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Chronique de Kodjo Epou : Note d’éthique à nos agrégés.

Togo - Politique
iciLome | | 55 Commentaires


Des intellectuels, présidents d'universités, en campagne pour un chef de clan bardé de cadavres qui brigue un quatrième mandat. Ces deux individus ont pourtant appris, à Poitiers et ailleurs, que leur rôle c'est d'être des penseurs justes, des éclaireurs désinteressés, sans militantisme politique, compte tenu du contrat moral tacite qui les lie à la société qu'ils ont pour devoir d'aider à briser les fers de l'oppression. Ne savent-ils pas, ces agrégés, qu’on attend d’eux qu'ils soient de bons universitaires, des “brain box”, des “think factory” qui rouvrent devant notre société un horizon d’espérance longtemps disparu? Faute de presser les démagogues du pouvoir à aller dans le sens d'une REFONTE de l’Etat togolais en dégénérescence, nos pitoyables professeurs trouvent qu'il est plus facile de colmater par-ci et par-là, de ravaler, par maquillage électoral, la façade décrépite de l'Etat, alors qu'ils se doivent d'en exiger une REFONTE totale. Quand on est universiraire, on appartient au peuple, on le représente! Voici quelques notes de recyclage et de mise à jour pour nos éminents (?) universitaires.

Par Kodjo Epou

L'intellectuel, à notre avis, " c'est la femme ou l'homme formé pour jouer dans la société un rôle critique, bien entendu, pour apporter des solutions aux crises et aux problèmes précis que la société traverse. Albert Camus le définit comme celui qui ne peut pas, pour quel que motif que ce soit, se mettre au service de ceux qui font l’histoire mais de ceux qui la subissent". Vu sous cet angle, il va s’en dire que l’intellectuel est appelé à réfléchir – c’est son métier – à comprendre et apprivoiser les problèmes de sa société. Ensuite il doit s’engager – c’est son devoir – à trouver les moyens, à formuler des idées et/ou inventer des cadres destinés à apporter des solutions équitables, beaucoup plus à l'avantage du peuple. Cela suggère donc qu’il est soumis à l’exigence de se détacher des petites combines politiciennes et s’inscrire dans l’honnêteté, le désintéressement par rapport à des rétributions c’est-à-dire sans attendre de la société ni compliment, ni éloges encore moins une promotion pour services accomplis.

L'universitaire qui mendie des postes - ils abondent au Togo - se désagrège et devient redevable au pouvoir; il ne peut plus, dans sa posture de demandeur, accomplir la mission qui est la sienne dans la société. Son objectif, ou son métier n’est pas de bénéficier de faveurs ou de privilèges de qui que ce soit, mais de veiller à ne pas altérer son indépendance, son intégrité morale.

Les Togolais attendaient de leurs élites intellectuelles de se soucier de l’objectivité, leur rôle étant beaucoup plus de jouer leur partition en tant que penseurs JUSTES ET HONORABLES. L'engagement de l'universitaire ne peut guère signifier un militantisme politique quand bien même qu’il est libre de choisir son camp. Mais quand il arbore T-shirts, foulards et casquettes à l'effigie du parti gouvernant, il tombe indubitablement dans une vulgarité qui le dévalorise, parce qu'il aura brisé l’écart qui devrait exister entre lui et le portefaix du marché qui, lui, à cause de l'indigence, pourrait aller battre campagne contre une modique somme d'argent.

En effet l’une des qualités, à notre avis, de l’universitaire, c'est qu’il doit savoir et pouvoir identifier les incertitudes, les erreurs, les imperfections des politiques, tout en ayant la capacité de ne pas tomber dans le piège des vils louanges en faveur d'un pouvoir autocratique qui n'est pas l'émanation du peuple. En ne rompant pas avec les petites ruses, les manipulations injustes ainsi que les calculs égoistes des politiciens, l’intellectuel se transforme en un despote, en un potentat pour la société donc, ne pourra plus être cet éclaireur avisé ou encore en mesure de protéger la franchise universitaire vitale pour le bon fonctionnement de son institution.

