Version mobile  | LOMECHRONO.COM | AZIZO.NET  | ICIBENIN.COM  | AFRICAHOTNEWS.COM   
 6:25:35 PM Samedi, 20 Octobre 2018 | 
Actualité  |  Immobilier  |  Annonces classées  |  Boutique  |  Forums  |  Annuaire  |  Rencontres  |  Videos  |  Photos 
HOME
Actualité Togo  |  Bénin  |  Maghreb  |  Afrique de l'Ouest  |  Afrique Centrale  |  Afrique de l'Est  |  Afrique Australe  |  Ocean Indien  |  International

Actualités  Togo par date  Togo par catégorie  Afrique par date  Afrique par catégorie

Situation politique tendue : Togo Debout saisit les Facilitateurs et la CEDEAO



  [10/12/2018 8:42:44 AM]  | Kiosque |iciLome | Lu :2472 fois | 18 Commentaires
 

Togo  - La feuille de route de la CEDEAO pour une sortie pacifique, durable et définitive de la crise politique au Togo, connaît des difficultés à être mise en oeuvre. La faute au pouvoir en place qui ne joue pas franc jeu avec l'opposition. Dans une lettre ouverte envoyée à la CEDEAO, aux Facilitateurs et à toute la communauté internationale, le Front Citoyen Togo Debout (FCTD) invite l'organisation sous-régionale à prendre ses responsabilités vis-à-vis du Togo. Lisez plutôt !




Lome le 11 octobre 2018

LETTRE OUVERTE

Au Comité de Suivi de la Feuille de route de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO),
Aux Facilitateurs,
A l’Union Africaine (UA),
A l’Union Européenne (UE),
A l’Organisation des Nations-Unies (ONU).

Excellences Messieurs les Responsables et Chefs d’Institutions Internationales,

Le Front Citoyen « Togo Debout » (FCTD) a l’honneur de vous exposer ce qui suit :

1. RESPONSABILITE HISTORIQUE DE LA COMMUNAUTE ECONOMIQUE DES ETATS DE L’AFRIQUE DE L’OUEST (CEDEAO) DANS LA CRISE TOGOLAISE

Depuis 2005, le Togo vit une crise larvée suite à l’accession au pouvoir du président Faure GNASSINGBE, dans des conditions dramatiques et en totale déphasage avec les règles, principes et normes démocratiques. Une élection présidentielle fut imposée sur fond de tensions et de divisions, juste pour légitimer le coup de force de la nuit du 05 février 2005. Les contestations populaires durement réprimées par l’armée et les milices au service du régime, ont entraîné des morts par centaines et contraint des milliers de Togolais à l’exil. La communauté internationale, par l’intermédiaire de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a échoué dans la prévention des violences post-électorales et la protection de la population civile au Togo. Cette institution garde une responsabilité historique dans ces turbulences survenues en 2005 et malgré les nombreuses irrégularités, les violences et violations graves et massives des droits de l’homme qui ont caractérisé l’élection présidentielle d’avril 2005, elle l’avalise estimant que les « anomalies et les incidents » enregistrés lors des opérations de vote ne remettaient pas en cause la
« crédibilité » du scrutin.

2. SURSAUT PATRIOTIQUE DES TOGOLAIS

En 2006, pour transcender cette situation douloureuse engendrée par la succession dynastique au pouvoir et pour consolider la réconciliation nationale et la paix sociale, les Togolais ont initié un dialogue qui a abouti à la signature de l’Accord Politique Global (APG). Ce document à la page 6 et au Point III portant sur « La poursuite des réformes constitutionnelles et institutionnelles nécessaires à la consolidation de la démocratie, de l’Etat de droit et de la bonne gouvernance » stipule que :
« Ces réformes porteront sur les questions d’intérêt national suivantes :
- le fonctionnement régulier des institutions républicaines ;
- le respect des droits humains ;
- la sécurité et la paix publique ;
- le caractère républicain de l’Armée et des Forces de sécurité ;
- l’équité et la transparence des élections à savoir : les conditions d’éligibilité, le mode de scrutin, le découpage électoral etc.»
Et d’ajouter au point « 3.2 – Les Parties au Dialogue National engagent le Gouvernement à étudier les propositions de révision constitutionnelle, notamment : la durée et la limitation des mandats présidentiels, la réforme de la Cour Constitutionnelle », sans oublier la question liée au mode de scrutin.

