Version mobile  | LOMECHRONO.COM | AZIZO.NET  | ICIBENIN.COM  | AFRICAHOTNEWS.COM   
 6:25:57 PM Samedi, 20 Octobre 2018 | 
Actualité  |  Immobilier  |  Annonces classées  |  Boutique  |  Forums  |  Annuaire  |  Rencontres  |  Videos  |  Photos 
HOME
Actualité Togo  |  Bénin  |  Maghreb  |  Afrique de l'Ouest  |  Afrique Centrale  |  Afrique de l'Est  |  Afrique Australe  |  Ocean Indien  |  International

Actualités  Togo par date  Togo par catégorie  Afrique par date  Afrique par catégorie

Pascal ADOKO : « Le système des Gnassingbé est assis sur notre armée »



  [10/9/2018 10:44:52 AM]  | Kiosque |- | Lu :3284 fois | 15 Commentaires
 

Togo  - Reçu comme invité du débat dans l’émission « D 12 » de ce 7 octobre 2018 2018 sur radio Pyramide fm, le Secrétaire général adjoint et Chargé aux affaires politiques de la Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA) Pascal ADOKO, a fait le décryptage et le commentaire des sujets qui font la une de l’actualité au Togo.






Source:La Gazette du Togo

.
Commenter cet article
Répondre à intervenant :
Référence : http://
Nom / Pseudo *
Veuillez saisir le numéro de controle ci-dessous dans l'espace texte à droite  
Controle:
     
* : Champs obligatoires
(Cliquez une seule fois!)

Vous n'écrirez pas des propos grossiers ou vulgaires ! des propos relevant de la diffamation et de l'injure, ceux incitant les mineurs à commettre des actes illicites ou dangereux. Les messages non conformes seront purement supprimés.
Commentaires


 15   Clement GAVI | 10/10/2018 9:43:46 AM
Pascal ADOKO : « Le système des Gnassingbé est assis sur notre armée »

Et cela ne veut pas dire que l'armée, les militaires au Togo sont le problème. Le problème c'est la manipulation de l'armée, c'est à dire des Togolais, par une clique de criminels.

Je suis né et grandi dans le quartier de Tokoin Gbonvié à quelques mètres du camp RIT. Je connais bien le camp RIT, j'ai même fait une année scolaire dans une école qui accueillait les enfants de militaires. Je sais combien la plus part de militaires souffrent comme l'ensemble du peuple Togolais.

Oui, la dictature est militaire au Togo, le Togo est une dictature militaire basée sur une exploitation de l'armée, une instrumentalisation des militaires. Alors les militaires sont aussi des victimes du gang, ces criminels qui les manipulent.


 

 14   DiazcampRit | 10/10/2018 7:27:15 AM
  Réponse à 13-Diaz Tokoin
 
Le rigolo Diaz de tokoin
 

 13   Diaz Tokoin | 10/10/2018 5:43:51 AM
  Réponse à 6-TOGOLAIS
 
Quand on est bête et CON on ne meurt pas ingénieur, en plus de ça être aussi ignorant n'arrange pas ton cas...serieusement qu'est ce que cette "milica armée" a de républicain en son sein???

Cette "milice armée" a plus tué, torturé, massacré, baffoué le droit des togolais et violé les togolais que de les protéger...

Cette "milice armée" a le sécret des fosses communes et en sait quelque chose sur tous les disparus au togo, les prisons sécrets, les convois pour terroriser, torturer, massacrer et tuer les togolais c'est encore cette "milice armée"...bref les fossoyeurs de la république c'est cette "milice armée", maintenant dites nous en quoi ils sont républicains et qui ils ont déjà protégé au togo à part le triso inintelligent Faure et sa minorité incompétents...

Sachez comparer aussi, ente le togo, le bénin, le ghana et le burkina laquelle de ces armées a plus tué ses propres concitoyens??? une fois que t'auras la réponse là tu pourras comprendre et avoir un début de la définition du mot "REPUBLICAIN"

Faites passer le message, Diaz Tokoin
 

 12   Religion | 10/9/2018 10:54:30 PM
Plus de 90 % des Togolais sont Juifs Chrétiens
 

 11   urine | 10/9/2018 10:03:19 PM
C'est une arme'e de mangeurs de chiens.Tous sont illettre's.Quand tout va changer,il n'y aura plus de soulards dans notre arme'e.Sans B.A.C 2 on n'integre pas le corps militaire.D'ailleurs le sanguinaire va fuir.Il n'y aura plus de statu quo au Togo.
 