En référence à son statut ainsi décrit, l'on peut se demander si l'universitaire engagé dans une campagne de promotion de la tyrannie, peut se targuer d'être un intellectuel? Pas tres évident car, si l’instruction est essentielle et importante pour l’homme, elle est insuffisante pour faire de lui un intellectuel. Question: Est ce que le bling-bling Kokoroko, président de l'Université de Lomé et ses acolytes de Kara sont des intellectuels, eux qui, par leur engagement aux côtés du dictateur contre la société, cause tant de torts et d'énormes forfaits à ladite société? Ne nous disent-ils pas eux-mêmes, par leur choix de l'absurde, qu'ils sont des complices de l'état de terreur que combat notre peuple? Quel crime ce peuple a pu commettre pour mériter le sort qui lui est fait par ses propres enfants, trahi à la ronde par son armée, ses juges, ses universitaires, ses artistes etc ..., ceux-là même qui sont supposés être ses soutiens de premier plan?

Pourquoi la plupart de nos iniversitaires n’arrivent pas à soutenir notre peuple dans ses efforts de libération? Pourquoi n'aident ils pas à la recherche sincère et engagée de solutions équitables et durables à tous les problèmes urgents: politique, institutionnel, sécuritaire, économique, social, en vue d’une réconciliation nationale. Ce sont là les tâches qu'on est en droit d'attendre de nos universitaires bardés de diplômes qui, à la différence du citoyen ordinaire, auraient dû être capables de dire à UNIR et à ses cadres que l’Etat doit rétablir le droit, les valeurs positives de respect de la vie humaine et des libertés individuelles et ce, à travers une justice indépendante. L'intellectuel qui ne peut pas parler en ces termes au nom de la société n'en n'est pas un de crédible ou, n'est pas assez qualifié pour aller vendre ses talents ailleurs si nécessaire.

Non, la refonte est une EXIGENCE qui part, dans le cas togolais, du constat que notre pays a connu un demi siècle d’exclusion, d'oppression et de frustrations diverses. L’alternance devient alors une exigence que nul ne doit convertir en argent liquide pour sa proche comme doivent le savoir, dans leur for intérieur, nos célèbres professeurs agrégés. A moins que dans leurs têtes apparemment contrefaites, l’alternance signifie, au Togo, reprendre les mêmes personnes avec le même parti et recommencer les mêmes forfaits, le même cycle de violences et de prédation.

Enfin, quelle que soit l'ampleur de la mauvaise foi de la classe dirigeante, nos intellectuels doivent s’organiser, se regrouper, se mobiliser pour ASSISTER le pays avec un agenda unique comprenant trois volets essentiels: L'Alternance dans la VERITE des urnes, la RECONCILIATION NATIONALE dans une forme authentique et une REFONTE TOTALE DE L’ETAT qui ne cherche pas à privilégier un camp sur l'autre. Ne pas pouvoir jouer ce rôle et, à l'opposé, s'engager dans une campagne en faveur du candidat du pouvoir qui cherche à prolonger son système de dictature, c'est apporter la preuve qu'on est qu'un universitaire "korokoko"c'est-à-dire fantoche, une figure peu ragoûtante dont ses étudiants ne peuvent rien attendre de prometteur pour leur avenir. C'est déroutant.

Kodjo Epou
Washington DC
USA

L'AUTEUR
Kodjo Epou
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Chronique de Kodjo Epou : Note d’éthique à nos agrégés.
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 55   Agon PICDAGOU | Lundi, 17 Février 2020  - 14:25
  Réponse à 54-Quivoitlerapport?
  Toulouse. Dreyfus et l'avènement de l'engagement intellectuel
*
Publié le 04/02/2018 à 07:16

L'affaire Dreyfus est un conflit social et politique majeur de la troisième République survenu à la fin du XIXe siècle, autour de l'accusation de trahison faite au capitaine Alfred Dreyfus qui sera finalement innocenté après avoir notamment reçu les soutiens de Jean Jaurès et d'Emile Zola, l'auteur du célèbre «J'accuse». Ardent dreyfusard à partir de 1897, Jean Jaurès s'adresse aux députés en janvier 1898, demandant qu'on porte au pays «toute la vérité et non pas une vérité mutilée et incomplète». Il dénonce un soupçon détestable, des questions de race et de religion : «envers un juif comme envers tout autre, nous avons le droit de réclamer l'observation des garanties légales».
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Cette affaire a bouleversé la société française pendant douze ans, de 1894 à 1906, la divisant profondément. Dans le cadre des «Café Jaurès» à Toulouse, Jacques Cantier, professeur d'histoire contemporaine à l'Université Jean-Jaurès animera un débat le 6 février à 18 heures à Toulouse.