En 2009, la Commission Vérité Justice et Réconciliation (CVJR) fut créée et dans son rapport rendu en avril 2012 après trois années d’intenses activités, cette instance précise à la recommandation 5 que « les réformes institutionnelles en cours doivent notamment viser la mise en place de mesures garantissant de meilleures conditions pour l’alternance démocratique. Il s’en suit que le mandat présidentiel devra être, à l’avenir, limité. A cet effet, la CVJR recommande le retour à la formule originelle de l’article 59 de la constitution du 14 octobre 1992 » ; à la recommandation 6 que « des réformes en profondeur liées aux élections et aux conditions de leur organisation devront être menées » ; ces réformes concernent le découpage électoral, le mode de scrutin, le choix des membres des commissions électorales, les garanties de leur indépendance et de leur impartialité, le droit de vote des Togolais de la diaspora.

En recevant le Premier Volume du Rapport de la CVJR le 03 avril 2012, le Président Faure Essozimna GNASSINGBE déclarait : « C’est avec courage et lucidité qu’il nous faudra lire, avant de les tourner, toutes les pages de cette mémoire controversée pour éviter le retour des vieux démons… Le Gouvernement togolais exprime sa ferme conviction que le processus enclenché n’a de réelle chance d’atteindre l’objectif d’apaisement, de réconciliation et de paix que s’il s’accompagne de réformes institutionnelles et sécuritaires renforçant les garanties de non répétition des violences, des atteintes aux droits de l’homme et à l’intégrité physique des personnes ».

Ces deux moments forts de l’histoire contemporaine du Togo marquent la volonté de ses filles et fils de se faire mutuellement confiance et surtout d’accorder leur crédit à l’exécutif et de lui confier les clés pour sortir la nation de cet état délétère et incertain. La suite leur donnera tort car aucune disposition importante contenue dans l’APG ou le rapport de la CVJR, et relative aux réformes institutionnelles, constitutionnelles et électorales, ne sera mise en application. Le FCTD passe sous silence tous les autres accords et engagements restés sans lendemain, étant entendu que le Togo est à son 27ème dialogue.

3. POINT DE VUE D’ACTEURS EXTERIEURS A LA CRISE TOGOLAISE

En dehors des acteurs nationaux, des acteurs extérieurs ont aussi observé la vie de notre nation et le Rapport Final de la Mission d’expertise électorale de l’Union Européenne sur l’Election présidentielle du 25 avril 2015 (qui reprend des recommandations contenues dans d’autres rapports d’institutions internationales), est particulièrement édifiant. Le FCTD en propose certains passages :

- Dans le chapitre « Contexte politique » à la page 10, il est dit :

« Réclamées de longue date par les partis de l’opposition, les discussions sur les réformes constitutionnelles et institutionnelles reprennent après une rencontre en mars 2014 entre le président de la République et le leader de l’opposition. Elles aboutissent à la présentation d’un projet de loi devant le Parlement portant la réintroduction du scrutin majoritaire à deux tours pour l’élection présidentielle, la réintroduction de la limitation à deux mandats présidentiels successifs… Le projet de loi est cependant rejeté le 30 juin 2014 par la majorité parlementaire. En décembre 2014, l’UNIR rejette une proposition de loi par l’opposition reprenant des dispositions similaires ».

- Dans le chapitre « Cadre institutionnel » à la page 13, on peut lire :

« La révision constitutionnelle de 2002 a changé la composition de la Cour Constitutionnelle… Compte tenu de la domination de l’Assemblée nationale par le parti présidentiel, la question de l’indépendance de l’institution ne cesse d’être soulevée lorsqu’est abordée la question du contentieux ».

