9:59:24 PM Samedi, 15 Juin 2019 | 
Actualité  |  Immobilier  |  Annonces classées  |  Forums  |  Annuaire  |  Videos  |  Photos 
Mauvais traitements infligés à un paraplégique : De nombreuses plaintes au Procureur de la République demeurées sans suite

Essolisam Poyodi, Procureur de la République
  [3/5/2019 12:46:59 PM]  | Kiosque | Liberte hebdo | Lu :2457 fois | 3 Commentaires
 

Togo  - Est-il possible qu’un Procureur de la République fasse de la rétention d’information et refuse obstinément de donner suite à des plaintes portant sur une même affaire ? Après nos recoupements, il est apparu qu’Essolissam Poyodi, Procureur de la République près le Tribunal de Première instance de Lomé, a délibérément choisi de ne pas donner suite aux multiples plaintes pour mauvais traitements sur la personne d’Amegee Joseph, tombé de l’étage de la maison familiale et qui est devenu paraplégique depuis 2009. Sa mère et sa petite sœur seraient les artisanes des mauvais traitements, tout comme ce fut le cas sur leur père. Pour quel but le Procureur de la République prend-il parti ?



Essolisam Poyodi, Procureur de la République

« Nous aimerions avoir votre avis sur des informations que nous avons reçues au sujet de Joseph », avons-nous demandé à la personne qui a décroché. « Humm, l’affaire-là est à la justice, aujourd’hui c’est le week-end, mais je vais y penser, merci à vous », nous a-t-elle répondu.

Quand nous avons contacté un membre de la Commission Justice et Paix (CJP) dont le siège est dans l’enceinte du Séminaire de Tokoin et qui travaille dans le social, celui-ci s’est contenté de nous dire qu’eux aussi ont essayé de ramener la dame à la raison, mais elle et sa fille ne voulaient rien entendre.

La Fédération togolaise des associations de personnes handicapées (FETAPH) s’était elle aussi impliquée dans ce dossier à travers une plainte en date du 15 septembre 2016 auprès du Procureur de la République et dans laquelle les négligences dont le jeune Amegee Joseph était l’objet. Seulement, malgré l’état tétraplégique du sujet, le parquet, à travers Essolissam Poyodi, n’a rien entrepris comme démarche à ce jour. Et pourtant, c’est en association avec le Directeur des handicapés, dépêché sur instruction du ministère des Droits de l’Homme, et avec présence d’un huissier en la personne de Me Olivier Koffi Banassa, que les constats avaient été établis. Et ce n’est pas fini.

Une autre plainte avait été adressée au ministre de la Santé et de la Protection Sociale le 23 juillet 2016 pour « dénonciation de la maltraitance dont fait l’objet Amegee Komi Joseph Denis ». Pourquoi autant de plaintes sans suite du parquet de Lomé ? Quel intérêt le Procureur de la République a-t-il à prolonger les affres d’un jeune homme dont le malheur est d’être tombé de l’étage de leur maison et de s’être retrouvé depuis 2009 dans un état d’infirmité patent ? Si, comme l’a affirmé dame Amegee Siratou ou sa fille que nous avons eue au téléphone, « l’affaire est à la justice », un juge d’instruction doit être saisi pour instruire. A moins que le dossier soit une affaire personnelle du procureur de la République qui tienne à ce qu’il dorme sur sa table.

En effet, Amegee Joseph, fils du Dr Amegee Victor admis à la retraite, est, selon la description de la FETAPH, victime d’une paraplégie causée par une chute depuis le balcon de l’étage de leur maison ; il vit actuellement avec sa mère et l’une de ses sœurs, la nommée Amegee Akofa dans la maison familiale sise à Lomé Hédzranawoé. Des informations reçues par la FETAPH de la part de deux de ses frères aînés…, il ressort que leur jeune frère Amegee Komi Joseph est dans un état d’amaigrissement poussé et présente plusieurs escarres sur le corps dus à un défaut de soins adéquats de la part de leur maman et de leur sœur. Pire, depuis mai 2015, un lit médicalisé, un fauteuil roulant et d’autres matériels de soins sont demeurés inutilisés et emballés dans leurs cartons, témoin d’un manque de considération et d’attention de la part de la sœur et de la mère à l’égard du malade. Le jeune homme est toujours maintenu enfermé, sans aucun droit de visite de la part des membres de la famille, a dénoncé la FETAPH dans la plainte.

Quel intérêt Essolissam tire-t-il de l’état du jeune paraplégique ?