Le sacre de l'intellectuel

La France est un pays qui aime les idées et fait grand cas des débats où s'affrontent les grands principes et les systèmes de valeurs antagonistes. Les philosophes des Lumières au XVIIIe siècle, Chateaubriand, Lamartine ou Hugo au XIXe siècle ont préparé le sacre de l'intellectuel, homme du culturel s'engageant sur le terrain du politique.L'affaire Dreyfus est pourtant souvent considérée comme le véritable avènement de cette figure emblématique du XXe siècle français. C'est sans doute que, dans la France de la Belle Epoque entrée dans l'ère de l'information de masse et de la démocratisation du livre, les conditions étaient réunies pour donner tout son écho au débat d'idées.

La Dépêche du Midi

 54   Quivoitlerapport? | Dimanche, 16 Février 2020  - 19:43
  Réponse à 53-Agon PICDAGOU
  L'Affaire Dreyfus, résumé


1. Le contexte historique, militaire et social

En 1894, la IIIe République a déjà 24 ans d'existence. Les élections viennent de donner la victoire aux républicains (notamment les radicaux) face à la droite conservatrice. L'instabilité ministérielle se poursuit mais, à partir de 1896, le gouvernement de Jules Méline connaît une grande stabilité en menant une politique certes conservatrice mais d'apaisement. C'est sous ce gouvernement qu'éclate l'affaire Dreyfus.

La relation franco-allemande est toujours tendu à propos de l'Alsace-Lorraine, annexée par l'Allemagne en 1871. La France prépare toujours la « revanche » et signe à cet effet une alliance militaire avec la Russie. La mise au point de nouveaux matériels, notamment le fameux canon de 75, est entourée d'un secret militaire total, dans une ambiance délétère : les affaires d'espionnage se succèdent.

Dans la société de l'époque, deux grands courants de pensée progressent : le nationalisme et l'antisémitisme. La presse est tout à fait libre et peut écrire ce qu'elle veut, sans risque réel. Mais le ton utilisé est d'une extrême violence. L'antisémitisme (la haine des juifs) est très agressif, surtout depuis la publication de La France juive d'Édouard Drumont, en 1886. L'antisémitisme n'épargne pas l'armée, où les officiers d'origine juive sont regardés avec suspicion par bon nombre de leurs camarades.

2. La condamnation d'un innocent

Fin septembre 1894, le Service de renseignements (contre-espionnage) intercepte une preuve certaine de la trahison d'un officier français au profit de l'Allemagne. Il s'agit d'un bordereau (liste de documents militaires secrets) mentionnant l'envoi de secrets intéressants la défense nationale.