- Dans le chapitre « Listes électorales » aux pages 25 et 26, il est également mentionné :
« Les travaux du comité ont révélé que plus de 75% des personnes inscrites l’ont été sur la base de témoignages en l’absence d’un document d’identité, induisant l’impossibilité d’une vérification formelle de leur éligibilité. Dans un contexte d’inscription souvent fondée sur de simples témoignages, les disparités régionales sont très marquées : on enregistre ainsi une sur-inscription très forte dans les régions Centrale et de Kara – Binah (137%), Bassar (121%), Dankpen (127%), Doufelgou (117%), Kozah (114%), Keran (109%) et Assoli (106%), alors que les taux d’inscription sont beaucoup plus bas dans d’autres préfectures, notamment celles de la Région Maritime ».

- Dans l’énoncé des recommandations à la page 53, le rapport insiste alors sur : la limitation des mandats présidentiels et le retour au mode de scrutin majoritaire uninominal à deux tours, la réforme de la Cour constitutionnelle, assurer à moyen terme la distribution gratuite d’une pièce d’identité nationale à tout citoyen togolais adulte, inscrire dans la loi l’obligation de procéder à la publication des résultats détaillés par BV, seule à même d’en garantir une véritable traçabilité et de permettre aux candidats de documenter leurs éventuels recours.

4. QUEL CONSTAT FONT LES TOGOLAIS ET QUE DISENT-ILS ?

Véritable mythe de Sisyphe, la question des réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales a donc été posée depuis 2006, sous toutes ses formes, par l’opposition et des acteurs de la société civile dont la neutralité ne souffre d’aucune contestation. Des solutions ont été préconisées par des acteurs nationaux et extérieurs, mais le pouvoir s’obstine à ne pas les mettre en œuvre. AUJOURD’HUI, LES TOGOLAIS VEULENT PRIORITAIREMENT REGLER CETTE QUESTION ET DE FAÇON DEFINITIVE.

Pour les Togolais, il n’est plus question d’envisager une quelconque joute électorale si les conditions minimales qui président à son organisation ne sont pas réunies. Le problème n’est pas celui de la tenue des élections, mais celui de leurs conditions d’organisation. IL Y A
DONC LIEU DE RECENTRER LE DEBAT, LE VERITABLE DEBAT AUTOUR DE LA QUESTION DES REFORMES. CES REFORMES NE SONT PAS UNE FAVEUR QUE LE PEUPLE DEMANDE, MAIS UN DROIT DEMOCRATIQUE POUR UN MIEUX-ETRE AVEC ET PAR DES INSTITUTIONS JUSTES. CAR DE TOUTE EVIDENCE, LES TOGOLAIS NE SONT PAS SORTIS DANS LES RUES POUR DEMANDER LA TENUE DES ELECTIONS, MAIS BIEN PLUS LA MISE EN ŒUVRE DES REFORMES. EN CONSEQUENCE, LES ELECTIONS NE DOIVENT EN AUCUN CAS ETRE PENSEES COMME LE CANAL PAR LEQUEL CESREFORMES DEVRAIENT ETRE OPEREES, MAIS LES ELECTIONS DOIVENT ETRE LA CONSEQUENCE DES REFORMES : LES REFORMES D’ABORD, LES ELECTIONS ENSUITE !

ET POUR LE FCTD, TOUTE AUTRE ATTITUDE RESTE UNE PREMEDITATION A CONDUIRE LE PEUPLE TOGOLAIS VERS DES LENDEMAINS SOMBRES ET INCERTAINS.

5. LA FEUILLE DE ROUTE DE LA CEDEAO ET SA MISE EN ŒUVRE

Une Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) inclusive et équitable, tenant compte des forces politiques en présence, telle que soutenue par le Comité de suivi, a constitué un premier jalon et a suscité l’espoir quant à la volonté de la CEDEAO de solutionner définitivement la crise togolaise. Pourtant, les événements qui se sont succédés depuis le 23 septembre 2018 laissent perplexes plusieurs observateurs de la scène politique togolaise.

Comment expliquer que la CENI recomposée soit toujours bloquée dans son installation et que la CENI ancienne, amputée de huit de ses membres et qui a perdu toute sa légalité et toute sa légitimité depuis le 23 septembre 2018, continue d’être à la manœuvre sans que le Comité de suivi ne puisse clairement se prononcer ? Quel message ce Comité veut-il adresser aux citoyens togolais désorientés par un appel au recensement lancé par une CENI dont l’obsolescence est évidente ? Comment comprendre ce manque de cohérence du Comité de suivi qui envoie des observateurs, sur le terrain pour superviser, « cautionner et donner quitus » à un processus de recensement non inclusif et qui frise une véritable mascarade, prélude à de vastes fraudes ? Comment interpréter cette posture très équivoque du Comité de suivi de la CEDEAO ?

