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Réunion de Paris 11-12-19 - Déclaration finale

Togo - Politique
iciLome | | 5 Commentaires
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Communiqué de Coditogo à la suite de la rencontre qui a eu lieu dans les locaux de l'Assemblée nationale française au sujet des élections présidentielles de 2020

Nous, membres des Forces démocratiques, réunis à l’Assemblée nationale française à Paris le 11 décembre 2019, sous l’égide du député Jean-Paul Lecoq, membre de la Commission des Affaires étrangères, après analyse approfondie de la situation politique togolaise, sous le prisme « Togo, 1963-2020 : la fin d’un long cycle de violences politiques ? » présentons la déclaration suivante.

Cette présente déclaration s’adresse d’abord au Gouvernement togolais, à toute la classe politique togolaise, aux autorités françaises et à la Communauté internationale. Elle prend ensuite à témoin le Peuple togolais et l’opinion internationale sur la nécessité de faire bouger les lignes au Togo. Enfin, elle vient exhorter la jeunesse et la diaspora togolaises à continuer d’œuvrer inlassablement aux côtés des Forces démocratiques pour l’alternance et la démocratie, et à opérer une rupture dès 2020 par une fin de non-recevoir aux mascarades cycliques qui ont cours au Togo en lieu et place de vraies élections qui livrent la vérité des urnes.

LES FAITS
Considérant le crime originel de 1963, un coup d’État néocolonial enlevant la vie à Sylvanus Olympio, président démocratiquement élu, renversant ainsi le gouvernement patriotique.

Considérant l’irruption de l’armée sur la scène politique le 14 avril 1967, avec à sa tête Eyadéma Gnassingbé, scène qu’elle n’a toujours pas quittée jusqu’à ce jour ; puisqu’en 2005, un quarteron d’officiers a fait allégeance au fils du père, Faure Gnassingbé, qui prit le pouvoir dans un bain de sang avec l’aide précieuse du président français d’alors, Jacques Chirac.

Considérant la dernière sortie de l’un des chantres bien connus de la Françafrique, Robert Bourgi, nous rappelant en ces termes : « c’est la France qui choisit les dirigeants africains francophones ! ».
Considérant les accords secrets imposés aux anciennes colonies françaises d’Afrique dont le Togo, nous conduisant à cette stratégie cyclique de la Françafrique, à savoir, mascarade électorale –contestation populaire – pseudo-dialogue – gouvernement d’union nationale…, et qui fait du Togo le cercueil des droits humains.
Il va sans dire qu’au Togo le statu quo n’est plus acceptable et il est urgent qu’un changement de régime soit en 2020 ! Aucune explication au monde ne saurait justifier que l’on continue à maintenir le peuple togolais dans ces chaînes d’un « esclavage » désuet au 21ème siècle ; et ce pour des intérêts égoïstes et étrangers !

LA RÉSISTANCE
Nonobstant la nouvelle constitution votée en mai 2019 par « un Parlement » unicolore et illégitime sur le plan de l’éthique judiciaire inacceptable.

Considérant que les réformes tant attendues des institutions de la République font plus l’objet d’effet d’annonces et de communication et deviennent très vite des réformettes en lieu et place des vraies réformes en profondeur, durables et impartiales.

Considérant que les vrais enjeux d’une élection présidentielle, c’est de garantir les libertés fondamentales, dont la liberté de penser, la liberté d’expression, la liberté de choisir ses propres dirigeants c’est-à-dire le choix de son environnement social, économique, et politique.

Vu les moyens colossaux déployés par le pouvoir en place dans le financement de la campagne de l’élection présidentielle, l’achat des consciences, et ce, dans les conditions de vérifications inexistantes, l’argent sans limites dépensé dans les campagnes électorales posant de réelles questions d’égalité et d’équité des candidats.