C'est la femme de ménage de l'ambassade d'Allemagne, soudoyée par le Service de renseignements , qui permis d'obtenir le bordereau. Il est reçu par le commandant Henry le 26 septembre. Il en donne communication à son chef, Sandherr, puis au ministre de la guerre le général Mercier. Celui-ci avertit aussitôt Casimir Périer, Président de la République et Charles Dupuy, Président du Conseil. Dès l'origine, il s'agit bien d'une affaire d'Etat.
Henry présente également le bordereau aux chefs des quatre bureaux de l'Etat-Major. Le colonel Fabre, chef du quatrième bureau et son adjoint, tous deux grands lecteurs de La Libre Parole (presse antisémite), découvrent une similitude d'écriture entre l'auteur du bordereau et celle d'un stagiaire à l'Etat-Major, le capitaine Dreyfus. « Un juif! J'aurais dû m'en douter! » déclare Sandherr. Le commandant du Paty de Clam est chargé secrètement de l'enquête.
Le samedi 13 octobre, en début de matinée, le capitaine Dreyfus reçoit à son domicile une convocation l'invitant à se rendre le lundi 15 à 9 heures pour une inspection, une tenue bourgeoise est exigée. Cette convocation étonne le capitaine Dreyfus: l'heure matinale pour une « inspection général », qui d'habitude à lieu le soir. L'exigence d'une « tenue bourgeoise » est inhabituelle. Mais qu'importe! Le lundi matin il embrasse sa femme et ses enfants. Le capitaine Dreyfus se rend à pieds au Ministère, heureux de traverser ce Paris d'automne.
A son arrivé, il est reçu par le commandant Picquart de l'Etat-Major de l'Armée, qui le fait entrer dans son propre bureau. Dreyfus s'étonne de n'apercevoir personne d'autre: les officiers sont généralement convoqués en groupe à l'inspection. Picquart et Dreyfus parlent banalement quelques minutes. Puis le commandant Picquart conduit son visiteur jusqu'à la porte du cabinet du chef de l'Etat-Major de l'Armée. La surprise de Dreyfus s'accroît: le général est absent, il est reçu par un officier étrange et solennel, qui se présente comme commandant du Paty de Clam. » Le général va venir » dit le commandant du Paty pour le rassurer. Il l'invite à remplir la partie signalétique de sa fiche d'inscription. Puis du Paty, dont la main droite porte un gant de soie noire, lui demande: « J'ai une lettre à écrire, à présenter à la signature du général de Boisdeffre. J'ai mal au doigt, pouvez-vous écrire à ma place ? Dreyfus accepte ce singulier service puis s'assied à une petite table, prêt pour la dictée. A la fin de la dictée du Paty se lève, pose sa main solennellement sur l'épaule du capitaine et d'une voix tonnante, il lance les mots: « Au nom de la loi je vous arrête. Vous êtes accusé du crime de haute trahison! »
Pourtant le 31 octobre 1894, du Paty de Clam, chargé de l'enquête, a remis un rapport insuffisant pour faire condamner le suspect. En effet les experts graphologues se contredisent. Les recherches sur son passé, sur sa vie privée, les perquisitions à son domicile n'ont rien donné. Faute de preuve, Dreyfus risque d'être acquitté et le général Mercier ridiculisé. Qu'à cela ne tienne! Le colonel Sandherr, chef du Service des renseignements, le commandant Henry et un vieux policier, nommé Guénée, vont secrètement extraire de leurs cartons des lettres et des rapports de police qu'ils falsifient pour accabler l'accusé. Ainsi se trouve versé au dossier un fragment de lettre de Schwatzkoppen, l'attaché militaire allemand, dont l'Etat-Major savait pourtant qu'elle n'avait aucun rapport avec Dreyfus mais qui va devenir une preuve décisive. Cette fausse preuve fait partie du « dossier secret ».
Le procès, en Conseil de guerre , s'ouvre le 19 décembre 1894. Le huis clos (procès sans public) est très vite imposé. Le 22 décembre 1894, Dreyfus est déclaré coupable à l'unanimité. Il est condamné a la déportation perpétuelle dans une enceinte fortifiée et à la dégradation militaire. La dégradation a lieu le 5 janvier 1895, dans la cour de l'Ecole militaire. Il est ensuite déporté à l'Ile du Diable, au large de la Guyane, où il est détenu dans des conditions particulièrement dures. Dreyfus ne cesse de clamer son innocence...

3. Vers la réhabilitation de Dreyfus

Au mois de mars 1896, le nouveau chef du Service de renseignements, le lieutenant-colonel Picquart, a entre ses mains une carte-télégramme, un « petit bleu », issue de la corbeille à papiers de Schwatzkoppen. Ce télégramme est expédié par Schwartzkoppen à un certain commandant Esterhazy. A travers cette trace écrite on comprend que Schwartzkoppen attend des indications secrètes de la part d'Esterhazy. Il s'agit d'un compte de vieille noblesse hongroise, criblé de dettes et menant une mauvaise vie. Très prudent, Picquart garde pour lui l'information et commence une nouvelle enquête qui lui apporte le conviction de la culpabilité d'Esterhazy. Par la suite il découvre que l'écriture de celui-ci est parfaitement identique à celle du bordereau qui a fait condamné Dreyfus.

Il fait part de ses découvertes à son supérieur le général Gonse et lui conseille de ne pas rouvrir l'affaire l'Affaire et de l'oublier. Ses supérieurs craignent que Picquart ait découvert les diverses falsifications contenues dans le dossier secret qui a permis la condamnation de Dreyfus. Il est alors expédié dans le sud tunisien en mission périlleuse.