Si la Facilitation a eu à arrêter les travaux de la CENI à un moment donné, dans ce processus qu’elle a engagé et conduit de manière unilatérale, quelles garanties pouvant justifier le silence du Comité de suivi a-t-on données pour que les mêmes activités reprennent de manière tout aussi unilatérale ? Et même si on annonce un audit du fichier à la fin du processus, imaginons un entrepreneur, un architecte qui construit un édifice à plusieurs niveaux avec des fondations inadaptées et qui vous garantit qu’au moment de mettre la dalle, il va procéder aux corrections nécessaires ! Quel gâchis!

Des raisons évidentes et sérieuses donnent lieu à ces interrogations d’autant plus qu’avant la question de la CENI, la CEDEAO a montré des insuffisances inquiétantes : en effet, en dépit de mesures d’apaisement préconisées et prônées, la CEDEAO demeure incapable d’obtenir la libération des personnes injustement et arbitrairement détenues par le pouvoir togolais. Pourtant ces mesures d’apaisement pourraient permettre de décrisper l’atmosphère sociopolitique et de conduire les discussions dans un esprit et un climat de confiance. La CEDEAO semble se soumettre au bon vouloir du régime togolais qui use à souhait de son pouvoir de répression et de nuisance et procède de façon très graduée à la libération de détenus politiques, tels des otages politiques. Au même moment, ce régime assure une totale impunité aux miliciens, et de cela, la CEDEAO ne parle pas.

Aujourd’hui, il arrive d’entendre des diplomates internationaux dire que la Coalition des Quatorze partis politiques de l’opposition togolaise (C14), n’avait pas évoqué certaines préoccupations et que la question du découpage électoral, la question des démembrements de la CENI etc. sont des questions nouvelles. Le FCTD les prie de bien vouloir lire l’APG, le Rapport de la CVJR, les Rapports d’expertise et d’observation de l’UE de 2007, 2010, 2013 et 2015. Au demeurant, quelle explication donner aux populations qui ne comprennent pas que dans les localités du sud, il faut 4 fois plus de personnes pour élire un député ?

Comment continuer de justifier un découpage qui entérine un principe de discrimination entre des enfants d’une même nation et au mépris du principe universellement et constitutionnellement admis de « un homme une voix » ?

6. LA QUESTION CENTRALE DU DECOUPAGE ELECTORAL

En effet, le découpage électoral comporte des disparités criardes entre le poids démographique et le nombre de sièges dévolus par circonscription électorale d’une région à une autre. Prenons l’exemple du résultat national des législatives du 14 octobre 2007 au Togo. Le Rapport de la Mission d’Observation Electorale de l’Union Européenne (MOEUE) relève clairement à la page 54 ce qui suit :

« La proportion entre le vote populaire à l’échelle nationale et le nombre de sièges attribués n’est pas équilibrée. Ce déséquilibre est le résultat du système électoral adopté et surtout du découpage électoral qui défavorise les partis implantés dans le sud du pays ».

« Les résultats définitifs annoncés par la Cour Constitutionnelle le 30 octobre attribuent 50 sièges au RPT (la majorité absolue à l’Assemblée Nationale) et 924 615 voix, 27 sièges et 874 751 voix à l’UFC, 4 sièges et 193 087 voix au CAR. Loin derrière ces partis se situe la CPP avec 43 888 voix, le CDPA avec 38 462 voix, le PDR avec 24 832 voix, le PSR avec 23 182 voix et l’ADDI avec 21 441 voix.»

En clair, avec environ 900.000 voix, le RPT, parti au pouvoir, s’octroie 50 sièges sur 81, dépassant largement la majorité absolue, alors que l’opposition se voit créditer de 31 sièges avec environ 1.200.000 voix. En moyenne donc, un député RPT représente 18.000 voix tandis qu’un député de l’opposition représente 38.710 voix.