Il va sans dire que Faure Gnassingbé ne peut en aucun cas briguer un 4ème mandat présidentiel et son régime, étant illégitime, n’est pas logiquement habilité à organiser une quelconque élection.
De surcroît, la Cour Constitutionnelle, la Commission Électorale Nationale « Indépendante », le fichier électoral truffé de faux et incomplet, la composition biaisée des différentes Commissions Électorales Locales, la non-publication des résultats bureau de vote par bureau de vote, la transmission des procèsverbaux falsifiés, l’observation nationale et internationale verrouillée…, voilà un registre de contentieux sur lesquels le peuple togolais attend des réformes substantielles ; mais, si rien n’y est fait, c’est encore un
copier-coller des élections présidentielles précédentes, surtout celle de 2005 avec de gros risques qui se profilent à l’horizon de février 2020. 2020 sera alors un copier-décaler de 2005 avec toutes les conséquences désastreuses que l’on pourrait imaginer : instabilité et insécurité croissantes, voire le chaos.

Car la fièvre pour l’alternance et la démocratie a atteint son paroxysme dans le pays.

ÉTAT DE SIÈGE ET CRIMINALISATION CROISSANTE
Considérant le propos du ministre des Droits de l’Homme, Christian Trimua qui dit en substance « j’invite les Togolais à prendre les armes s’ils veulent une alternance au Togo », voilà une expression qui a au moins le mérite de la clarté pour faire comprendre que sous cette dictature des Gnassingbé, la voie électorale pour l’alternance politique est bloquée.

Vu que le Togo est l’un des pays les plus militarisés du monde et que dans le cadre des accords de défense franco-togolais, ce sont des instructeurs français qui forment et encadrent les militaires, les gendarmes et les policiers togolais – c’est le fameux « savoir-faire français » connu depuis le printemps arabe ; l’armée est de plus en plus infestée de mercenaires et de terroristes étrangers qui prennent le commandement des régiments à la place des officiers supérieurs togolais et provoquent la terreur partout au Togo et même au
sein de cette armée.


DECLARATION FINALE DE LA REUNION DE
PARIS LE 11 DECEMBRE 2019

Faisant le constat que nombre de villes, surtout dans le septentrion togolais, marquées comme fiefs de l’opposition, notamment celui du Parti National Panafricain (PNP), font l’objet de l’état de siège permanent ; les jeunes et tout bras valide sont devenus la cible d’une chasse à l’homme, nouvel exercice de la milice aux ordres.

Entendu que le rapport 2019 de la Ligue togolaise des Droits de l’Homme intitulé « Togo : la terreur contre le peuple » en dit long sur le drame humain que les Togolais vivent quotidiennement ; dans sa préface « AU SECOURS ! ILS FUSILLENT LES ENFANTS ! », cette organisation de défense des droits humains déclare que « l’actualité togolaise sur le plan des droits humains sous la dictature héréditaire des Gnassingbé, est une descente aux enfers pour le peuple martyr. »

Considérant que la création de la FOSEP (Force de la Sécurité des Élections Présidentielles) est une illusion dont le peuple est bien conscient et un alibi pour la France et la communauté internationale de renforcer le matériel de sécurité-répression et de faire triompher la contre-vérité des urnes ; cette innovation de la dictature togolaise est une singularité dans sa conception comme dans sa pratique.

Vu le soutien indéfectible de la communauté internationale et des milieux internationaux d’hommes d’affaires pour légitimer le régime ; en effet, la propagande du Plan National de Développement (PND), les privatisations à tout vent, le Doing Business, la 20ème session de dialogue UE-Togo au cours de laquelle l’Union européenne « a salué les efforts déployés en vue d’aboutir à une élection libre, ransparente et équitable », tout cela vise le même but, redorer l’image du Togo et préparer l’opinion nationale et internationale à accepter les résultats de la contre-vérité des urnes !

Considérant la non-fiabilité du fichier électoral dénoncée par les acteurs politiques de l’opposition et des organisations de la société civile, corroborée par les images qui ont fait le tour de la toile quand il s’est agi à Paris d’une révision d’une liste électorale inexistante de la Diaspora ; alors qu’il n’y a jamais eu de recensement de la Diaspora auparavant ! Cette révision du 29 novembre au 2 décembre dernier a été un fiasco total selon plusieurs organisations de la société civile et il n’y avait pas l’ombre d’un chat dans cette
rue d’Alfred Roll du 17ème arrondissement de Paris. Et pourtant, comme à l’accoutumée, comme pour le « tristement célèbre » Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur (HCTE), une liste d’électeurs fabriqués pour nos Ambassades sortira du chapeau de nos prestidigitateurs de la Commission Nationale Électorale.

