats Unis qui sortirait encore grandie aux yeux des Togolais, mais aussi du monde entier.


D.K.


Corps de la Paix-Togo : Des agents de sécurité licenciés sans indemnités
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 13   Africain | Samedi, 7 Décembre 2019  - 17:34
  Une étincelle peut mettre le feu à la poudre. Même si les intérressés sont interdits d'accès aux résidences et différents services des USA à Lomé, je crois que les interrêts des Américains ne se limitent pas seulement à Lomé ou au Togo. La solidarité africaine peut se manifester dans ces cas de figures et les conséquences regrettables.
Le Directeur du corps de la paix au togo et l'Ambassadeur des USA au Togo ont une grande responsabilité dans cette affaire. Ils ont intérêt à soigner l'image des USA qui est un grand défenseur des droits de l'homme dans le monde. Une rencontre avec les interressés semble impératif.

 12   Honnette | Jeudi, 5 Décembre 2019  - 22:11
  Réponse à 7-Bolingo
  Si les agoutis reclament ce qu'ils pensent être leurs droits , qu'est ce qui gênent Les toqués dedans ? la question est de savoir si ces agoutis sont ils payés depuis 3ans , est ce que le corps de la paix a respecté la procedure de licencement en vigueur ? Il s'agit ici d'une question de respect de la loi , et aussi les accords de viennes ne sont pas une autorisation de violer les lois d'une republique vivement que les toqués laissent ces agoutis poursuivre leur chemin.

 11   Droit de l'homme | Mercredi, 4 Décembre 2019  - 17:4
  Ils n'ont pas voulu accepter ce que le corps de la paix leur propose en réalité. Mais ils veulent les milliards que leurs avocats leur proposent dans les reves, dans leurs cabinets.
Alors laissez les continuer de rever. Ils seront payés dans leurs tombes.
Haha haha hihihihi. Les pauvres.

 10   Ingénieure | Mercredi, 4 Décembre 2019  - 16:54
  Réponse à 5-La Presse
  Des agents de sécurité licenciés sans motif !!!
Par le corps de la paix des USA !!!
C'est bien un scandale...
A en croire le journaliste, le présent article soulève un fait réel qui mine notre société. Cela répond à un sujet d'actualité à prendre au sérieux sinon cela prête confusion si des idées positionnistes viennent troubler l'osassure de l'article.
Aller jusqu'à traiter le journaliste d'un site de presse en ligne comme icilomé de manque de déontologie, c'est un peu faire de trop. J'ose croire que certains commentateurs ne maitrisent un sujet aussi sensible que celui-ci (au yeux des états unis d'Amérique hiiiiiiiii) puis que son publicateur.
Je n'ai personnellement pas rencontré en aucun moment des données précises comme <Sur la trentaine de gardes que comptait le Corps de la Paix, seuls 4 personnes n'ont pas accepté les indemnités de licenciement.>
Si 4 personnes sur 30 se sont vues léser, il y à lieu de les comprendre aussi !!!
C'est vraiment honteux de voir des togolais soutenir des expatrier qui violent le droit de leur frère togolais.... A moins que ce ne sont pas des togolais sur toutes ces formes !!!

 9   GILETS JAUNES | Mercredi, 4 Décembre 2019  - 16:2
  Réponse à 8-LA VICTIME
  " soyons modestes et humbles"


???? ce n' est ni une question de modestie ni une question d'humilité.
Nous aspirons à un état de droit et si les 4 concernés n' ont pas compris que leur conseil juridique (leur avocat) seront payés que le procès soit gagné ou perdu c' est leur problème.
Ils ont joué à quiite ou double et ils ont échoué, c' est leur droit !

 8   LA VICTIME | Mercredi, 4 Décembre 2019  - 15:22
  Seuls des irresponsables peuvent croire qu'un licenciement, synonyme de l'échec du Patron, se fait de gaité de cœur. A fortiori, les quatre individus rebelles méritent d'être licenciés: ils veulent diriger leurs dirigeants par l'épreuve de force et du chantage! Qu'ils en prennent pour leur compte et leur intransigeant intégrisme. C'est quoi l'avis technique d'un État, au niveau d'une Structure Humanitaire Internationale? Même si demain un dirigeant avait un besoin pressant d'un agent de sécurité, il n'accepterait jamais de prendre l'un des quatre s'il est informé de leur passif, à plus forte raison le PEACE CORPS peut faire appel à l'un des autres (ou plus que tous les autres) si des postes se créent, mais jamais l'un des quatre ne sera rappelé, et il aura raison. soyons modestes et humbles.