Pour corriger cette disparité, cette injustice et cette discrimination électorale, la MOEUE a recommandé à la page 63 de son Rapport :

« 14. Recommandations, Cadre légal et institutionnel : Revoir le découpage électoral afin de rééquilibrer la représentation des populations... »

La recommandation n’a pas été effective et cette injustice électorale a été maintenue jusqu’aux législatives du 25 juillet 2013 : sur 91 sièges en jeu, le parti UNIR, parti au pouvoir, s’octroie 62 sièges avec 880.824 voix, alors que l’opposition dans son ensemble, avec 1.013.930 voix, se voit créditer de 29 sièges. En moyenne, un député UNIR est élu avec environ 14.000 voix alors qu’un député de l’opposition parlementaire est élu avec environ 28.000 voix, soit le double. Ainsi, avec seulement 81.422 voix en plus, UNIR obtient 33 députés de plus que l’opposition parlementaire.

Cette situation est une violation flagrante de la Constitution togolaise du 14 octobre 1992 qui, en son article 5, proclame et garantit l’égalité des électeurs et de leurs voix : « Le suffrage est universel, égal et secret. » La recommandation n’étant toujours pas mise en œuvre, cette disparité subsiste à nos jours.

En marge du dernier sommet France-Afrique, le Président français Emmanuel MACRON a déclaré qu’il puisse avoir au Togo « un cadre électoral dans lequel les oppositions puissent s’exprimer, aller devant les urnes avec un processus électoral qui doit faire l’objet d’un contrôle, d’une vérification pour s’assurer de sa sincérité ». TEL N’EST PAS LE CAS ET IL FAUT AVOIR LE COURAGE DE LE DIRE, ET PAS DANS UN LANGAGE DIPLOMATIQUE.

Certes, la diplomatie internationale et celle de la CEDEAO semblent être embarrassées par l’attitude «jusqu’auboutiste » du régime togolais qui ne veut pas se départir de sa logique de conservation du pouvoir. Pourtant, elles devraient persister dans leur volonté de soutenir le peuple dans sa quête légitime de liberté et de dignité. En revanche, cette diplomatie ne devrait pas exiger des acteurs politiques qu’ils aillent aux élections législatives en arguant du fait que le pouvoir a bien voulu faire des concessions qu’il vaudrait mieux consolider et ensuite poursuivre les négociations. Si le régime concède la limitation des mandats présidentiels et le scrutin à deux tours pour l’élection présidentielle, mais conserve toute sa capacité de fraude par le fichier électoral ou par le découpage, avec à sa disposition toutes les ressources humaines et financières par une exploitation extrêmement abusive de l’appareil d’Etat, en 2020, le peuple togolais n’aura que ses yeux pour pleurer. Ce régime disposera d’au moins dix longues années jusqu’en 2030 pour se consolider.

En tout état de cause, le peuple ne va plus brader sa lutte pour l’avènement de la démocratie et l’Etat de droit. Nul ne lui imposera plus un processus électoral mal préparé comme en 2005. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, nous continuons à exiger des réformes substantielles, gages d’une véritable nation démocratique au sein d’une communauté qui ambitionne de devenir à l’Horizon 2020 la CEDEAO des Peuples. Le Comité de suivi, la CEDEAO et toute la communauté internationale sont mises devant leur responsabilité.

Et c’est pour le FCTD, l’occasion de réaffirmer haut et fort que la crise actuelle ne doit pas être interprétée comme une querelle de politique politicienne entre l’opposition et le pouvoir, mais la lutte d’un peuple pour retrouver sa liberté et sa dignité confisquées et bafouées pendant plus d’un demi-siècle par une dictature unique et inique.

Solennellement le FCTD demande donc :

• l’arrêt de toutes les activités menées par la CENI ancienne puis leur reprise par la CENI recomposée ;
• l’installation effective de la CENI recomposée ;
• le choix d’une personnalité neutre pour assurer la présidence de cette Institution, étant entendu que le parti-pris de l’actuel président, le Professeur KODJONA
KADANGA est plus que flagrant ;
• la reprise du recensement général des populations avec la délivrance d’une Carte d’Identité Nationale gratuite à chaque Togolais en âge de voter;
• l’élaboration d’un chronogramme électoral garantissant des élections législatives équitables et transparentes à une date raisonnable ;
• la poursuite des réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales nécessaires à la quiétude des populations avant l’organisation des joutes électorales.

