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Somalie - L'écrivain Nuruddin Farah revient sur les raisons de son exil

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Auteur prospère et traduit dans plusieurs pays, Nuruddin Farah vit en exil depuis les années 70. Dans une interview qu’il a accordée à un média international à l’occasion de la célébration du soixantième anniversaire de l’indépendance de son pays Somalie, il évoque les raisons qui l’ont obligé à le quitter.

Cette figure internationale de la littérature contemporaine est somalienne. Il a écrit une quinzaine de livres. Il raconte son calvaire qu’il a vécu et qui l’a décidé à quitter son pays. « J’ai quitté la Somalie en 1974 pour aller poursuivre un cursus d’études théâtrales, à l’université de Londres. Au moment de mon retour deux ans plus tard, j’ai appris que mon deuxième roman Une aiguille nue qui venait de paraître avait vivement déplu au dictateur Siyaad Barré et que j’étais devenu persona non grata dans mon propre pays », confie-t-il au micro de rfi.

« Tu dois désormais oublier la Somalie et la tenir pour morte et enterrée : ce pays n’existe plus pour toi ! » Je n’oublierai jamais ces propos tenus par mon frère que j’avais appelé de l’aéroport de Rome avant de prendre le vol en partance pour mon pays. Je suis donc resté en Italie. Le roman que j’ai écrit par la suite, Lait aigre-doux, m’a valu cette fois carrément une condamnation à mort par contumace », poursuit l’écrivain de renommée mondiale.

S’il y est retourné en 1996, Nuruddin Farah a été toujours considéré comme une persona non grata. En effet, enchaîne-t-il, « Lorsque j’ai débarqué à l’aéroport de Kismayo, j’ai été immédiatement arrêté et mis en prison par les hommes de main de l’un des seigneurs de guerre dont j’ai oublié aujourd’hui le nom, mais qui était à l’époque extrêmement puissant. Toujours est-il que j’ai dû dormir en prison pendant mes sept premiers jours en Somalie, au terme d’un exil qui avait duré vingt-deux ans. Je me suis retrouvé confiné ».

L’auteur prolifique regrette que Mogadiscio, la capitale de Somalie, qui « était autrefois une belle ville cosmopolite, un carrefour commercial majeur, le lieu de rencontre des mondes arabe et indien » soit devenue aujourd’hui « une cité ravagée, livrée à des adolescents armés, brouteurs de khat ».

A quand un retour définitif dans sa terre nationale ? « Techniquement, je ne suis plus persona non grata puisque le régime qui m’avait expulsé de Somalie a été renversé et j’ai pu à plusieurs reprises me rendre librement dans mon pays », déclare-t-il.

Aujourd’hui, l’écrivain est installé en Afrique du Sud avec sa famille. Néanmoins, l’homme de 75 ans se rend en Somalie « une ou deux fois par an » où il a créé une Fondation pour sensibiliser sur les questions religieuses.

A.H.


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