Il va sans dire que les dernières opérations cosmétiques de lifting des institutions, effectuées maintenant aux pas de charge, ne suffiront pas à faire des élections prochaines un rendez-vous paisible, de fêtes, de joie et d’alternance comme on pourrait le voir sous d’autres cieux non loin du Togo.

S’agissant du vote par anticipation des Forces de Sécurité, cette singularité togolaise, alors même que tout le corps électoral du Togo n’avoisine même pas celui de l’Île-de-France, c’est une fenêtre ouverte à la fraude pour s’assurer un matelas de votes favorables au dictateur. Surtout avec un dépouillement insensé des votes qui exige de mélanger ceux des Forces de Sécurité avec ceux du corps électoral restant, trois jours après.

Non au vote par anticipation de la FOSEP ! C’est purement du vol !
De l’état de siège permanent de plusieurs villes, ajouté à la chasse à l’homme sur la jeunesse, il en découle que c’est ni plus ni moins un terrorisme institutionnel qui sévit donc au Togo !
Seule la résistance populaire, basée sur l’action non violente de désobéissance civile, de non-coopération et d’insoumission généralisée, pourra redonner tout le pouvoir au Peuple togolais pour une alternative démocratique et souveraine.

QUELLES ALTERNATIVES ?
Nous croyons que l’heure est enfin venue de tourner cette longue parenthèse funeste de l’histoire de notre bien commun, le Togo.

SOUCIEUX de voir la Politique, la vraie, devenir un fonds de commerce au Togo pour toute obédience qui prétend lutter pour l’intérêt général.

FAISANT LE CONSTAT que dans une contextualisation géopolitique de la sous-région, avant les élections de Guinée Conakry et celles de Côte d’Ivoire, l’élection présidentielle au Togo, si le chronogramme restait le même, s’avèrerait être le test grandeur nature pour la politique extérieure de la France depuis 2017, qui doit nécessairement changer de braquet. Dans ce cas, de la réussite des élections crédibles, transparentes et apaisées au Togo, dépendront la suite des évènements à Conakry et à Abidjan. C’est ici que le président Macron est interpellé et prévenu devant le sentiment anti-français grandissant en Afrique francophone et surtout en Afrique de l’Ouest.

APPELLE la Communauté internationale à s’impliquer maintenant au Togo, pour l’instauration d’un véritable État de Droit que le Peuple togolais désire ardemment ; à se départir des « gentlemen agreement » qui veulent fermer les yeux sur les dérives criardes des autocrates contre services rendus, alors qu’ils commettent de nombreux crimes sur leurs paisibles populations.
RÉITÈRE notre engagement en faveur d’un État de droit au Togo et une alternative crédible qui, par l’unification des Forces démocratiques, passe par un programme de société commun et une transition qui devra nettoyer les écuries d’Augias.
FORMULE le vœu d’en finir définitivement au Togo avec la culture du crime et de la terreur pour investir la culture d’un vivre-ensemble harmonieux respectueux des valeurs fondamentales de notre République, notre bien commun, notre « DENYIGBAN préféré ».
C’est pourquoi il est dans l’intérêt de tous les Togolais que l’élection présidentielle soit reportée, le temps qu’une transition politique sans Faure Gbassingbé réunisse les conditions favorables pour un scrutin libre crédible et transparent.


Un peuple n’abdique jamais ! Tôt ou tard, il vaincra !
Fait à Paris, le 11 décembre 2019
La Réunion des Forces démocratiques


Ont pris part à cette réunion organisée en partenariat avec CODITOGO, les organisations suivantes :
- Le Rassemblement National pour la Démocratie et le Panafricanisme (RNDP)
- La Diaspora Togolaise en Allemagne (DTA)
- La Fondation Gabriel PERI
- Le Parti Communiste Français (PCF)
- La Plateforme Panafricaine.


Réunion de Paris 11-12-19 - Déclaration finale
Togo - Réunion de Paris 11-12-19 - Déclaration finale





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