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La justice togolaise vient une fois encore confirmer son rôle d'instrument dans les mains de Faure Gnassingbé

Togo - Politique
iciLome | | 9 Commentaires
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Les épisodes du film d'horreur qui se joue au Togo depuis le 13 janvier 1963 se suivent et se ressemblent. Même après le passage du témoin du père au fils en 2005, presque les mêmes acteurs sont restés au gouvernail, faisant voir de toutes les couleurs à un peuple togolais qui ne sait plus à quel saint se vouer. Que de tentatives durant toutes ces décennies de souffrance pour que la raison, l'amour, l'humanité puissent guider les pas de ceux qui nous gouvernent! Mais que de répressions sauvages, que de violations massives des droits de l'homme; comme pour dire aux Togolais, nous sommes là, nous y restons et la fin de votre traversée du désert n'est pas pour demain.

Ce qui vient de se passer depuis le 21 avril, date du kidnapping sauvage du Président démocratiquement élu Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo, jusqu'à sa libération conditionnelle vendredi 24 tard dans la nuit, prouve que ceux qui prétendent nous diriger, n'entendent aucunement abandonner le pouvoir, et que l'organisation d'élections n'est que pure hypocrisie. Le Togo n'a pas d'armée; c'est un secret de Polichinelle. Ce que nous avons comme armée présente plutôt des contours de milices privées au service d'un clan contre la majorité des Togolais. Cette armée clanique, ajoutée à la justice incarnée par le pseudo-procureur, également non loin du sérail, Essolizam Poyodi, constituent aujourd'hui les deux principales institutions qui sont au service de Faure Gnassingbé et non de la République comme leur nom l'indique.

Quand il s'agit de réprimer, de violenter l'opposant qui dérange pour l'obliger à se plier au desiderata du dictateur, l'armée est là comme le 21 avril dernier au domicile de Messan Agbéyomé Kodjo, traîté comme un bandit des grands chemins. Après quelques jours à la gendarmerie vient la suite du programme préétabli avant même le jour de l'enlèvement, et qui consiste à passer au cinéma du procureur de la dictature qui est une personnalité ayant perdu toute dignité et qui a choisi, malgré ses connaissances juridiques, de ramper, la queue entre les pattes, comme ses collègues de la Cour Constitutionnelle, devant des criminels patentés. Donc pour que Faure Gnassingbé continue à rester au pouvoir pour sa minorité, malgré son impopularité, malgré ses cuisantes défaites aux élections depuis 2005 et malgré surtout la victoire de Agbéyomé Kodjo au soir du 22 février 2020, l'armée tribalisée d'un côté et la justice instrumentalisée de l'autre jouent leur rôle d'utilisation de la terreur et de contorsion du droit.

C'est au vu de ce scénario bien connu, bien huilé et installé par la dictature pour sa survie, que le papier du soi-disant doyen des juges d'instruction, Awi ADJOLI, un autre membre du clan, contenant les quatre conditions auxquelles seraient astreints le Président Agbéyomé et ses collaborateurs après leur libération, ne surprend personne.

«Interdiction de faire toute déclaration tendant à la remise en cause des résultats du dernier scrutin présidentiel du 22 février 2020.»

«Interdiction de tous propos, déclarations ou attitudes tendant à remettre en cause et à saper l'ordre constitutionnel et institutionnel existant.»

Voilà quelques-unes des conditions que notre Président démocratiquement élu devrait respecter pour qu'il puisse vivre en paix. Inacceptable!

Dans un pays normal le procureur se serait déssaisi de cette affaire politique qui ne le concerne pas. Des juges qui s'immiscent dans un contentieux électoral pour trancher en donnant le feu vert à l'imposteur de continuer à règner bien qu'il ait perdu les élections. Essolizam Poyodi et Awi ADJOLI qui volent au secours de Faure Gnassingbé, ont-ils compté les bulletins bureau de vote par bureau de vote pour être si sûrs que Dr Messan Agbéyomé Kodjo est le candidat qui est le trouble-fête et qui doit se tenir tranquille? Ce qui vient de se passer s'appelle un hold-up électoral avec une fois encore la complicité de l'armée, d'une justice qui ne mérite aucunement son nom, .... et avec le silence complice d'une certaine opposition.

En tout cas, pour tous ceux qui, au pays ou dans la diaspora, sont convaincus de la victoire de Messan Agbéyomé Kodjo, la parenthèse n'est pas fermée; la décision de ces juges de la honte, qui ont pris sur eux de trahir tout un peuple pour leurs intérêts personnels, n'engage qu'eux seuls. La lutte ne fait que commencer pour bouter hors du pouvoir les voleurs éhontés d'élections au Togo depuis plusieurs décennies. Le bilan plus que négatif d'un demi-siècle de règne, la militarisation des mesures préventives contre le COVID-19 qui donne le feu vert à leurs miliciens de soldats d'assassiner impunément, presque chaque nuit, de paisibles citoyens, et leur rejet par le peuple, sont entre autres, des éléments qui les disqualifient pour continuer à prétendre diriger aux destinées de notre pays.

Quel que soit ce que nous réservent les jours ou mois à venir, ce dernier trimestre nous aura révélé le courage, l'intelligence, la hargne de vaincre, l'expérience, et l'amour pour son peuple d'un homme: Messan Agbéyomé Kodjo, et la détermination d'un vieux prélat de 90 ans, Monseigneur Fanoko Kpodzro. Les deux personnalités nous auront appris que l'habit ne fait pas forcément le moine; en d'autres termes, des décennies dans l'opposition ne sont pas forcément une garantie qu'on a de l'amour pour son peuple. Entre le comportement de certains leaders de notre opposition pour qui l'alternance peut attendre, et celui du régime des Gnassingbé, lequel est plus nuisible à la lutte du peuple? Se demandent beaucoup de Togolais.

Samari Tchadjobo
26 avril 2020
Allemagne


L'AUTEUR
Samari Tchadjobo
Samari Tchadjobo
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