 10   Y | 10/9/2018 8:31:02 PM
Toi aussi va créer ton armée , tu est libre nous somme en démocratie
 

 9   Ayikooooo | 10/9/2018 8:30:34 PM
  Réponse à 1-Monpays
 
Début de démence

L'ambulance de Zebevi arrive pour toi! C'est pas ta faute. Babadé
 

 8   ACONNAIPAS ADEMANDE | 10/9/2018 8:26:59 PM
  Réponse à 4-GNAROU
 
Tu es si ignare?????
Wow! Je n'ai jamais été aussi surpris de ton niveau d'analyse? Tu crois que l'armée béninoise ou ghanéenne est aux ordres anti-constitutionnels comme les notres qui sont la suite du modele forgé par le chef de file des assassins du 13 janvier '63. Tel père tel fils qui graisse l'armée et se moque de la populace
 

 7   Decoupage | 10/9/2018 6:17:36 PM
Il faut aussi faire remarquer à l'opinion que ces zones où on peut élire un député avec seulement 1000 voix, sont des zones où on peut facilement manipuler la population avec un sac de riz et 2000 fcfa pour aller voter pour RPT. C'est également dans ces zones que l'opposition a du mal à surveiller les élections, des zones où des militaires chassent facilement les agents de bureau de vote de l'opposition, des zones où on corrompt facilement les délégués de bureau de vote de l'opposition pour inverser les votes ou pour bourrer les urnes.

Bref, mis à part le fait que c'est une zone où la population est facilement manipulable, c'est également une zone où la fraude est massivement orchestrée par le RPT devant l'impuissance de l'opposition.
 

 6   TOGOLAIS | 10/9/2018 5:49:34 PM
Pascal ADOKO : « Le système des Gnassingbé est assis sur notre armée »

Et alors???? C'est une armée républicaine...
 

 5   boniboboni | 10/9/2018 5:12:41 PM
si ca ne va plus on doit prendre des armes pour se battre sans peur.
 

 4   GNAROU | 10/9/2018 1:21:31 PM
Quelle revelation !!!???

Les autres sytemes dans le monde se reposent sur quoi au fait ??

 

 3   Religion | 10/9/2018 1:12:36 PM
Plus de 90 % des Togolais sont Juifs Chrétiens
 

 2   El Niño | 10/9/2018 12:27:54 PM
  Réponse à 1-Monpays
 
Combien de fois vas-tu nous servir ce Copier-Coller puant?
 

