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Journée internationale de la liberté de la Presse : Le SYNJIT relève les maux qui entravent l'exercice de ce métier

Togo -
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Dimanche 3 mai 2020, le monde entier a célébré la Journée internationale de la Liberté de la Presse. Le thème retenu pour cette 27eme édition est : « Le journalisme sans crainte ni complaisance ». Au Syndicat national des journalistes indépendants du Togo (SYNJIT), l’on estime que ce thème est « évocateur » dans le contexte où la prédation de la liberté de la presse continue d’être la chose la mieux partagée dans de nombreux pays au monde, notamment le Togo. Dans son message de circonstance, le SYNJIT qui lutte depuis sa création pour arracher les meilleures conditions de vie et de travailleur aux journalistes employés, remet encore sur le tapi l’un de ses revendications phares. La signature la Convention collective qui, selon lui, garantira une vie meilleure au journaliste togolais. Lecture !

Journée mondiale pour la liberté de la presse/Déclaration du SYNJIT (Syndicat national des journalistes indépendants du Togo)


Le monde entier célèbre ce jour du 3 mai 2020 la Journée internationale de la liberté de la presse. Le thème de cette année, «Le journalisme sans crainte ni complaisance» est évocateur dans un contexte où la prédation de la liberté de la presse continue d'être la chose la mieux partagée dans de nombreux pays au monde, de même que la pratique d’un journalisme intéressé observé sous certains cieux.

Au Togo, le défi permanent est de savoir si la corporation peut répondre à cet idéal que véhicule le thème 2020 de cette Journée, au regard de la permanence de la précarité dans laquelle végètent les journalistes togolais.

Agir pour un journalisme décent

L’information est une sève. Sans elle, toute forme d’organisation sociale disparaît. Cette vérité est encore prouvée dans le contexte actuel du Covid-19. Depuis le début de la pandémie, le monde baigne dans un flot incessant d’informations diverses, les unes plus vraies que les autres. A la faveur de cette crise, les médias sont hyper sollicités pour répondre au besoin des populations. C’est la période d’hypermédiatisation avec son lot de fortunes diverses.

Dans cette vallée de larmes causée par le Covid-19, le personnel soignant des quatre coins du monde n’abdique pas. Il est au charbon et fait du mieux qu’il peut en sauvant des vies humaines. Dans cette guerre contre le coronavirus, une vie sauvée est une bataille gagnée! Occasion de rendre hommage aux praticiens hospitaliers de tous les pays qui sont au front. Cette reconnaissance s'adresse aussi à la presse.

Depuis le début de la crise sanitaire mondiale, à l’instar du personnel soignant, les hommes de média des quatre coins du monde font du mieux qu’ils peuvent pour servir l’information. La vraie. Beaucoup ont modifié leur contenu éditorial habituel pour l’adapter au contexte sanitaire mondial actuel.

Le Togo n’est pas en reste de ce bouleversement sans précédent. Les médias débordent d’ingéniosité, d’audace et parfois de risques pour apporter l’information à leurs auditeurs, téléspectateurs et lecteurs gagnés par l’angoisse.

La pandémie du Covid-19, c’est aussi une crise économique. Les pays sont en récession. Elle frappe durement les pays développés comme les pays les moins avancés. Le chômage connaît un pic dans certaines parties du globe et fait le lit de la précarité. Des corps de métier sont menacés. Au Togo, et plus précisément dans notre corporation, les journalistes employés s’accommodent, parfois à leur corps défendant, de leur triste sort. Ou parfois, par indifférence ou manque de sursaut, s’abandonnent à la précarité avec ses corollaires que sont, entre autres, la «mendicité» sur les lieux de reportage. Dans cette situation précaire qui date des lustres au Togo, il y a de bons points et beaucoup de mauvaises notes à distribuer.