C’est aussi le lieu, plus que jamais, de convoquer notre engagement citoyen tiré de l’Hymne national du Togo « Terre de nos aïeux » :

« Que viennent les tyrans, Ton cœur soupire vers la liberté.
Togo debout, Luttons sans défaillance.
Vainquons ou mourons, Mais dans la dignité. »

Pour le Front Citoyen «Togo Debout »,

Professeur David Ekoué DOSSEH


.
Commenter cet article
Répondre à intervenant :
Référence : http://
Nom / Pseudo *
Veuillez saisir le numéro de controle ci-dessous dans l'espace texte à droite  
Controle:
     
* : Champs obligatoires
(Cliquez une seule fois!)

Vous n'écrirez pas des propos grossiers ou vulgaires ! des propos relevant de la diffamation et de l'injure, ceux incitant les mineurs à commettre des actes illicites ou dangereux. Les messages non conformes seront purement supprimés.
Commentaires


 18   Clement GAVI | 10/13/2018 3:21:50 AM
Avancer l'idée que 'Depuis 2005, le Togo vit une crise larvée suite à l'accession au pouvoir du président Faure GNASSINGBE, dans des conditions dramatiques et en totale déphasage avec les règles, principes et normes démocratiques.' revient à supposer que l'assassinat de Sylvanus Olympio en 1963, n'explique pas la crise de 2005. Et c'est là une erreur. La crise que vit le Togo est aussi vieille que le régime, car elle est intrinsèque au régime. La dictature porte en elle les principes de la crise. C'est donc au moins depuis 1967, que des générations de Togolais au Togo et à l'extérieur du Togo souffrent du mal que représente ce terrorisme.

L'assassinat de Tavio Amorin, Marc Attidépé, Tépé, Améyi, Fréau Jardin, les corps de la lagune de Bè, etc c'est bien avant 2005. Ce régime est ce cancer qui ronge le peuple Togolais depuis plus de cinquante ans. C'est cela qu'il faut relever.
 

 17   Abawe | 10/12/2018 5:38:04 PM
  Réponse à 16-GNAROU
 
Hummmm!! 😂 😂 trop cool! 😁
 

 16   GNAROU | 10/12/2018 4:20:27 PM
  Réponse à 15-Maximus Djitri
 
Tu me vois entrain de debattre avec un évadé de ZEBÉ ??

Avec un idiot à ligoter ??


Pfffffff.....!
 

 15   Maximus Djitri | 10/12/2018 3:00:28 PM
  Réponse à 12-Franck
 
Ecoute Machin Franck,
Arrete de me faire perdre mon temps a lire tes sorties digne d1 gamin de CE1.
Fait bien reflechir et reflechir profondement quand tu ecris tes conneries sur ce site.
Tu penses emouvoir qui en ecrivant ces anneries dignes d1 compte de fees et sans aucune preuve??????
Et Gnarou que tu cites n a pas le niveau intellectuel et moral d1 debat sur la politique togolaise avec moi.
C est pourquoi je ne lis plus et je ne reagis plus aux postes de cet etre profondement laid aussi bien ds son ame que ds son corps.

C est bien d essayer d'accuser les autres de ses propres turpitudes et des ses propres defauts.

Tout le monde ds la diaspora et au Togo sait ceux qui sont vraiment tribalistes et les extremistes tueurs et genocidaires au Togo.
Je n ai pas a rougir des accusations de tribaliste ou d extremiste venant d1 etre aussi vil mentalement et pbysiologiquement comme toi et tes semblables.

Remerciez plutot Fabre et tous les autres bresiliens ( comme vs aimez les appeler) qui conduisent actuellement notre peuple vers l abime avec des mains nues et qui vs servent de proie facile.

Moi a la tete de l'opposition, mon premier devoir ne sera pas 1 dialogue ni des elections mais la levee des fonds pout l achat des armes afin de liberer le Togo des racailles comme toi
 

 14   GNAROU | 10/12/2018 11:44:38 AM
Il faut ajouter TOGO DEBOUT sur la liste des partis politiques au Togo !!!

Une societé civile corrompue , politisée et aux ordres de la coalition des 14 !