 1   Monpays | 10/9/2018 10:58:18 AM
Bawara, président de l'Assemblée nationale ? », Impossible ! Jure l'intéressé. « Ce n'est pas l'idée que le président Faure se fait de la République et la vision qu'il a de la cohésion nationale » persiste le ministre togolais de la fonction publique. Bouclant ses 50 ans depuis mars dernier, il en aura accumulé près du tiers au gouvernement. Ministre de la coopération et du NEPAD, ministre du plan, du développement et de l'aménagement du territoire, ministre de l'administration territoriale et aujourd'hui ministre de la fonction publique, il n'a jamais cessé d'être ministre depuis 2005. Quand de juillet 2010 à juillet 2012, il était hors du gouvernement, il était tout de même conseiller avec rang de ministre. « Bien né » dira-t-on pour ce fils de paysan originaire du nord du Togo. S'il multiplie aujourd'hui des rencontres dans sa préfecture d'Agoé-Nyivé et que tout porte à croire qu'il y mènera la liste de la majorité, Gilbert Bawara esquive la question : « au-delà de ma volonté et de mes intentions, c'est mon parti UNIR (Union pour la République, au pouvoir, Ndlr) qui décide ». Sous la paillote de sa maison, il est tout sourire, « la crise est derrière nous ou presque » persifle-t-il, optimiste alors que l'opposition boude le recensement électoral lancé unilatéralement début octobre et menace de retourner à la rue. Fin 2017, au point culminant de la fronde sociopolitique qui secoue le pays, la C14 (coalition majoritaire de l'opposition) avait mobilisé plus d'un million de personnes dans tout le pays. « Nettement moins » riposte Bawara qui est devenu, ces derniers mois, presque le ministre de la crise. Rencontres régulières avec Faure Gnassingbé au pouvoir depuis 13 ans, œil du chef de l'Etat dans la médiation, il conteste sans convaincre « être l'influent », admettant « servir le Togo ». Il n'a rien perdu de son franc parler, à la limite gênant, ni de sa « radicalité » qu'il réfute là encore. « L'opposition togolaise n'est ni sérieuse ni crédible » insiste-t-il peu avant de rejoindre Conakry avec Faure Gnassingbé où les attend un des médiateurs de la crise, Alpha Condé. Le président guinéen est accusé de ne pas être suffisamment ferme avec le régime qui totalise un demi-siècle de pouvoir. « Faure Gnassingbé est au pouvoir depuis 2005 » corrige-t-il, et compte tenu du contexte d'incertitude dans lequel le pays est plongé du fait de la crise, « il est judicieux qu'il y reste au-delà de 2020. C'est l'intérêt du pays qui me dicte cette conviction » présage le cinquantenaire. Les réformes, il y est favorable mais « elles ne concerneront ni le redécoupage des circonscriptions électorales, ni le mode de scrutin pour les législatives, ni même la rétroactivité de la limitation des mandats présidentiels » assène t-il de manière catégorique. « Si l'opposition dit qu'elle a mobilisé des masses dans tout le pays et que les clivages nord-sud qui serait instrumentalisé par le pouvoir n'existe plus, c'est qu'elle peut gagner des députés partout. Il faut être cohérent et conséquent ! » signe Gilbert Bawara qui, à l'aise, se livre à notre Envoyé spécial à Lomé. Interview !

Vous êtes ministre de la fonction publique, très proche de Faure Gnassingbé. L'opposition s'est opposée au recensement qui a démarré le 1er octobre en appelant au boycott. Vous n'avez-vous pas peur que cela contribue à l'échec de tout le processus électoral ?

Le Togo n'est pas un cas particulier dans la sous-région, en Afrique et au monde où des partis politiques contestent le système électoral. Depuis 2007, le Togo dispose de l'un des systèmes électoraux les plus innovants qui consacrent des avancées et des garanties solides pour des élections équitables, crédibles et fiables, depuis la composition et le fonctionnement de la CENI à la proclamation des résultats en passant par le financement public des campagnes électorales et la prise en charge des délégués des candidats dans les bureaux de vote. L'attitude actuelle d'une frange de l'opposition togolaise n'est pas extraordinaire. Nous aurions souhaité que, conformément aux conclusions de la dernière réunion du comité de suivi de la mise en œuvre des décisions des chefs d'Etat de la Cédéao (Communauté des Etats de l'Afrique de l'Ouest, Ndlr), l'opposition rejoigne sans délai la Céni. Cela étant, il n'y a aucun risque que le processus échoue. L'intérêt du Togo, en ce moment, c'est d'aller de l'avant pour ne pas créer ou entretenir un climat délétère et d'incertitude politique, avec des répercussions inévitables sur le plan économique et social.

Rencontre eco
Vous auriez pu laisser quelques jours à l'opposition pour rejoindre la commission électorale avant de démarrer le recensement. Rien ne presse...

Non. La même décision du comité de suivi qui leur a donné jusqu'au 30 septembre pour désigner leurs membres a aussi prévu et acté le début du recensement pour le 1er octobre. Il n'y a pas de contradiction sur ce point. Ils sont dans une logique de défiance, de provocation et d'affrontement. Ils ont toujours été dans une posture de blocage et d'obstruction, et cela relève davantage d'une stratégie et de calculs internes à ce regroupement politique. C'est regrettable et déplorable, mais le gouvernement n'est ni dupe ni naïf. Il est suffisamment préparé à toutes les éventualités. Les institutions du pays, y compris la Céni, n'ont pas à subir ce genre de caprices et de péripéties de la part des partis politiques. Que la coalition des 14 partis de l'opposition, en partie ou dans sa totalité, participe ou non au processus électoral n'aura aucun impact sur la qualité des élections. Il existe, dans le paysage politique, de nombreux partis politiques bien plus représentatifs que certains des partis membres de cette coalition. L'opposition a tort de nous sous-estimer et de nous prendre pour des Gugusse. Tout agissement contraire à la loi aura désormais des conséquences, immédiates et proportionnées.