En effet, incontestablement, il y a ces dernières années un foisonnement d’une presse plurielle au Togo, même si certains contenus restent à améliorer. Il faut également souligner le score réalisé par la presse togolaise dans le dernier rapport de RSF (Reporters sans frontières). Le Togo a avancé de 5 places. Ce score est à mettre à l’actif des journalistes togolais qui, avec des moyens dérisoires, s'efforcent d'accomplir un travail professionnel remarquable. Cependant, l’horizon n’est pas encore rassurant. Le chantier est vaste voire colossal pour panser les plaies de la corporation.

Ces maux qui minent cette corporation sont de divers ordres et se retrouvent à tous les paliers. La bipolarisation improductive de la presse togolaise a toujours la vie dure. Les dernières sanctions de la HAAC (Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication) à l’égard de certains médias en disent long, tandis que l’institution de régulation se montre parfois trop indulgente envers certains organes de presse devant les mêmes inconduites reprochées à d'autres confrères.

A l’intérieur des rédactions, c’est un secret de Polichinelle de parler d’injustice et d’inégalité. Plusieurs patrons de presse refusent encore d'offrir des salaires à leurs rédacteurs en les maintenant dans une misère qui ne dit pas son nom. Il faut ajouter à ce tableau le manque de matériels dans des rédactions qui contraste avec le train de vie rutilant de certains patrons de presse. Aussi, l’aide de l’Etat à la presse est-elle affectée à d’autres dépenses qui n'embrassent pas toujours les besoins prioritaires des journalistes employés. C’est de toutes ces situations que se nourrit la survivance du «phénomène du G20» qui jette encore l’opprobre sur la corporation.

Convention collective sectorielle : la solution

Au Togo, la Convention collective garantira une vie meilleure au journaliste. Mais ce 'parchemin' reste toujours à son étape d’élaboration. Le chemin menant à sa matérialisation se heurte à certaines pesanteurs. D’un côté, il y a des patrons de presse qui, dans leur for intérieur, ne souhaitent pas que la Convention collective sectorielle soit appliquée, au nom de l'argument selon lequel "ils ne pourront pas répondre aux obligations de cette Convention". Le statu quo les avantage donc.

De l’autre côté, il y a surtout les journalistes employés eux-mêmes qui semblent s’accommoder de la précarité, malgré les risques encourus lors de l’exercice de leur métier. Cette indolence pour revendiquer ses droits conforte les patrons de presse dans leurs inconduites et immobilisme.

Incapable de fédérer leurs énergies pour jouir de leurs droits, de plus en plus de journalistes employés choisissent de s’installer à leur propre compte en créant leurs propres organes d'information, parallèlement à leur statut d'employés!! C’est le «modèle du patron de presse qui a réussi» à travers son train de vie qui est subrepticement copié par ses rédacteurs...

Le foisonnement de nos jours d'organes d'information en ligne dupliquant les maux classiques de la presse togolaise en est la preuve, même si cette diversité de médias est signe de vitalité de l'exercice de la liberté de presse au Togo.

Malheureusement, au lieu de poser les bases de véritables entreprises de presse, ces nouveaux médias sont vite rattrapés par les mêmes tares précitées des organes d'informations.
Depuis sa création en 2011, le SYNJIT lutte pour arracher de meilleures conditions de vie et de travail aux journalistes employés. Des obstacles qui se dressent sur sa route sont monstres, mais ne sont pas insurmontables. La synergie d'action de tous les syndiqués du SYNJIT sera un levier très important pour la réduction des inégalités sociales abyssales entre propriétaires d'organes d'information et leurs employés/collaborateurs.

C’est de nouveau le lieu d’exhorter les camarades du SYNJIT à se mobiliser pour un syndicat fort, capable d’œuvrer pour l’épanouissement du journaliste employé.

Notre attentisme, notre indifférence et notre léthargie profitent aux patrons. Il est temps de décider ensemble de la marche à suivre, car seule la lutte libère.

Bonne célébration du 3 mai à tous.

Camarades salut !


Fait à Lomé le 03 mai 2020


Isidore KOUWONOU

Secrétaire général SYNJIT


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