On ne doit plus se masquer le visage dans ce pays ! Avancons à visage decouvert .

Pffffff.....!!

La prochaine fois, il faudra les mettre au GNOUF comme ceux de NUBUEKE !!




 

 13   TRUMP | 10/12/2018 11:01:33 AM
Vous saisissez des Chefs d'Etat par courrier et vous vous empressez de publier le contenu dans la presse avant même que les destinataires ne reçoive votre lettre. Quelle indélicatesse et infamie? Tellement vous êtes mal élevés hein!. Aucun tact et de diplomatie. Quelle considération voulez vous qu'on accorde à votre courrier en vous comportant ainsi? Des incompétents qui se disent société civile et qui se tournent en ridicule . Chuan!!!
Rien dans cette tête de macaque que présente Adjaré. J'ai honte pour vous!
Adjatowo!!!!!!
 

 12   Franck | 10/12/2018 10:56:02 AM
Mr djitri à ton posting 6 je dirai que tu es stupide et bête pour de telles interrogations, Mr Atchadam est victime du tribalisme que joue l'opposition extrémiste que toi et tes affidés n'ont jamais accepté eh voilà les faits et actes parlent d'eux mêmes Mr Gnarou est le premier et reste toujours dans la logique de dénoncer ce tribalisme rétrograde et avilissant sinon qu'est ce qui pouvait faire taire l'homme que nombreux les compatriotes qui reconnaissent en lui le pionnier du mouvement d'août 2017 ,Mr Gnarou a toujours et à maintes reprises de ses postings attiré votre attention sur ce comportement tribaliste aussi bien par les actes et par votre parler
 

 11   Lapatrieànoustous | 10/12/2018 10:52:55 AM
  Réponse à 2-Maximus Djitri
 
Secret + effet de surprise = bien dit, écrire une lettre, c'est bien, mais la poster sur les réseaux n'est pas une réussite, travaillez plutôt en secret nos chers compatriotes, FCTD va, court et vole partout où besoin sera pour te faire entendre...



 

 10   Ebizovo | 10/12/2018 10:19:05 AM
  Réponse à 6-Maximus Djitri
 
Maximus D. les gens dissent que Atchadam a renverser sa veste mais je ne crois pas.il doit avoir sa strategie á lui mais au moment venu il le devoilera.Tu sais il y a aussi une guerre de leadership entre lui de fabre t ca joue en defaveur de la coalition.
Moi personnellement ce que je trouve dommage et regrettable est la passivité de notre jeunesse.Tous les opposant ont aujourd'hui plus de 50 ans donc la lute qu'ils font aujourd'hui est veritablement celle des jeunes mais ils ne mobilisent pas totalement.
 

 9   togoto | 10/12/2018 10:11:39 AM
  Réponse à 7-Fogan
 
Merci à toi pour cette remarque Fogan.
 

 8   Ebizovo | 10/12/2018 10:09:23 AM
  Réponse à 4-Zembla
 
Mon frère zembla je te comprend mais encourageons les un peu car souvent nos opposants ne sont et ne restent pas unis et c'est la premiere fois qu'ils essaient de faire les choses ensemble et jusque la ca va par rapport aux autres fois.Et plus dure une dictatture de 52 ans c'est pas deux ans que nous allons demolire ca.
Au debut et dans le passé ils etaient la chacun tirant la ficel dans son camp mais maintenant le people est dans leur dos et si ne va pas ils fimiront tous comme Gilchrist.
La strategie manqué bcp á notre opposition et ca je le comprend.
Dommage que les president du Nigeria et Ghana qui surtenaient la cause du peuple ont des soucis chez eux l'un d'election et l'autre economique et c'est regrettable si non ils allaient plus s'ingerer dans la crise togolaise.
Nais restons sereins confiants et mobilisés car cette lute est celle du people donc de Dieu meme si ca dure ca finira.Salut fraternal á toi et Maximus D.
 