Sans l'opposition, les actes de la Céni peuvent être légitimement remis en cause tout de même.

Il faut éviter des postures dogmatiques ou idéologiques ou des positions figées qui procèdent parfois de procès d'intention. Si en participant à la Céni, les représentants des partis politiques ou de la société civile, issus de l'opposition parlementaire ou cooptés par elle, venaient à constater des faiblesses, des insuffisances ou des dysfonctionnement et qu'ils font des propositions d'amélioration et de consolidation du cadre électoral et des conditions d'organisation des élections afin d'en renforcer la crédibilité, la transparence et la fiabilité, les autres membres ne manqueraient pas d'en tenir compte. Le gouvernement et les experts de la Cédéao y seraient sensibles. Mais avant d'être à la Céni, anticiper, présager et préjuger de la qualité des opérations et activités menées jusque là et chercher à tout remettre en cause relève d'une stratégie dilatoire et d'une volonté de blocage pour retarder la tenue des élections législatives.

L'arrivée de l'opposition à la Ceni impacte sur la réorganisation des Celi ?

Cela va de soi

Donc aussitôt que l'opposition entre à la Ceni, il va falloir réinstaller les Celi chargées du recensement dans chaque préfecture ?

Non, on n'a pas à réinstaller les Celi. Celles-ci existent et il s'agit pour les retardataires des les rejoindre. Cela n'enlève rien à la possibilité pour les uns et pour les autres d'évaluer ensemble l'état d'avancement des opérations électorales, notamment du recensement électoral et d'apporter des ajustements si nécessaire. Depuis le début de la situation socio-politique que le Togo vient de traverser, nous étions pleinement conscients des stratégies et des postures qu'adopterait la coalition concernant notamment le processus électoral. Cette coalition se croit plus main que tous les autres togolais. Rien ne nous surprend et rien ne nous émeut. Et ce n'est pas la première fois que l'opposition rejoint un processus électoral qui a déjà évolué. On est donc habitué à cette attitude. Nous aurions voulu que dès le départ, lorsque l'Assemblée nationale avait lancé le processus de renouvellement de la Céni, les partis politiques concernés acceptent de jouer le jeu en tenant compte des compromis et des arrangements qui ont toujours eu lieu concernant les représentants des partis politiques extraparlementaires et de la société civile. Mais l'opposition s'est enfermée dans une logique de blocage, de surenchère et de chantage. Cela n'est en rien dans l'intérêt de notre pays et on ne devrait pas accepter de pareils comportements.

Si on se fie au chronogramme actuel de la Ceni, d'ici 10 semaines, le Togo organiserait des municipales, un référendum et des législatives. C'est une utopie évidente, ça n'est pas possible.

D'abord, il faut souligner que le référendum n'aura de sens et de portée que si le débat démocratique à l'Assemblée nationale est bloqué ou échoue. Dans les prochains jours, le gouvernement concevra un projet de révision constitutionnelle qui bénéficiera de l'appréciation de l'expert constitutionnaliste de la Cédéao avant d'être soumis à la représentation nationale pour examen. Ce projet se conformera aux orientations et aux axes définis par la conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de l'institution ouest-africaine. Nous espérons que les partis parlementaires joueront le jeu et que la réforme sera adoptée à l'Assemblée nationale sans qu'il soit nécessaire de recourir à une consultation référendaire. Quant à la date du 20 décembre, le gouvernement et la Ceni sont tenus par deux impératifs. D'une part les décisions et recommandations de la Cédéao et d'autre part les contraintes et délais légaux imposés par le code électoral.

Parlons réforme. Qu'est-ce qui sera fait d'ici le 20 décembre concrètement ? Redécoupage, la cour constitutionnelle cassée, qu'est ce qui changera?