Les années altèrent les sens du jugement des magistrats, nous renseigne un juge. Surtout lorsque les magistrats durent trop à leur poste. Essolissam Poyodi serait dans sa 24èmeannée toujours au niveau des tribunaux. Pire, il est arrivé au Tribunal de Première Instance de Lomé en 2012. Après quatre ans, on n’est plus bon, on se familiarise avec les justiciables et on tisse des relations autres que professionnelles, raison pour laquelle les affectations sont opérées après cette durée. Mais on ne comprend pas pourquoi il est rivé à ce poste ; mieux, pourquoi depuis 24 ans, on ne pense pas à le faire avancer vers la Cour d’Appel », se désole un magistrat qui connaît un peu les dossiers « statiques » d’Essolissam Poyodi, Procureur de la République.

Sans être exhaustif, il nous souvient qu’une affaire de vente de biscuits avait opposé une proche du Procureur à une notaire dont elle a abusé de la confiance. Essolissam avait délivré un soit-transmis contre la dame avant de se rendre compte qu’elle lui était proche. Dans une gymnastique dont lui seul connaît le secret, la plaignante était devenue fautive, et l’affaire classée sans suite. Et d’autres dossiers encore sur lesquels on reviendra avec moult détails au moment opportun.

Devenir paraplégique est un accident de parcours qui peut subvenir à n’importe qui, même aux magistrats. Mais est-ce une raison suffisante pour que le parquet de Lomé fasse montre de tant d’insouciance envers Amegee Komi Joseph? Si autant de plaintes ont pu être portées sans que le juge du parquet, en l’occurrence Essolissam Poyodi ne veuille donner de suite, c’est à se demander si la justice qu’on dit rendre au nom du peuple est la même, ou si c’est selon l’humeur des magistrats.

Dame Amegee s’est déjà vu juridiquement retirer la curatelle qu’elle s’était octroyée sur la personne de son mari, Dr Amegee qui était aussi devenu malade et manquait de soins. Si cette personne a manqué à ses devoirs envers son mari, rien ne garantit qu’elle sera sans reproche avec son fils, Joseph. Une décision de justice permettrait à ses frères de lui changer l’environnement de soins. Mais pour cela, le ministre de la Justice Pius Agbétomey et surtout le Conseil supérieur de la magistrature devront hausser le ton et faire ce qu’il faut. Joseph Amegee ne demande que plus de considération pour sa personne.

Abbé Faria

Source : Liberté No.2871 du Lundi 04 Mars 2019
Source : | Liberte hebdo


Publicité>


Commentaires


 3   Hanoukopeto | 3/6/2019 9:48:12 AM
  Réponse 2-obi
 
Mr. Obi,

Il est très dommage de tirer des conclusions sur ce que vous ne savez pas.
Ce journaliste a publié un article très orienté, partial sans faire des investigations sérieuses ou en donnant la parole aux personnes incriminées. En réalité, le journaliste a été payé pour produire des insanités.
Pour votre gouverne, le papa est vivant. Le fils a fait un accident en 2009 en tombant de l'etage de leur maison car il avait fait une crise d'epilepsie. C'est grâce à Dieu si cet enfant encore en vie.
La maman a pris une retraite anticipée pour s'occuper de cet enfant avec le soutien de sa la benjamine de la famille.
Pour faire simple: sachez que le fils en France (s'est lié avec son oncle) se venge contre sa propre mère pour des raisons que je ne saurai exposer ici en public. Tout ceci est aussi lié à une affaire successorale des grands-parents. En réalité, le fils est manipulé par son épouse et l'oncle qui y trouve un allié pour détourner l'attention sur les problèmes liés à la succession.
Nous avons tout fait pour ramener le fils à la raison en vain depuis au moins 6-7 ans...
Dans toutes les familles au Togo, il y a des soucis... mais on ne saurait marcher sur la dignité des gens de la sorte en publiant des photos ou des faits inexacts sans faire des recoupements.
Je ne veux pas donner trop de détails pour des raisons de protection de la vie privée, ce que visiblement ce journaliste n'a pas cherché en publiant une telle photo.
 

 2   obi | 3/6/2019 8:23:25 AM
  Réponse 1-TOGOLAIS
 
Ce problème oppose les associations qui militent pour le droit des infirmes,les services sociaux et la dame amegee et sa fille qui pourrit ou qui a pourri la vie de son mari et de son fils qui sont en situation d'endicap et qui sait peut être que son fils sait peut être les circonstances dans lesquelles son père est mort et les atrocités que son père a enduré de la part de sa femme et il est devenu gênant pour sa mère.la question que l'on doit se poser est la suivantes:dans quelles circonstances il est tombé du balcon?Pourquoi on lui pourrit la vie en ne prenant pas soin de lui?
 