Pour faire face à ce danger, le commandant Henry décide d'inventer un nouveau document, le « faux Henry » qui prouvera définitivement la culpabilité du prisonnier de l'Ile du Diable. Il insère entre l'entête et la signature d'une lettre authentique de Panizzardi (attaché militaire et italien en France) adressé à Schwartzkoppen, un texte dont il est lui-même l'auteur.
Coup de théâtre en novembre 1897, un banquier reconnaît sur le bordereau l'écriture d'un de ses clients: il s'agit du commandant Esterhazy. Il prévient aussitôt le frère d'Alfred Dreyfus, Mathieu. Celui-ci tente d'accabler Esterhazy et le dénonce par lettre au général Billot, ministre le la Guerre. Le 15 novembre 1897, le général Peilleux est chargé d'ouvrir l'enquête.
Il est alors jugé lors d'un procès. Reconnaître la culpabilité de d'Esterhazy serait mettre en cause le Conseil de Guerre qui a jugé Dreyfus coupable. L'Etat-Major utilise donc tous les moyens dont il dispose pour innocenter Esterhazy. Il prétend disposer de preuves secrètes mais impossible à communiquer de peur de causer une guerre avec l'Allemagne. Après deux jours de de délibération seulement, Esterhazy est reconnu innocent sous les acclamations de la foule. C'est un très grave échec pour ceux qui ont tenté d'innocenter Dreyfus.
Le 13 août 1898, le capitaine Cuignet, découvre en examinant toutes les pièces du dossier secret, rassemblées contre Dreyfus, que la pièce principale était un faux. En les plaçant sous la lampe, il constate que les quadrillages des fragments de la lettre étaient de couleur et de dimensions différentes. Le lendemain Henry avoue qu'il a fait des falsifications. Il est ensuite retrouvé sur son lit la gorge tranchée, il s'est suicidé. Le général de Boisdeffre démissionne et Esterhazy s'enfuit en Angleterre.
C'est à Rennes, du 7 août au 9 septembre 1899, que se déroule le second procès de Dreyfus. Revenu dans un état pitoyable de l'Ile du Diable, celui dont on a tant parlé, au nom duquel on s'est déchirés, Alfred Dreyfus, apitoie ses adversaires et et déçoit ses défenseurs. En effet il ne s'est pas montré convainquant: on attendait des révoltes, des explosions de colère de sa part mais il se contentait juste de dire « Je suis innocent! » Après deux heures de délibération, le jury reconnut par cinq voix contre deux, Alfred Dreyfus coupable. Il fut donc condamné à dix ans de détention et sa dégradation militaire était maintenue. La majorité des jurys ont pris cette décision car acquitter Dreyfus, ce ne serait pas seulement admettre que les juges militaires qui l'ont condamné en 1894 se sont trompé, l'erreur est humaine! L'acquitter ce serait encore reconnaître que le second conseille de guerre qui a innocenté Esterhazy s'est également trompé, ce qui est infiniment plus grave. Ce serait aussi reconnaître que les accusations des défenseurs étaient parfaitement fondées et que leur combat était justifié.
Mais pour calmer les esprits agités, le 19 septembre, dix jours après la seconde condamnation de Dreyfus, le président de la République accorde sa grâce pour raison de santé. Le prétexte évoquer est que Dreyfus, très diminué par ces cinq ans d'emprisonnement, ne saurait suivre à une détention plus prolongée. Ce n'est certes pas la grande victoire espérée , la reconnaissance absolue de l'innocence de l'ancien déporté, mais c'est au moins l'assurance qu'il pourra mener le combat pour sa réhabilitation (innocenter, réintégrer dans la société)
En avril 1903, Jean Jaurès, un défenseur et député socialiste, finit par obtenir l'autorisation de la Chambre des députés que le général André, fasse une nouvelle enquête. Un examen attentif et objectif du dossier secret permet de découvrir de nouvelles falsifications.
Une nouvelle révision du procès peu avoir lieu le 12 juillet 1906. La cour de Cassation casse et annule le jugement du procès de Rennes. La réhabilitation est donc proclamée. La cérémonie a lieu à l'Ecole militaire le 21 juillet 1906, où il avait été dégradé en 1895. Dreyfus sera nommé chef de bataillon.