Tout ce qui touche aux élections législatives n'a plus vocation à être réformé. Nous sommes pratiquement à la veille du scrutin législatif ! Nous aurions souhaité, lorsque cela était encore possible, notamment sous les auspices du président ghanéen entre février et avril 2018, pouvoir examiner les réformes électorales et les mesures susceptibles de contribuer à la consolidation du cadre électoral. Malheureusement, la coalition des 14 et ses leaders ont toujours estimé qu'il n'était pas question de parler de réformes électorales avant d'avoir réglé la question du « retour à la constitution de 1992 et d'avoir acté l'impossibilité pour le chef de l'Etat actuel de se présenter à la prochaine élection présidentielle ». Depuis lors, ce regroupement et ses leaders ont considérablement évolué. Il faut s'en féliciter. Entre temps, la Cédéao s'est saisie pleinement de la situation socio-politique au Togo et un canevas a été défini. Ce qu'il est advenu d'appeler « la feuille de route de la Cédéao » s'inscrit dans le respect du cadre électoral tel qu'il existait le 31 juillet 2018, sinon même la date du 20 décembre ne se comprendrait pas. Même le réaménagement de la Céni et de ses démembrements est intervenu en application du cadre électoral actuel. Des décrets pris en conseil des ministres sont d'ailleurs venus déterminer les ressorts des circonscriptions électorales et le nombre de députés par circonscription. Cela n'a plus vocation à être modifié de nouveau. Idem pour le mode de scrutin.

L'opposition n'accepte pas ce découpage...

Et pourquoi l'opposition contesterait le découpage ?

Jean Pierre Fabre, chef de file de l'opposition dénonce le fait d'être élu par un nombre 4 à 6 fois supérieur à celui qui permet d'élire un député dans les régions qui sont favorables à Unir...

Quand il le dit, ce n'est ni crédible ni cohérent. Il parle aussi du député de l'ANC élu à Assoli, ce qui prouve que l'ANC peut gagner des sièges dans n'importe quelle circonscription électorale. D'ailleurs j'ai entendu l'opposition et particulièrement la C14, depuis le 19 août 2017, dire qu'elle a le peuple avec elle, qu'elle est populaire dans tout le pays et que tous les Togolais sont contre le parti Unir qui serait rejeté par les populations. Cette coalition a proclamé que les digues ont cédé et les anciens fiefs et bastions du parti majoritaire sont tombés. Si c'est le cas, qu'ils aillent aux élections et les résultats l'attesteraient.

L'union Européenne s'est inquiétée de ce que le quotient électoral au sud soit supérieur à celui du nord. elle dénonce en quelque sorte un redécoupage déséquilibré dans 3 rapports successifs. et elle a raison...

Où est ce que vous situez le nord et où vous situez le sud ? La région des plateaux c'est aussi le nord ? Sur 25 sièges, Unir en a gagné 22. Le découpage n'est donc pas un problème, les partis politiques sont supposés avoir une implantation et une représentation nationales. Ils doivent donc pouvoir gagner partout, et c'est ce que le parti UNIR a fait lors des dernières élections législatives, à l'exception de Yoto ! L'ANC (Alliance nationale pour le changement, Ndlr) doit pouvoir gagner dans n'importe quelle circonscription électorale. Toutes les capitales ont une particularité, en termes de concentration de population liée à la concentration services et des institutions. Nulle part au monde, la population de la capitale ne sert de repère et de point de référence pour le découpage des circonscriptions électorales qui, au demeurant, obéissent à d'autres critères et facteurs, en plus de l'élément démographique. Le député ne représente pas uniquement des populations, mais également un terroir et des réalités sociologiques.

Jean Pierre Fabre disait récemment qu'il n'aura pas une nouvelle constitution sans la fameuse phrase « en aucun cas, nul ne peut faire plus de deux mandats ». Qu'en pensez-vous ?

Les Togolais ont eu suffisamment de temps et d'occasions pour apprécier de la constance et de la cohérence de Monsieur Jean Pierre Fabre. En 2015, il disait qu'il n'irait pas à l'élection présidentielle sans la modification de la constitution, mais il y est allé finalement. Au lendemain du 19 août 2017, il a situé son combat non dans le cadre des réformes politiques, mais dans une optique de départ immédiat du chef de l'Etat, puis il a évolué en exigeant le rétablissement de la constitution dite originelle de 1992. Je rappelais tantôt la position de la C14, portée et défendue par Monsieur Jean-Pierre Fabre le 23 mars 2018, et qui consistait à refuser de parler des réformes électorales et ou de la consolidation du cadre électoral tant que la question du retour à la constitution de 1992 n'était pas réglée. Chacun constate qu'il n'en est rien. Donc, il faut toujours lui laisser le temps pour évoluer.