 1   TOGOLAIS | 3/5/2019 3:14:58 PM
Prière à celui qui aurait compris quelque chose en lisant ce article en dehors de la dénonciation du Procureure de bien vouloir m'expliquer. Quelle est l'origine du problème? Le problème oppose qui et qui? Etc..
 
Imprimer | Commenter  



Dans la même rubrique

L’avocat togolais Me Dandakou visé par une plainte de Mme Betty Chausson L’affaire de dénomination de la liste « Ensemble pour le Togo » de Pascal Bodjona connaît un nouveau rebondissement. Mme Betty Chausson, présidente de l’association « Ensemble pour le Togo » a instruit son avocat français, Me Koevi Godfrey, avocat au Barreau de Marseille en France, à déposer une plainte contre le Togolais Me Modjona-Esso Dandakou qui, sans consulter la dame, a esté en justice contre l’ancien ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales.  [ 6/13/2019 ]
Détention arbitraire : Folly Satchivi saisit le Groupe de Travail des Nations-Unies Le premier responsable du mouvement "En Aucun Cas", même en prison, se bat pour sa libération. Il vient de donner des instruction à son avocat anglais Oliver WINDRIDGE afin de saisir le Groupe de Travail des Nations-Unies. Voici un communiqué du mouvement à cet effet. [ 6/13/2019 ]
Conseil des ministres du 6 Juin 2019: Un projet de loi modificatif du code pénal Le traditionnel Conseil des ministres s’est tenu, ce jeudi 6 juin 2019, sous la présidence du Chef de l’État, Roch Marc Christian Kaboré. Face à la presse, au sortir de la rencontre, le ministre porte-parole du gouvernement, Rémis Fulgance Dandjinou, a livré la teneur des échanges. [ 6/7/2019 ]
La Cour suprême donne raison à Bodjona, Betty Chausson déboutée Le bras de fer entre la liste de Pascal Bodjona, « Ensemble, pour le Togo » et Betty Chausson, l’un des responsables de l’association « Ensemble, le Togo » vient de connaître un premier dénouement. La Cour suprême a rendu son verdict.  [ 6/4/2019 ]
Le Comité contre la torture veut la libération des prisonniers politiques et la liste des « cachots secrets » Le Comité contre la torture a dénoncé, vendredi à Genève, les violences politiques en République démocratique du Congo (RDC), qui se manifestent généralement par des arrestations et détentions arbitraires, et usage excessif de la force. [ 5/20/2019 ]
Recrutement au titre de l’année 2019 de Greffiers en Chef et Greffiers Le conseil des ministres s’est réuni le mercredi 8 mai. Pour le compte du ministère de la Justice, un rapport relatif au bilan de l’organisation des concours du personnel du corps des greffiers de la session de 2018 et à la demande d’autorisation de recrutement sur concours professionnel et direct au titre de l’année 2019 a été établit. [ 5/9/2019 ]
L’attaque d’Ogossagou pourrait être qualifiée de crime contre l’humanité (ONU) La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a publié jeudi les conclusions préliminaires de la mission d’enquête spéciale sur les graves atteintes aux droits de l’homme commises à Ogossagou, dans la région de Mopti le 23 mars dernier. [ 5/3/2019 ]
L’amélioration du travail de la justice au centre d’un atelier à Lomé Les magistrats togolais prennent part depuis lundi 25 mars 2019 à Lomé, à un séminaire national de renforcement des capacités organisé par le gouvernement à travers le Ministère de la Justice dans le cadre du Programme National d’Appui aux Secteurs de la Justice (PASJ).  [ 3/27/2019 ]
Le premier tribunal guinéen de commerce inauguré Dans le but d’organiser ses institutions judiciaires, la République de Guinée, à travers la loi L/2015/019 AN du 13 août 2015 portant organisation judiciaire, a institué le tribunal de commerce. Quatre ans après l’institutionnalisation de ce tribunal, le Président Alpha Condé a procédé ce jour, à l'inauguration du siège du premier tribunal de Commerce de Guinée. [ 3/21/2019 ]
Un opposant torturé en prison craint pour sa vie Les conditions de détention d’un opposant gabonais qui a été torturé mettent sa vie en danger, a déclaré Amnesty International aujourd’hui. [ 3/21/2019 ]
Autres titres de cette Rubrique
Restez connectés sur iciLome



HOME Actualité Immobilier Annonces Forums Vidéos


Nos services : Reportages Publicité Soumettre un article

Sites web partenaires : Azizo.net LomeChrono.com AfricaHotNews


@iciLome 2019 Contactez-nous Termes et conditions Partenaires média