 53   Agon PICDAGOU | Dimanche, 16 Février 2020  - 18:2
  Je crois que monsieur Kodjo Epou n'a pas une saisie claire des concepts qu'il véhicule:
- il croit que l'intellectuel est un homme d'action, ce qui est la qualité du politicien;
- il croit aussi que tout diplômé académique et tout récipiendaire d'agrégation peut se targuer d'être un intellectuel. Ce qui n'est pas vrai, comme le prouvent les docteurs des nombreux domaines des sciences, qui se contentent, chacun, de bien réussir dans sa branche. Bref, les docteurs en médecine, en physique nucléaire et les autres ne sont pas des intellectuels à proprement parler.
- Par ailleurs, l'intellectuel n'est pas un idéologue, qui poursuit la réussite d'une idée ou d'une pensée et qui de ce fait peut militer dans un parti politique.

Bref, l'intellectuel campe résolument dans le domaine de la réflexion et n'en bouge pas! En face des problèmes sociaux et politiques il se fige dans une attitude éthique dont l'acuité de l'entendement saisit le juste rapport entre les êtres, entre les choses.

Il faut sans doute remonter à l'affaire Dreyfus pour bien s'imprégner de ce concept.

 52   Etiko | Dimanche, 16 Février 2020  - 6:45
  Réponse à 50-Lucrece
  Hihihi notre chihuahua🐩 obligé des Gnassingbé à peur pour son🍖

 51   Zero | Dimanche, 16 Février 2020  - 5:57
  Ceci est un sujet brulant et des plus preoccupants que notre chroniqueur met sur la table. L'impression est que l'intelligentsia togolaise est des plus pourries du continent qui prefere collaborer avec la dictature juste pour des postes et in train de vie de milliardaires. Regardez par exemple Trimua Christian. Dommage pour le Togo. Merci Kodjo Epou, que Dieu veille sur toi

 50   Lucrece | Samedi, 15 Février 2020  - 21:19
  Réponse à 49-Koffi
  <<...Mais cela ne va plus durer. Laissons les élections de côté!>> dixit koffi, le rêveur solitaire.
J'écoutais cette litanie de cela ne va plus durer depuis la conférence nationale!
Dis-moi autre chose mon cher.

 49   Koffi | Samedi, 15 Février 2020  - 18:16
  Réponse à 48-Lucrece
  Les tentacules du régime ne me font pas peur. Si je joins ma main à la mienne et nous mettons tout ça ensemble je t assuré que celui qui aura peur c est ton Faure et ses petits lascars dont l un, j ai nommé Christian Trimua s agitent un peu trop, auront peur. Ils profitent de la passivité légendaire des Peuples du Togo. Mais cela ne va plus durer. Laissons les élections de côté! On sait déjà qui a gagné!

 48   Lucrece | Samedi, 15 Février 2020  - 17:40
  Réponse à 47-Koffi
  Cher koffi, as-tu des illusions naïves ou tout simplement tu fais de la surenchère? Connais-tu les tentacules d'un régime cinquantenaire? As-tu les moyens pour déraciner ce colosse politique? Soyez pragmatique.
Cher togolais, il est temps que nous abordions les choses autrement.

 47   Koffi | Samedi, 15 Février 2020  - 15:33
  Réponse à 41-Lucrece
  Ca c est ton idée de la revolution. Je te parle de chasser tout un gouvernement, de renverser les institutions et tu me parles de transformation intérieure autour de qui? Lui et ses acolytes doivent partir d abord de gré ou de force puis ensuite nous mettrons en place les structures qui permettront à nos enfants de gagner des Nobels ou des Fields, comme tu as su bien le dire. Avec lui rien de tout cela n est possible au Togo! La révolution rien que la révolution!

 46   Koff | Samedi, 15 Février 2020  - 15:26
  Réponse à 42-Moi
  Depuis Natchaba, le serpent de Mango, le réseau de Poitiers n a engendré au Togo que des poltrons. S il est vrai que les intellectuels peuvent choisir leur camp s il le désirent, c est vrai qu ils doivent résonner de part leur travail d abord. On les entend moins sur le plan acadamique sinon qu à travers des affaires pas digne du temple du savoir qu est une université et ce n est pas bon pour le Togo. Qu ils soutiennent qui ils veulent mais qu ils fassent d abord leur travail d universitaires. Cela dit, je tire un grand chapeau à tous les professeurs bosseurs à l UL qui se battent pour l excellence et arrivent à former un certain nombre d étudiants à l excellence. Chapeau à eux! À bas la tricherie et les tricheurs.


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