Vous êtes assez proche de Louis Michel, ancien commissaire européen qui est derrière Zétes, la société belge impliquée dans l'organisation technique des élections. L'opposition refuse d'aller aux élections avec Zétes, qui est l'instrument de fraudes selon elle, vous la comprenez ?

La proximité supposée entre cette société et l'ancien commissaire européen relève d'affabulations calomnieuses et diffamatoires. L'opposition et ses partisans, lorsqu'ils sont à court d'arguments, se croient obligée de recourir à des attaques personnelles et le dénigrement. Il ne revient ni au gouvernement ni aux partis politiques de sélectionner les prestataires de services de la Céni, une institution indépendante. Cette dernière doit pouvoir choisir librement ses prestataires dans le respect des procédures de passation des marchés publics. Mieux, il est prévu un audit du fichier électoral une fois qu'il aura été confectionné et établi. Faisons confiance à la Cedeao pour le faire au moment opportun par le biais de ses experts et du cabinet qu'elle sélectionnera.

En 2020, Faure aura fait 15 ans. Est-ce qu'il y aune chance même minime qu'il ne se représente plus ?

Si vous êtes à la tête d'un pays comme le Togo, dans sa situation d'aujourd'hui avec tous les défis auxquels nous sommes confrontés, et vous vous mettez en 2018 à spéculer sur une élection qui se tiendra en 2020, vous ne serez pas pris au sérieux. Le président Faure a beaucoup de travail pour penser à sa réélection. Cela n'enlève rien à la réalité et ma conviction. Dans les circonstances actuelles, personne au sein de l'opposition n'incarne une alternative sérieuse et crédible pour notre pays. Outre la politique et l'action qu'il conduit au service de notre pays, les qualités personnelles et la vision du président Faure en font le dirigeant idéal pour le Togo.

Au pouvoir depuis 2005, il est évident qu'en 2020, même si la constitution n'adopte pas expressément la notion de rétroactivité, Faure Gnassingbé ne devrait plus se présenter, sauf mauvaise foi...

Cette question ne se pose pas. Une réforme constitutionnelle obéit à des normes, des principes et des règles de la démocratie et de l'Etat de droit. Quand on opère une révision constitutionnelle au Sénégal, en France ou au Togo, les principes sont les mêmes. Je vous renvoie aux révisions constitutionnelles réduisant la durée du mandat présidentiel en France en 2000 et au Sénégal en 2016 et aux décisions des conseils constitutionnels de ces deux pays concernant les effets d'une révision constitutionnelle dans le temps. La volonté d'un dirigeant ou d'un parti politique et même les désidératas d'un regroupement de partis politique ne peuvent primer sur ces règles, principes et normes juridiques.

Êtes-vous candidat pour les législatives ?

Patientons. Vous le verrez le moment venu. Mais candidat ou pas, je m'engagerai et je me battrai sur le terrain pour que la liste de mon parti Unir l'emporte sur toute l'étendue du territoire. C'est un défi personnel et collectif.

Interview réalisée à Lomé par

redaction@afrikastrategies.fr
 


Articles les plus commentés
1. Eric Mc : "Pas de 4e mandat pour Faure Gnassingbé"  

2. Le recensement, En attendant Tikpi Atchadam  

3. Chronique de Kodjo Epou: Les Silences de l’Autocratie  

4. Gilchrist Olympio de retour à Lomé ce dimanche ?  

5. UFC : Gilchrist Olympio sera à Lomé dimanche prochain et ce sera sans bain de foule  

TOUTE L'ACTUALITE
► POLITIQUE
► SPORTS
► SOCIETE
► ECONOMIE ET FINANCES

► Envoyez-nous vos contributions
Afrique : Toute l'Afrique
Afrique du Nord : Algérie   Maroc   Tunisie
Afrique de l'Ouest : Bénin   Burkina-Faso   Côte d'Ivoire   Ghana   Guinée   Mali  
Nigeria   Sénégal   Togo
Afrique Centrale : Burundi   Cameroun   Centrafrique (Rép)   Congo   Congo RDC   Gabon  
Rwanda   Tchad
ARTICLES LES PLUS RECENTS

© EXIN MEDIA. Contactez-nous. | Politique de vie privée | Partenaires
. | . | | ! | .