 7   Fogan | 10/12/2018 9:57:51 AM
maintenant la question centrale c 'est le découpage electoral, c e n est plus la constitution de 1992? ça change un peu trop je pense;
 

 6   Maximus Djitri | 10/12/2018 9:53:30 AM
Il y a lieu de savoir ce qui se passe avec Tikpi Atchadam et pourquoi il refuse systematiquement de souscrire a des marches massives coordonnees depuis le Nord jusqu au Sud du pays afin de montrer a ce regime que le peuple en a marre des elections volees et de la dictature 50aire.

Il y a lieu de se demander quelle medecine ou potion Alpha Conde a t il admis a Tikpi ou quelle promesse lui a ete faite pourqu il refuse de ses prononcer et d ameuter ses troupes et qu ensemble on invite le peuple a mettre fin a ce regime genocidaire et tribal qui a pris en otage notre pays.

Personne ne peut constituer 1 electron libre ds l atome que constitue la C14.
Il faut que les dirigeant du PNP comprennent enfin ce principe pourqu enfin nous puissions engager rapidement des actions massives pour garantir a defaut de la constirution de 1992, au moins pour 1e fois depuis 1990, guarantir des elections credibles et transparentes et que les vrais vainqueurs soient prononcees.

MERCI
 

 5   VRÈ ZOPOZAN | 10/12/2018 9:31:51 AM
  Réponse à 4-Zembla
 
qui te dit qu' ils n' ont pas envoyé des émissaires et que ces derniers n' ont pas été .....
1) Au Togo nous avons des politiciens amateurs á plein temps.

2) En ce qui concerne la Facilitation : chaque facilitateur a de lourdes responsabilités dans son pays et ne les laissera pas tomber pour résoudre les problèmes togolais d' abord, surtout si nous refusons la concertation entre nous en comptant sur les tapages médiatiques et les lettres ouvertes !
 

 4   Zembla | 10/12/2018 9:24:09 AM
  Réponse à 3-Ebizovo
 
hélas les nôtres ont plutôt appris á faire du tapage médiatique au lieu d' utilisation de méthodes diplomatiques
 

 3   Ebizovo | 10/12/2018 9:20:24 AM
  Réponse à 2-Maximus Djitri
 
Maximus D. je te donne entierement raison surtout sur le fait d'envoyer des Emissaires et non des lettres car cela n'aide pas trop.Il faut des emissaires CAPABLES DE PARLER ANGLAIS ET QUI N'ONT PAS PEUR DE DIRE LES CHOSES TELLES QU'ELLES SONT.
 

 2   Maximus Djitri | 10/12/2018 9:07:39 AM
  Réponse à 1-Maximus Djitri
 
# au lieur anglophone lire plutot francophone
 

 1   Maximus Djitri | 10/12/2018 9:06:04 AM
OUT EST LA VERSION ANGLAISE??????
TOUT LES PAYS ET LES PLUS IMPORTANT PAYS DE LA CEDEAO NE SONT ANGLOPHONE.

ET PUIS ENVOYEZ PLUTOT DES EMISSAIRES POLYGLOTTES AU LIEUX DES LETTRES PUBLIQUES.

NOUS AVONS BESOIN DU SECRET ET DE L EFFET DE SURPRISE.

MERCI
 


Articles les plus commentés
1. Eric Mc : "Pas de 4e mandat pour Faure Gnassingbé"  

2. Le recensement, En attendant Tikpi Atchadam  

3. Chronique de Kodjo Epou: Les Silences de l’Autocratie  

4. Gilchrist Olympio de retour à Lomé ce dimanche ?  

5. UFC : Gilchrist Olympio sera à Lomé dimanche prochain et ce sera sans bain de foule  

TOUTE L'ACTUALITE
► POLITIQUE
► SPORTS
► SOCIETE
► ECONOMIE ET FINANCES

► Envoyez-nous vos contributions
Afrique : Toute l'Afrique
Afrique du Nord : Algérie   Maroc   Tunisie
Afrique de l'Ouest : Bénin   Burkina-Faso   Côte d'Ivoire   Ghana   Guinée   Mali  
Nigeria   Sénégal   Togo
Afrique Centrale : Burundi   Cameroun   Centrafrique (Rép)   Congo   Congo RDC   Gabon  
Rwanda   Tchad
ARTICLES LES PLUS RECENTS

© EXIN MEDIA. Contactez-nous. | Politique de vie privée | Partenaires
. | . | | ! | .