 7   Bolingo | Mercredi, 4 Décembre 2019  - 13:51
  Réponse à 4-Clement GAVI
  Sur la trentaine que comptait ces agents de securité, vingt six ont accepté les indemnités qui leur ont été payés conformement aux dispotitions legales et aujourd;hui, ceux-ci ont achete des taxis , des terrains, motos, .....et se debroullent pour nourrir leur famille. Seuls ses quatres agoutis se sont laissés bernés par differents avocats qui leur qu'ils auront des milliards chacun.

Au lieu de les aider a comprendre qu'ils ne gagneront JAMAIS ce "marché", ces soit diant djihadistes euhhh, pardon , jounaleux, euhhh pardon, journalists, se mettent a ecrire des niaiseries.
icilomé est tombé tres bas depuis longtemps.

 6   Convention | Mercredi, 4 Décembre 2019  - 11:53
  Monsieur le journaliste ne trompez pas ces malheureux. Ils n'auront jamais gain de cause. Connaissez vous la Convention de Vienne? Aucun tribunal local ne peut condamner une mission diplomatique à quoi que soit. Encouragez plutôt ces malheureux à un règlement à l'amiable avec le corps de la Paix au lieu d'aider leurs avocats à les tromper et à les detrousser.

 5   La Presse | Mercredi, 4 Décembre 2019  - 10:51
  Monsieur Gavi, souffrir de quoi? Il ne suffit pas qu'un journaliste écrive quelques lignes sur ce site, pour qu'on le croit aveuglément. Rien ne vous dit que ces supposés "victimes" ont raison ou tort. Le travail du journaliste a été simplement mal fait. et il s'expose à des soucis. Juste par manque de déontologie.

 4   Clement GAVI | Mercredi, 4 Décembre 2019  - 10:44
  Ecrire que 'Lorsque dans un pays les tenants du pouvoir se montrent laxistes devant des violations des droits des citoyens, on ne peut que se retrouver face à des scandales.' revient à supposer que le pouvoir au Togo était laxiste devant les manquements aux droits des citoyens. Or, le pouvoir au Togo, est une sanglante dictature dynastique depuis 1967. Il est lui-même constitutif de violations des droits des Togolais. C'est dans cette structure que le problème se pose. Il faut rappeler la réalité intrinsèque de cette structure pour mieux comprendre l'événement. Comme les hommes ne peuvent vivre dans une ambiance phénoménale sans en être revêtu, ce directeur est en quelques manières affecté dans ses déploiements par ce qui est donné dans l'atmosphère. Et ce qui est donné dans l'atmosphère c'est que le régime ne respecte pas du tout les droits des citoyens, ce qui est donné dans l'atmosphère c'est l'arbitraire, l'injustice et la violence.

Il faut, faut dans une telle atmosphère du caractère et de la personnalité pour s'élever au dessus de cette atmosphère pour ne pas se laisser souiller par elle. Certaines personnes peuvent le faire, d'autres pas.
Le profile LinkedIn de ce monsieur informe qu'il a été directeur d'une structure de micro-finance pour l'organisation Catholique nommée Catholic Relief. Lorsqu'on est une structure humanitaire, ces cas sont déjà un échec.

A la lecture de la partie ci-après de la lettre publiée 'L'injustice étant source de haine et de violence et pour ne pas arriver là, nous souhaitons une rencontre avec l'ambassadeur des USA au Togo en votre présence pour savoir ce qu'il pense de l'avis technique donné par l'Etat togolais sur le dossier', on peut comprendre pourquoi 'Dès réception de cette lettre, le Directeur National du Corps de la Paix et l'Ambassadeur des USA au Togo ont fait afficher les photos de ces agents (victimes de ce licenciement abusif), aussi bien à l'ambassade qu'au Corps de la Paix, tout en donnant des instructions fermes aux nouveaux agents de sécurité de veiller à ce que les licenciés qui sont en quête de leurs droits n'approchent plus les lieux.'

Cela dit, il faut le dire avec fermeté que c'est depuis 1967 que le peuple Togolais souffre et qu'il est absolument inacceptable que des structures au Togo, humanitaires ou pas, se permettent de ne pas respecter les Togolais.

Des millions et des millions ne peuvent pas sans cesse venir au monde pour souffrir.


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